mercredi 29 septembre 2010

Ouragan, Laurent Gaudé.

Au coeur de la tempête qui dévaste la Nouvelle-Orléans, dans un saisissant décor d'apocalypse, quelques personnages affrontent la fureur des éléments, mais aussi leur propre nuit intérieure. Un saisissant choral romanesque qui résonne comme le cri de la ville abandonnée à son sort, la plainte des sacrifiés, le chant des rescapés.


Une seule chanson de me revenait en tête pendant ma lecture "The devil inside, the devil inside..." de INXS. Comme si l'ouragan avait fait sortir le méchant de partout! Les alligators, les hommes, l'eau... comme si chacun profitait de l'occasion pour prendre sa revanche sur ce qui le hante intérieurement. Et que dire de Josephine Linc. Steelson, négresse des bayous? Centenaire, elle mène une bataille sans fin sur les Blancs et cette nature qui ne l'empêcheront pas finir sa vie comme elle l'entend!

"Je n'ai pas peur, moi Josephine Linc. Steelson, il n'y a plus rien à détruire en moi que ma volonté et cela personne ne l'entamera, car js suis faite de cela et de rien d'autre, un bloc noir de volonté qui ne fait que durcir avec le temps."
(p.126)

Il y a de très bons passages. D'ailleurs, La libraire Vaugeois en fait l'éloge aujourd'hui avec un très bel extrait, mais je n'ai pas retrouvé l'influence qu'avait eu Le soleil des Scorta sur moi... Franchement, j'ai lu la deuxième moitié très rapidement sans m'arrêter sur les mots. J'étais saturée de cette Josephine! Le chaos qui règne sur la ville, les dangers et tout ce qui comporte une telle catastrophe... je me demande comment tous les personnages ont choisi ce moment pour régler leurs bibittes intérieures plutôt que de sauver leurs fesses. C'est le choix de l'auteur, je le comprends bien, mais moi ça m'a énervée! Je cherchais peut-être trop à savoir comment on survit à un tel événement et non pas à connaître que les regrets. Après La porte des enfers, c'est une autre déception. Eldorado est dans la PAL, je me souhaite de meilleurs résultats. Sinon, ce sera la fin de notre relation.

16 commentaires:

Restling a dit...

Ah zut, je n'ai pas encore lu Gaudé, il va falloir que je découvre pour me faire ma propre idée.

bookophiles a dit...

Mince, j'avais lu beaucoup d'avis positifs. J'ai lu "Eldorado", mais il ne m'a pas laissé un souvenir impérissable... Je l'emprunterai sûrement pour donner une 2e chance à l'auteur.

Jules a dit...

Restling et Bookophiles: je n'étais peut-être pas dans le "mood" mais c'est certain que pour moi il n'équivaut pas Le soleil des Scorta!

Clara a dit...

Je l'ai un moins aimé que la porte des enfers...

Jules a dit...

Clara: moi j'ai abandonné La porte des enfers, alors imagine!

Karine:) a dit...

J'avais lu plusieurs avis très positifs sur ce roman... du coup, ça me refroidit un peu mais j'avais énormément aimé Le soleil des Scorta et La mort du roi Tsongor alos je suis prête à prendre le risque. Quand il va sortir en poche!!

valérie a dit...

Ah toi non plus, tu n'es pas fan. Voilà un point commun entre nous. Moi, je crois que je vais m'arrêter à Ouragan, même si j'ai préféré ce roman au Soleil des Scorta.

Jules a dit...

Valérie: je serai bien obligée de lire Eldorado maintenant qu'il est dans ma PAL!

Choupynette a dit...

j'ai la Mort du roi Tsongor dans ma pal. Il faudra que je le lise pour découvrir Gaudé!

Jules a dit...

Choupy: il s'est mérité un prix pour celui-là je crois...

Jules a dit...
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Nico a dit...

Je suis tout à fait d'accord avec toi, je n'ai pas du tout accroché à toutes ces histoires qui gravitent autour de l'ouragan, et finissent par l'éclipser, le pauvre. Et puis tout cela m'a semblé bien caricatural. Bref, une déception de mon point de vue.

Jules a dit...

Nico: comme s'il fallait un ouragan pour que tout le monde se remette en cause!!!

michel a dit...

Sur ce livre tellement décevant, un seul mot: plate.

Jules a dit...

Michel: archi-plate!

Folle de lecture a dit...

J'ai été fort déçue. J'ai nettement préféré Le soleil des Scorta. Ce livre me semble une maigre copie de Zola Jackson de Gilles Leroy.