mardi 9 septembre 2008

Tarquimpol, Serge Lamothe.

Hanté par la possibilité que Franz Kafka ait pu, en 1911, séjourner au château du célèbre occultiste Stanislas de Guaïta, un chercheur décide de se rendre en Lorraine, dans le minuscule village de Tarquimpol, nid de mystères éternellement recouvert d’un épais brouillard. Mais la vérité ne se laissera pas facilement débusquer et, à l’instar des personnages du célèbre romancier, il sera confronté à des énigmes qui le dépassent. Kafka n’est jamais bien loin. Du Québec à la France, sur les chemins du cœur innombrable, Serge Lamothe tisse le récit d’une quête amoureuse et littéraire d’une grande finesse et s’interroge avec humour : « Peut-on vraiment, sans avoir à mentir, aimer plusieurs personnes à la fois, avec une affection et une tendresse égales ? » Alya, Laurie, René et Li Wei n’ont pas de réponse toute faite, ni de mode d’emploi pour vivre cette passion monstre, ce polyamour ; mais tous sont prêts à tenter l’aventure de la tribu. Ces nuits de folles caresses, leurs corps soudés dans une étreinte sulfureuse, les laisseront criblés de plaisir, ravagés de bonheur et dévastés d’amour. Drapé dans le brouillard, le mystère de Tarquimpol demeure entier.

Dès les débuts du livre, l’utilisation du “tu” par le narrateur m’a vivement agressée. Comme si cette deuxième personne était bâillonnée et coincée dans une camisole de force, condamnée à subir le récit de sa vie amoureuse et des ses motivations « kafkaïennes » sur un ton presque accusateur… Puis, je ne connais rien de Kafka. Il me semble qu'une certaine base aurait grandement éclairé ma lecture! Disons que je me suis accrochée à ce livre pour le questionnement sur l'amour et la vie, mais je n'en retire pas de réelles leçons. J'ai trouvé le rythme irrégulier, comme si l'auteur désirait nous épater par endroits. Finalement, je me suis égarée entre la France et le Québec à plusieurs occasions...

"Vous n'auriez rien à ajouter. Si ce n'est que la stupéfiante beauté du monde inspire une infinie tristesse à ceux qui ont compris qu'ils allaient devoir la quitter."
(p.228)

8 commentaires:

Venise a dit...

C'est vrai que l'on s'habitue au "Tu" ou non. J'ai bien aimé la dissertation sur l'amour dans ce roman assez spécial. Je me souviens cependant que la fin m'avait laissée insatisfaite. Je trouve que la fin d'un roman est un peu comme le goût que laisse un aliment en bouche, c'est souvent ce qui s'imprime dans la mémoire du corps.

JULES a dit...

Venise: ma poète! Je suis tout à fait d'accord avec toi. Mais en même temps je ne peux imaginer une autre fin que celle-ci. Elle aurait pu être plus étoffée ça va de soi...

Grominou a dit...

Oui, ces romans à la deuxième personne, cela demande beaucoup de doigté de la part de l'écrivain, sinon ça devient facilement agaçant!

réjean a dit...

Au début, j'étais ennuyé par la narration à la deuxième personne. Puis petit à petit j'ai été happé par ce livre qui sent un peu l'autofiction. De plus, j'aime bien Kafka. La fin m'a plutôt fait sourire...

JULES a dit...

Grominou: l'auteur a le talent!

Réjean: moi aussi, j'ai souris bizarrement...

Karine a dit...

La morale de cette histoire: lire Kafka avant de lire celui-ci. Ca adonne bien, j'ai les deux dans ma PAL!!!

JULES a dit...

Karine: une fille avisée en vaut deux!

Anonyme a dit...

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