mercredi 23 décembre 2009

Zorro, Isabel Allende.

Qui est Diego de la Vega, alias Zorro, le justicier masqué que nous connaissons tous ?

Isabel Allende, avec l’humour qui la caractérise, nous emmène dans les coulisses de la légende. Né dans le sud de la Californie à la fin du XVIIIe siècle, Diego de la Vega est l’enfant de deux mondes. Son père, un gentilhomme espagnol, et sa ravissante mère à moitié indienne façonnent sa double personnalité. Formé au maniement de l’épée et initié aux rites de sa tribu, il embarque à quinze ans pour Barcelone où le maître d’armes Manuel Escalante parfait son éducation. Avec à ses côtés le fidèle Bernardo, Zorro retourne en Californie pour combattre les injustices.

Je n'avais qu'une seule crainte en lisant ce livre, c'était que l'image d'Antonio Banderas dans le personnage de Zorro me revienne continuellement à l'esprit. Heureusement, pas une seule fois je n'ai été tentée de comparer Diego de la Vega à cet acteur que je n'apprécie que très peu... Sinon, Isabel Allende est synonyme de valeur sûre ainsi que son héros, je n'avais rien à craindre de ce côté!

En fait, je dois vous dire que Zorro ne détient qu'une légère portion du roman et que c'est plutôt les dessous de Zorro (Diego!) qui prennent toute la place: ses origines, sa formation, ses accomplissements en temps que homme ordinaire, ses coups de coeur féminins et ses traversées d'océan périlleuses... Je m'attendais à un peu plus d'aventures romanesques, mais je n'ai pas vraiment été déçue par la découverte de l'homme qui se cache sous ce Justicier masqué.

Les éléments historiques de l'Amérique du 18ième et début 19ième siècle sont intéressants, car je ne vous cache pas qu'en étant fan des Austen et Brontë, j'étais plus instruite sur l'Angleterre de ces époques que sur les Amériques. C'est ce qui arrive lorsqu'on préfère faire ses devoirs d'anglais pendant les cours d'histoire! Je ne pourrai jamais rattraper ce manque à gagner...

Pour revenir au livre qui est une lecture commune avec Meria, je puis dire que je me suis totalement laissée embarquer par le talent de conteuse de madame Allende au point que j'ai bien envie de faire une petite tournée dans sa bibliographie. Noël approche... peut-être que le Père Noël a encore un peu de budget pour un tout petit livre de poche!


Objectif PAL # 26

dimanche 20 décembre 2009

L'actu sur moi...

La Recrue du 15 janvier est une auteure qui s'est mérité le prix Robert-Cliche du premier roman! Retrouvez Olivia Tapiero avec Les murs ici.

La lecture commune avec Meria est remise au 23 décembre, car contrairement à Zorro, je traîne de la patte! Ce sera ma dernière lecture commune pour cette année et j'ai été dans tous les temps pour les autres...

Le magasinage des Fêtes est loin d'être terminé, ce sera le sprint final cet après-midi, je me le jure... Sinon...

Le trousseau de bébé est à peu de choses près complété et la valise aussi... juste au cas où, je suis prudente...

Bon dimanche!

jeudi 17 décembre 2009

Connaissez-vous Santol?


C'est l'ambassadeur canin du Château Frontenac où nous avons séjourné la fin de semaine dernière! Il est charmant, affectueux et disponible pour les câlins et les balades. Une excellente idée, car il est adorable!

Pour plus d'infos à son sujet, c'est ici.

mardi 15 décembre 2009

La Recrue du 15 décembre: La femme fragment, Danielle Dumais.

Que doit-on à ses origines?

Élevée par un père aussi misanthrope que poète, Caroline voit sa vie basculer lorsqu'elle découvre la vérité sur sa mère et les raisons qui l'ont poussée à l'abandonner à sa naissance. Elle qui composait avec cette absence comme allant de soi est amenée à se poser des questions fondamentales sur sa façon d'être.

Quête identitaire au premier chef, cette histoire conjugue bellement les voix et les voies pour permettre à l'héroïne de se définir. A travers sa vie amoureuse, recoller les fragments d'un tout morcelé par la pression de l'éducation et de l'hérédité deviendra sa solution.

La femme fragment, c'est un scrapbooking riche en couleurs regroupant les images de tout ce qui entoure Caroline: son père âgé, ses amours décevants, son interminable quête maternelle, ses questionnements existentiels et son lourd quotidien.

Caroline est une jeune femme à moitié complète puisqu'elle n'a jamais connu sa mère et à travers le texte de Dumais, le trou béant que laisse ce détail se fait sentir à chaque chapitre. Caroline est instable et ceci viendra plus d'une fois lui chambouler la vie. Le bonheur ne dure jamais bien longtemps et même si tous ceux qui partagent sa route essaient de lui faciliter la tâche, il m'a semblé que celle-ci n'était jamais satisfaite!

"Si j'avais longtemps vécu à la remorque des plaisirs qu'offraient mes amours trop pressantes, mon manège intérieur s'était subitement arrêté et, avec lui, la musique de mes jours. J'étais le pivot de ce carrousel et pour la première fois de mon existence, rien n'allait plus." (p.221)

Ce qui m'a plu par-dessus tout dans ce roman se retrouve dans la structure en parallèle. C'est une brillante idée d'avoir alterné entre les pensées de Caroline et celles de ceux qui viennent tout juste de faire quelques pas en sa compagnie. Comme si chacun partageait son journal intime et c'est souvent la curiosité de connaître les deux côtés de la médaille qui m'ont fait avancer d'une page à l'autre. Car, je dois l'admettre, c'est un peu trop long et on en a parfois assez de ce personnage ambigu. Si Rachel, la mère, avait pris un peu plus de place dans cette histoire, sans toujours être un fantôme, la vigueur de ce roman aurait été autre...

Même si l'année 2009-2010 de La Recrue ne fait que commencer, je suis assez certaine pour pouvoir avancer la thèse que ce roman figurera dans mon top 3 de l'année!

Objectif PAL # 25

lundi 14 décembre 2009

Les pêcheurs de coquillages, Rosamunde Pilcher.

"Les Pêcheurs de coquillages". Tel est le titre d'un tableau de Lawrence Stern, peintre victorien, dont a hérité sa fille, Pénélope Keeling. au crépuscule de sa vie, celle-ci s'est retirée dans son cottage.

Bientôt l'œuvre, dont la cote ne cesse de monter, va perturber sa retraite paisible en suscitant la convoitise de certains de ses proches. Témoin des affrontements qui opposent Olivia, Nancy et Noël, Pénélope découvre le vrai visage de ses trois enfants. Ce regain d'intérêt pour le tableau provoque aussi chez elle un retour sur son passé : sa jeunesse bohème, sa rencontre avec Ambroise, son futur mari, puis avec Richard... La vie de la digne vieille dame révèle alors petit à petit des secrets insoupçonnés.

La vieille dame en question, Pénélope Stern, n'a que 64 ans... le quatrième de couverture exagère un peu! Elle n'est pas très coquette, elle aime son jardin, cuisiner, se faire un feu de foyer et rêver à son retour en Cornouailles où elle a grandit. Deux de ses trois enfants sont odieux, quant à la troisième (Olivia), c'est bien parce qu'elle ne manque de rien qu'elle ne désire plus encaisser la fortune familiale! Nous sommes bien chez les anglais, les effluves d'agneau rôti à la sauce à la menthe, le thé et le whisky reviennent nous parfumer le nez à plus d'une occasion.

L'écriture de Rosamunde Pilcher a quelque chose de commun, elle est parfois prévisible dans ses événements et elle m'a souvent fait rire par son côté fleur bleue qui, je dois l'admettre, se couvre de ridicule dans certaines phrases. Un livre entre Danielle Steel et quelque de chose de plus consistant. Je n'ai pas détesté, mais je ne sais pas si j'aurais l'envie de lire tous les autres qui viennent après... Il faut dire que l'écrivaine a connu un succès très tardif (née dans les années 30, ce livre a été publié en 1988) et je ne suis pas certaine que son texte soit aussi moderne qu'on le voudrait. Est-ce que le problème relève plus de la culture ou de l'âge de l'auteure, je ne saurais dire, mais il y a quelque chose qui cloche pour moi... Sinon, le rythme est bon, il se passe "des choses" et une fois qu'on réussit à faire abstraction des extraits nunuches, on passe un bon moment...

Objectif PAL #24

dimanche 13 décembre 2009

6 ans déjà... les noces de chypre!

Mais qu'est-ce que le chypre?

Le chypre ou cypre est une base de parfum dont l'une des composantes est extraite d'une mousse qui pousse sur le chêne.

14 ans 1/2 de vie commune dont 6 années en tant que mari et femme, tout va bien, je signe un autre bail de couple tout de suite s'il le faut! :o)

À moi pour toujours, Laura Kasischke.

" A moi pour toujours " : tel est le billet anonyme que trouve Sherry Seymour dans son casier de professeur à l'université un jour de Saint-Valentin.Elle est d'abord flattée par ce message qui tombe à point nommé dans son existence un peu morne. Mais cet admirateur secret obsède Sherry. Une situation d'autant plus troublante qu'elle est alimentée par le double jeu de son mari. Sherry perd vite le contrôle de sa vie, dont l'équilibre n'était qu'apparent, et la tension monte jusqu'à l'irréparable. Laura Kasischke peint avec talent une réalité américaine dans laquelle tout, y compris le désir, semble bien ordonné.

Sherry Seymour a un mari très porté sur les fantasmes au point d'entraîner sa pauvre femme dans une aventure plutôt bizarre avec cet amant qu'elle croit être l'auteur des lettres anonymes déposées dans son casier d'enseignante... Si le dénouement se précipite dans les dernières pages, l'auteure prend la peine de nous bercer tout au long des 350 premières pages avec une histoire qui se tient incluant un léger suspense et quelques petites histoires à nous faire rougir (pas autant que Marie Gray!). Ce n'est pas mauvais, mais pas extraordinaire non plus. En tout cas, pas au point d'en dire qu'il doit absolument être lu et pas au point de vouloir à tout prix lire autre chose de cette écrivaine... C'est une lecture commune avec Sylire.

Objectif PAL #23

vendredi 11 décembre 2009

Party de Noël No.1

Antonio est président du club social de l'entreprise où il travaille. À chaque année, il essaie d'innover et de faire de cette fête un événement particulier. Je ne suis jamais déçue de ses choix et je ne pense pas que cette année fera exception à la règle, car (roulement de tambour svp) ce soir nous sommes invités au mythique Château Frontenac dans la Vieille Capitale (désolée M'sieur le maire de Québec, je sais que vous essayez de changer ce vieil attribut à coup de milliers de $$$...!)





Profitant de nos derniers moments en tant que couple sans enfant, libre de tout depuis les 15 dernières années, nous nous la jouons très gros ce soir... Nous y avons retenu une chambre et nous y prendrons le brunch du samedi demain matin!!

Pour ceux qui se demandent pourquoi j'ai inclus le libellé Voyage dans la liste au bas de ce billet quand ils savent que j'habite à 10 minutes de là, et bien je dois vous dire que faire sa valise pour un long voyage ou une petite sortie comme celle-ci procure le même feeling! Ce soir, j'aurai oublié les soucis du billet précédent, j'aurai un peignoir blanc bien épais, une salle de bain charmante et l'impression d'être une star (enceinte!), ça n'a pas de prix!

À bientôt...

jeudi 10 décembre 2009

Disparition n'est pas le mot juste... mais...

Les cadeaux de Noël ne sont pas achetés...
La poussette, siège d'auto, parc et balançoire (et plein d'autres trucs!) ne sont pas achetés...
Robe de chambre, pyjama, pichous (et much more!) pour l'hôpital ne sont pas achetés...

Les vêtements et couvertures de bébé ne sont pas lavés et classés par ordre de grandeur...

Les partys de Noël commencent vendredi...

On a acheté une maison...
On a acheté une voiture neuve...
Il faut négocier les assurances pour couvrir tout cela...
Il faut penser à la nouvelle déco, réno, pas si rigolo...

Mon remplaçant au travail quitte pour un autre poste, on me demande de quitter mon retrait préventif pour revenir au travail... No way! (Respire par le nez Jules!)

Je ne suis pas disparue, mais je suis bien trop occupée (ou endormie!) pour être ici autant que je le voudrais...

lundi 7 décembre 2009

Un baby shower, c'est...

... une fête pour bébé à venir! Un genre d'enterrement de vie de fille pour devenir maman... Antonio (un mari merveilleux, n'est-ce pas!) avait invité cousines, amies, belle-soeur, voisines... que des femmes et pour la plupart, des mamans d'expérience qui avaient plus d'un conseil à me refiler (visiblement) à travers certains cadeaux soigneusement chosis!

Un petit lunch avait été commandé. Également, un joli gâteau bleu avec nounours avait été confectionné pour terminer le shower (qu'on a oublié de prendre en photo sans papa et maman en train de le couper! ZUT!)

Il y avait un livre des invités où chacune avait la chance d'écrire un petit mot pour nous ou pour bébé... Pas de photo non plus, j'ai l'impression que j'ai raté plein de trucs tellement la maison était pleine...





Finalement, ce n'était pas Noël, mais tout comme, puisque j'ai été trop gâtée au point de ne plus savoir où déposer tout cela... Alors, toutes celles qui ne connaissent pas cette tradition américane du baby shower, avouez que c'est une belle surprise à recevoir, surtout quand on ne s'y attend pas du tout, du tout! Même si Antonio m'avait avertie quelques jours avant pour ne pas me faire faire un accouchement prématuré en ouvrant la porte à toutes ces invitées, jusqu'à la dernière minute je n'avais aucune idée de qui serait là et combien. Des gens de Montréal, de Sherbrooke, des courriels touchants, des miracles de Facebook ( qui a certains bon côtés finalement!) et beaucoup d'amitié et d'amour au travers tout cela... Finalement, je souhaite ce genre d'événement à toutes les futures mamans! On reste longtemps sur son nuage après... Encore un gros merci à celles qui passent par ici de temps en temps.

dimanche 6 décembre 2009

Future maman récupère...

297 billets se sont accumulés dans mon Google Reader
47 photos à trier de ma journée d'hier pour vous montrer... un peu
1 dimanche pour se remettre d'un méga baby shower le samedi
3 tonnes de cadeaux à ranger

Demain, je devrais être en mesure de vous en dire plus long...

samedi 5 décembre 2009

Agnes Grey, Anne Brontë.

First published in a volume that also contained her sister's Wuthering Heights, Brontë's daring first novel was hailed as "the most perfect prose narrative in English literature" by famed Irish novelist George Moore. Originally quite scandalous and drawing from the author's own troubled life, this biting social commentary exposes the hardships of a governess's life.Reprint of the Thomas Cautley Newby, London, 1847 edition.

Cet automne, les lectures communes s'enchaînent et cette fois-ci, c'est Pimpi et Karine qui se prêtent au jeu! Comme dans tous les romans de cette époque, les jeunes filles moins aisées se transforment en gouvernantes pour contribuer à la richesse familiale et pour finir, épousent un membre du clergé qui bénificie d'un salaire convenable sans toutefois être très à l'aise... On connaît le patron, les enfants de bonnes familles sont parfois de petits monstres, la gouvernante une "sainte" respectueuse et les parents de cette progéniture peu intéressés par leurs défauts. Ces jeunes femmes souffrent en silence en attendant le prince charmant et en échangeant une correspondance volumineuse avec leur famille laissée derrière. Rien de neuf, tout est dans le traitement de la chose. Malheureusement, je ne puis dire que cette Brontë ait le talent des autres frangines pour enflammer son lectorat. Le rythme est lent, la passion ne se fait point sentir et il est possible de se lasser rapidement des longues balades dans les parcs où elles espèrent croiser l'âme soeur... Agnes est un personnage ennuyant et mou, rien de moins! Donc, je suis mi figue, mi raisin en ce qui concerne ce roman et je ne peux vraiment pas l'élever au même rang que Jane Eyre! Désolée pour ma violente franchise et si je n'ai pas su apprécier tous les clichés que contient cette oeuvre...

Objectif PAL #22

vendredi 4 décembre 2009

Il n'aura fallu que quelques jours...


...pour que Madame se sente très à l'aise dans la couchette! Ça promet...

jeudi 3 décembre 2009

La Recrue de décembre répond à nos questions...

Danielle Dumais, notre Recrue de décembre a bien répondu à quelques questions sur le site de La Recrue. C'est une bonne initiative d'une des membres de La Recrue, car elle permet de connaître un peu mieux l'auteur et de comprendre d'où cette personne est partie pour en arriver à être publiée pour la première fois...