dimanche 30 octobre 2011

Rose de La Tuque, Jacques Allard.

PRÉSENTATION DE L'ÉDITEUR:
Est-elle enceinte? Dans son journal intime de 1939, Rose-Marie, jeune femme de 21 ans, raconte ses inquiétudes du moment. Son amoureux ne revient pas de Gaspésie. Puis, il y a son amie Sarah, juive, réfugiée clandestine au sort incertain. Marie-Anne sa mère, sage femme si absente de la maison; Pit, son père reclus dans son « campe ». Rose-Marie veille sur ses frères et sœurs : Hugues, employé du Community Club; Violette, vendeuse au grand magasin Spain; Albert et Jean-Philippe, qui rêvent au Fantôme ou à Mandrake le magicien; la petite Clémentine, si fragile. Elle pense aussi au gros curé Corbeil et au joyeux docteur Comtois. Il y a aussi les livres et la musique : les lieders de Schubert, les chansons de Trenet... et les mélodies américaines sur lesquelles on danse dans les bras d’un beau « Survenant » trop vite enfui.
Dans ce récit secret transmis plus tard au fils, toute la vie d’une époque disparue frémit sous la plume d’une femme piégée par l’amour.
Pour cette fiction historique, l’auteur est retourné dans la Haute-Mauricie de ses origines. Attentif à la modernité en marche, son récit souligne les racines écossaise, amérindienne, acadienne, si fréquentes chez les Québécois. Voici un premier roman à la fois réaliste et poétique, où l’histoire s’écrit magnifiquement.

MON AVIS:
C'est bien parce que je me suis engagée à parler de tous les livres que je lis ici, parce que sinon j'aurais passé tout droit sur celui-ci! Rien de bien original: on est avant la deuxième guerre mondiale dans un village du Québec, on y rencontre une jeune fille qui a, une fois, un peu trop relevé sa jupe et qui espère que le responsable de sa grossesse reviendra... Léger suspense, d'accord. Mais que diriez-vous d'une star en robe de chez Walmart (ou Carrefour!) aux Oscars? Et bien, j'ai eu cet effet tout au long de ma lecture. C'est que voyez-vous, la nièce de Stefan Zweig aurait choisi La Tuque pour fuir les Nazis!!! C'est de la fiction, je sais, mais j'ai trouvé cela agaçant! Et je ne vous parle pas (ou presque!) de tous les extraits de musique classique, d'extraits de journaux sur les films en production, etc. Tout cet extraordinaire collé à de l'ordinaire n'a pas joué en la faveur du roman... dans mon cas. Peut-être que d'autres penseront que l'idée d'une La Tuque high class hyper cultivée, c'est fabuleux, mais moi je ne suis pas très science-fiction! Attention, il ne faut pas mal interpréter ce que je pense de La Tuque, mais il me semble que cette ville ne fait pas très jet-set...

6 commentaires:

Grominou a dit...

Euh en effet c'est un peu bizarre! Est-ce qu'on donne une raison pour qu'elle ait choisi cette ville?

Suzan a dit...

Hon surprenant en effet. De toute manière, à la lumière de ton avis, je n'ai pas envie de lire ce roman.

Jules a dit...

Grominou: euh... peut-être bien, j'ai lu un peu en diagonale...

Suzanne: nos goûts sont différents, tu aimerais peut-être???

Suzan a dit...

J'aime l'historique mais moins l'uchronie surtout si il y a exagération ;-)

Jacques Allard a dit...

Je regrette que vous soyez passée à côté de mon livre. Vos préjugés ne vous ont sans doute pas permis d'entrer dans le texte où j'ai essayé de faire une synthèse de l'époque. Tant pis. Oserez-vous lire la suite que je prépare? Attention, l'action se déplace au loin, en Europe, espace où la culture est encore plus présente. Vous manquerez peut-être encore de repères!

Jules a dit...

M.Allard: Au contraire, je dirais que lorsqu'il y a peu de repères la lecture se fait plus facilement, le lecteur ne s'attardant pas sur ce qui lui semble invraisemblable... Cela étant dit, il se peut que je ne sois pas totalement dénudée de repères européens! J'ai beaucoup voyagé et pour l'instant, la littérature étrangère m'attire plus que la littérature québécoise.