vendredi 22 juillet 2016

Quoi de neuf dans la PAL?

Encore une semaine bien tranquille dans la boîte!


 
Mon ami Michel est entièrement responsable de cette nouveauté dans ma PAL. 
Sur sa chaîne YouTube et dans son vidéo du 13 juillet, il m'a bien vendu sa salade!

BONNE FIN DE SEMAINE!

mercredi 20 juillet 2016

10 ans de blog, 10 ans de blog... je ne le crois pas!

Le 20 juillet 2006, j'écrivais ceci:

"Un pas vers la modernité... l'idée d'avoir un blog me plaisait... quoi y écrire??? Question pour laquelle je n'ai toujours pas vraiment de réponse, puisque je ne suis pas du genre à m'étendre sur un sujet pendant des heures. Plutôt du type nez dans un bouquin, j'ai pensé que peut-être je pourrais essayer de partager mes lectures et quelques autres babioles qui ont suscité mon intérêt! Loin d'être une critique littéraire d'un magazine et adepte de la grammaire parfaite, je pense l'être assez pour mon propre blog, non?! À vous de décider chers lecteurs."

Nous voilà 10 ans plus tard et je suis toujours là!
 
Merci à vous, chers lecteurs, d'être fidèles à mes bla bla bla
Merci à vous, chers écrivains de donner de l'eau à mon moulin
Merci à vous, chers éditeurs, de faire confiance à mes bla bla bla
Merci à vous, chers amis devenus, d'alimenter mes rêves d'enfin vous rencontrer
 
Merci, merci, merci!
 
Ce blog m'a apporté des livres, des amis, des découvertes, mais surtout une confiance en moi et la certitude que j'étais capable de mener à terme un projet!
 
Je ne sais pas quelle noce je fêterai ici, mais il est certain que j'ai encore la flamme.  Tenir un blog, c'est un engagement.  J'ai commenté tous les livres que j'ai lu depuis les 10 dernières années et j'ai envie de continuer encore un peu. 
 
Alors, je souhaite sincèrement que vous serez du voyage!
 
À BIENTÔT!

lundi 18 juillet 2016

Blacksad - Arctic Nation, Juanjo Guardino et Canales Juan Diaz.

Oldsmill, le maître de la ville, est un tigre blanc.
 
Karup, le chef de la police, un ours blanc.
 
Huk, l'âme damnée de Karup, un renard blanc.
 
Avec les autres animaux à pelage immaculé, ils forment la société WASP (W pour White, AS pour Anglo-Saxon, P pour Protestant). Tous les autres habitants, de la pie noire au renard brun-roux en passant par le chat tacheté et la biche châtain, ne sont que racaille. Et si la police n'est pas capable de maintenir l'ordre des blancs, les gros bras d'Arctic-Nation, le parti raciste, cagoulés et vêtus de robes blanches, s'en chargent sans états d'âme. Ils ont les cordes et les croix enflammées qu'il faut.
 
Dans cette ambiance pas câline, câline, Blacksad, le chat détective privé, enquête sur la disparition d'une enfant de couleur. La mère de Kyle, Dinah, travaillait comme femme de ménage chez le même Karup et, selon quelques bonnes âmes, serait au mieux avec le fils Oldsmill.
 
Fortement inspiré de l’idéologie nazie, ce deuxième tome met en avant la suprématie de la race animale blanche.  Le renard blanc, l’ours blanc, etc.  Quelle originalité de la part des créateurs!  Malheureusement, Blacksad est un chat noir avec un drôle de museau (blanc!), il n’est donc pas le bienvenu dans cet univers lors de son enquête destinée à retrouver une petite fille disparue.  Mais soyez sans crainte, avec sa force, ses bons réflexes et son sens de l’humour bien aiguisé comme une griffe de chat bien tranchante, il arrive à se sortir de toutes les situations sans trop de peine (ou presque!).  

Franchement, j’ai trouvé ce tome encore meilleur que le premier.  Si Blacksad était sexy dans le premier, il est totalement craquant dans celui-ci.  Il a toujours la bonne phrase au bon moment, j’ai même ri aux éclats!  

Il est certain que ce pan de l’Histoire n’a rien de drôle et les auteurs ont bien travaillé le sujet.  Certaines pages de l’album sont tristes à mourir surtout lorsqu’on découvre le malheur d’un des personnages féminin, mais c’est très bien balancé.  Pour une bonne dose de rire et d’action, plongez sans hésiter… si ce n’est déjà fait!  Il n’est pas nécessaire d’avoir lu le tome précédent.
 
À partir 12 ans
ISBN: 9782205051995

samedi 16 juillet 2016

Quoi de neuf dans la PAL?

C'est l'été, c'est léger... dans la boîte aux lettres aussi!  Postes Canada ma enacé de faire la grève, la rentrée arrive bientôt...   Entre temps, quelques petites réceptions d'une semaine à l'autre...
 
 
Belfond suggère de redécouvrir les classiques... pourquoi pas?  J'ai plusieurs lacunes de ce côté, alors je craque pour les couvertures vintage et les auteurs à découvrir!
 
BONNE FIN DE SEMAINE!

jeudi 14 juillet 2016

Ma fille, Jane Shemilt.

Jenny est médecin, mariée à un neurochirurgien célèbre. Ensemble, ils ont élevé trois superbes enfants. Un soir, la plus jeune, Naomi, 15 ans, ne rentre pas à la maison. Les recherches lancées à travers tout le pays restent vaines. L’adolescente a disparu. La famille est brisée.
Plus d’un an a passé et les pires scénarios envisagés – enlèvement, assassinat – semblent de moins en moins plausibles. L’enquête s’essouffle... Cependant, Jenny, désespérée et obsessionnelle, n’a pas renoncé. Elle continue à chercher. Elle sent qu’elle ne retrouvera pas sa fille si elle ne sait pas tout de sa vie. Mais faut-il vraiment vouloir tout savoir de ceux qui nous sont le plus proche ? Car les vérités qu’elle va découvrir sont loin d’être celles auxquelles elle s’attendait.
 
Vous savez lorsque vous lisez les derniers paragraphes, que tout déboule, que vous refermez le livre et que vous êtes sous le choc!  Parce que vous n'avez rien vu venir et parce que vous êtes encore triste des quelques pages que vous venez tout juste de lire avant...  C'est ça!
 
Jenny est médecin généraliste et son mari est un neurochirurgien réputé qui cumule les heures sept jours sur sept.  Ensemble, ils ont trois enfants et ce que l’on comprend au fil des pages de ce roman, c’est que chacun des enfants ne perçoit pas l’attention reçue de leurs parents de la même façon.  Théo est probablement le seul à se sentir entouré.  Il est jalousé par les deux autres et c’est cet élément qui creuse un grand trou dans leurs relations avec les parents… Des passages à garder en tête pour votre lecture.

Puisque l’auteure nous balance d'un chapitre à l'autre entre les quelques jours avant la disparition de Naomi et plusieurs mois après, nous refaisons le casse-tête de cette famille éclatée tout en sachant que certaines pièces ne seront disponibles qu’à la fin.  Et encore… il faut être attentif à chaque détail car ils sont importants pour bien saisir le dénouement de l’histoire.  Quelques histoires en parallèle complètent l'intrigue principale.

Je dirais que c'est un roman légèrement psychologique (plus qu’un thriller) qui met en valeur la détermination d’une mère (qui culpabilise beaucoup!) afin de retrouver sa jeune fille disparue.

Il n’y a pas d’enquête à tout casser, mais surtout une grande introspection d’une famille boiteuse finalement qui se croyait à l’abri du malheur.  
 
ISBN: 9782749145068

dimanche 10 juillet 2016

La rumeur, Elin Hilderbrand.

Madeline King et Grace Pancik sont meilleures amies et tout le monde sur Nantucket leur envie leur couple parfait, leurs beaux enfants, leurs soirées du samedi tous les quatre avec leurs maris dévoués. Mais cet été-là, quelque chose a changé et, s'il y a bien une chose que Nantucket aime encore plus que les cocktails sur la plage, c'est une bonne rumeur.
Et la rumeur court...
… que Madeline, romancière, n'arrive plus à écrire. Son éditeur s'impatiente, les factures s'accumulent et l'angoisse de la page blanche la conduit à prendre une très mauvaise décision.
… que Grace, occupée à transformer son jardin en véritable paradis, collabore d'un peu trop près avec son séduisant paysagiste.
… que le mari de Grace, l'agent immobilier Eddie Pancik à qui tout réussit, s'est lancé dans une activité plutôt singulière.
… que l'idylle entre le fils de Madeline, Brick, et la fille de Grace, Allegra, bat de l'aile, et que le désastre menace.
Alors que la rumeur enfle et que leur bonheur est menacé, Madeline et Grace tentent de démentir ; mais la vérité est peut-être encore plus sombre qu'elles ne le pensaient.

C'est une coutume depuis 2011, je lis un Elin Hilderbrand l'été. C'est mon petit voyage sur la côte Est américaine dans le confort des cottages d'été sur le bord de la plage.  Dans La rumeur, le paysage y est un peu moins présent et j'avoue que cela est venu diminué mon plaisir de lecture.   Nantucket est reconnu pour son luxe et ses plages de sable fin.  J'ai légèrement eu l'impression d'être moins "en vacances" en lisant ce dernier roman.  Cela étant dit, ce n'est pas mauvais pour autant, je n'ai juste pas retrouvé ce que j'y cherche habituellement.  L'auteure a plutôt choisi de mettre l'emphase sur l'entrecroisement  des destins de deux familles, celle de Grace et celle de Madeline.  Elles sont de grandes amies, mais l'amitié a parfois ses limites... 
 
Est-ce que tu es au courant?
 
Les ragots vont bon train dans la ville.  La vipère du village en profite pour mêler les flûtes en prêtant des gestes ou encore des aventures extra-conjugales au premier venu.  Difficile de contredire quand la fausse nouvelle a déjà fait le tour de la place en quelques heures!  On s'amuse bien dans La rumeur, mais il y a également quelques éléments tragiques dans chacune des familles.  Madeline est une auteure en panne d'inspiration, Brick vit sa première peine d'amour, Grace est malheureuse en couple, Allegra donne du fil à retordre à ses parents et Eddie... ah! Eddie... il a de quoi avaler les antiacides comme des bonbons celui-là!
 
Come toujours, Elin Hilderbrand nous a pondu un roman léger et divertissant parfait pour la belle saison!

JC Lattès
ISBN: 9782709650717

samedi 9 juillet 2016

En ce moment, je lis...


Jenny est médecin, mariée à un neurochirurgien célèbre. Ensemble, ils ont élevé trois superbes enfants. Un soir, la plus jeune, Naomi, 15 ans, ne rentre pas à la maison. Les recherches lancées à travers tout le pays restent vaines. L’adolescente a disparu. La famille est brisée.
Plus d’un an a passé et les pires scénarios envisagés – enlèvement, assassinat – semblent de moins en moins plausibles. L’enquête s’essouffle... Cependant, Jenny, désespérée et obsessionnelle, n’a pas renoncé. Elle continue à chercher. Elle sent qu’elle ne retrouvera pas sa fille si elle ne sait pas tout de sa vie. Mais faut-il vraiment vouloir tout savoir de ceux qui nous sont le plus proche ? Car les vérités qu’elle va découvrir sont loin d’être celles auxquelles elle s’attendait.
 

Archer's voice, Mia Sheridan.

Quand Bree Prescott arrive dans la petite ville du Maine, elle espère y trouver la paix qu’elle recherche désespérément. Elle est là pour oublier le traumatisme qu’elle a subi dans sa ville natale et recommencer une nouvelle vie. Mais à peine installée dans sa nouvelle maison près du lac, elle va croiser Archer Hale, un homme solitaire et mystérieux, qui cache au fond de lui une profonde souffrance. Un homme que personne ne voit, un homme sans voix.
 
Archer’s voice parle de la rencontre d’une femme dont la mémoire reste bloquée sur une nuit d’horreur et d’un homme pour qui l’amour est la clé de sa liberté. C’est l’histoire d’un homme silencieux qui vit avec une blessure terrible et de la femme qui va l’aider à retrouver sa voix. C’est une histoire de souffrance, de destin, et du pouvoir de l’amour.
 
Un roman poignant et captivant.

Un héros sensuel et émouvant.

Une héroïne blessée.

Un livre élu meilleure romance aux Etats-Unis, il a fait le tour de la blogosphère et des booktubeuses celui-là! 
**Soupirs**

Je ne vais pas passer par quatre chemins, c'est un roman d'amour dans le genre "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants".  C'est sexy, ça donne parfois des chaleurs.  C'est addictif, on veut toujours y revenir parce que c'est bon!  Ça se lit en un clin d'œil, c'est un feel good book. 
 
Ce n'est certainement pas un livre que je recommanderai à mon mari, mais je vous le conseille si vous avez envie d'une belle histoire d'amour entre deux êtres écorchés qui découvrent que la vie peut parfois être belle.  Archer's voice a quand même du contenu, ce n'est pas mielleux et collant du début à la fin.  On y retrouve quelques événements tragiques,  des ballades dans un paysage bucolique et plusieurs flammèches entre les habitants de ce petit village du Maine...
 
Si vous cherchez un roman-vacances, voilà votre homme... Archer vous fera rougir de plaisir et rêver de muscles bien solides mesdames!  Un vrai livre de fille quoi!

Hugo Roman
ISBN: 9782755623031

vendredi 8 juillet 2016

Quoi de neuf dans la PAL?

Déjà quelques semaines que je n'avais rien reçu dans la boîte aux lettres, mais cette semaine il y a avait une toute petite réception, mais des plus accueillies avec joie!


PISTOUVI! 
Je ne le connaissais pas, mais lorsque je l'ai vu, j'ai tout de suite su qu'il fallait que je le découvre!
Pas mignon ce petit renard?
 
Cette semaine, j'ai également fait un achat.
 
 
Premier tome d'une trilogie, il paraît que ça plaît aux adultes qui ont déjà pris le train pour Harry Potter et Twilight étant plus jeunes... Ce n'est pas mon cas, mais j'avais envie d'essayer!
 
Quoi de neuf chez vous cette semaine?
 
BONNE FIN DE SEMAINE!

mardi 5 juillet 2016

Je suis si bien ici sans toi, Courtney Maum.

Richard Haddon, peintre anglais, vivant à Paris, est dans une mauvaise passe. D’autant plus mauvaise qu’en apparence, tout va bien. Sa peinture a du succès, il est marié avec une très belle Française, Anne-Laure, et est sous le charme de leur fille de cinq ans. Mais, au fond de lui, Richard est dévasté : il ne parvient pas à se remettre de sa rupture avec Lisa, une Américiane qui fut sa maîtresse pendant plusieurs mois.
 
Quand sa femme découvre cette liaison et réalise l’importance qu’elle a eu pour Richard, ce dernier a, cette fois, toutes les raisons de déprimer : Anne-Laure le quitte, tout est fini. De plus, il doit lui avouer qu’il a vendu à des inconnus, L’ours bleu,  le tableau qu’elle préférait dans son oeuvre. Cette vente devient, pour son épouse, le symbole de la fin de leur relation.
 
Désespéré, installé chez ses parents, Richard décide de réagir : il va tout mettre en oeuvre pour retrouver sa femme, sa fille et récupérer L’ours bleu auprès de ses étranges nouveaux propriétaires.
Dans cette course vers la rédemption, Richard rencontre pas mal d’obstacles et quelques ennemis. A commencer par lui-même.
 
Un premier roman touchant et drôle qui dessine une analyse subtile et sans concession de la vie de couple.

Anne est française, Richard est anglais et sa maîtresse était américaine.  La manche a plus d’un bras et les tentacules de l’amour font plus qu’une victime!

Je suis si bien ici sans toi, c’est l’histoire d’un couple qui s’est perdu dans la routine quotidienne du mariage.  Si on remarque ce phénomène plus tard dans la vie d’un couple, Anne et Richard confirment la règle des 7 ans.  Cette règle qui stipule qu’un couple bat de l’aile à tous les cycles de sept.  

Richard est prêt à ramer très fort pour récupérer son grand amour, mais Anne ne pardonne pas aussi facilement…  et c’est tout justifié aux yeux du lecteur.  Richard est allé très loin dans sa trahison et malgré cela, il arrive encore à nous rallier à sa cause!  Courtney Maum ne s’est pas jetée dans la caricature en nous construisant un salop tout court, elle en a fait un salop propre… Celui qui est doté de bonnes intentions, de vraies pour renverser la machine.  Celui qui est profondément affecté par ses gestes et leurs impacts.  On le trouve presque mignon au point de lui pardonner.

Ce roman est une analyse fabuleuse de la société française, anglaise et américaine.  Les comparatifs sont très justes et en particulier ceux sur la gestion de la richesse par deux de ces peuples (voir pages 99 et 100).  Courtney Maum met en lumière les différences culturelles, c’est un roman très riche.  C’est vrai que je me suis un peu ennuyée surtout lorsqu’il était question de l’Art, car Richard est artiste et certains passages étaient un peu trop étendus sur le sujet à mon goût.  Cela reste un roman intéressant écrit par une Américaine mariée à un Français.  J’aime beaucoup lire un roman qui englobe plusieurs nationalités.  Le traitement des événements par chacun varie beaucoup et cela peut parfois mener à un chaos total teinté d’incompréhension et d’embrouilles qui auraient pu être évité si tout le monde partait sur les mêmes bases culturelles!  

Un bon moment de lecture, mais peut-être pas au niveau désiré.  Et je terminerai en disant que je n’ai pas bien saisi le titre…
 
ISBN: 9782919547470
 
 

samedi 2 juillet 2016

Splat aime la crème glacée, Rob Scotton.

Splat en virée au royaume de la glace.
Splat et sa classe visitent une fabrique de crème glacée. Il y a des cuves qui bouillonnent, des tuyaux partout, et un gros bouton rouge sur lequel il ne faut surtout, surtout pas appuyer…
Quand Splat le pousse par inadvertance, c’est l’avalanche ! Pour sortir, une seule solution : manger toute la glace qui se trouve sur son chemin !
 
Deux titres pour un même livre, je n'avais jamais remarqué! Il faut croire qu'au Québec on aime la crème glacée et qu'en France on adore la glace...  Peu importe le titre, fiston avait les yeux ronds comme des billes d'envie!  Pour un enfant, s'imaginer rouler dans de la crème glacée et en manger à satiété sans compter les boules a de quoi faire rêver.  Il fallait compter sur Splat pour mettre fin à la dissertation ennuyante du directeur de l'usine et semer la pagaille! Un faux mouvement et voilà que ses copains et lui se retrouvent au paradis en trois couleurs... sauf que où est passé Harry Souris? Oh! non...  Une si petite souris sous des tonnes de glaces bien fraîches...
 
Ce n'est pas mon premier Splat ici, on adore cette bande de minous autant que la glace chez nous et ses aventures nous font toujours bien rigoler.  Sérieusement, moi, j'aurais envie de leur faire des câlins.  Appelez-moi Mme Minou!
 
ISBN: 978-2-09-256539-1

Big Easy, Ruta Sepetys.

1950, La Nouvelle-Orléans. Josie, 17 ans et fille de prostituée, a grandi dans une maison close. Pourtant, elle n'a qu'un rêve: entrer dans une prestigieuse université. Impliquée dans une histoire de meurtre, tout pousse la jeune fille à suivre, elle aussi, la voie de l'argent facile. Mais Jo vaut mieux que cela... et ceux qui l'aiment le savent. Une incroyable plongée dans l'univers sombre et pittoresque de la Louisiane dans les années 50. 
                                
«J'aime l'idée que Josie soit un exemple, un modèle. Qu'elle montre que l'on peut écrire son propre destin, peu importe d'où l'on vient et où l'on se trouve. Que l'on peut choisir sa vie...» Ruta Sepetys.

Par l'auteur du succès international «Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre».
 
Depuis l'an dernier, je n'hésite pas à puiser dans le catalogue jeunesse de Gallimard (13 et +) car il recèle de petites perles. Des histoires d'adolescents ou de jeunes adultes pas banales du tout.  Il n'y a rien d'enfantin dans ces textes, les sujets sont sérieux et la seule différence est que le traitement est parfois légèrement estompé en comparaison à un livre pour adulte.  Sinon, les histoires sont fort passionnantes!

Josie est née d'un mère prostituée et même si elle fait tout son possible pour se départir de l'étiquette qui lui colle à la peau depuis sa naissance, elle ne croise que des embûches!  Nous sommes à la Nouvelle-Orléans, l'air est lourd et les rues sont dangereuses.  L'abus n'est qu'à un détour et Josie doit se protéger du monde dans lequel elle a vu le jour.  Willie, Jesse, Cokie et Patrick sont ses alliés pour changer ce monde.  Ensemble, ils forment une grande famille dans les différentes sphères de la vie de Josie.  Si celle-ci aspire à de plus grandes ambitions, Ruta Sepetys n'a pas hésité à multiplier les obstacles pour détourner son parcours.  On ne s'ennuie pas une minute avec Josie et on comprend très bien qu'à 17 ans, elle trimbale un revolver à la cuisse... Intrigant, n'est-ce pas?

J'ai beaucoup, beaucoup aimé l'écriture de cette auteure américaine d'origine lituanienne.  Son titre précédent a connu un grand succès international.  Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre  traite de la déportation de Lituaniens en Sibérie.  Le sel de nos larmes est le dernier titre traduit et il doit être sur le point de sortir au Québec.  Deux titres que je me promets de lire sans faute!
 
À partir de 13 ans
ISBN: 9782070654420

vendredi 1 juillet 2016

Merci papa, Élisabeth Brami et Adèle Garceau.

Élisabeth Brami exprime dans 45 phrases pimpantes tout en rimes rigolotes et en rires complices, les petits mercis qu'on voudrait dire à son papa, et pointe ainsi leur bonne volonté et leurs imperfections !
 
" Merci Papa de m'avoir offert en héritage tes Mickeys, ton garage et ta collection d'images tout droit sortis de ton vieux Moyen-âge ! "
 
" Merci Papa de me lire des histoires de loup en laissant hurler comme un fou mon frère hyper jaloux."
 
" Merci Papa d'avoir les pieds plus grands que les miens : c'est pratique quand on fait les pingouins. "
 
Humour, tendresse et critiques, rien n'échappe au style décapant de l'auteur, qu'Adèle Garceau a su capter et retranscrire dans des dessins pleins d'affect et d'ironie.
 
Si vous ne savez pas comment dire merci à papa (et pas seulement à la fête des pères!) Je vous suggère  ces paroles d'enfants complices de leur petit papounet d'amour et qui en profitent aussi pour se moquer un tout petit peu de maman... C'est assez rigolo et varié.  La famille monoparentale (ou éclatée) n'a pas été oubliée, c'est très bien fait. 

"Merci papa de me répéter souvent que même si tu ne t'entends plus avec maman, tu resteras pour moi mon papa tout le temps."

"Merci papa de venir m'embrasser tard dans mon lit. J'aime quand tu désobéis à maman qui dit: "Je t'en pris, chéri, ne va surtout pas réveiller le petit!"."

"Merci papa de me demander si ça va quand tu me vois dans mon coin parce que tu crois que j'ai un chagrin.  Même si je n'ai rien, ça me fait du bien."

"Merci papa de t'excuser quand tu exagères, de me pardonner quand c'est moi qui exagère.  De faire la paix après la guerre."

Chaque remerciement est accompagné d'un dessin coquin, attendrissant ou humoristique.  Merci papa, c'est 45 clins d'œil au métier de parent pas toujours facile à exécuter et pas toujours le mieux rémunéré!  Chaque phrase et chaque illustration se joignent pour créer un album équilibré et harmonieux que fiston et moi avons beaucoup apprécié.  Je serais maintenant curieuse de lire une version pour maman!
 
ISBN: 9791023505122

lundi 20 juin 2016

J'adore New York - De la haute voltige juridique à la haute couture, Isabelle Laflèche.

Catherine Lambert, jeune avocate passionnée par la mode, croit avoir touché le gros lot avec cette offre d’emploi dans un grand cabinet de Manhattan. L’ambitieuse avocate sera tou-te-fois rapidement confrontée à la dure réalité du milieu, et les choses iront de mal en pis quand elle s’empêtrera dans une idylle de plus en plus compliquée avec un client de la firme. A-t-elle vraiment sa place dans ce monde beaucoup moins chic qu’il n’en a l’air ?
 
Je vais peut-être avoir besoin d'un avocat parce que lorsque l'auteure aura terminé de lire ce paragraphe, elle va peut-être me traîner devant les tribunaux! Haha  Ce roman, je le croise depuis des années et j'avais toujours résisté... 55 000 lectrices à travers le monde, moi ça me fait fuir.  Je suis comme ça, j'évite souvent les méga succès ou je les lis 10 ans en retard.  Dans un salon du livre, l'auteure m'a reconnue (merci FB!) et m'a gentiment offert les deux premiers tomes de sa série.  Celui-ci et J'adore Paris.  Mon amie Karine de Mon coin lecture pourra me citer, car je lui ai dit (en riant bien entendu!) me voilà coincée pour les lire.  Vilaine fille oui!  Voilà toute la vérité, rien que la vérité monsieur le juge!  Je réclame un pardon... car pendant toutes ces années, je suis passée à côté d'un excellent roman!  C'est déjà une punition en soi, non?  C'est vraiment très drôle, c'est rempli de situations cocasses et truffé de notions juridiques intéressantes.  Il faut dire que la belle Isabelle Laflèche est avocate de formation et qu'elle mélange ses deux métiers brillamment en plus d'être très fashion!
 
Catherine Lambert doit piocher fort pour se faire une place d'avocate dans un cabinet de New York qui ne pardonne rien, ambitionne sur tout et évite de lui laisser deux minutes pour respirer un peu.  Entre Bonnie (Cruella!) et les autres associés du cabinet, Catherine a plus d'une occasion pour se mettre les pieds dans les plats et se mériter leur mépris.  Pas facile pour cette avocate qui se demande comment elle arrivera à cumuler les heures au travail, se préparer pour l'examen du barreau, profiter des ventes d'échantillons Dior et s'occuper de sa mère en visite à NY!  D'ailleurs, j'ai moi aussi quelques difficultés sur la table... il me faut maintenant un sac J. Crew, une bouteille de parfum J'adore et un maillot Eres... qui ne se fait pas dans ma taille.  Problème de taille, oui.  Ce sont les dommages collatéraux de cette lecture.  Avec Nathalie Roy, j'ai toujours envie de manger, avec Isabelle Laflèche, j'ai le goût de faire chauffer ma carte de crédit. Ah! non zut, je faisais déjà tout cela avant de les connaître toutes les deux!!! Désolée les filles!
 
Sérieusement, je suis accro à cette série et j'ai déjà très hâte de lire le prochain ainsi que le tout nouveau qui se déroule à Rome (J'adore Rome).  Isabelle Laflèche n'invente rien, elle a déjà visité les lieux qu'elle mentionne dans ses romans.  C'est d'autant plus enrichissant pour ceux qui aiment lire un roman qui se déroule dans  la ville qu'ils visitent.  Attention, Catherine ne fréquente pas les gargottes de New York, mais vous aurez quelques bonnes adresses top notch!
 
Un coup de cœur et j'espère que l'auteure ne me détestera pas après ce mea culpa!
 

mercredi 15 juin 2016

Nos années sauvages, Karen Joy Fowler.

Il était une fois deux soeurs, un frère et leurs parents qui vivaient heureux tous ensemble. Rosemary était une petite fille très bavarde, si bavarde que ses parents lui disaient de commencer au milieu lorsqu'elle racontait une histoire. Puis sa soeur disparut. Et son frère partit. Alors, elle cessa de parler... jusqu'à aujourd'hui. C'est l'histoire de cette famille hors normes que Rosemary va vous conter, et en particulier celle de Fern, sa soeur pas tout à fait comme nous...

Vous n’aurez probablement rien lu de tel dernièrement.  Je ne peux malheureusement rien vous dire de plus, ce serait dommage que nous ne fassiez pas vous-même la découverte du vrai sujet de ce roman!  La surprise se situe au niveau de la page 99.  Donc, si vous aviez l’intention de faire le fameux test de la page 99 dans lequel il est stipulé que si un livre ne vous a pas plu avant cette page, vous avez le droit de l’abandonner, vous serez rescapés de justesse!

Nos années sauvages, c’est l’histoire d’une famille pas comme les autres.  Pas comme les autres car le papa est scientifique et disons qu’il ramène beaucoup de travail à la maison…

C’est un roman qui étudie en profondeur les relations humaines et les comportements de certains individus dans des situations bien précises.  Rosemary éprouve quelques difficultés en société et elle essaie de déterminer ce qui a provoqué cela dans sa jeunesse.  Le cocon familial à lequel elle a appartenu n’est pas étranger à ces problèmes, c’est connu en psychologie  La différence, c’est que Rosemary se doute très bien que le fait d’avoir grandi avec sa sœur Fern est le bobo à pointer  du doigt.  Sans lui en vouloir et parce qu’elle l’aime vraiment beaucoup, elle tente de ne pas mettre toute la faute sur elle.  Je m’enfonce, mais je ne sais pas très bien comment vous parlez de ce roman sans trop en dévoiler!
 
« Le milieu d’une histoire s’avère un concept plus arbitraire que je ne le croyais enfant.  On peut le mettre où on veut.  Pareil pour le début et la fin.  Il est évident que mon histoire n’est pas terminée, que la fin n’a pas encore eu lieu.  C’est juste le récit qui s’achève ici. »

Karen Joy Fowler a trouvé un filon original et a écrit un roman très spécial.  Bien que je comprenne tout le succès qu’il a remporté, de mon côté, je lui accorderais un 8/10.  Je ne me suis pas enflammée à la lecture de ce roman, mais j’ai trouvé cela rafraîchissant de lire une histoire familiale très différente de ce que j’ai pu lire à ce jour. Il n'y a qu'aux Etats-Unis que ça pouvait arriver!!!

La couverture de notre édition francophone est beaucoup plus représentative que celles que j’ai vues en anglais...

Presses de la cité
ISBN: 9782258118430

samedi 11 juin 2016

Musnet Tome 1, La souris de Monet, Kickliy.

Un jour de printemps, Musnet, un jeune garçon souris, vagabond et orphelin, arrive à Giverny. Dans le domaine du peintre Monet, il trouve enfin des amis, une famille et une raison d'être. Il veut devenir peintre ! Il travaille pour Rémi, un vieil écureuil peintre, qui, en guise de salaire, va lui apprendre son art. Il rencontre aussi Mya, une jeune souris au caractère affirmé, et sa famille qui vont le prendre sous leur aile. Musnet découvre le travail de Monet, mais aussi son chat qui le poursuit !
 
Musnet, c'est l'histoire d'une petite souris qui n'a pas d'amis, pas de famille et même pas de nom au départ! Mon engouement pour les bandes dessinées est très, très récent, mais Musnet est certainement une des BD les plus adorable à ce jour! 



Lorsque Musnet rencontre Mya, il n'imagine pas que sa vie va changer pour le meilleur!  Elle lui trouve un emploi auprès d'un écureuil qui est un peintre un peu passé date et grincheux.  N'empêche qu'auprès de lui, Musnet se découvrira une passion pour la peinture et fera en sorte de mette en œuvre ses désirs en sollicitant quelques cours et en subtilisant un peu de matériel au grand peintre (Monet) chez lequel la famille de Mya a établi domicile. Chez Mya, il mange bien, il est logé, il rit et toute cette nouvelle joie lui permettra enfin de canaliser ses énergies et de découvrir que finalement, il a du talent!

Quand je lis une BD, j'ai souvent le terme mignon qui me vient à l'esprit.  Probablement, parce que je suis encore sous le charme du format dessins/texte que je suis en train d'apprivoiser depuis l'an dernier. Il y a tant de détails dans chaque case, il faut s'y attarder et surtout dans le travail de Kickliy.  À l'image des tableaux de Monet, la nature y est très présente et les couleurs se fondent pour créer des images jamais choquantes pour l'œil. C'est une BD très dense qui comporte beaucoup, beaucoup de détails.

C'est un vrai coup de cœur pour lequel j'attends vraiment la suite!  En faisant la lecture à fiston hier soir, il n'a cessé de s'assurer que cette BD avait été envoyée pour lui... et moi de lui dire que cette fois, elle était pour toute la maison.  Elle fera certainement l'affaire de tout le monde chez vous aussi!
 
Tous âges!
À paraître en juin.
ISBN: 9782205075779

vendredi 10 juin 2016

Quoi de neuf dans la PAL?

Cette semaine, je retombe en enfance!


Dargaud
Et je le lis maintenant!!!


Gallimard jeunesse
La honte, je n'ai jamais lu Roald Dahl...

 Fiston été gâté, il a reçu plusieurs surprises!

 
 
 


Seuil jeunesse


La  Martinière

BONNE FIN DE SEMAINE!

mercredi 8 juin 2016

Les derniers jours de Rabbit Hayes, Anna McPartlin.

Quand Mia, surnommée affectueusement Rabbit, entre en maison de repos, elle n’a plus que neuf jours à vivre.

 Tous ses proches sont présents à ses côtés pour la soutenir. Jack et Molly, ses parents, incapables de dire adieu à leur enfant, Davey et Grace, son frère et sa sœur, qui la considèrent toujours comme la petite dernière de la famille, Juliet, sa fille de 12 ans qu’elle élève seule, et enfin Marjorie, sa meilleure amie et confidente. Au fur et à mesure que les jours passent et que l’espoir de la sauver s’amenuise, sa famille et ses amis sont amenés à s’interroger sur leur vie et la manière dont ils vont continuer sans celle qui leur apporte tant.

 Car, si Rabbit a elle-même perdu la bataille, celle-ci ne fait que commencer pour son entourage.
Anna McPartlin nous fait partager ces neuf journées si spéciales dans la vie de Rabbit et de ses proches. Mélancolique et drolatique à la fois, Les Derniers Jours de Rabbit Hayes nous entraîne dans un voyage émotionnel intense. À travers une galerie de personnages touchants, ce récit sur le deuil déborde d’un optimisme rare et nous rappelle que, quelles que soient les circonstances, il y a toujours de la lumière au bout du tunnel.
 
Quand le cancer du sein refait son apparition avec en prime des métastases, Rabbit Hayes n’a qu’une idée en tête : vivre comme elle l’entend. Vivre à sa manière auprès de sa fille Juliet et le reste de sa famille.  Rabbit Hayes est têtue et persévérante.  Le cancer n’a qu’à bien se tenir!  Mais vous l’aurez deviné, elle a un peu perdu la partie…

Les derniers jours de Rabbit Hayes est un roman que j’aurais voulu dévoré en un minimum de temps, mais il a fallu que je m’arrête, que je prenne une pause, que je lise autre chose.  Non pas parce que c’est lourd, mais parce que ce livre a fait revenir à la surface quelques souvenirs de ma propre expérience avec le cancer, le décès de ma mère après 22 mois de combat.  Lire ce roman, c’est repasser par toutes les étapes d’une mort éminente.  L’annonce aux proches, l’acceptation du deadline, la succession à régler, les funérailles à planifier et dans le cas de Rabbit, la garde de Juliet, sa fille de 12 ans. 

Oui, c’est tragique.  Oui, c’est triste, mais c’est un terme que plus fort que poignant que j’aurais voulu inclure dans ce billet.  Plus d’une fois, j’ai eu la boule dans la gorge.  Plus d’une fois, j’ai versé une larme.  Plus d’une fois, j’ai senti une pression dans la poitrine.  L’auteure a fait en sorte que je devienne presque une Hayes moi aussi, vivant avec autant d’émotions qu’eux le départ de Rabbit.

Ce n’est pas un roman si déprimant, c’est plutôt une balade down the memory lane pour Rabbit Hayes. Entourée de ses meilleurs amis, des parents formidables, de son frère adoré Davey et de sa grande sœur Grace, elle a eu une existence heureuse.  Les lecteurs ont donc droit à plusieurs bons épisodes de la vie de cette femme tellement positive, enjouée et épanouie.

Pas de surprise ici, on sait que le personnage meurt à la fin, mais Anna McPartlin a fait en sorte que cette fin soit une des plus belles et des plus romantiques… Vous trouvez cela étrange?  Je devrais peut-être vous dire que Rabbit a un jour vécu une histoire d’amour inoubliable qu’elle n’a jamais voulu lâcher… même à la fin de tout.

« - Quand le moment sera venu, Rabbit Hayes, tu lâcheras prise, et, en attendant, on est tous là pour toi, ma belle. »
 
Mention spéciale pour la couverture qui est une des plus belles de ma bibliothèque!  Très printanier comme on me l'a souligné ailleurs...
 
ISBN: 9782749141732

lundi 6 juin 2016

Farö, Marie-Christine Boyer.

Farö est l’histoire d’un homme qui s’est retiré du monde et qui, presque malgré lui, devra sortir de l’isolement dans lequel il a vécu pendant plusieurs années. Amorcé par une rencontre, le retour à la vie se fait progressivement et l’amène à faire un choix inattendu.

Marie-Christine Boyer signe ici un superbe premier roman dans lequel une Scandinavie imaginaire emprunte à l’atmosphère et aux couleurs des paysages maritimes d’Amérique du Nord. Au fil du récit, on rencontre des personnages porteurs d’une lumière diffuse. Les saisons passent au rythme des marées et des tempêtes qui transforment l’île et l’homme qui y vit.
 
Un roman qui m’a grandement fait penser à La mémoire des embruns de Karen Viggers ou encore à Une vie entre deux océans de M. L. Stedman.  Ce sont des romans qui exploitent merveilleusement bien les décors sculptés par les vents et les vagues qui frappent constamment les landes des îles d’où s’élèvent les phares sur les routes maritimes.  Les personnages sont souvent solitaires et romantiques car ils sont probablement les seuls à pouvoir apprécier à leur juste valeur cette beauté sauvage et ce calme permanent des zones inhabitées.

Farö ne fait pas exception à la règle.  Il préfère de loin l’isolation au mouvement de la ville.  Même s’il fait régulièrement la navette entre celle-ci et son antre de paix,  il ne remet pas en question ses choix… sauf peut-être lorsqu’il a apprend qu’il a une fille en ville.  D’ailleurs, l’auteure n’a pas trop mis l’emphase sur les émotions dans cette portion du roman où Farö découvre que Sakia est sa fille et vice-versa.  Elles sont à l’image du roman dans son ensemble.  Nous sommes dans un paysage hostile et froid.  Trop de chaleur humaine aurait perturbé l’équilibre en place depuis le début de l’histoire.

« L’arrivée de Sakia marquait la fin d’une longue période de jachère.  Il avait cessé de tourner en rond, de parcourir les mêmes sentiers.  Sakia le libérait peut-être de l’île. »

Farö est un roman d’introspection.  Celle d’un homme qui veut bien faire les choses.  Je l’imagine comme j’imagine les Vikings, fort et résistant mais doté d’un cœur tendre.  C’est un beau personnage.

Marie-Christine a écrit un type de littérature québécoise que j’apprécie énormément.  Celle qui me fait voyager en dehors de notre territoire à travers une plume envoûtante et bien de chez nous.
 
ISBN: 978-2-89741-069-8

vendredi 3 juin 2016

Quoi de neuf dans la PAL?

Ça ne se bouscule pas dans la boîte cette semaine et j'en suis bien heureuse!!


Il y en a qui patiente pour le Amélie Nothomb annuel (pas moi!), mais moi c'est Elin Hilderbrand que j'attends à chaque été! 
C'est un classique sur le blog, je vais une saucette sur la côte Est américaine à chaque fois.
Une romancière qui n'arrive plus à écrire et un éditeur qui s'impatiente...  J'adore déjà!


Cherche midi
De bonnes critiques du côté anglophone et une couverture magnifique, je n'essaie même pas de résister!  Un pitch tentant en plus...
Que savons-nous vraiment de nos enfants ?

BONNE FIN DE SEMAINE!

jeudi 2 juin 2016

Histoire de Charlot - Le théorie du filet mignon, Anne-Marie Quesnel.

Si je devais écrire l’histoire de ma vie, ce serait celle de mes deux désastres adorés. Ma première catastrophe ambulante s’appelle Céline et se trouve à être ma mère. Elle collectionne les déboires amoureux, mais croit avoir enfin trouvé l’homme de sa vie en la personne de Rémi, un adorateur des poissons rouges à la personnalité aussi beige plate que ses vêtements. Quant à ma seconde source de problèmes, elle se prénomme K-Tie. Que dire de cette amie d’enfance tourmentée par le départ de son père et l’existence d’une demi-sœur qu’on lui interdit de fréquenter ? K-Tie, ma belle K-Tie, arrête les tatouages, les piercings et les scarifications. J’ai compris le message et je vais t’aider. Mais laisse-moi un peu de temps, OK ? Parce qu’entre toi et ma mère, ça fait pas mal de dégâts à ramasser pour votre concierge préféré.
 
Charlot en a plein les bras avec sa meilleure amie qui souffre de ne pouvoir approcher sa demi-sœur et sa propre mère qui s’acharne à accumuler les pères de remplacement!  Le pauvre garçon en a la nausée sur une base quotidienne.  En plus de rêver à être branché en permanence à ses écouteurs pour écouter Led Zepplin au-delà des décibels permis, il se passionne pour le dessin et la paix intérieure que celui-ci lui procure.  Deux extrêmes!  Pas simple ce Charlot…

"C'en était trop.  Ma mère et K-Tie.  Les deux femmes de ma vie.  Les deux personnes que j'aimais le plus au monde.  Deux magnifiques désastres, et moi qui en avais marre d'être leur concierge et de ramasser leurs dégâts.  La boule de feu a grossi, j'ai serré mon poing droit de toutes mes forces et j'ai fessé dans le mur.  Si, si, le mur.  J'y ai même fait un trou.
#Ca.Fait.Mal !!!!!!!"

Charlot est un ado de 15 ans responsable, mais qui est confronté aux problématiques actuelles de la vie d'ado: drogues, père absent, premier amour, famille reconstruite, etc.  Il navigue à travers ses propres émotions et les frasques de ses deux femmes préférées avec un certain succès.  C'est un personnage qui réfléchit beaucoup avant d'agir (et qui manigance quelques revanches aussi!) et qui est un bel exemple pour les lecteurs qui liront ce roman.  L'auteure a beaucoup d'expérience auprès des jeunes et elle a bien réussi son coup pour insérer quelques petites lignes de conduite sans vraiment faire la leçon.  Anne-Marie Quesnel aborde des sujets sérieux avec une pointe d'humour.  J'ai moi-même été parfois surprise du contenu (rien de vilain ne vous inquiétez pas!) et à quelques reprises j'ai dû me ramener au fait que les jeunes de 12 ans et plus ne ressemblent en rien à ce que moi j'étais à cet âge.  À 15 ans, j'avais encore mes Barbies et ce roman m'a permis de me mettre aux goûts du jour en matière d'ados... Une lecture rentable dans mon cas!
 
«La collection CONQUÊTES représente lʼun des fonds les plus importants en littérature pour adolescents au Canada. Du roman dʼaventures au roman dʼamour en passant par le roman historique, CONQUÊTES propose aux jeunes de 12 ans et plus un éventail varié dʼœuvres romanesques incomparables.

Lʼexploitation des romans de la collection CONQUÊTES est appropriée aux premier et deuxième cycles du secondaire.»
 
Pour découvrir Anne-Marie Quesnel, c'est par ici.
 
Collection Conquêtes
ISBN: 978-2-89633-348-6                                

mardi 31 mai 2016

Parvana, une enfance en Afghanistan, Deborah Ellis.

Parvana, onze ans, habite avec sa famille à Kaboul, la capitale de l'Afghanistan. Ils vivent dans une seule pièce dans un immeuble d'appartements à moitié détruit par les bombardements. Son père, qui enseignait l'histoire avant que son école soit bombardée, a subi de graves blessures. Désormais, il travaille assis sur une couverture à même le sol du marché, où il lit des lettres aux gens qui ne savent ni lire ni écrire. Un jour, on l'arrête sous prétexte qu'il a fait des études à l'étranger. La famille de Parvana se retrouve sans personne pour gagner de l'argent ou même pour aller acheter de quoi manger. Alors que les conditions de vie de la famille se détériorent, une seule solution paraît possible. Puisque les filles n'ont pas le droit de travailler, Parvana devra se déguiser en garçon pour subvenir aux besoins de sa famille.
 
Le film animé 'Breadwinner', la version anglaise de Parvana: Une enfance en Afghanistan, réalisé par Angelina Jolie-Pitt et dirigé par Nora Twomey, sera diffusé en 2017.

Parvana est le premier tome d’une série de quatre romans destinés aux jeunes lecteurs et qui a pour thème la guerre en Afghanistan. Tous les droits de Parvana sont versés à Woman for Woman in Afghnaistan, une association qui soutient l’éducation aux jeunes filles dans des camps de réfugiés.  Deborah Ellis est reconnue pour son militantisme pour la paix et les droits des femmes.

Parvana, c’est l’histoire d’une jeune fille d’environ 10 ans qui habite à Kaboul avec sa famille.  Née de parents instruits, elle sait lire et écrire dans les deux langues principales du pays.  Tous les jours, elle accompagne son père au marché ou celui-ci lit ou écrit pour les illettrés de la ville.  Depuis qu’il a perdu une jambe dans un bombardement, c’est avec l’aide de sa fille qu’il peut se déplacer.  Hors, les filles sont interdites de circulation par les oppresseurs.  Elles ne peuvent sortir de chez elles que si elles sont vêtues d’une Burqa et qu’elles sont accompagnées d’un homme (ou d’une autorisation écrite de sortir par l’homme de la maison).  Chez Parvana, l’ainée est décédé dans cette terrible guerre et le seul autre garçon de la famille n’est encore qu’un bébé.  C’est donc à elle que revient l’entière prise de risque…  

Parvana est une jeune fille très courageuse qui fera tout son possible pour soutenir sa famille après l’arrestation de son père.  Cette enfant est un bel exemple de détermination!  C’est un personnage de roman très fort, mais la réalité n’est certainement pas très loin de la fiction.  Je suis convaincue que l’histoire de Parvana est tirée d’un fait vécu.

Parvana est un roman inoubliable parce qu’il nous rappelle le triste destin d’un pays qui n’en finit plus d’être assailli par les guerres.  Deborah Ellis a voulu mettre en lumière le courage et la débrouillardise d’un peuple étouffé à la recherche du moindre rayon de lumière et qui désire plus que tout retrouver une certaine stabilité dans cette tourmente insensée.

Définitivement, une lecture qui devrait être suggérée aux étudiants de niveau secondaire.

Les Éditions des Plaines
ISBN: 9782896114986