jeudi 30 août 2018

Toute la vérité, Karen Cleveland.

À la poursuite d’une cellule dormante d’agents russes sur le sol américain, une analyste de la CIA découvre un dangereux secret qui mettra sa loyauté envers l’Agence – et envers sa famille – à rude épreuve.
 
Vivian Miller est une analyste du contre-renseignement de la CIA, très attachée à son métier. On lui confie la mission de démasquer les chefs d’une cellule d’agents dormants russes aux États-Unis. Visant une promotion dont elle a un besoin urgent, elle a mis au point un système permettant d’identifier des agents russes, des individus d’apparence ordinaire, qui existent et se déplacent au grand jour.
 
Après avoir accédé à l’ordinateur d’un probable agent de Moscou, Vivian tombe sur un dossier secret concernant des agents sous couverture à l’intérieur du territoire américain. En quelques clics, tout ce qui compte à ses yeux – sa profession, son mari, et même ses quatre enfants – se trouve menacé.
Elle a prêté officiellement serment de « défendre son pays contre tous ses ennemis, intérieurs ou de l’étranger ». Mais, à présent, elle est confrontée à des choix insurmontables. Déchirée entre loyauté et divulgation de secrets, allégeance et trahison, amour et suspicion, à qui peut-elle se fier ?
Dans toutes mes lectures annuelles, je compte très peu de thrillers et je ne saurais vous dire pourquoi.  Parce que je suis peureuse de nature?  Parce que je n’aime pas être angoissée? Parce que je n’aime pas la violence et le sang?  Probablement…  Heureusement, pas de violence et de sang ici, mais un niveau de stress assez élevé qui dépasse de loin ce que je peux retrouver dans mes lectures habituelles.  Je pense que je suis en train de devenir accro au genre! 
 
Parce qu’il y a des enfants impliqués dans cette intrigue, j’ai souvent refermé le livre parce que cela dépassait mes limites de confort.  Je ne veux en rien brûler les punchs de ce roman, mais je vous dirais que Vivian a dû faire des choix difficiles pour protéger sa famille. Dans une entrevue donnée par l’auteure, je l’ai entendue dire qu’elle n’aurait pas fait les mêmes choix que son personnage dans certaines situations et je me suis moi-même souvent arrêtée pour me demander ce que moi j’aurais fait. Lorsque vous avez quatre enfants avec un homme qui soudainement n’est plus celui que vous connaissiez le jour d’avant, que faites-vous?  Vivian prend de gros risques pour sa carrière et c’est avec l’arme au poing qu’elle ne se laisse pas intimider.  Le rythme est palpitant et l’histoire qui se déroule en quelques jours défilent à toute vitesse!
 
Un très bon thriller! Très convaincant pour une « non adepte » du genre. J’ai d’ailleurs une collègue qui n’a pas encore terminé sa lecture et j’ai très hâte d’en discuter avec elle. Donc, un roman captivant non pas sans effets!

Robert Laffont
ISBN: 978-9782221214947

mercredi 29 août 2018

Chère Mrs.Bird, AJ Pearce.

Londres, 1941.
À vingt-quatre ans, Emmy n’a qu’un rêve : devenir reporter de guerre. Un rêve qui semble sur le point de se réaliser lorsque la jeune femme décroche un poste au London Evening Chronicles. Enfin, Emmy va pouvoir entrer dans le vif du sujet, partir sur le front, se faire un nom au fil de la plume ! Las, c’est un poste d’assistante à la rédaction du magazine féminin Women’s Day qui lui est offert.
La mission d’Emmy : répondre aux courriers des lectrices adressés à Mrs Bird, la rédactrice en chef du journal. Mais attention, la terrifiante Mrs Bird est très stricte, et seules les demandes les plus vertueuses se verront offrir une réponse expéditive dans le poussiéreux journal. Un cas de conscience pour la jeune journaliste qui refuse de laisser ses concitoyennes en mal d’amour et de soutien amical, errer dans les limbes en raison du diktat imposé par une vieille conservatrice bon  teint. Et Emmy a un plan pour outrepasser l’autorité de Mrs Bird…
Alors que la ville sombre peu à peu sous les bombes, Emmy va mettre sa carrière en jeu pour venir en aide aux femmes restées seules à l’arrière. L’heure de la résistance féminine a sonné !
Il y a bien longtemps que j’ai cessé de lire des romans sur la guerre, mais celui-ci avait tellement reçu de bons commentaires que je ne pouvais pas passer à côté!  D’abord parce que la couverture est super jolie et puis parce que des histoires de jeunes femmes déterminées, j’adore!
 
Emmeline Lake rêve peut-être de devenir reporter de guerre, mais une annonce dans le journal la placera ailleurs dans le monde de la presse.  Avec une détermination féroce et un sens de l’empathie très développés, elle ne compte pas s’arrêter aux tâches qui lui sont données!  Elles occupent deux emplois dont un dans une caserne de pompiers et habite Londres en temps de guerre, c’est donc dire que les risques ne lui font pas du tout peur… Malgré tout son courage et sa force intérieure, elle ne contrôle pas tout et la vie se retourne malheureusement contre elle.  On se ronge un peu les ongles de stress à certains moments, mais dans l’ensemble, c’est un roman léger et divertissant.  C’est surtout l’histoire d’une belle amitié à toute épreuve.
 
L’idée de ce roman est qui est tirée d’un magazine publié pendant la deuxième guerre mondiale dans lequel une rubrique (assez limitée dans les sujets!) répondait aux questions des lectrices.  L’auteure collectionne la presse de cette époque, c’est donc une période de l’histoire qui lui est assez familière et cela ajoute beaucoup au roman.  C’est un premier roman pour AJ Pearce et c’est garanti que je lirai les prochains s’il y a…
Belfond
ISBN: 9782714478047

dimanche 19 août 2018

Les anges et tous les saints, J.Courtney Sullivan.

« J’aimerais lire, cette année, un roman aussi fort sur la famille mais je ne crois pas en trouver. » Richard Russo.
“L’un des dix meilleurs livres de l’année. Un chef-d’œuvre d’intelligence.” The Washington Post

Dans les années 1950, Nora et Theresa Flynn, âgées de 17 et 21 ans, quittent leur village d’Irlande pour vivre à Boston, aux USA. Nora est la sœur raisonnable et Theresa vit cet exil comme une chance d’émancipation. La grossesse de cette dernière modifie en profondeur la vie des deux jeunes filles.
50 ans plus tard, une mort soudaine rapproche Nora et Theresa. Elles devront affronter les choix faits dans le passé et qui resurgissent soudain. 
 
Le retour de J. Courtney Sullivan après le succès des Débutantes, de Maine et des Liens du mariage avec une roman impressionnant de maîtrise narrative et de sensibilité. 
 
Il y a plus d’une semaine que j’ai terminé ce roman et je ne sais toujours pas comment vous en parler!  Je me rappelle avoir lu Maine de l’auteure et je me souviens aussi que bien qu’il n’avait pas été le livre de l’année pour moi, j’avais beaucoup aimé ses personnages féminins très déterminés! Et c’est un peu cela que j’ai retrouvé avec Nora une jeune irlandaise qui émigre aux États-Unis avec sa petite sœur dans les années 50.
 
Ce roman aborde tellement de sujets : amour maternel, croyances religieuses, homosexualité, adoption, discorde familiale, immigration, coutumes et veuvage pour n’en nommer que quelques-uns.  À travers un petit chapelet de personnages, l’auteure nous fait le portrait de la situation de la femme dans ces années  où la virginité était de mise et où toutes contrevenantes finissaient leur grossesse cachées et honteuses chez les religieuses!  C’est un roman sur le sacrifice, sur la force des liens familiaux et sur l’importance du bien paraître dans une bonne famille.  Nora est au centre de tout le roman qui s’étend sur plus de cinquante ans, elle est le pilier de cette famille aux horizons diversifiés et plus modernes de tout ce qu’elle a pu connaître dans sa propre jeunesse... C'est une femme froide qui mène sa barque sans se laisser entraver par la vie.  J’aime ce genre de personnage, car je suis toujours dans l’attente de voir à quel moment ils finissent par flancher! 
 
Les histoires de J Courtney Sullivan sont dépourvues de sensations fortes, mais vous trouverez votre bonheur si vous aimez les histoires de famille jamais simples!  Sans être une toile d’araignée qui s’étire sans fin, chaque personnage a son petits lots de soucis, mais tous plausibles sans jamais avoir l’impression que le sort s’abat toujours sur les mêmes! C’est juste que la vie, c’est la vie et qu’il faut traverser le pont lorsqu’on y arrive… et Nora rame souvent très fort pour ne pas couler!
 

samedi 11 août 2018

Ce qui reste de nous, Jill Santopolo.

Alors que les tours du World Trade Center s’effondrent sous leurs yeux, Gabe et Lucy se rencontrent pour la première fois.

 Leur attirance est immédiate, comme une force irrésistible.
Ce n’est pourtant qu’un an plus tard qu’ils se revoient et plongent cette fois-ci dans un amour qui dépasse tout ce qu’ils ont connu. Ils vivent, respirent, pensent à deux.

 Mais l’intensité de leur relation les amène aussi à s’interroger sur d’autres désirs profonds : tous deux veulent que leur vie ait un sens, une résonance, une valeur à la hauteur de leurs sentiments. Face à cette exigence, Lucy et Gabe vont devoir faire des choix, prendre des risques, avec l’espoir d’accorder leurs rêves à la réalité.

 Alors qu’ils assouvissent chacun leurs ambitions, leurs vies se croisent puis se perdent pendant près de treize années, jusqu’à ce qu’un nouvel événement les confronte à cette question : quelle place souhaitent-ils véritablement accorder à leur amour ?
 
Dès les premiers chapitres, on comprend que Lucy parle à Gabe, son premier amour, son plus grand amour. Elle relate les débuts de leur relation et la fin de celle-ci.  Entre les deux, ils ont été passionnés, fous et instables.  Deux personnalités aussi fortes sont souvent vouées à faire quelques flammèches de temps en temps! Gabe a choisi son métier de photographe de guerre et Lucy s'est reconstruite auprès de Darren.  Sur une base générale, elle compare les deux hommes et la force de son amour pour chacun.  Même si Darren n'est pas Gabe, c'est un homme bon et Lucy s'autorise à dire qu'elle l'aime, mais d'un amour différent.  C'est une femme de carrière dans le monde de la télévision et Darren ne semble pas réaliser l'ampleur de son dévouement lorsqu'il lui demande de rester à la maison avec leur premier enfant.  Le réflexe de Lucy est de se demander si Gabe aurait oser lui suggérer cela... probablement pas.  Bref, elle oscille toujours entre les deux mêmes si Gabe ne fait que quelques apparitions dans la vie de Lucy au fil des années.

C'est un roman sur l'amour et la force de celui-ci.  Peut-il s'effacer avec le temps?  Peut-on connaître le grand amour plus d'une fois? 

J'ai donné 5 étoiles à ce livre sur Goodreads et c'est rare!  C'est un roman intense sur un sentiment mile fois exploité, mais j'ai beaucoup aimé le traitement ici.  L'auteure nous réserve une grande surprise à la fin et je ne vous cacherai pas que j'ai pleuré en refermant le roman.  Pour une femme qui évolue dans le monde de l'édition jeunesse, je trouve que sa plume pour le lectorat adulte n'a rien à envier à personne.  C'est un roman magnifique et très prenant, vraiment!
 
ISBN: 9782265117372

jeudi 9 août 2018

Le premier jour du reste de ma vie, Virginie Grimaldi.

Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari  : décoration de l’appartement, gâteaux, invités… Tout, y compris une surprise  : à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris «  un aller simple pour ailleurs  ». Pour elle, c’est maintenant que tout commence. Vivre, enfin.
Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière pour faire le tour du monde. À bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois loufoques, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par ce voyage au bout du monde.
 
J’étais en plein milieu d’un roman un peu lourd dont je vous parlerai plus tard lorsque j’ai eu envie d’un peu plus de légèreté.  Avec son dernier roman Il est grand temps de rallumer les étoiles, je suis tombée sur quelques articles de blogs qui recensaient le talent de Virginie Grimaldi  Je me suis dit qu’il était grand temps de la découvrir moi aussi et j’ai comme elle n’avait qu’une poignée de romans, j’ai saisi l’occasion de commencer avec son tout premier Le premier jour du reste de ma vie.
 
Marie et Rodolphe ont tout juste 40 ans lorsqu’ils se rendent à l’évidence, ils vivent comme des vieux!  Marie veut changer les choses et réserve une grande surprise à Rodolphe pour son anniversaire.  De son côté, lui n’a pas envie de rentrer à la maison.  Il sait que Marie lui a préparé une surprise, mais il ne se doute pas qu’elle changera sa vie!  Disons qu’elle n’a pas lésiné sur les moyens…
 
C’est drôle, c’est frivole, c’est ensoleillé, c’est gourmand, c’est amical, c’est passionné, c’est le roman parfait pour un bord de piscine!  Je l’ai lu en une seule journée avec le sourire pas mal tout le temps collé au visage.  On y fait le tour du monde et beaucoup d’introspection, mais c’est surtout une belle histoire d’amitié féminine.
 
Une très belle découverte qui m’a donné envie de poursuivre avec le prochain Tu comprendras quand tu seras plus grande qui donne dans un tout autre registre mais qui sera certainement tout aussi touchant que le précédent d’après les commentaires lus.
 
ISBN: 9782253098461

vendredi 3 août 2018

Les jours de ton absence, Rosie Walsh.

Lorsque Sarah rencontre Eddie, son monde bascule. Ils sont faits l’un pour l’autre, elle en est certaine. Les jours qu’ils passent ensemble ressemblent à un rêve et Sarah a le sentiment que sa vie débute enfin. Quand Eddie, également fou amoureux, part à contrecœur pour un voyage prévu de longue date, tous deux se quittent en sachant qu’ils se reverront très vite.
Pourtant, quelques jours plus tard, Eddie n’a toujours pas donné de signe de vie. Le portable de Sarah reste désespérément muet. Refusant d’écouter ses amis qui lui conseillent de passer à autre chose, Sarah met tout en œuvre pour comprendre la raison de ce silence.
Elle ne sait pas encore que l'explication qui se dessine peu à peu la bouleversera au plus profond de son être. Une chose qu'elle ne peut maîtriser les sépare irrémédiablement, la seule qu'ils n'ont pas partagée : la vérité.
 
J’avais envie de vous faire un beau billet détaillé sur ce roman, mais je l’ai effacé.  Pas que je veuille que vous preniez ce court commentaire comme du cash, mais c’est un roman d’amour avec quelques rebondissements qui m’a beaucoup plu. Parfait dans la catégorie « lecture d’été », il nous trimbale entre la campagne anglaise bucolique et la chaleur écrasante de Los Angeles. On voyage à peu de frais!
 
Sarah et Eddie ont vécu une semaine de rêve, mais le destin les sépare sans vouloir les recoller… Et c’est cela le nerf de la guerre du roman : POURQUOI?  De belles surprises, de bons moments, beaucoup de frustrations, des interrogations... Je suis passée au travers du roman à une vitesse folle parce que je voulais vraiment connaître la fin! Pas déçue du tout, mon p’tit cœur est satisfait de la tournure des événements. Le genre de roman que vous refermez avec un « Hoooonnnnn, c’est ben cute! » Mais n’allez pas vous méprendre, ce roman n’est pas tout sucre et miel, il contient quand même une petite portion dramatique… de quoi lui donner un peu de tonus!
 
ISBN: 9782365693530

mercredi 1 août 2018

La fille du roi des marais, Karen Dionne.

Enfin, Helena a la vie qu’elle mérite  ! Un mari aimant, deux ravissantes petites filles, un travail qui occupe ses journées. Mais quand un détenu s’évade d’une prison de sa région, elle mesure son erreur  : comment a-t-elle pu croire qu’elle pourrait tirer un trait sur son douloureux passé  ?
Car Helena a un secret  : elle est l’enfant du viol. Sa mère, kidnappée adolescente, a été retenue prisonnière dans une cabane cachée au fond des marais du Michigan, sans électricité, sans chauffage, sans eau courante. Née deux ans plus tard, Helena aimait cette enfance de sauvageonne. Et même si son père était parfois brutal, elle l’aimait aussi… jusqu’à ce qu’elle découvre toute sa cruauté.

Vingt ans après, elle a enfoui ses souvenirs si profondément que même son mari ignore la vérité. Mais aujourd’hui son père a tué deux gardiens de prison et s’est volatilisé dans les marais, une zone qu’il connaît mieux que personne. Malgré la chasse à l’homme lancée par les autorités, Helena sait que la police n’a aucune chance de l’arrêter. Parce qu’elle a été son élève, la seule personne capable de retrouver cet expert en survie, que la presse a surnommé Le Roi des Marais, c'est sa fille.
 
Helena a grandi dans les marais.  Son père a enlevé sa mère lorsqu’elle avait 14 ans pour la faire vivre auprès de lui dans une région éloignée du Michigan.  Dans les marais, Helena est élevée à la dur auprès d’un père prêt à la faire souffrir pour son éducation.  Au début du roman, nous retrouvons donc cette jeune femme qui est maintenant mère de famille. Avec son conjoint Stephen, ils ont deux petites filles.  Tous ignorent son passé et ne connaissent rien de cet homme méchant et égocentrique qu'est son père… jusqu’au jour où il refait surface.  Et là, je vous dis, la tension monte d’un cran!  Helena n’a rien oublié de son éducation en pleine forêt et c’est avec agilité qu’elle traque cet homme dangereux afin qu’il ne s’approche pas de sa famille.
 
Si vous êtes claustrophobes, oubliez ce roman.  Pratiquement tout le long du livre, nous sommes plongés en pleine forêt et dans les marais.  On y apprend beaucoup de choses sur le milieu, la chasse et la culture des Amérindiens.  Oubliez les balades en ville, sortez plutôt vos fusils de chasse et votre huile à mouche! Ici, pas d’électricité et pas de réseau.  Les journées sont remplies de corvées autour de la cabane.  Ramassage de petits fruits, tournée des collets pour le petit gibier, couture pour l’hiver, on y vit comme au 19ieme siècle.  Oubliez aussi votre douche quotidienne et vos repas équilibrés.  Quand il n’y a plus de sel, il n’y a plus de sel et quand c’est un ours qui se présente sur votre perron, il y a de fortes chances qu’il se retrouve dans votre assiette! Ce qui m’étonne de ce roman, c’est que j’aurais pensé qu’il aurait été écrit par un chasseur d’expérience, mais il s’agit plutôt d’une femme d’un certain âge qui en est l’auteure.  Je suis impressionnée, vraiment! Après avoir lu un roman dans les rues de New York, celui-ci dépayse pas mal!
 
J’ai beaucoup aimé ce thriller psychologique car même si cet homme a été accusé d’enlèvement et de viol, il demeure un père pour Helena qui a beaucoup appris auprès de lui.  Ignorant la nature de la relation entre son père et sa mère, celle-ci est constamment partagée entre le respect et la haine pour cet homme qui n’est pas toujours doux avec elle.  Jusqu’à la fin du roman, elle est tiraillée et cela ajoute beaucoup au suspense!
 
J’avais lu beaucoup de bons commentaires sur ce roman et je ne suis pas du tout déçue!
 

ISBN: 9782709659215

dimanche 29 juillet 2018

Sauveur et fils -Saison 4, Marie-Aude Murail.

Je me garde une marge de surprise dans l'écriture de mes romans. Sauveur laisse ses patients raconter des histoires qui ne sont pas celles que le lecteur attend. Ni moi non plus. En ouvrant la porte de la salle d'attente, je ne savais pas ce que contenait le gros sac en skaï que madame Naciri serre précieusement contre son coeur. Je ne me doutais pas que Jean-Jacques, l'hikikomori de 23 ans, finirait par sortir de sa chambre pour aller dans un café- philo, je ne pensais pas qu'Ella-Elliot, mon apprenti écrivain, mi-fille, mi-garçon, finirait par tant me ressembler. C'est tout le plaisir qu'il y a d'être à l'écoute... de ses personnages. Quant à Sauveur, j'ignorais ce qu'il adviendrait de sa vie privée. J'ai hésité comme lui-même, faisant avec Louise deux pas en avant, un pas en arrière. Peut-on parier sur un nouvel amour et reconstruire une famille après un drame intime ?
 
Dans ce quatrième tome de la série, on retrouve bien sûr Sauveur et son entourage, mais c’est aussi le moment d’avoir un aperçu du destin de chacun.  Le passé de Sauveur refait surface, mais cela ne l’empêche pas de regarder vers l’avenir avec Louise.  Ils forment maintenant un couple solide et ensemble ils affrontent la tempête qui semble toujours entrer par la porte de la maison de Sauveur plutôt que par son cabinet!  Il a un grand cœur, mais accueillir tous les oiseaux ayant une patte cassée n’est pas sans conséquences pour tout le reste de la famille…  La bisbille et les insatisfactions sont encore au rendez-vous dans ce roman et c’est ce qui en fait une série proche de la réalité, proche de nous.  L’auteure a une plume assez sarcastique et franchement drôle. J’ai aimé les références aux livres précédents et l’ensemble de la série.  Les thèmes que Marie-Aude Murail aborde sont d’actualité (familles reconstituées, identité sexuelle, etc.) et je pense que le lecteur adolescent ou adulte saura trouver son compte au niveau du divertissement mais également au niveau des messages véhiculés dans chaque volet de la série. Cela ne remplacera jamais une bonne thérapie, mais pendant qu’on rit on ne pense pas à autre chose alors je vous la prescris immédiatement! Je ne sais pas si ce quatrième tome met un point final à la série, mais je serais ravie de connaître la suite car Sauveur et Louise ont quelques projets dans le fourneau qui m’intéressent… 
 
Dans un autre registre, Miss Charity est sur ma pile à lire depuis des siècles et je ne doute pas une seconde que j’aimerai après avoir lu ces quatre romans de l’auteure.  

Mes billets: Saison 1, Saison 2, Saison 3.

13 ans et +
École des Loisirs
ISBN: 9782211235600

mercredi 25 juillet 2018

La fille de Brooklyn, Guillaume Musso.

Je me souviens très bien de cet instant. Nous étions face à la mer. L’horizon scintillait. C’est là qu’Anna m’a demandé :

« Si j’avais commis le pire,
m’aimerais-tu malgré tout ? »

Vous auriez répondu quoi, vous ?
Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l’aimerais quoi qu’elle ait pu faire. Du moins, c’est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d’une main fébrile, et m’a tendu une photo.
- C’est moi qui ai fait ça.
Abasourdi, j’ai contemplé son secret et j’ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours.

Je n'ai jamais lu Guillaume Musso.  Même si le Monsieur vend des millions de copies, j'ai toujours été sceptique!  Partie en vacances en Tunisie au début du mois de juillet, c'est le livre de poche que j'avais choisi de mettre dans ma valise. Il m'avait été envoyé en service de presse et je me disais qu'il était temps que je le lise, mais je ne lis pas en vacances, surtout quand je visite la belle-famille. Ce n'était donc pas un roman très menaçant! Disons qu'il était là pour la forme avec mes bonnes intentions.  Mais un matin, j'ai voulu faire un post rigolo sur Instagram en affichant une photo du livre face à des palmiers en disant que "La fille de Québec lit La fille de Brooklyn en Tunisie!" et j'ai ouvert le livre... Guillaume Musso m'a accrochée en moins de deux.  Entre France et New York pas le temps de s'ennuyer; des personnages rapidement mis en place; un suspense à tout casser et une histoire passionnante, j'ai finalement changé d'avis sur cet auteur à succès!  Sans compter que la fin de ce roman est épatante (sérieusement, je ne l'ai jamais vue venir!) et les derniers paragraphes font foi d'un auteur de grand talent. Une fin poétique et extrêmement touchante.  Inutile de préciser que je mets tout de suite à la recherche de ses autres romans, je crois que j'ai maintenant beaucoup de rattrapage à faire!  Quel est votre préféré de l'auteur?

Pocket
ISBN: 9782266275149

mercredi 4 juillet 2018

Bonne fête Jules se livre! 12 ans...

En juillet, mon blog fête ses 12 ans!!!
 
Où en suis-je avec cela?  Je ne sais pas trop...
 
BLOG EN VACANCES?
BLOG EN RÉFLEXION?
BLOG EN FIN DE VIE?
 
À suivre...
 
 

samedi 9 juin 2018

Le ciel est à nous, Luke Allnutt.

Rob Coates vit en Cornouailles et partage son existence solitaire entre l’alcool et les aventures d’un soir. La brume ne se lève que lors de ses promenades aux airs de pèlerinages : Rob retourne sur les lieux où il a emmené son jeune fils Jack. Il prend alors des photos panoramiques qu’il poste sur son site, baptisé « Le ciel est à nous ». Derrière ces rares moments de grâce se dévoile, par instantanés, ce que cache la détresse de Rob : l’amour avec Anna, son ex-femme, la réussite professionnelle, un fils chéri, leur complicité partagée. Et puis le drame, et un champ de ruines.
Rob fait de son mieux pour se détruire à petit feu, mais une découverte va le forcer à se remettre en question. Il lui faudra revenir aux sources de sa peine et projeter une lumière nouvelle sur son histoire.
Au-delà du chagrin et de la culpabilité, pourra-t-il trouver la paix et se réconcilier avec le monde ?

Le ciel est à nous a été écrit alors que Luke Allnutt, époux et père de famille, débutait une chimiothérapie. Dans ce voyage jusqu’au bout de la peine et de l’acceptation, c’est pourtant la beauté de la vie qu’Allnutt nous donne à voir au travers d’une écriture hyperréaliste profondément émouvante. Cette voix est celle d’un homme ordinaire, confronté au défi immense de se pardonner pour réapprendre à aimer.
 
Rob et Anna ont tout du couple chanceux! Rob touche un magot pour un programme informatique qu’il a développé et Anna a un bon poste dans une firme de comptables.  Ils ont un fils prénommé Jack et ils sont heureux... jusqu'au jour où on diagnostique une tumeur au cerveau de leur fils.  À partir de là, la vie prend un tournant et il n’y a plus de retour en arrière possible.  Jack n’a que 6 ans et son histoire vous chamboulera.
 
Je vous le dis tout de suite, si j’en avais eu l’occasion, j’aurais lu ce roman en une seule lecture! C’est un coup de cœur à 100%!  Dès les premières pages, on comprend que Jack n’est plus et que Rob, son père, a sombré dans l’alcool.  Tranquillement, le lecteur est plongé au début de la maladie de Jack et à travers le récit de Rob, on vit pas à pas ce qui a mené ce pauvre enfant à la fin de sa vie.  Difficile de rester stoïque devant une telle injustice!  Rob a choisi la photo pour parler de son fils et c’est magnifique.  Jack et lui partageaient la passion des hauteurs et des grands espaces.  Pour sortir de Londres, Rob et Anna amenaient leur fils en campagne et tout comme son père, le petit Jack apportait toujours son appareil photo.  Cette relation père-fils est d’ailleurs très touchante dans le roman. Leur passion commune pour la photo et le ciel amène une autre dimension à l’histoire. Elle accentue encore plus la perte de Rob.  Anna, la maman, est plus réservée et peut-être un brin plus froide, mais elle est très attentionnée pour son fils.  C’est un personnage plus en retrait et c’est compréhensible car l’accent est mis sur Rob, le narrateur de l’histoire.  Sa peine est si profonde qu’il part assez rapidement sur la route de la déchéance.  Lorsqu’on reçoit un diagnostic comme celui-ci, le réflexe est maintenant de consulter internet et de rechercher tout l’espoir possible.  Malheureusement, cela peut mener sur de fausses routes.  C’est parfois un piège qui mène aussi à de grandes déceptions… Rob payera très cher le prix de cette quête d’une solution pour son fils. Je n’en dis pas plus.
 
C’est bien écrit et on y sent toute la puissance des émotions que doivent vivre les parents d’un enfant malade.  Luke Allnutt connaît la matière parce qu’il était lui-même en plein cancer lorsqu’il a écrit ce roman. Donc, pour lui les groupes de support, le soutien sur Facebook, l’inconfort des amis et le soutien non engagé dont il est question dans ce roman ne lui sont probablement pas inconnus.  Cela donne une qualité authentique au roman.

Donc, si vous recherchez un roman attendrissant pour vous faire vivre des émotions à la puissance 10, Le ciel est à nous est tout à fait recommandé!
 
ISBN: 9782749156552

lundi 4 juin 2018

Les Roux - Pomme sandwich et Roux, Yvan De Muy et Jean Morin.

Après avoir fait promettre aux Roux de rester sages en attendant son retour, Julien prend le chemin de l’école. Il ne se doute pas que ses nouveaux complices l’accompagnent bien malgré eux.

Enfermés par mégarde dans la boîte à lunch de Julien, Roupille, Roulade, Roussie, Rouspète et Roux-tout-court tentent d’abord de se faire discrets. Mais quand leur ami est la cible de moqueries, ils décident de s’échapper pour lui venir en aide…


Julien a les cheveux roux et il est victime d’intimidation à l’école. Heureusement, Julien a cinq copains qui proviennent de l’espace infini.  Assez petits pour se loger dans sa boîte à lunch, ces petits êtres savent comment se venger des intimidateurs!  Ne vous inquiétez pas, la vengeance est plus douce et drôle que méchante…
 
Fiston a 8 ans et ce qu’il a surtout aimé dans ce roman, c’est le fait qu’il y a un problème à résoudre et qu’il y a de l’action.  Lorsqu’on trimbale cinq personnages dans sa boîte à lunch à l’école, c’est risqué de se faire prendre et d’avoir des problèmes!  Heureusement, Julien obtient l’aide d’un chien très perspicace et évite de peu la catastrophe. 
 
Mon fils adore cette série et ce troisième tome lui a beaucoup plu.  Le texte est aéré et alterne entre la forme du roman et de la bande dessinée.  C’est facile à lire et les illustrations sont éclatantes avec sa palette de couleurs axée sur l’orangé étant donné que les roux sont à l’honneur.  Cela donne un effet vitaminé! C’est donc un bel outil si vos enfants sont persécutés pour leur couleur de cheveux ou encore si les vôtres aiment taquiner leurs petits copains! Mais attention, on ne rigole pas avec les mini personnages de l’espace infini!  Ils sont roux eux aussi…
 
 
7 ans et plus

Éditions Michel Quintin
ISBN: 978-2-89762-309-8

dimanche 3 juin 2018

Dernier appel pour l'embarquement, Maxime Landry

 « À tous ceux qui combattent… La victoire ne se compte pas en nombre d'années, de mois ou de jours qu'il nous reste. Elle est plutôt dans ce que l'on choisit d'en faire ! »

Que feriez-vous si l'on vous apprenait qu'il ne vous reste qu'une seule année à vivre ? En principe, ce n'est pas une question qu'on se pose tous les jours. Mais si cette simple interrogation était susceptible d'améliorer votre quotidien, de vous faire revivre ?

Lisa Walter est une journaliste de vingt-neuf ans. Ambitieuse et passionnée par son métier, elle a quitté sa famille et le ranch où elle a grandi pour emménager à New York, dans le but de se dévouer à sa carrière.

Comment réagira-t-elle le jour où elle recevra le diagnostic d'une mort précoce ? Réévaluera-t-elle ses priorités ?

Dernier appel pour l'embarquement, le récit touchant d'une jeune femme confrontée à son destin.
 
Maxime Landry est un chanteur connu au Québec et bien que je ne le suive pas dans cette carrière (je m’en excuse encore!), j’ai lu tous ses romans. Il est drôle, romantique et tellement bon conteur!  À chaque fois, je me laisse embarquer dans ses histoires et je finis toujours par verser une petite (grosse!) larme.  Dimanche dernier, c’était dans le parc municipal où je terminais le roman pendant que mon fils jouait avec ses copains. La folle aux kleenex qui s’épanchait les yeux sans cesse sur le banc, c’était moi! Pour vrai. Merci Maxime!!!
 
Lily a le vent dans les voiles.  Elle est une journaliste de talent à New York jusqu’au jour où lui donne un diagnostic de cancer.  À partir de ce moment, elle doit faire des choix déchirants et faire une liste de priorités.  À peine âgée de 29 ans, la vie est plutôt injuste.  De un parce qu’elle voit venir le point final et de deux parce que quelqu’un s’obstine à mettre l’homme de ses rêves sur sa route! Ah… je ne vous en dis pas plus, mais il se peut que vous baviez sur ce personnage mesdames et messieurs.  Il est comme… parfait! 
 
Le roman se déroule donc entre la nouvelle vie de Lily, son journal intime et ses rêves qui brisent le cœur. Elle cache bien son jeu à son entourage.  C’est un roman qui chamboule, c’est certain, mais ce n’est pas que cela.  C’est un roman qui fait réfléchir.  Vivons-nous pleinement au quotidien?  Pourrions-nous faire en sorte de profiter  un peu plus de ce que la vie a à nous offrir?  Que ferions-nous si on nous annonçait la fin pour bientôt?  N’ayez crainte, ce n’est pas un roman noir car cela ne cadrerait pas avec l’écrivain qui respire la bonhommie avec ses pommettes rouges!  C’est plutôt un beau roman d’amour. Et cela n’a rien d’étonnant car lorsqu’on fait craquer les femmes du Québec depuis si longtemps avec ses belles chansons, c’est clair qu’on a tout ce qu’il faut pour écrire des histoires aussi sentimentales.  Le processus est certainement plus long, mais cela laisse place à quelques bons rebondissements! Du moins, plus que dans une chanson de 3 minutes…  D’ailleurs, il faudrait bien qu’un jour j’aille vérifier tout cela et que je remédie à mon ignorance sur son parcours musical du même coup!
 
En attendant, je continuerai à lire ses romans toujours aussi touchants.
Libre Expression
ISBN: 9782764812303

dimanche 27 mai 2018

La beauté sans cruauté, Marie-Noël Gingras.

« SANS CRUAUTÉ » : Une pratique ou un produit dont la fabrication n'a pas causé de souffrances à un humain ou à un animal.

Avoir un mode de vie sans cruauté veut dire tenter, selon ses moyens, d'éviter de participer à l'exploitation animale. Cela est non seulement possible, mais aussi motivant : dans la lignée du Défi végane 21 jours, ce guide vous aide à changer vos habitudes d'achat à votre rythme, et à consommer moins, mais mieux. Comment se dorloter en faisant preuve de plus de compassion à l'égard de tous les êtres vivants ? Le fait qu'une crème de jour soit vendue en Chine devrait-il avoir un impact sur nos choix de consommation ? Voici de l'information détaillée sur différentes marques, des palmarès de produits chouchous, des ressources et des recettes, ainsi que des explications concernant les enjeux liés à l'utilisation des animaux dans les industries de la beauté et de la mode.
 
Je suis la fille qui a besoin d’avoir 5 crèmes de nuit différentes dans l’armoire, j’ai au moins 4 bouteilles de shampoing dans la douche, j’ai pas moins de 1000 bouteilles de vernis à ongles dans ma collection, une centaine de rouges à lèvres et je suis VIB rouge chez Sephora (ce qui veut dire que je dépense beaucoup dans les cosmétiques!).  Ce n’est pas pour me vanter que je vous dis tout cela, mais bien pour vous démontrer que je suis la cible parfaite pour ce genre de livre!  Ce n’est que tout récemment que j’ai commencé à tenir compte du fait que la cruauté animale faisait malheureusement partie de la production de certains de mes petits pots de bonheur.  C’est un mouvement très en vogue chez les youtoubeuses beauté que je regarde et si certaines ont décidé de carrément jeter tout ce qui ne convenait plus à leurs nouvelles résolutions sans cruauté, d’autres ont choisi de terminer les produits de marques délinquantes et de ne plus en racheter par la suite.  C’est probablement dans cette catégorie que je me situe et c’est grâce à La beauté sans cruauté que je ferai maintenant des choix plus éclairés. Vous vous imaginez bien que dans la panoplie de produits que je possède certains ne sont pas sans cruauté.  Et ce que j’ai découvert dans ce document, c’est que souvent le problème se situe au niveau de la Chine.  Des marques comme Caudalie et L’Oréal (que j’utilise beaucoup!) sont peut-être sans cruauté dans leur fabrication en général, mais pour être vendu sur le marché chinois, elles se voient obligées de tester leurs produits sur les animaux au préalable, les plaçant directement dans le lot des délinquants.

 
Marie-Noël Gingras a dressé des listes complète de produits sécuritaires pour les animaux, mais aussi pour tous ceux qui adhèrent au mouvement « vegan ».  Car si les cosmétiques sont une grande part de la cruauté faite aux animaux, il ne faut pas oublier la production de laine, de cachemire, de fourrure et toute l’industrie du cuir.  Elle suggère plusieurs alternatives et nous donne quelques recettes à utiliser tous les jours pour l’entretien ménager et pour remplacer certains produits cosmétiques.  Elle a même une recette de mascara!
 

Je ne vous dis pas que j’obtiendrai mon certificat 100% sans cruauté cette année, mais je travaille déjà à éliminer certaines marques de mon carnet d’adresses.  J’ai acheté mon premier gallon de savon à lessive Attitude la semaine dernière et je suis déjà une adepte du site internet Well.ca qui facilite grandement les achats sans cruauté. Je ne suis pas complétement une cause désespérée, mais ce livre m’a vraiment fait prendre conscience de la problématique toujours existante.  Malheureusement, je ne serai jamais végétarienne.  J'ai déjà savourer mon premier steak sur le BBQ de la saison, mais si je peux contribuer ailleurs dans les sphères de ma vie, je le ferai.  Et vous? Faites-vous des efforts pour moi de cruauté?
 
ISBN: 9782895687290

mardi 22 mai 2018

Un bon parti, Curtis Sittenfeld

La tension est palpable chez toutes les mères de Cincinnati : Chip Bingley, beau médecin, célèbre participant d’une émission de téléréalité, vient de s’installer en ville et… c’est un cœur à prendre.
Elizabeth, de passage pour aider sa mère après l’accident de son père, se fiche bien de toute cette agitation, d’autant que Chip est toujours accompagné de son insupportable et suffisant collègue, Fitzwilliam Darcy. Elle tente de redresser les finances familiales en dépit d’une mère qui utilise le shopping en ligne comme psychothérapie et de ses trois sœurs qui vivent encore au crochet de leurs parents dans une maison qui part à vau-l’eau. Mais elle doit aussi veiller sur son père, qui préférerait s’enfiler un bon steak plutôt que de respecter les recommandations du médecin, et sur sa sœur Jane, en train de succomber au charme, ennuyeux mais certain, de Chip.
 
Cinq filles, cinq caractères différents.
 
Adepte de yoga, de Cross Fit ou de rien, chacune occupe ses journées à sa façon jusqu’au jour où M.Bennet subit un arrêt cardiaque.  Il n’en faut pas plus pour réunir toute la famille sous le toit familial.  C’est à ce moment que l’on découvre que les enfants d’une même famille ne peuvent avoir strictement rien en commun! À la tête de cette tribu, une Mme Bennet qui est tout un personnage en soi.  Acheteuse compulsive, plus dévouée à son cercle d’amies qu’à sa famille, elle vit sur son nuage et ne redescend que pour se mettre à la recherche de prétendants riches et beaux pour ses filles. Une vraie peste, on la déteste rapidement!  Elle hystérique, prétentieuse et condescendante.  Voilà une bonne idée de son portrait… Elle en est ridicule.

 
J’avais mis la barre un peu haute pour ce roman qui a été très encensé dans sa version originale.  Bien qu’on s’y amuse un peu car il a bien quelques rebondissements inattendus, je ne puis dire que ce soit un coup de cœur. Ce qui est décevant car j’attendais la traduction depuis très longtemps. Néanmoins, cela ne m’a pas empêchée de le dévorer après la première moitié!  Il reste que les histoires d’amour dans ce roman ne sont pas banales du tout et l’auteure a su mettre un peu de piquant ici et là. Elle est même parfois surprenante dans la trajectoire qu’elle donne au destin de certaines des filles Bennet! Disons que certaines vivent des événements que les premières sœurs Bennet de Jane Austen n'auront jamais imaginés!

 
Un roman que je conseille pour les lectures d’été car c’est assez léger, mais vraiment pas chick lit. C’est une belle caricature des familles américaines qui aspirent à un avenir meilleur que par l’entremise d’un mariage prometteur financièrement.  Certains sujets comme le système de santé américain aux coûts exorbitants est également abordé.  Sous fond d’histoires fleurs bleues, ce roman dresse le portrait d’une société qui mise beaucoup sur l’apparence et des valeurs pas toujours honorables.

Presses de la Cité
ISBN: 782258142381

jeudi 10 mai 2018

Eleanor Oliphant va très bien, Gail Honeyman.

Eleanor Oliphant est un peu spéciale.
Dotée d’une culture générale supérieure à la moyenne, peu soucieuse des bonnes manières et du vernis social, elle dit les choses telles qu’elle les pense, sans fard, sans ambages.
Fidèle à sa devise « Mieux vaut être seule que mal accompagnée », Eleanor évite ses semblables et préfère passer ses samedis soir en compagnie d’une bouteille de vodka.
Rien ne manque à sa vie minutieusement réglée et rythmée par ses conversations téléphoniques hebdomadaires avec « maman ».
Mais tout change le jour où elle s’éprend du chanteur d’un groupe de rock à la mode.
Décidée à conquérir de l’objet de son désir, Eleanor se lance dans un véritable marathon de transformations. Sur son chemin, elle croise aussi Raymond, un collègue qui sous des airs négligés, va lui faire repousser ses limites.
Car en naviguant sur les eaux tumultueuses de son obsession amoureuse et de sa relation à distance avec « maman », Eleanor découvre que, parfois, même une entité autosuffisante a besoin d’un ami…
 
Depuis le début de l’année, je suis plus ou moins entraînée pas des lectures palpitantes.  Il y a longtemps que je cherchais quelque chose qui allait piquer ma curiosité et c’est avec joie que j’ai accueilli Eleanor Oliphant chez moi!
 
Dès les premières pages, on comprend que cette jeune femme éprouve certaines difficultés à socialiser. Par ses actes, ses commentaires, on sent qu’on entre vite dans sa bulle et qu’elle n’est pas du tout à l’aise lorsqu’on dépasse ses limites!  Ses commentaires sont parfois acerbes et même déplacés dans certaines circonstances.  J’irais jusqu’à dire qu’elle est un peu choquante. C’est tout un personnage à découvrir!
 
Je vous le dis tout de suite, j’ai adoré ce roman.  J’ai trouvé la construction de l’histoire agréable.  C’est un roman psychologique bien structuré.  La progression est lente comme si le lecteur devait lui aussi s’acclimater à la nouvelle vie d’Eleanor qui à 30 ans découvre l’amitié et les rouages de la vie en société.  Celle-ci travaille depuis 9 ans dans la même boîte, mais ce n’est qu’après un événement survenu dans la rue que la machine de sa nouvelle vie se met en marche. Raymond, son collègue est une grande part de ces changements radicaux.  Mal rasé, fumeur et peu fier de son apparence, on apprend à l’apprécier tout autant que la nouvelle Eleanor qui doit oublier le passé pour continuer à avancer sans ses deux bouteilles de Vodka Glen qu’elle avale tous les weekends! Eh bien oui, c’est qu’elle cache quelques squelettes dans le placard notre amie!
 
Il y a longtemps que j’avais eu envie de continuer à lire bien au-delà mon heure de coucher.  Je n’ai pas été déçue hier soir car l’auteure m’a réservé une petite surprise dans les dernières pages…  Maintenant, si une suite voyait le jour, je sauterais dessus sans hésiter!
ISBN: 9782265116511

samedi 28 avril 2018

La symphonie du hasard - Livre 1, Douglas Kennedy.

À New York, dans un bureau, une éditrice lit un manuscrit. Une œuvre qui la trouble et qui va la replonger dans son passé et celui de sa famille.
Sur le papier, une famille comme tant d’autres au pays de l’Oncle Sam, un bonheur propret, une vie plutôt confortable. Et pourtant…

Aux années soixante insouciantes vont succéder les années soixante-dix tumultueuses. Et faire exploser au passage toutes ces familles qui croyaient encore au rêve américain…
 
S'il y a bien une chose que j'apprécie chez Douglas Kennedy, ce sont ses personnages féminins! Aucun auteur à ce jour ne m'aura dépeint les femmes avec autant de précision.  Leurs sentiments, leur façon de penser et d'analyser les choses sont toujours d'une exactitude déconcertante.

Douglas Kennedy est très cultivé et ses romans foisonnent d'informations de toute sorte.  La symphonie du hasard se déroulant principalement dans une université de la Nouvelle-Angleterre, on y découvre tous les rouages du milieu universitaire à tous les niveaux. Les "dorms", les équipes de sports qui sont un peu au-dessus de tout, les professeurs malveillants et surtout toute l'animosité existante entre les étudiants! On y baigne beaucoup dans le milieu littéraire et on y fait aussi un petit saut au Québec.  Beau clin d'œil de la part de l'auteur qui s'exprime très bien en français d'ailleurs.

Malheureusement, c'est un univers qui m'a plutôt ennuyée, mais je sais que ce n'est qu'un passage obligé dans la vie d'Alice, le personnage principal du livre 1.  Sa famille est assez particulière et elle tente de comprendre les faits et gestes de ses parents et de ses deux frères.  D'ailleurs, ce premier roman de la série débute sur la visite d'Alice en prison où son frère est incarcéré.  C'est une série qui promet en rebondissements et si je ne m'abuse, le livre 3 vient tout juste de sortir en France tandis que le livre 2 vient à peine de faire son apparition sur les tablettes au Québec.

Douglas Kennedy est un auteur chouchou à la maison et c'est avec un certain plaisir que je lirai la suite!
 
ISBN: 9782714478627

Pourquoi les filles ont mal au ventre? Lucile Pesloüan et Geneviève Darling.

Pourquoi les filles ont mal au ventre ? est un manifeste féministe qui dénonce les malaises que ressentent les femmes, de l’enfance à l’âge adulte, dans une société qui ne les ménage pas. Lucile de Peslouan a écrit ce texte sous forme de fanzine en 2014. Plusieurs centaines d’exemplaires vendus plus tard, l’ouvrage est édité en livre illustré avec un texte enrichi, appuyé par des illustrations réalistes et percutantes de Geneviève Darling.
 
Pourquoi les filles ont mal au ventre ? invite les adolescents à se questionner sur les situations de sexisme que les filles vivent au quotidien. Le livre sensibilise aux inégalités que subissent les femmes dans le monde, ici ou ailleurs avec des illustrations sans tabou, qui racontent une réalité complexe et hétérogène.
 
Je ne suis pas une fille de revendication.  Je n'affiche pas souvent mes couleurs dans la rangée du féminisme, de la politique, de la religion ou partout ailleurs où il faut des opinions tranchées. Mais lorsqu'un livre se présente en lecture facile de quelques minutes pour mettre sur table une problématique tangible telle que celle de la femme dans le monde, je veux bien le lire et en parler.  Je dis facile parce qu'à chaque page ont réussi à mettre sur table des faits effarants sur la condition de la femme en une seule illustration et en une phrase ou deux. Un texte court, mais qui frappe! Un texte qui dit la vérité sans détour sur des sujets aussi variés que la sexualité, le racisme, le corps féminin ou encore la perception de la femme en général par la société.
 
"Les filles ont mal au ventre de se rendre compte qu'avec un corps hors-norme, elles auront beaucoup moins de chance de trouver un travail."
 
"Les filles bisexuelles ou queer ont mal au ventre de se faire dire qu'elles sont instables, insatiables ou qu'elles ne savent pas choisir."
 
"Les filles ont mal au ventre quand elles entendent dire que la naïveté est féminine."
 
"Les filles ont mal au ventre parce que le corps féminin est toujours un enjeu, qu'il soit enfoui sous des tonnes de tissus ou dévoilé."
 
Cet album s'est mérité le Prix Espiègle 2018 et c'est une belle preuve que ce manifeste doit être lu et pas seulement par les filles!
 
14 ans et +
ISBN: 978-2-924769-06-5

lundi 16 avril 2018

Plic, Ploc! Roxanne Turcotte et Julien Castanié.

Plic, ploc ! explore tous les aspects que l’eau peut prendre : nuage, pluie, flocons, glace, buée… Elle peut aussi devenir salive, se boire, servir à la cuisine, se transformer en larmes… Petit documentaire, Plic, ploc ! est poétique à souhait, agrémenté d’illustrations graphiques, drôles, parfaites pour les petits !
 
Le livre idéal pour en apprendre davantage sur notre rapport à l’eau au quotidien.
 
De ces petits livres, j'en ai lu plusieurs et je les ai tous aimés!
 
« Comme des cadeaux,
L’eau invente des tas de mots
Lac, canot, plage, bateau… »
 
« Les nuages,
ces gentils personnages,
arrosent les plantes
du meilleur des breuvages. »
 
Poésie légère sur la nature, les animaux et les phénomènes de la terre, ils ont bel et bien des airs de documentaire! Adaptés aux enfants de 2 ans et plus, ils les initient à des sujets bien particuliers.  Sur une douzaine de pages, celui-ci démontre que l'eau est dans toutes les sphères de nos vies.  Les rimes sont amusantes et les illustrations très divertissantes.  J'ai rencontré l'auteure au Salon du livre de Québec la semaine dernière et cette dame se parfume à la passion! Elle parle de livre avec tellement d'enthousiasme qu'elle en est contagieuse! Elle aime son métier et ça se sent dans les splendides pages de cette nouveauté jeunesse!
 
2 ans et +
ISBN: 978-2-924769-34-8

samedi 14 avril 2018

Les aventures d'Olivier et Magalie - Le diable des montagnes, Stéphanie Gervais et Sabrina Gendron.

Olivier et Magalie passent les vacances dans un chalet que leurs parents ont loué, dans un centre de villégiature. Aussitôt arrivés, ils décident d’aller glisser et font la rencontre de Félix, un jeune garçon qui les met en garde contre une bête menaçante qui habiterait la forêt, plus au nord. Le lendemain, les enfants partent avec leur père en excursion de motoneige sans se douter qu’ils seront bientôt pris au cœur d’une terrible tempête de neige qui les obligera à s’abriter dans un refuge pour la nuit. Une nuit pendant laquelle d’étranges cris viendront troubler leur sommeil…

Voilà un petit roman noir récolté au Salon du livre de Québec hier.  Dans un océan de livres roses pour filles, sa couverture assez "unisexe" a capté mon attention!  Pour mon garçon de 8 ans, je suis toujours à la recherche de livres qui pourraient l'encourager à lire.  À cet âge, la télévision et la tablette sont toujours plus intéressantes, mais j'étais convaincue qu'avec un titre comme Le diable des montagnes sa curiosité serait piquée... Bingo!
 
Je n'ai que du bon à dire en ce qui concerne ce roman.  On y retrouve une courte présentation des personnages au tout début, le texte est en gros caractères et les belles illustrations sont insérées dans les moments forts de l'histoire.  Une histoire qui contient vraiment un élément de suspense!  Juste assez pour inquiéter le petit lecteur, mais pas assez pour lui faire peur, soyez sans crainte.  Quatrième de cette série, je suis vraiment très intéressée à lire les trois autres tomes.  En quelques 110 pages, Stéphanie Gervais réussit à nous mettre en contexte, à créer un univers inquiétant et à faire une chute qui fait beaucoup sourire. À dire vrai, je n'étais pas inquiète après avoir rencontrée l'auteure au Salon du livre hier, car elle est fort sympathique et très prolifique dans plusieurs sphères de la littérature (romans, livres de références, etc.).  Enseignante au secondaire, je crois qu'elle a toujours le nez plongé dans les livres et ça se sent car son écriture est très fluide et ses personnages sont réalistes.  J'ai beaucoup aimé le papa dans ce roman.  Plutôt que d'en faire un personnage au dessus de tout, elle a pris soin de nous montrer ses craintes à lui aussi.  Un vrai papa aurait certainement peur lui aussi si une bête terrifiante venait gratter dans la porte du chalet en pleine nuit, non?!
 
Destinée aux enfants de 7 ans et plus, je vous conseille vivement cette série.  C'est d'ailleurs la première fois que je rencontrais une série de romans noirs pour cette tranche d'âge et je suis ravie de l'avoir découverte!  Les autres titres de la série on l'air tout aussi prometteur d'ailleurs et je suis certaine que fiston prendra autant de plaisir à les lire.

7 ans et plus
Dominique et Compagnie
ISBN: 978-2-89785-093-7

Quoi de neuf dans la PAL?

Une semaine occupée dans ma boîte aux lettres! De belles nouveautés comme toujours!


"La tension est palpable chez toutes les mères de Cincinnati : Chip Bingley, beau médecin, célèbre participant d’une émission de téléréalité, vient de s’installer en ville et… c’est un cœur à prendre."
 
 
"Pourquoi les filles ont mal au ventre ? est un manifeste féministe qui dénonce les malaises que ressentent les femmes, de l’enfance à l’âge adulte, dans une société qui ne les ménage pas. Lucile de Peslouan a écrit ce texte sous forme de fanzine en 2014. Plusieurs centaines d’exemplaires vendus plus tard, l’ouvrage est édité en livre illustré avec un texte enrichi, appuyé par des illustrations réalistes et percutantes de Geneviève Darling."
 
D'autres nouveautés chez Isatis!
 


 
Scholastic a également son lot de nouveautés super intéressantes!
 



 
BON SALON DU LIVRE DE QUÉBEC!