jeudi 19 octobre 2006

Fleur de Neige, Lisa See

En commençant la lecture de ce roman, j’étais loin de penser que je serais autant bouleversée ! Si je vous dis que l’histoire débute à la fin du XIXème siècle dans une province reculée de la Chine, j’imagine que vous pensez déjà à ses pauvres femmes qui devaient se faire bander les pieds pour plaire aux hommes. Le voir dans un reportage télévisé choque et nous donne la chair de poule, mais le lire en détail (os par os qui se casse, la putréfaction, la douleur, etc.) vous donne carrément l’envie de vomir ! C’est une histoire difficile, celle de ces jeunes filles qui à l’âge de 6 ans (dans les villages, 5 ans pour les gens aisés) doivent subir cette torture pour soi-disant s’assurer un avenir meilleur, une descendance masculine et une appréciation plus grande de la part de leur belle-famille. La réalité est telle que parfois la souffrance et l’infection mènent à la mort de ces jeunes filles.

Les femmes girafes, le botox, la chirurgie plastique, l’excision, les diètes extrêmes (et j’en passe), tous ces traitements « pour plaire » infligés aux femmes depuis toujours m’exaspèrent ! Les femmes de battent pour avoir les mêmes droits que les hommes au travail, mais qu’en est-il de la position de la femme dans le reste la société d’aujourd’hui à travers le monde ? Les progrès se font à pas de tortue, des jeunes filles de 10-11 ans obligées de marier des vieux qu’elles ne connaissent même pas (lire le blog d’ALGY), des femmes obligées de porter le voile, des femmes battues par leur conjoint ou leur belle-famille, des femmes abusées par leur patron, des femmes qui travaillent 18 heures pas jour pour une bouchée de pain, des femmes lapidées, brûlées ou tuées parce qu’elles ont déshonoré la famille, des femmes qui n’ont aucun droit de parole ou de décision… Et quoi encore?

Starmania chantait j’aurais voulu être un artiste, moi je chante j’aurais voulu être un homme ! Mais encore là, je pense que j’aurais des remords de conscience parce que souvent ce sont eux les tortionnaires et c’est pour eux que la femme se torture ! Mais tant qu’on a pas vécu en tant que femme, c’est peut-être difficile d’imaginer ce qu’elle doit vivre quotidiennement.

Pour terminer sur une note amicale messieurs… comme on dit : Can’t live with them but can’t live without them.

5 commentaires:

JULES a dit...

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Anonyme a dit...

Émouvant!
K.C.

Anonyme a dit...

Emouvant, j'ai cru me promener dans cette chine profonde. En 2000, au cours d'un voyage au Yunnan, nous avons cotoyé des grand-mères avec les pieds bandés, c'était incroyable de voir autant de mamies les pieds bandés. A lire "vent d'est, vent d'ouest" de Pearl Buck, il y a une trentaine d'années je n'imaginais pas rencontrer ces grands-mères. EL.

Misss-bouquins a dit...

Il est dans ma pile à lire.

Anonyme a dit...

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