mardi 9 septembre 2008

Dans le café de la jeunesse perdue, Patrick Modiano.

Encore aujourd'hui, il m'arrive d'entendre, le soir, une voix qui m'appelle par mon prénom, dans la rue. Une voix rauque. Elle traîne un peu sur les syllabes et je la reconnais tout de suite : la voix de Louki. Je me retourne, mais il n'y a personne. Pas seulement le soir, mais au creux de ces après-midi d'été où vous ne savez plus très bien en quelle année vous êtes. Tout va recommencer comme avant. Les mêmes jours, les mêmes nuits, les mêmes lieux, les mêmes rencontres. L'Eternel Retour.

J'ai déjà lu dans un magazine qu'il y a un "univers Modiano". Un seul livre ne me premettrait pas d'en décortiquer le contenu à 100%, mais j'ai ma petite idée. Les lieux, les dates, les gens y sont décrits avec beaucoup de détails et on a le sentiment de connaître l'espace dans lequel circulent les personnages de Modiano. Il fait sombre, les mystères planent et les intellectuels (et/ou artistes) consistent en majorité la toile de fond. Il se trouve que je suis peut-être à côté de la cible, à vous de me le confirmer... ou pas! Je ne vous parle pas souvent de l'histoire, parce que j'ai toujours peur de trop en dévoiler, mais si je vous dis que Louki est louche (silencieuse, belle, mystérieuse, etc.), je ne vends pas du tout le punch. Tout ça ne vous dit pas si j'ai aimé ou non; c'est que je n'en sais trop rien. Avec Tarquimpol ce matin, j'ai peut-être dépassé ma limite excentrique, sans plus...

11 commentaires:

n-talo a dit...

pas pris
pas lu
alors congé maladie lecture ?
bises

JULES a dit...

N-talo: je ne fais que ça! Il faut dire que la douleur est assez intense dans l'abdomen, je ne bouge pas beaucoup...

réjean a dit...

Ce que j'aime dans l'écriture de Modiano, c'est la description des lieux et rues de Paris. J'ai l'impression d'être dans la Ville-Lumière en suivant l'itinéraire parcourue par les personnages. À part ça, c'est toujours un peu la même histoire.

JULES a dit...

Réjean: donc, j'ai bien cerné l'auteur?!

réjean a dit...

Je n'ai jamais douté de vos qualités de lectrice.

Venise a dit...

Sais-tu, Jules, qu'à nous faire suivre assidûment tes commentaires de lecture, j'ai presque plus le temps pour mes propres lectures ;-)... En fait, je suis prête à mettre sur le dos (pas le nombril, ne t'inquiètes pas !) de n'importe qui le fait que je n'ai qu'une nouvelle de lue dans Big Bang de Neil Smith. Mais j'ai lu tout sur l'auteur par La Recrue. Finalement, je suis un être insensé.

JULES a dit...

Venise: entre toi et moi, l'auteur m'est plus intéressant que ses nouvelles... OUPS!

Karine a dit...

Il me tente depuis un moment, celui-ci et malgré ton avis de type "je ne sais pas", je suis quand même curieuse! Dis donc, tu lis à la vitesse Grand V, ces temps-ci!!!

JULES a dit...

Karine: vive la convalescence pour réaliser un des ses rêves: lire toute la journée!!

Lucie a dit...

Je n'ai lu qu'un Modiano, celui-ci, et j'ai bien aimé l'univers. Effectivement, Paris est présenté sous des couleurs assez particulières, qui m'ont beaucoup plu. Si un autre croise ma route en bibliothèque, je me laisserai sans doute tenter.

JULES a dit...

Lucie: c'est en lisant ce livre que je regrette d'être passée à toute vitesse en voiture devant le Moulin Rouge!!