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dimanche 17 février 2013

mardi 1 janvier 2013

Le bilan de l'année 2012!

LE TOP 10 (dans le désordre)

Mort à la Fenice, Donna Leon
-Première enquête du fameux Brunetti, je suis conquise...

An irish country doctor, Patrick Taylor
- L'Irlande, l'Irlande, toujours attirante! Malheureusement, la suite ne m'a pas séduite autant que le premier...

- Je vous conseille toute la trilogie! Un quatrième tome doit sortir en 2013...

Tsukushi, Aki Shimazaki
- Pour la douceur et la force des personnages + la culture japonaise en petites touches...

Le proscrit, Sadie Jones
- Un premier roman plus que réussi...

The birth house, Ami McKay
- Pour voyager ailleurs au Canada et à une autre époque...

Une maison dans les nuages, Margaret Laurence
- Pour voyager et pour la passion de cette femme dans son écriture...

La ballade des adieux, Lori Lansens
- Touchant et renversant, essayez Les filles aussi...

Une vie à aimer, Michel Jean
- Un court roman bouleversant, une de mes deux découvertes masculines de l'année...

Quelque part en Amérique, Alain Beaulieu
- Mon autre découverte masculine avec un roman haletant...
LES RÉSOLUTIONS DE 2012
(parce qu'il faut bien en parler!)
Lire plus de 60 livres cette année (47 en 2011):  70 terminés en 2012!!! Reviendrai-je un jour à 100-120 livres?
Lire plus québécois (une vingtaine de livres dans la PAL): Environ 30 livres lus, c'est presque la moitié de la totalité!!!
Lire plus en anglais (4 en 2011): 7 sur 12... puisque ça devait être 1 par mois...
Lire au moins un pavé de plus de 1000 pages (5-6 choix dans la PAL): pas réussi... échec encore cette année!
Lire au moins une histoire par jour à mon fils (pas toujours évident les soirs de semaine!): 2-3-4 par soir, pas de problème de ce côté-ci! Il fait la crise pour plus...
Lire un classique par mois: 5 sur 12, disons que je n'ai pas fait d'efforts!


Avoir une PAL de 150 livres et moins au 31 décembre 2012 (195 à l'heure actuelle): + de 230 maintenant, on ne rigole plus, je suis indisciplinée...
Le challenge Petit Bac d'Enna: cliquez sur ce lien pour voir mes billets... Les challenges et les lectures communes, on ne fait pas bon ménage, c'est clair!
Je tiens ce blog depuis le 20 juillet 2006, ce sont des centaines de livres commentés, de belles découvertes humaines et livresques... Même si j'ai beaucoup moins de temps depuis la naissance de mon fils, je ne conçois plus ma vie sans cet espace dans lequel je peux m'exprimer.  Les commentaires se font parfois très rares, mes visites chez vous également, mais on garde le contact! La mode est au Swap, aux concours, aux échanges par courriel, FB, etc. Malheureusement, je n'ai pas l'énergie pour être aussi présente dans la communauté bloguesque et je suis consciente que ceci n'aide pas à la fréquentation de ce blog... Ce que je fais, je le fais de bon coeur, sans rien de forcé et à mon ryhtme.  J'espère que vous serez toujours avec moi en cette nouvelle année!
 
BONNE ANNÉE 2013 À TOUS!

lundi 31 décembre 2012

Bilan de décembre 2012.

Lire au moins 5 livres dans le mois : Oups...

Lire au moins un livre québécois : Re-oups...

Lire au moins un livre classique : chou blanc encore et encore!

Lire au moins un livre en anglais :
à moitié chemin sur An Irish country doctor... pas bougé depuis septembre! Je pourrais en ouvrir un autre???

Ma participation au Challenge Petit Bac 2012 d’Enna:
Pas ce mois-ci et je crois qu'il me manque trois thèmes pour le terminer... C'est raté pour cette année!

Et les autres :
Les chiens de Riga, Henning Mankell
Livro, José Luis Peixoto
Le jeu des ombres, Louise Erdrich

Le livres pour enfants:
Frisson se prépare pour Noël, Mélanie Watt
Mon ami Henri, Philippe Béha

Des coups de cœur ?
Pas vraiment, mais Louise Erdrich est une belle découverte!

Des abandons?
Au lieu-dit Noir-Étang, Thomas H. Cook

Le bilan annuel suivra d'ici quelques jours, j'en suis à établir mon Top 10 de l'année!
 
BONNE FIN D'ANNÉE À TOUS ET J'ESPÈRE QUE LA NOUVELLE COMMENCERA TOUT EN BEAUTÉ!!!

dimanche 30 décembre 2012

Frisson l'écureuil se prépare pour Noël, Mélanie Watt..


Noël est à la fois le moment de l’année le plus merveilleux et le plus effrayant! Frisson l’écureuil a donc mis au point un guide de sécurité sur lequel on peut compter. Ce livre comprend huit chapitres qui ont pour but d’aider les jeunes lecteurs à préparer les fêtes de fin d’année et d’y survivre, une page à la fois!

Dans le meilleur des mondes, il aurait fallu que je vous parle de ce petit livre avant Noël, mais comme tout ne vas pas tout le temps comme on le souhaite, je profite de la période des Fêtes pour vous en parler puisqu'il sera toujours d'actualité pour les réceptions du Jour de l'an!
 
Il est fort probable que vous ayez déjà croisé le regard de ce petit écureuil sur une tablette de librairie, mais je ne sais pas s'il vous aura fait autant rire qu'avec son petit guide. Dès la première page, avec son avertissement, il nous fait sourire et c'est parti pour plusieurs pages!  Combien?  Je ne sais pas, c'est la première fois que je croise un livre sans pages numérotées... unique ce Frisson!
 
Conseils pratiques, tâches à accomplir, listes de toute sorte et questionnaires en tout genre, Mélanie Watt n'a rien oublié.  Les 10 scénarios de bisous sous le gui, comment se vêtir, comment mettre la table de façon hygiénique, comment décorer l'arbre de Noël, les personnages de Noël, les mordeurs du temps des Fêtes et j'en passe vous feront rire et c'est indispensable dans cette période stressante de l'année.
 
Même si j'avais pris la peine de lire mon horoscope de Noël, qui se lit comme suit:
 
"Relaxez-vous!  Cessez de grogner car vous pouvez éviter le magasinage de dernière minute."
 
Je me suis quand même retrouvée le dernier jour à chercher un cadeau de last minute!!!

Voilà un guide de sécurité qui a son utilité pour détendre l'atmosphère des petits et grands et qui donne surtout envie de fréquenter l'univers de ce Frisson à l'imagination débordante. 

Éditions Scholastic
ISBN 978-1-4431-2220-7

mardi 25 décembre 2012

Les chiens de Riga, Henning Mankell.

Février 1991. Un canot pneumatique s'échoue sur une plage de Scanie. Il contient les corps de deux hommes exécutés d'une balle dans le cœur. L'origine du canot est vite établie : de fabrication yougoslave à l'usage des Soviétiques et de leurs pays satellites. Les corps sont identifiés : des criminels lettons d'origine russe liés à la mafia. Un policier de Riga est appelé en renfort à Ystad. Dès son retour en Lettonie, l'étrange major Liepa pour lequel l'inspecteur Wallander s'est pris d'amitié est assassiné. Wallander part alors pour Riga. Là, privé de tout repères, il se trouve plongé dans un pays en plein bouleversement, où la démocratie n'est encore qu'un rêve, un monde glacé fait de surveillance policière, de menaces non voilées, de mensonges. Où se cache la vérité ? À force d'obstination l'inspecteur suédois, réduit à ses seules intuitions mais désireux que justice soit rendue, parviendra à faire la lumière
Comme j'ai acheté les trois volumes de l'intégrale de Kurt Wallander, j'avais intérêt à aimer les enquêtes de monsieur Mankell.  Et bien, après deux romans lus, je confirme que c'est un bon investissement!  Comment ne peut-on pas aimer ce personnage qui carbure à la liqueur forte mais qui est doté d'un coeur tout mou?  Abandonné par son ex-femme, plus ou moins apprécié par sa fille et presque persécuté par son père (même si on sait qu'il s'est peut-être mérité tout cela) on a envie de le prendre par la main pour le réconforter un peu...
 
Je ne suis pas une experte des polars, Arnaldur Indridason, Donna Leon et Agatha Christie sont mes seules enquêtes à vie (ou presque!), je ne peux donc pas juger de la qualité de cet écrivain très connu, mais lorsqu'un livre me tient éveillée lorsque je suis fatiguée, pour moi il a rempli ses objectifs.  Les romans de Mankell sont aussi une belle carte de visite dans les pays nordiques en plus de nous offrir ici un pan de la situation politique de la Lettonie, ce qui a inspiré l'auteur.  La lionne blanche sera ma prochaine lecture dans cette série et on me dit qu'il est encore meilleur, je m'en réjouis!

samedi 15 décembre 2012

Mon ami Henri, Philippe Béha.

Henri, c'est mon ami depuis l'âge de deux ans et demi. Mais voilà que l'écureuil, le chat de l'épicerie et même le chien du pharmacien le voient avec d'autres amis. Comment cela est-ce possible puisque c'est moi son ami?

Avec simplicité et douceur, l'auteur-illustrateur de renom Philippe Béha raconte une histoire tout en rimes sur l'amitié et la tendresse.
Vent de panique pour ce petit garçon lorsque SON ami ne se présente pas au rendez-vous tel que prévu.  Où est-il?  Que fait-il avec tous SES autres amis?  Le voilà bien inquiet parce qu'il pensait être son meilleur ami...
 
Bien que cet album ne comporte que quelques phrases, on en a pas besoin de plus pour saisir le désarroi de ce jeune garçon.  L'interaction entre lui et les petits animaux du village est sympathique et nous mène à une fin punchée à laquelle je ne m'attendais pas!  Un bel album coloré qui met l'accent sur les émotions et l'amitié.  Fiston a adoré et a affiché beaucoup d'ampathie envers ce personnage bien de son âge.
Les Éditions Scholastic
ISBN 978-1-4431-2034-0

mardi 11 décembre 2012

Livro, José Luis Peixoto.

 Livro nous offre enfin le grand roman de l'émigration portugaise en France. Ilidio est abandonné par sa mère, un soir, près de la grande fontaine du bourg. Il n'a que six ans. Il est recueilli par un maçon au grand cœur, qui l'élève dans cette campagne portugaise immobile, arriérée, sous le joug de Salazar. Vient l'heure des premières amours, puis celle de l'émigration clandestine.
Pour Illidio et son ami Cosme, après une épouvantable expédition à travers la montagne, c'est l'embauche sur des chantiers, et enfin les bidonvilles des environs de Paris. Les années passent, les Portugais de France, habitués à se soumettre au cours immuable des choses, assistent avec surprise ou indifférence à mai 68. La Révolution des Œillets leur donnera-t-elle l'espoir d'un Portugal nouveau ?

Livro nous raconte à la fois cette histoire et son émancipation par la littérature. Une musique douce et triste, qui fait parfois monter les larmes aux yeux pour cette chronique poétique de la vie des humbles.

Si vous cherchez une lecture légère, passez!  Il y a longtemps que j'ai lu un roman aussi dense... D'ailleurs, je ne sais pas tout à fait comment vous en parler.  Faisons plus simple.  La couverture est magnifique, elle représente très bien (pour une fois!) l'histoire de ces Portuguais en route vers l'exil en France.  Si la robe semble légère, la vie d'Illidio, Cosme et Adélaïde n'a rien de paisible.  Les relations y sont extrêmement complexes et parfois étranges.  La ligne chronologique du livre est aussi très cahoteuse ce qui a fait que j'ai dû revenir en arrière à quelques reprises pour comprendre où j'en étais!  Pas toujours évident.  L'auteur passe d'un personnage à l'autre rapidement, d'un paragraphe à l'autre. 
 
Alors, pour la fresque sociale du Portugal avec toutes ses croyances, ses non-dits et ses habitants colorés, j'ai aimé. Pour tous les états d'âme de chacun, un peu moins.  C'est qu'à un certain point, ça devient un peu trop lourd.  Si vous aimez vous accrocher à un livre riche en histoires, car il est évident que ce jeune auteur aime raconter, je vous le conseille.  En tout autre moment, où votre esprit divague facilement, la lecture de ces destins en gogette vous semblera peut-être ardue!  De mon côté, je me suis totalement égarée dans la dernière partie et j'ai pas bien saisi qui était Livro.  Honnêtement, je crois que je relirai cette partie parce qu'il me semble être passée à côté d'une très belle histoire!

Les Éditions Grasset
ISBN: 9782246785897

dimanche 9 décembre 2012

Au lieu-dit Noir-Étang, Thomas H. Cook.

Août 1926. Chatham, Nouvelle-Angleterre : son église, son port de pêche et son école de garçons fondée par Arthur Griswald qui la dirige avec probité. L’arrivée à Chatham School de la belle Mlle Channing, prof d’arts plastiques, paraît anodine en soi, mais un an plus tard, dans cette petite ville paisible, il y aura eu plusieurs morts.
 
Henry, le fils adolescent de Griswald, est vite fasciné par celle qui l’encourage à « vivre ses passions jusqu’au bout ». L’idéal de vie droite et conventionnelle que prône son père lui semble désormais un carcan. Complice muet et narrateur peu fiable, il assiste à la naissance d’un amour tragique entre Mlle Channing et son voisin M. Reed, professeur de lettres et père de famille. Il voit en eux « des versions modernes de Catherine et de Heathcliff ». Mais l’adultère est mal vu à l’époque, et après le drame qui entraine la chute de Chatham School, le lecteur ne peut que se demander, tout comme le procureur : « Que s’est-il réellement passé au Noir-Étang ce jour-là ? »
 
Utilisant avec une subtilité machiavélique la palette des apparences, des dits et des non-dits, Thomas H. Cook allie à une tragédie passionnelle digne des classiques du XIXe siècle un suspense d’une ambiguïté insoutenable.
 
Abandon de lecture p.75
 
Un ryhtme beaucoup trop lent pour moi et surtout pour un roman policier! Après tant de pages, j'ai vraiment eu l'impression de tourner en rond.  Je ne sais pas sur quoi l'auteur voulait mettre l'emphase, mais j'ai bien compris que cette enseignante avait beaucoup voyagé avec son père, mais rien de plus.  Je lis très peu le genre policier, mais Henkell et Indridason savent comment piquer ma curiosité dès les premières pages, M.Cook a échoué ici. 

lundi 3 décembre 2012

Le jeu des ombres, Louise Erdrich.

Rythmé à la manière d’un thriller sombre et tragique, le Jeu des ombres est un huis-clos hypnotique, sans doute le livre le plus personnel de Louise Erdrich. Portrait d’un mariage et d’une famille sur le point de voler en éclat, d’un homme et d’une femme en proie à la violence d’un face-à-face, c’est aussi une réflexion sur les cicatrices qu’une histoire collective douloureuse peut laisser sur les individus.


Gil est un peintre reconnu qui doit son succès à Irene, sa femme, un écrivain qui a longtemps été son modèle. Quand elle découvre que son mari lit son journal intime, Irene décide d’en rédiger un autre, qu’elle met cette fois-ci en lieu sûr. Elle y livrera sa vérité, se servant du premier comme d’une arme pour manipuler son unique lecteur. Une guerre psychologique commence, qui va révéler le côté obscur de chacun des personnages. En faisant alterner les journaux d’Irene et un récit à la troisième personne, Louise Erdrich témoigne, une fois de plus, d’une prodigieuse maîtrise narrative.


Gil et Irène ont trois enfants, deux chiens et un mariage boiteux.  Il est peintre, elle est sa muse, son unique sujet.  Ils sont alcooliques, se frappent et se manipulent.  Il l’aime, elle ne l’aime plus.  Le problème de bien des vieux couples, mais ils ne peuvent se lâcher…
 
Irène tente de mettre fin à la relation en écrivant des monstruosités dans son agenda rouge car elle sait que Gil lit ce journal intime en cachette. 
 
Gil tente de ramener le bonheur sous son toit en essayant de réaliser tous les fantasmes de la maisonnée.  Il est le support financier et n’hésite pas à faire des extravagances pour camoufler le drame qui prend de plus en plus forme.
 
Les enfants sont inquiets, vivent des situations difficiles et de la violence aussi… quelques fois.
 
Louise Erdrich nous dresse un portrait poignant d’une famille en détresse qui malgré une consultation professionnelle n’arrive pas à se détacher des fantômes qui ont fait de ces membres ce qu’ils sont aujourd’hui.  Parsemé de touches culturelles sur les Amérindiens des États-Unis, le texte ne tombe jamais dans le cliché.  Les personnages sont présents à parts égales, chacun campant bien son rôle dans ce typhon qui les attire tous un peu vers le bas.    

Dans mon cas, c’est un premier roman d’Erdrich, je constate qu’elle a le don pour la tragédie.  La fin que je n’ai jamais vue venir vous le prouvera à vous aussi!  Lu en grande partie dans la salle d’attente d’un hôpital (merci à notre service de santé pas très performant!), vers la fin, il a fallu que je réprime un « NON !!!! » sous peine d’avoir une multitude de yeux braqués sur moi…

 
Un roman absorbant!

dimanche 2 décembre 2012

Bilan de novembre 2012.

Lire au moins 5 livres dans le mois : Bingo!

Lire au moins un livre québécois : 3 (ce sera ma plus grosse année Québec!)
Kuessipan, Naomi Fontaine
Quelque part en Amérique, Alain Beaulieu
Elle et nous, Michel Jean

Lire au moins un livre classique : chou blanc encore et encore!

Lire au moins un livre en anglais :
à moitié chemin sur An Irish country doctor... pas bougé depuis septembre! Je pourrais en ouvrir un autre???

Ma participation au Challenge Petit Bac 2012 d’Enna:
Pas ce mois-ci et je crois qu'il me manque trois thèmes pour le terminer... C'est raté pour cette année!

Et les autres :
Cacao, Jorge Amado
Spellman et associés, Lisa Lutz
Minuscule, Andrew Kaufman (lu avant novembre...)
La survivance, Claudie Hunzinger

Le livres pour enfants:
Mon premier livre de contes de Noël, Corinne de Vailly et Benoît Laverdière

Des coups de cœur ?
Quelque part en Amérique, Alain Beaulieu (il sera dans mon top 5 de l'année!)

Des abandons?
Cool water, Dianne Warren

Je commence décembre  avec Le jeu des ombres de Louise Erdrich et encore plusieurs autres livres non terminés... on ne change pas d'un mois à l'autre!

samedi 1 décembre 2012

Cacao, Jorge Amado.


Dans une plantation de cacaoyers au sud de Bahia, Sergipano, jeune paysan exploité, berné, trompé, refuse un faux bonheur et une relative aisance matérielle parce qu'il ne veut pas trahir sa classe et préfère partir pour la lutte, le coeur propre et heureux.

Lorsque j'ai lu Amado, j'ai eu l'impression de regarder une peinture.  Il dépeint de façon tellement naturelle la vie des ouvriers dans les cacaoyères qu'on a presque l'odeur de la plantation qui vient avec!  Sinon, je ne peux pas dire que cette lecture a été des plus réjouissantes.  Écrit dans les années 30 de l'autre siècle, la société brésilienne de l'époque ne semblait offrir que deux classes sociales, les très riches et les très pauvres.  Vous étiez soit colonel (propriétaire terrien), soit loué (ouvrier).  Entre les deux, ne restait que la  place pour la haine et le mépris de l'un envers l'autre. 
 
Exploités, maltraités et abusés, ces femmes et ces hommes étaient perpétuellement en mode de survie.  Malgré tout, il existait une complicité entre ces ouvriers et à la moindre occasion de réjouissance, chacun tentait d'oublier le quotidien en compagnie de ses semblables tout en regardant de loin ces riches à la peau si blanche...
 
Jorge Amado a une belle plume, parfois crue mais toujours teintée d'un réalisme flagrant afin de dire les choses comme elles sont.  Ce livre est une petite fresque sociale d'un Brésil que je ne connais pas.
 
"Ils fumaient de grosses cigarettes de tabac haché et buvait de grandes gorgées de tafia dès la plus tendre enfance.  Ils apprenaient à craindre le Colonel et le contre-maître et assimilaient ce mélange de haine et d'amour que leurs parents portaient au cacao.  Ils se roulaient dans la boue avec les porcs et demandaient la bénédiction à tout le monde.  Ils avaient une vague idée de Dieu, un être un peu comme le Colonel, qui récompensait les riches et punissait les pauvres.  Ils grandissaient pleins de superstitions et de plaies." (p.89)

J'ai lu
ISBN: 9782290054918

vendredi 30 novembre 2012

Spellman et Associés, Lisa Lutz.

Qui pourrait résister aux Spellman, la famille la plus sérieusement fêlée de la côte Ouest ? Certainement pasleur fille, Izzy, associée et néanmoins suspecte. Car, pour ces détectives-nés, rien n’est plus excitant que d’espionner, filer, faire chanter... les autres Spellman de préférence. Mélange détonant d’humour et de suspense, ce best-seller international (et son héroïne) a fait craquer Hollywood: vous n’êtes pas près d’oublier les Spellman !

Que peut-on mettre sur le dos de la "déformation professionnelle"?  Beaucoup, un peu trop... Lorsqu'on est enquêteur, doit-on enquêter sur tout?  Chez les Spellman, il semble que oui!  Isabel cumule les ex.  Si ce n'est pas elle qui découvre des choses sur l'homme, c'est quelqu'un de la famille qui s'en charge.  Amateur de film porno, comptes à découvert, aucun homme n'arrive à avoir des cachettes.  David, l'ainé de la famille, est avocat et c'est un être parfait aux yeux d'Izzy ce qui l'agace énormément.  À 28 ans, elle habite encore au dessus de chez parents et travaille finalement pour eux.  Son estime d'elle-même en est grandement affectée.  Puis, il y a Rae, la petite dernière, qui ne donne pas sa place (en présence et en consommation de sucre!), elle se passionne un peu trop pour les filatures.  Dès l'âge de 6 ans, elle fait déjà partie de l'équipe familiale. Il ne faut pas oublier l'oncle Ray qui est un personne très problématique dans cette famille.  Après avoir eu un cancer suite à une vie équilibrée, il se lance dans les déboires afin que ça ne lui arrive pas à nouveau! Toute une philosophie... 

J'avais repéré ce livre chez LIRE, émission littéraire sur ARTV le mercredi soir.  Malheureusement, je n'ai pas eu autant d'enthousiasme que l'invitée qui offrait ce livre.  J'ai ri à certains passages, mais à mes yeux, ce n'est pas un livre désopilant. À un certain moment, je me suis lassée du fait que chacun surveille l'autre, que chacun verrouille sa porte de chambre et en change le verrou aux 6 mois... L'argumentation perpétuelle entre les membres de la famille, etc.  En ce moment, j'en suis à me demander si je lirai les tomes suivants.

dimanche 25 novembre 2012

Kuessipan, Naomi Fontaine.



Kuessipan. A toi "J'aimerais que vous la connaissiez, la fille au ventre rond. Celle qui élèvera seule ses enfants. Qui criera après son copain qui l'aura trompée. Qui pleurera seule dans son salon, qui changera des couches toute sa vie. Qui cherchera à travailler à l'âge de trente ans, qui finira son secondaire à trente-cinq, qui commencera à vivre trop tard, qui mourra trop tôt, complètement épuisée et insatisfaite. Bien sûr que j'ai menti, que j'ai mis un voile blanc sur ce qui est sale." Un récit sans concession. La justesse du ton et de la voix. La parole belle, féconde et vraie. L'extrême humilité d'une réserve amérindienne. Des vies échouées au large d'une baie. La grandeur d'un peuple oublié. La condition humaine. Et une prose lumineuse.

 
Naomi Fontaine a 23 ans. Innue de Uashat, elle vit à Québec et étudie à l'Université Laval. Kuessipan est son premier roman.

 
Des chapitres courts, des cartes postales d'un village, d'une réserve. Des images qui n'ont rien d'idylliques. Des vies ravagées par les grossesses indésirées, la consommation de drogues et d'alcool ou encore par les abus de toute sorte.  Des vies insensées, partagées entre le monde moderne et les traditions ancestrales.  Comment s'en sortir pour vivre mieux, sans culpabilité et par quels moyens?  Voilà à quoi sont exposés nos autochtones... 

 
Ce n'est pas un texte facile dans sa structure, mais ceci ne nous empêche pas d'en saisir l'essentiel. Naomi Fontaine a une plume directe et subtile en même temps, le message passe d'une façon ou d'une autre.  Maintenant, si tout le monde pouvait le lire!  Une personne m'a dit ceci sur ce livre: "c'est le livre qui m'a le plus approché de la compréhension de la vie que mène les Amérindiens".  Elle n'a pas tort, nous sommes très peu exposés à leur réalité.  Il serait peut-être temps qu'on se sorte la tête du sable et c'est grâce à des gens comme Naomi que nous commencerons peut-être un processus de prise de conscience car, si vous voulez mon avis, il ne faut pas compter sur nos gouvernements pour le faire...

lundi 19 novembre 2012

Cool Water, Dianne Warren.


Les attentes, les peurs et les rêves se mêlent, à l'Oasis Café, unique lieu de rencontre d'une ville de 1011 âmes ou il ne se passe jamais rien. Un jour, pourtant, surviennent dans la vie de certains habitants des événements qui vont influencer à jamais celle de leurs voisins. Dans ce décor faussement calme, les langues se délient, les conflits latents explosent, les existences se transforment, pour le meilleur et pour le pire...

Une galerie de personnages inoubliables qui évoluent dans un paysage à couper le souffle, pour un roman choral maîtriséà la perfection.

 
Abandon de lecture p.82... La couverture est magnifique, je voulais me perdre dans les grands espaces de l'Ouest canadien, mais à cette page, j'ai l'impression d'être encore au fond du jardin sablonneux.  Un cheval s'enfuit, une jeune écervelée joue avec la vie de son foetus pendant que ses parents organisent son mariage, un couple se prend la tête pour des haricots verts... Voilà, je n'ai pas trouvé un seul personnage qui pourrait me donner envie de poursuivre ma lecture.  Pourtant, dernièrement, j'ai eu beaucoup de plaisir à lire des histoires de cowboys, pas cette fois-ci...

lundi 12 novembre 2012

Quelque part en Amérique, Alain Beaulieu.

Parce qu'il leur a permis d'éviter les griffes d'un réseau de traite des femmes, Nick Delwigan se sent responsable de Lonie et de son jeune fils, Ludo. Tous deux, venus du Bélize avec l'espoir d'une vie meilleure, se retrouvent devant rien. Nick, un homme juste et bon, demande à sa sœur Maureen de les héberger pour un temps. Or, le destin leur réserve une épreuve accablante qui nous fera découvrir une Amérique aussi chaleureuse que perverse. Comment la vie pourra-t-elle suivre son cours, si celui-ci coule dans le lit d'une rivière de mensonges.
 
Lonie a quitté le Bélize pour améliorer son sort et celui de son fils Ludo.  En se rendant aux États-Unis, elle était loin de se douter que cette décision lui coûterait très cher au niveau personnel.  Partie rejoindre sa cousine Liana dont le petit copain Marco lui promettait mer et monde, son destin prendra une autre route que celle prévue au départ. On ne peut pas dire que sa situation est meilleure, mais juste différente… comme si sa vie aux États-Unis était vouée à prendre un tournant malheureux de toute façon.

En moins de deux chapitres, j'étais embarquée dans le cauchemar de ces personnages attachants et après le troisième, je ne voulais plus en descendre!  Un moment de lecture intense et passionnant.

Brillant dans sa construction, si j'avais un système d'étoiles, ce roman  frôlerait la perfection.  On m'avait avisée qu'il y régnait une atmosphère inquiétante, le qualificatif est faible et au risque de dévoiler le punch, je ne peux pas vous dire pourquoi... mais sachez que si vous êtes parents, il ne vous laissera pas indifférents et il se pourrait même que vous soyez bouleversés longtemps après avoir refermé la dernière page.  En tout cas, moi, je le suis! Comme quoi un livre n'a pas besoin de violence et de terreur extrême pour faire accélérer un rythme cardiaque.

Pas de doute qu’il se retrouvera dans un bas de Noël. Avec ses romans, les Éditions Druide nous offre une belle collection à un prix abordable.  Le livre est magnifique en tant qu’objet et j’ai beaucoup aimé la présentation de l'auteur et du photographe de la page couverture à la toute fin du roman. Je suis conquise.

Je suis maintenant curieuse de découvrir le reste du catalogue de l'auteur et de la maison d'éditions!
 
ISBN: 978-2-89711-001-7

dimanche 11 novembre 2012

Elle et nous, Michel Jean.


« Michel, l'indien, tu l'as en toi. »
Elle a prononcé ces mots dans un murmure, comme une confidence. Comme on dit un secret. Et ses mots me troublent.

Ma grand-mère parlait peu de ses origines innues. Pourtant, cette femme toujours vêtue et coiffée avec soin a vécu la vie des chasseurs et des trappeurs de la forêt boréale jusqu'à sa rencontre avec celui qui allait transformer son existence. Sa nombreuse famille réunie à l'occasion de ses funérailles ignore un large pan de son histoire. Jusqu'au nom qui lui fut donné par son père il y a un siècle : Shashuan Pileshish.

Dans Elle et nous, une grand-mère et son petit-fils remontent les sentiers de leurs vies respectives. Les chemins se croisent, tressant peu à peu le portrait d'un monde d'ombres et de lumière où rien n'est tout à fait blanc ni tout à fait noir
.

À lui seul, ce livre donne plus de précisions sur le mode de vie de certains de nos ancêtres que plusieurs livres au programme de nos écoles québécoises.  Le chapitre 15 est criant de vérité, les programmes éducatifs du Québec nous enseignent les grandes lignes de l'Histoire, mais pratiquement rien sur ces peuples amérindiens habitant tout près de nous et avec nous!  La preuve, les Iroquois, le portage et les scalps, voilà ce qu'il me reste de mes fameux cours d'Histoire... Tout comme Michel Jean, j'ai du sang indien et je serais totalement dans l'embarras si j'avais à vous dire de quel clan.
Donc, c'est avec une vraie curiosité que j'ai lu ce bel hommage à une grand-maman aux origines peu communes. Par petits coups de pinceau, à travers le vécu de Jeannette l'Innue, l'auteur nous en apprend beaucoup sur le mode de vie du début du vingtième siècle et sur la survie dans les décors fabuleux de notre forêt québécoise.
Écrit comme un roman, mais séparé en deux volet, alternant un chapitre Elle pour un chapitre Lui, le livre nous fait prendre conscience que ni l'Amérindienne de naissance et le descendant ne sont à l'aise avec leurs origines dans la société.  On peut le comprendre, car le débat sur la position des Amérindiens face au reste du pays est malheureusement toujours d'actualité.

Elle et nous, c'est donc ça, mais c'est surtout la belle histoire d'un homme qui a voulu rendre à une femme ce qui lui appartient: raconter ouvertement qui elle était et d'en être très fier.  Un geste émouvant et majestueux qu'on ne peut qu'apprécier.

Pour les chanceux qui feront une visite au Salon du livre de Montréal cette semaine, Michel Jean y sera en dédicace.  Saluez-le de ma part! :o)

Libre Expression
ISBN: 9782764805589

vendredi 9 novembre 2012

Mon premier livre de contes de Noël, Corinne de Vailly et Benoît Laverdière.


Élie, Hadrien, Océane et Ulysse sont tous réunis autour de Grand-Père dans ce livre de contes et légendes de Noël des quatre coins du monde.

Derrière chaque petite porte de son calendrier de l’avent, en plus de la traditionnelle friandise, les enfants trouvent une histoire pour patienter jusqu’à Noël.

Crac, crac, crac, crac ! font les allumettes de la petite fille du Danemark pour la réchauffer et la transporter en rêve dans un fabuleux réveillon.

Les petites araignées suisses petipattes petipattes petipattes décorent l’arbre de Noël, pendant qu’au Québec, le violon du père Noël fait résonner de douces mélodies.

Et Rodolphe n’est-il pas trop mignon, quand son nez brille comme un lumignon ? Le petit renne au nez rouge est prêt à guider le traîneau du père Noël. Allez Tornade ! Allez Danseur ! Allez, Furie et Fringant ! En avant, Comète et Cupidon ! Allez, Éclair et Tonnerre ! Rodolphe, indique le chemin ! Ho ho ho !


Si vous ne vous êtes pas encore plongés dans un livre de conte de Corinne de Vailly, laissez-moi vous dire que vous passez à côté de tout un univers!  Ce sont de petits bijoux de culture à offrir aux petits et aux plus grands! Tout comme dans Mon premier livre de contes des 5 continents, l'auteur et son illustrateur nous offrent un tour du monde en couleurs et riche en découvertes.  Ce sont des livres que je conseillerais aux enfants de 4 ans et plus, car les histoire font 3-4 pages de texte, mais si vous rêvez de retomber en enfance, gâtez-vous, vous ne le regretterez pas!  Je n'ai que du bien à dire sur cette auteure et ses livres.  Sa série L'envers des mots est tout aussi intéressante par sa forme et les histoires racontées.  C'est une auteure jeunesse que j'ai hâte que mon fils adopte!  En attendant, nous dégustons les illustrations...
 
Isbn: 978-2-89690-181-4
 
Un autre billet:

jeudi 8 novembre 2012

Minuscule, Andrew Kaufman.


Tout commence par un cambriolage. Non pas un banal vol d’argent, mais un crime aux conséquences drôlement plus sérieuses.
Un mercredi du mois de février, un homme coiffé d’un extravagant chapeau violet demande à ses treize victimes de lui remettre l’objet qui a la plus grande valeur à leurs yeux, et en profite pour subtiliser 51% de leur âme. Dès le lendemain, une série d’événements étranges s’amorce : l’un se réveille transformé en bonhomme de neige, une autre métamorphosée en bonbon, une jeune fille est poursuivie par son tatouage, un bébé défèque des devises. Et Stacey Hinterland se met à rapetisser.
Aussi craquant qu’une mignardise, Minuscule se déguste comme une fable. Au-delà du farfelu et de l’étrange, ce récit d’une fraîcheur réjouissante sur la reconquête amoureuse cache un autre secret : c’est parfois en rapetissant qu’on grandit.

Il n'y a pas mieux que l'éditeur lui-même pour décrire ce court roman en deux phrases :

"Minuscule est un cas, il faut prendre ce livre comme il est. Une fable parenthèse, une brise, une éclaircie, un égarement, un battement irrégulier, une visite inattendue."

Voilà comment on peut parfois sortir de sa zone de confort l'espace d'une heure ou deux.  La vie nous offre un cadre stricte, souvent à la minute près, ce petit livre permet de s'évader dans un autre monde, irréel, mais lourd de sens.  Telle une petite leçon sur ce qui devrait nous être cher, ce roman remet tout en perspective pour les personnages et du même coup pour le lecteur...  Ce qui nous semble important dans la vie n'est peut-être pas ce sur quoi nous devrions nous concentrer.
Les histoires de chacun sont assez étranges,  c'est vrai, mais pour une fois j'ai mis de côté ma rigidité.  Lorsque je lis, je préfère penser que l'histoire que je suis en train de lire est plausible.  Oublions cette règle, Minuscule est un conte pour adulte, il faut se laisser porter par l'imagination de l'auteur qui en a à revendre!

Éditions Alto
ISBN: 978-2-89694-067-7

mardi 6 novembre 2012

La survivance, Claudie Hunzinger.


Jenny et Sils sont contraints par la dureté des temps de rendre les clefs de leur librairie et de leur domicile. Ils vont chercher refuge dans une maison perdue, en ruines, perchée dans la montagne. Avec leurs cartons de livres, une ânesse et une chienne, il leur faut s'acclimater à cette nouvelle existence : survivre aux intempéries, tels des Robinson Crusoé du XXIème siècle exclus de la société matérialiste. Dans cet âpre combat, la redécouverte des corps, l'apprentissage de l'isolement et la puissance de la littérature leur feront-ils découvrir une nouvelle manière d'être au monde ?
Un livre à offrir en cadeau, un livre coup de coeur, un livre que je relirai encore et encore... Voilà ce que j'avais lu et entendu ailleurs.  Malheureusement pour moi, me voilà bien embêtée, car je ne sais trop comment vous en parler! Il faut croire que la poudre magique était un peu diluée avec une petite dose d'ennui.  Les références littéraires, c'est génial, mais trop d'auteurs inconnus (dans mon cas!) sont venus gâcher mon plaisir de lecture. 
 
C'est vrai que certains passages sont magnifiques et que je me suis même permis d'en surligner quelques uns.
 
"Jamais je n'aurais imaginé qu'à presque soixante ans, nous serions obligés de recommencer à vivre, violemment." (p.76)
 
Il n'y a pas de meilleurs mots pour exprimer ce que ces deux personnes presque âgées doivent endurer.  Se retrouver au sommet d'une montagne en compagnie de bêtes sauvages, dans un abri de fortune mal isolé et où il faut cultiver pour survivre n'a rien de paisible.  Couper son bois pour se chauffer l'hiver peut sembler exotique, mais cet exercice fournit généralement plus de courbatures que de satisfaction personnelle.  Et je ne parle pas de la solitude qui sait gagner les plus hauts sommets en un rien de temps!
 
"Crois-tu que les livres nous regardent? ai-je demandé à Sils.  Non, ils ne nous regardent pas.  Personne ne nous regarde.  On est seuls." (p.210)
 
Alors, oui, moi aussi je me suis sentie seule (et inculte!) en lisant ce livre car je n'ai pas su apprécier l'étrange expérience de vie de ces deux personnages.  Je n'ai pas été interpellée par leur grand malheur.  Par contre, si vous aimez la vie en pleine nature, si vous avez une bonne connaissance de la littérature et si vous cherchez des idées pour une alternative à votre résidence de luxe, il est tout à fait conseillé.  Cela étant dit, je ne mets pas une croix sur l'auteure puisque j'ai aimé son style.
 
ISBN: 9782246798729

dimanche 4 novembre 2012

Bilan d'octobre 2012.

Lire au moins 5 livres dans le mois : Pas de problème ce mois-ci! 

Lire au moins un livre québécois : 4!
Une vie à aimer, Michel Jean
Un balcon à Cannes, Juan Joseph Ollu
La vie Épicée de Charlotte Lavigne, Tome 3, Nathalie Roy
Martine à la plage, Simon Boulerice et Luc Paradis

Lire au moins un livre classique :  chou blanc!

Lire au moins un livre en anglais :
à moitié chemin sur An Irish country doctor... pas bougé depuis septembre!

Ma participation au Challenge Petit Bac 2012 d’Enna:
Pas ce mois-ci et je crois qu'il me manque trois thèmes pour le terminer... Dépêche-toi ma Jules!

Et les autres :
La fiancée de la Nouvelle-France, Suzanne Desrochers
La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva un mardi, Rachel Joyce

Le livres pour enfants:
Les idées folles de Rebecca, Nadine Decheneaux
Ben entreprend la planche à neige, Julia Gagnon et Danielle Tremblay
Quand je serai grand, François Gravel et Stéphane Jorisch
Pourquoi? Parce que je t'aime, Guido Van Genechten

Des coups de cœur ? Un mois fabuleux!!! Même du côté jeunesse!!!
La ballade des adieux, Lori Lansens
La vie Épicée de Charlotte Lavigne, Tome 3, Nathalie Roy
Une vie à aimer, Michel Jean

Des abandons?
Et puis, Paulette, Barbara Constantine

Un bilan en retard ce mois-ci, mais non négligeable! D'excellentes découvertes et plusieurs coups de coeur.  Octobre aura été un mois chouchou pour moi et fiston!