mercredi 28 juin 2017

Quelques jours de nos vies, Clare Swatman.

Si la vie vous donnait une seconde chance, referiez-vous tout... en mieux ?
 
Zoe et Ed étaient prédestinés à s'aimer. Aujourd'hui, en couple depuis vingt ans, ils traversent côte à côte les plaines et les sommets de la vie conjugale. Comme un couple de vingt ans, ils s'embrassent tous les matins. Sauf que ce matin-là, Zoe est excédée et envoie balader Ed... qui meurt, fauché par un bus. Comment Zoe pouvait-elle savoir que c'était la dernière fois qu'elle le voyait ? Mais était-ce vraiment la dernière... ?

 Quelque temps plus tard, Zoe se réveille dans sa chambre de jeune fille. La vie semble lui avoir offert une seconde chance : revivre les moments les plus importants de son histoire avec Ed. Et les revivre en mieux, afin d'en changer le destin...

Dans ce roman chatoyant d'émotion, Clare Swatman brosse le portrait d'un homme et d'une femme et interroge les ressorts du couple, confronté aux problématiques du deuil ou de l'infertilité. Quelques jours de nos vies séduira toutes celles et tous ceux qui n'ont pas honte
de pleurer en lisant un bon roman. Préparez vos mouchoirs !
 
Même si j’avais prévu la fin une bonne cinquantaine de pages avant celle-ci, j’ai aimé le concept de la deuxième chance et toute l’angoisse qui est venue s’insérer dans le quotidien de Zoe.  Le jour où son mari décède, Zoe n’a aucune idée qu’un jour la chance lui sera donnée de revivre cette journée et de peut-être lui faire éviter cette mort subite…

L’auteure a choisi de nous faire revivre chaque étape importante de la vie de ce couple sous forme d’un chapitre à des dates et des années différentes.  Zoe et Ed éprouvent des difficultés à concevoir et cette situation procure au couple son lot de tensions.  Entre disputes et réconciliations, Zoé qui a fait un retour en arrière jusqu’à leur rencontre et essaie maintenant de  faire changer les événements. Mais on dirait bien que le destin a son propre itinéraire et que malgré toute la bonne volonté qu’une personne peut avoir, il arrive que la vie suive son cours peu importe si on tente d’avoir une certaine influence.

C’est un roman léger malgré le sujet délicat dans lequel règne un certain suspens car en tant que lecteur, on ne peut s’empêcher de se demander si Zoe réussira son coup!  Ça, je ne le vous dis pas…
 
ISBN: 9782258137585

lundi 26 juin 2017

Sauveur et fils - Tome 3, Marie-Aude Murail.

Au numéro 12 de la rue des Murlins, à Orléans, vit Sauveur Saint-Yves, un psychologue antillais de 40 ans, 1,90 mètre pour 80 kilos.
 
Dans son cabinet de thérapeute, Sauveur reçoit des cas étranges, comme ce monsieur Kermartin qui pense que ses voisins du dessus ont installé une caméra de vidéosurveillance dans le plafond de sa chambre à coucher, ou comme Gervaise Germain, qui s’interdit de prononcer le son « mal » de crainte qu’il ne lui arrive un MALheur.
 
Mais Sauveur reçoit surtout la souffrance ordinaire des enfants et des adolescents : Maïlys, 4 ans, qui se tape la tête contre les murs pour attirer l’attention de ses parents, Ella, 13 ans, cyberharcelée par ses camarades de classe, Gabin, 17 ans, qui ne va plus au lycée depuis qu’il passe ses nuits dans World of Warcraft, Margaux, 15 ans, qui en est à sa deuxième tentative de suicide, ou sa soeur, Blandine, 12 ans, que son père aimerait mettre sous Ritaline pour la « calmer »…
 
Sauveur peut-il les sauver ? Il n’a que le pouvoir de la parole. Il ne croit pas au Père Noël, mais il croit en l’être humain.
 
J'ai lu une série de trois romans! C'est rare! C'est donc dire que ça vaut le coup!  Je n'ai pas relu mes billets sur les tomes précédents, mais je suis à peu près certaine que j'ai mentionné avoir aimé retrouver les mêmes personnages, la même ambiance et que j'ai eu l'impression de faire partie de la famille Saint-Sauveur.  On s'y attache facilement et on a juste une envie, c'est de leur souhaiter le meilleur.  Heureusement, l'auteure n'est pas trop méchante avec eux!

Les problématiques traitées dans cette série de roman sont très réelles.  La pression pour performer dès le jeune âge, la recherche d'identité sexuelle, la pression familiale ou encore la famille recomposée sont au cœur du quotidien de Sauveur qui tente tant bien que mal de tous les sauver, justement.  Il a un grand cœur et n'hésite pas à partager son toit avec certaines personnes en détresse.  De beaux liens se créent au fil du roman et encore une fois, j'ai trouvé ces histoires de jeunes (et moins jeunes) qui n'ont pas de chance bien touchantes.  L'empathie et le respect sont deux éléments que Sauveur s'acharne à inculquer à sa famille ainsi qu'à ses patients. Être parents n'est pas le métier le plus facile et il se peut bien qu'on s'y prennent un peu mal parfois...

Je vous dis de vous laisser aller et de ne pas vous laisser pas influencer par la tranche d'âge suggérée par la maison d'édition. Ces belles histoires de réussite de cheminement personnel ne peuvent vous laisser indifférents. Moi, elles m'ont émue!  Dommage qu'il n'y ait pas de tome 4!
 
Mes billets Tome 1 et Tome 2.
 
12 à 16 ans
ISBN: 9782211232395

vendredi 16 juin 2017

Un secret bien gardé, Alice Hoffman.

Ethan Ford mène une existence heureuse dans une petite ville du Massachusetts, jusqu’au jour où tout son univers s’écroule. Accusé d’avoir violé et assassiné une adolescente quinze ans plus tôt, il est jeté en prison. Le choc est terrible pour ses proches comme pour la petite communauté brusquement déchirée par les rumeurs. Son épouse prend aussitôt ses distances et se lance dans une enquête terrifiante. Certains habitants créent au contraire un comité pour la défense de cet homme jusqu’alors admiré de tous. La belle Rosarie Williams qui, à dix-sept ans, fait chavirer tous les cœurs et la petite Kat, enfant secrète et tourmentée par la mort de son père, voient à leur tour leur destin transformé par la résurgence de ce crime. Alice Hoffman brosse avec une grande férocité le portrait d’une société confrontée à ses propres démons tout en ménageant un suspense qui tient le lecteur en haleine jusqu’aux toutes dernières pages.
 
Dans la même veine que Lesecret du mari de Liane Moriarty, Un secret bien gardé représente le cauchemar que redoute toute personne… et si la personne qu’on aime n’était pas vraiment celle qu’elle est?  Jordie et Ethan sont amoureux depuis longtemps et ils ont un fils de 13 ans, Collie. La vie est belle.  Ils sont heureux, ils sont enviés par la communauté et ils sont fiers de leur fils, mais un beau matin tout s’arrête.  La police est devant la porte et elle doit arrêter un membre de cette famille.
 
Il a longtemps que je voulais découvrir l’œuvre d’Alice Hoffman.  Je suis enchantée d’avoir commencé par ce roman même si j’aurais voulu que l’accent soit mis sur certains personnages plutôt que d’autres.  Un tel événement perturbe une petite ville et j’ai beaucoup aimé que l’auteure fasse le tour du jardin.  Ceux qui ont côtoyé la personne coupable ont tous une opinion sur la situation, à commencer par Kat, la petite voisine perspicace!  Charlotte, la meilleure amie de Jorie vit également un drame de son côté.  Alice Hoffman dresse donc le portrait d’une communauté très liée et sur laquelle un petit rien de travers peut avoir un grand impact.  Personne ne passe incognito, ce qui aggrave grandement les choses…
 
Ce n’est pas un roman à grand suspens, l’auteure s’étant concentrée sur l’état psychologique de plusieurs personnes impliquées, mais j’ai passé un très bon moment.  N’hésitez pas à me recommander d’autres titres si vous connaissez son œuvre!
 
Flammarion 04/10/2002
ISBN : 9782080681379                        
 
 

Quoi de neuf dans la PAL?

Cette semaine se sont deux romans que j'avais très envie de lire qui sont apparus dans ma boîte aux lettres!
 

Et non, je n'ai jamais lu Kinsella... il me semble!

 
Le résumé dit: "Préparez vos mouchoirs"... il ne m'en fallait pas plus!
 
BONNE FIN DE SEMAINE!

lundi 12 juin 2017

J'ai peur de savoir lire, Olivier de Solminihac.

Le CE2, c’est sérieux. Il y a ceux qui sont forts en calcul, comme Sofia, qui a avalé une calculatrice quand elle était petite. Il y a ceux qui sont forts en tout, comme Georges- Louis, qui va bientôt donner des cours à la maîtresse. Et il y a Stéphane, qui a envie d’avoir de bonnes notes, qui est d’accord pour bien faire ses devoirs, pour devenir fort en calcul, pour apprendre la signification de mots aussi compliqués que « cobalt » et « tungstène », et pour lire tous les livres qui sont sur son étagère. D’accord pour tout cela, oui, mais pas sans sa maman.
 
Stéphane est un petit garçon à qui l’école ne réussit pas bien.  Quand 8 divisé par 2 égale 3… Même chose pour la lecture, les mots se mélangent et ne font pas de sens… C’est trop difficile!  Mais un jour sa maman décide de prendre les choses en mains et à l’aide de jeux, elle améliore ses notes en mathématique.  Elle décile aussi de lire chaque soir un livre à son fils.  Tranquillement, Stéphane ne voit plus la lecture comme une grosse bête menaçante.  Il apprend à lire comme un grand jusqu’au jour où sa maman insiste pour qu’il fasse la lecture sans elle. Quoi?  Cette idée ne plaît pas du tout à Stéphane car il aimait bien ces petits moments doux en compagnie de sa maman.  Elle est ferme et ne revient pas sur sa décision.  Certains diront que c’est cruel, mais c’est la seule cette façon pour que le petit garçon apprivoise les livres et cultive son envie de lire!  Une fois que la graine est semée, il faut laisser pousser… non?!  Puis après on revient et on arrose!

C’est un livre destiné aux nouveaux lecteurs et comme le sujet est justement les premières lectures, les jeunes lecteurs se retrouveront facilement dans le texte.  Savoir lire de façon autonome est un événement dans une vie.  Cela représente la liberté car tout le monde (vous qui me lisez, savez!) sait qu’on peut s’évader par la lecture et c’est en plein ce que " J’ai peur de savoir lire" raconte!  Stéphane découvre la magie de la lecture aurait pu être la seule phrase à écrire dans ce billet...!

lundi 5 juin 2017

Je suis là, je suis là, Marie-Francine Hébert et Mathilde Cinq-Mars.

Un appartement coquet, mais modeste. Une cuisine, un salon, la chambre des trois enfants, et la chambre des parents. La mère qui rentre fourbue du travail. Un repas chaud l’accueille, celui préparé par sa propre mère. Les enfants dorment, sauf le plus vieux qui fait semblant, comme d’habitude, et qui attend son bisou. Mais ce soir, ça ne se passe pas comme d’habitude… Un récit intimiste qui aborde avec tendresse le thème de la filiation et de la transmission des rituels familiaux.

Lorsque je dis que je teste le produit sur mon petit lecteur, je ne vous mens pas!  Au moment de lire cet album, fiston ne voulait pas du tout en faire la lecture sous prétexte qu'il trouvait la page couverture "toute grise"!  La pomme n'est pas tombée bien loin de l'arbre, je suis moi-même la première à repousser les couvertures moins éclatantes! Nous sommes probablement victimes de notre ère où tout doit "flasher".  Mais comme la collection Motif(s) chez Druide ne m'a jamais déçue depuis le début, je me doutais bien qu'il fallait simplement tourner la première page pour être emballés... 
 
Si Je suis là, je suis là est d'abord une histoire d'entraide familiale, c'est aussi un roman de notre temps.  Un papa et une maman qui travaillent sur des quarts différents et qui peinent à joindre les deux bouts...  Entre le peu de temps pour jouer avec les enfants et une mise à pied qui flotte dans les airs, il faut compter sur Mamie pour combler les trous.  Cette petite famille n'a peut-être pas un carnet de banque impressionnant, mais ils ont toute une provision de bons sentiments! L'amour et l'affection imprègnent chaque page et ce qui a fait dire à fiston que finalement, c'est un livre tout doux!

Encore une fois, Druide réussit à nous émouvoir avec des histoires qui nous prennent droit au cœur.  Malgré le sujet délicat qu'est la situation familiale précaire, on y retrouve beaucoup d'humour dans le texte et également à travers les illustrations qui sont vraiment magnifiques et pas grises du tout!  Si la dernière page ne vient pas vous chercher une petite larme, c'est que vous n'avez pas vu le soleil assez souvent dernièrement et que vous êtes peut-être un peu gris...

Druide
ISBN: 978-2-89711-353-7

vendredi 2 juin 2017

Quoi de neuf dans la PAL?

Un roman d'une auteure que j'avais beaucoup aimé dans Les derniers jours de Rabbit Hayes.


"À la suite d'un drame, le monde d'Emma, jusque-là rempli de promesses, s'effondre. La jeune femme plonge dans le désespoir. Ses amis font alors bloc autour d'elle pour tenter de lui redonner le goût de vivre..."
 
BONNE FIN DE SEMAINE!

lundi 29 mai 2017

Le grand marin, Catherine Poulain.

Une femme rêvait de partir. De prendre le large. A Kodiak, en Alaska, elle trouve une place à bord d’un de ces bateaux qui pêchent la morue noire, le crabe et le flétan. Elle supporte l’humidité permanente, la fatigue, la peur, les blessures… Et puis, il y a les hommes. À terre, elle partage leur vie, en camarade. En attendant de rembarquer. C’est alors qu’elle rencontre le Grand Marin.

Catherine Poulain commence à voyager très jeune. Elle a pêché pendant dix ans en Alaska. Elle vit aujourd’hui entre les Alpes de Haute-Provence et le Médoc, où elle est respectivement bergère et ouvrière viticole. Le Grand Marin est son premier roman.

300 000 lecteurs embarqués et 8 prix littéraires.  C’est ce qui nous annonce le bandeau de la version poche de ce roman.  Encore une fois, je serai le mouton noir de la meute.  Je n’ai pas du tout aimé ce roman… ou presque.  Une peu quand même pour les paysages, les grands espaces et la vie en mer.  L’Alaska est un endroit que je rêve de visiter un jour. On a qu’à regarder les photos disponibles sur le web pour avoir l’impression de respirer un grand bol d’air frais et pur.  La nature y semble surréaliste. Pour ça, Le grand marin remplie sa mission.  J’ai voyagé et j’ai rêvé. Puis s'ajoute à cela tout l'aspect de l'égalité hommes-femmes dans un métier traditionnellement réservé aux hommes.  Lili effectue un travail colossal et elle est moins bien payée.  Elle le sait, mais sa bataille n'est pas là, elle veut le respect d'abord.  Elle veut être considérée comme une employée potentiellement capable de faire la job sans préjugés.  Lili doit faire ses preuves...
 
Là où ça ne va pas du tout pour moi, c’est avec le reste de ce personnage féminin. D’abord, parce qu’on ne sait pas ce qu’elle a fui en France pour tenir mordicus à disparaître sur un bateau de pêche dans des conditions très difficiles physiquement et psychologiquement.
 
L’isolement, le manque de sommeil, les blessures et la mort sont des éléments qui font partir du quotidien de ce métier.  Elle est si obsédée par l’idée d’être sur un bateau que cela lui donne des airs de demeurée antisociale.  Je sais, c’est fort comme affirmation, mais je n’ai pu m’empêcher de penser que quelque chose cloche chez elle.  Et cette impression ne m'a quittée... Malheureusement, c’est un personnage que j’ai trouvé détestable.  Son comportement dépasse celui d'une personne normalement habitée par une passion.

 
- Alors t'as laissé ton pays pour venir pêcher l'aventure...
- Je suis partie c'est tout.
- Pfff! Vous êtes des milliers comme ça, qui arrivez depuis plus d'un siècle. Les premiers c'étaient des féroces.  Vous c'est pas pareil.  Voûs êtes venus chercher quelque chose qui est impossible à trouver.  Une sécurité? Enfin non même pas puisque c'est la mort que vous avez l'air de chercher, ou en tout cas vouloir rencontrer.  Vous cherchez... une certitude peut-être... quelque chose qui serait assez fort pour combattre vos peurs, vos douleurs, votre passé - qui sauverait tout, vous en premier.
 
Il y a beaucoup trop de répétitions dans ce roman... des envies de pop-corn lorsqu’elle n’a rien mangé depuis deux jours, son obsession pour  Point Barrow, le point le plus septentrional de l’Alaska, les cuites, les allusions à la drogue, les avances.  Je comprends l'envie de mettre en place une atmosphère, une identité...
 
Parc contre, les hommes qu’elle côtoie sur les bateaux de pêche sont plus vrais que vrais. Je les imaginais brusques et peu démonstratifs du côté des sentiments sauf lorsqu’ils sont fâchés.  Le texte colle bien à l’image que je me faisais de ces hommes.
 
Sinon, une lecture ardue que j’ai tenu à terminer dans l’espoir d’être moi aussi emportée par la plus d’une femme qui me semble peu conventionnelle.  Malheureusement, je me suis ennuyée sur presque toute la ligne.
 
Points
ISBN: 9782757864470

mardi 23 mai 2017

Tuer la poule, Karine Glorieux.

Après des années de travail, l’auteure Katia de Luca a enfin une vie aussi palpitante que celle des héroïnes de ses romans : des apparitions fréquentes à la télévision et dans les magazines, de longues files de lectrices devant sa table de signatures lors des salons du livre, un amoureux romantique, du prosecco à volonté… Mais une série d’échecs et de scandales déboulonnent sa carrière et bouleversent son existence, la laissant seule, sans gloire et sans le sou.

Certaines se seraient écrasées. Katia de Luca, elle, décide de contre-attaquer. Elle invite ses trois rivales – les stars de la chick lit au Québec – dans un chalet au fond des bois. Son prétexte : bien manger, bien boire, discuter projets littéraires. Son but véritable : organiser un terrible accident qui deviendra le sujet de son prochain livre, voué à devenir un best-seller, assurément.
 
Thriller rose ou comédie noire ? Difficile de classer cet hilarant croisement entre Sex and the City et Misery !

Voilà un roman qui a dépassé mes attentes.  On me l’avait fortement suggéré au dernier salon du livre de Québec et j’en avais entendu parler sur les réseaux sociaux, mais dans ma tête une auteure jeunesse ne pouvait être aussi « heavy » dans sa reconversion dans la littérature pour adultes!
 
Karia De Luca est une auteure déchue.  Elle a connu les hauts de la business et elle doit maintenant faire face aux bas…  Ses romans ne se vendent plus sauf peut-être sur les tablettes de liquidation… et encore!  La pilule est difficile à avaler surtout lorsque la dernière coqueluche de la province est en fait une fille à qui elle a dévoilé ses futurs projets!  Laurence Talbot est au sommet de son art.  Son roman cartonne et couvre les murs des librairies de couvertures roses.  De quoi devenir l’ennemi numéro un à abattre pour Katia De Luca.  Littéralement!
 
Tel que le promet la quatrième de couverture, Tuer la poule combine merveilleusement deux genres littéraires; la chick lit et le roman noir.  Rassurez-vous, il n’y a pas effusion de sang, mais il y a bel et bien des envies sauvages de disposer d’un corps par vengeance.  Katia De Luca a un cheminement de carrière particulier et malsain, mais c’est ce qu’on aime ici, n’est-ce pas?!
 
Je n’ai lu aucun des autres romans destinés à la jeunesse de Karine Glorieux, mais je souhaite réellement qu’elle poursuive sa lancée dans la section pour adultes!
 
ISBN: 978-2-7644-3304-1

lundi 22 mai 2017

Bob & Marley, Les vedettes, Marais-Dedieu.

Ce matin, Bob est de mauvaise humeur : il n'aime plus son prénom. "Bob", c'est vraiment ridicule ! C'est décidé, il ne veut plus qu'on l'appelle "Bob".

 Mais si Bob ne s'appelle plus Bob alors, c'est la fin des aventures de Bob & Marley ? Que vont devenir nos deux vedettes s'ils ne sont plus des héros de livres pour enfants ?
 
Dans la même série : Le Cadeau, Les Ricochets, La Maison, Le Monstre et Une partie de pêche entre amis.

Ce n'est pas notre premier Bob & Marley, alors fiston et moi sommes toujours contents de les retrouver même si ces petits albums sont destinés à de plus jeunes lecteurs.  Malgré tout, la subtilité de l'histoire n'est pas si facile à saisir... Bob n'en plus d'entendre Marley l'appelé par son prénom.  Bob par ici, Bob par là, Marley ne réalise pas qu'il prononce ce prénom sans arrêt! Lorsque Bob fait part de son malaise à son meilleur ami, celui-ci suggère d'échanger leur prénom... Bonne idée, mais comme ils sont les vedettes d'une série d'albums, ils ne peuvent pas faire cela!  Il n'y aura plus de livres, plus d'aventures, plus de vedettes! Ils devront être remplacés par des princesses, des poneys... NOOOOOOON! Bob ne supporterait pas l'idée.

Encore une fois, c'est drôle et touchant. L'amitié entre ces deux petits coquins est sans pareil!  Une très belle série qui se lit en quelques minutes mais qui laisse quand même de bons souvenirs à l'esprit.

3 à 6 ans
Seuil jeunesse
ISBN: 9791023508116

Les Croquins, Élisabeth Brisset des Nos et Paule Trudel-Bellemare.

Avant de venir fêter dans ton frigo, les Croquins ont fait un long voyage. Originaires du Mexique, de l'Algérie, du Canada ou de l'Italie, Giovanni Brocoli, Henri Kiwi, Mei Pêche et compagnie te racontent la savoureuse histoire de leur vie. Ils te proposent même des recettes faciles qui t'aideront à mieux les apprécier. À TOI DE CROQUER!
 
Une invitation à découvrir les fruits et les légumes, dès 4 ans.

Coup de cœur pour maman et fiston! Dix fruits et légumes à découvrir au fil de leur histoire et leur pays d'origine.  Anecdotes ou légendes, plusieurs de ces aliments ont dans leur génétique quelques croisements inusités.  La carotte orange a un papa violet qui est né en Asie et une maman blanche qui est née en Europe. Un jour, ils ont voyagé et se sont retrouvés au Pays-Bas... pour faire des bébés!  Le chou sauvage a donné le chou que l'on connaît, le kale et notre nouvel ami Giovanni Brocoli qui vous l'aurez deviné, provient d'Italie.  Marie Endive, elle, est un dérivé de la chicorée et provient de Belgique.  Il paraît qu'avec du beurre d'érable et des noix, c'est fabuleux.  Je n'aurais jamais pensé faire  ce mélange...
 
Cet album coloré est une vraie dose de vitamines! On y retrouve un carnet de recettes faciles et très originales à la fin pour chaque aliment présenté.  C'est amusant et instructif sans  être exhaustif.  L'auteure est sortie de la zone de confort des enfants en nous présentant des fruits et légumes peut-être moins appréciés par ceux-ci. La datte, l'endive, la canneberge, le kiwi et l'ananas font vraiment envie.  Même la carotte si banale y gagne quelques gallons!
 
Un bel outil pour introduire les enfants aux bonheurs de ces aliments si importants dans notre alimentation quotidienne. Les Croquins est certainement un livre à dévorer! Ouias, je sais, elle était facile celle-là!

4 ans et +
Les Éditions Cardinal
ISBN: 978-2-924646-07-6

Quoi de neuf dans la PAL?

Un peu de retard dans ma présentation de ce que j'ai reçu la semaine dernière, mais je ne pouvais passer sous silence le petit dernier de Mylène Gilbert-Dumas!

 
"Virginie Constantineau mène une existence d'écrivaine solitaire au fin fond des Cantons-de-l'Est. Au hasard d'une transaction avec un bouquiniste, elle se voit confier un étrange papyrus. Elle découvre vite que ce texte ancien traîne la mort dans son sillage.
Curieuse, puis fascinée, la romancière quitte sa vie rangée pour remonter la piste de Nicolas Gustave, défunt professeur d'histoire du christianisme suspendu par son université dans les années 1980 pour ses thèses audacieuses, à la limite de l'hérésie. Pendant ce temps, à Ottawa, un gouvernement ultra-conservateur s'apprête à faire adopter un projet de loi qui criminaliserait l'avortement au Canada."
 
Même chose pour le dernier paru dans la collections Motif(s)!
 
"Un appartement coquet, mais modeste. Une cuisine, un salon, la chambre des trois enfants, et la chambre des parents. La mère qui rentre fourbue du travail. Un repas chaud l’accueille, celui préparé par sa propre mère. Les enfants dorment, sauf le plus vieux qui fait semblant, comme d’habitude, et qui attend son bisou. Mais ce soir, ça ne se passe pas comme d’habitude… Un récit intimiste qui aborde avec tendresse le thème de la filiation et de la transmission des rituels familiaux."
 
BONNE SEMAINE!

mercredi 17 mai 2017

Il était une lettre, Kathryn Hughes.

Manchester, 1973. Tina, secrétaire dans une compagnie d’assurances, est bénévole dans une boutique caritative le samedi. Cette activité lui permet d’échapper quelques heures à son mari, Rick, violent et alcoolique. Alors qu’elle trie de vieux vêtements, dans la poche d’une veste de costume, elle met la main sur une lettre jamais ouverte ni postée. C’est une demande en mariage, datée de septembre 1939. Émue, Tina décide de retrouver la destinataire de ce courrier, Chrissie, pour le lui remettre. Une simple enveloppe peut-elle contenir la clé du bonheur ? Et le chagrin d’une femme saurait-il illuminer la vie d’une autre ?

À plusieurs décennies d’intervalle, deux histoires d’amour brisées en plein vol, deux destins de femmes au cœur meurtri. Un roman bouleversant. 
 
Il y a plus de deux semaines que j’ai terminé ce roman et ce que je garde de ce livre, c’est la sensation de frustration d’une histoire d’amour ratée à cause d’une décision prise par quelqu’un qui croyait bien faire…

Lorsque Tina trouve une lettre d’amour d’avant-guerre dans les années 70, elle est très loin de se douter de l’impact que celle-ci aura sur sa vie. Ayant elle-même une vie de couple cahoteuse, elle s’est donné comme mission de restituer cette lettre à la personne à qui elle était destinée.  C’est bien romantique comme opération, mais cette lettre ne lui apportera pas que de la satisfaction, elle lui causera aussi quelques petits problèmes…  Kathryn Hugues a ajouté quelques éléments de suspense qui motive le lecteur à poursuivre sa lecture.  Disons que le mari de Tina n’est pas un ange…

Il était une lettre est un premier roman auto-édité qui a ensuite connu un grand succès.  Il comporte quelques petites imperfections et beaucoup de « prévisible », mais c’est aussi une belle histoire qui raconte le destin de deux femmes influencé par les hommes de leur entourage.  Comme quoi l’indépendance de la femme des années 30 à 70 a certainement subi quelques transformations, mais pas tant que cela.  Le rôle du père sévère pour la fille, la dépendance financière et le machisme sont très présents dans ce roman et à deux époques différentes. 

C’est un roman que j’ai assez apprécié pour poursuivre ma lecture avec Il était un secret du même auteure paru récemment chez Calmann-Lévy.
 
ISBN: 9782253069713

samedi 13 mai 2017

Quoi de neuf dans la PAL?

Cette semaine dans la boîte aux lettres, il y avait le livre que j'attends toujours avec beaucoup, mais beaucoup d'impatience!!!
 
Le tout dernier-né de Nathalie Roy... à paraître le 17 mai!
 
 
"Alice Dansereau, quarante-trois ans, en fait trop pour tout le monde : épouse attentionnée, mère exemplaire, bénévole impliquée, enseignante dévouée, gestionnaire de la maisonnée, coursière, chauffeuse de taxi, etc. Lorsque son conjoint annule à la dernière minute leur voyage d'amoureux, elle prend une décision qu'elle n'aurait jamais cru pouvoir assumer : tout laisser derrière pour s'offrir un moment à elle. Avec pour seul bagage sa carte de crédit, ses lunettes de soleil et son cellulaire, elle s'enfuit sur le scooter de sa fille."
 
Il y avait aussi de bons titres qui ont connu un grand succès en grand format ou en VO!
 
 
"Avery a tout pour plaire. Mais pourquoi toutes ses histoires finissent-elles par une rupture ? Pour le savoir, Avery décide d'interroger tous ses ex depuis la maternelle… Une comédie romantique piquante et irrésistible. Absolument originale."
 
 
"Une femme rêvait de partir. De prendre le large. A Kodiak, en Alaska, elle trouve une place à bord d’un de ces bateaux qui pêchent la morue noire, le crabe et le flétan. Elle supporte l’humidité permanente, la fatigue, la peur, les blessures… Et puis, il y a les hommes. À terre, elle partage leur vie, en camarade. En attendant de rembarquer. C’est alors qu’elle rencontre le Grand Marin." 
 
BONNE FIN DE SEMAINE!

vendredi 5 mai 2017

Quo de neuf dans la PAL?

Il y avait une paire de jambes dans ma boîte aux lettres cette semaine...


"Décor glamour, relations troubles, secrets de famille et suspense : avec Une nuit, rien qu’une seule , devenu un véritable phénomène en Suède, Simona Ahrnstedt a écrit un roman sexy qui célèbre la féminité."

Et un livre qui a piqué ma curiosité!


"Qui était le Prophète?
Qu'est-ce qu'une sourate?
Comment l'islam s'est-il répandu à travers le monde?
Qu'est-ce que le califat?
Découvrez le livre saint, les enseignements et les fêtes d'une des plus importantes religions aux multiples facettes."
 
Il y a avait deux petits coquins aussi!
 
 
 
Et il y avait quelques Croquins!
"Avant de venir fêter dans ton frigo, les Croquins ont fait un long voyage. Originaires du Mexique, de l'Algérie, du Canada ou de l'Italie, Giovanni Brocoli, Henri Kiwi, Mei Pêche et compagnie te racontent la savoureuse histoire de leur vie. Ils te proposent même des recettes faciles qui t'aideront à mieux les apprécier. À TOI DE CROQUER!"
 
BONNE FIN DE SEMAINE!

lundi 1 mai 2017

La veuve, Fiona Barton.

Mari idéal ou parfait assassin ? Elle devait savoir… non ?
La vie de Jane Taylor a toujours été ordinaire.

Un travail sans histoire, une jolie maison, un mari attentionné, en somme tout ce dont elle pouvait rêver, ou presque.

Jusqu’au jour où une petite fille disparaît et que les médias désignent Glen, son époux, comme LE suspect principal de ce crime.

Depuis ce jour, plus rien n’a été pareil.

Jane devient la femme d’un monstre aux yeux de tous.

Les quatre années suivantes ressemblent à une descente aux enfers : accusée par la justice, assaillie par les médias, abandonnée par ses amis, elle ne connaît plus le bonheur ni la tranquilité, même après un acquittement.

Mais aujourd’hui, Glen est mort. Fauché par un bus.
 
Fiona Barton est journaliste de profession et même si elle a remporté le titre de "Reporter de l'année" aux British Press Awards, le fait d'écrire un premier roman si bien ficelé n'a pas du être si simple!  On a beau savoir écrire, il faut tout de même avoir le talent de construire un récit qui se tient avec un peu de suspense pour tenir le lecteur en laisse!  Un pari réussi dans mon cas.
 
La veuve, c'est Janie.  Mariée à 19 ans à un homme qui était différent à ses yeux, elle s'est rapidement retrouvée aux mains d'un grand manipulateur.  À cet âge, lorsqu'on est un peu perdue, un homme qui "prend soin de nous" a tout pour plaire.  Avec ses petits déjeuners au lit, ses bouquets de fleurs et de belles paroles, Glen Taylor a su comment la coincée sous son aile. Même si elle semble ne pas détester cette étrange relation, la situation atteint quand même ses limites...  Lorsque son mari est soupçonné d'avoir enlevé une petite fille, Janie ne sait plus si elle doit croire cet homme ou écouter son instinct.  Elle choisit de rester auprès de lui car il sait la convaincre, mais celle-ci cache également quelques éléments importants derrière le chauffe-eau!  Fiona Barton a su semer le doute dans nos esprits car à un certain point, on ne sait plus si le couple est de connivence, si Glen est coupable ou pas ou si Janie n'est pas celle qui a commis le pire...  Si on ajoute à cela un autre aspect de leur relation de couple dont je tairai la nature, vous vous retrouverez à douter de un et de l'autre sur pratiquement toute votre lecture... Fiona Barton joue avec nos nerfs! 

La veuve est un roman que j'avais repéré à sa sortie en VO et c'est avec beaucoup d'impatience que j'attendais de le lire en français.  La barre était haute et je suis ravie de cette lecture!  Du suspense quand même tolérable, un brin de psychologie et une bonne enquête policière, je n'en demandais pas plus.
 
ISBN: 9782265114562

dimanche 30 avril 2017

Histoires de lire - Robert, Robert Soulières et Cyril Doisneau.

Fiston est en première année du primaire et comme il aime de plus en plus lire, je suis toujours intéressée à découvrir des livres destinés aux premières lectures.  Nous avons eu un gros coup de cœur pour cette série!  On y retrouve beaucoup d'humour tant au  niveau du texte que dans les illustrations.  En faisant la lecture, fiston s'est parfois étonné de ce qu'il lisait ou de ce qu'il voyait dans les illustrations.  C'était très amusant de le regarder découvrir un petit personnage si original.  Parce que Robert n'est pas un garçon dépourvu d'imagination: il aime manger un sandwich au fromage pour être sage comme une image, il demande une nouvelle coupe de cheveux au Père Noël, il est en retard parce qu'il n'a pas terminé son rêve et quand il sera grand, il sera chasseur de larmes pour que tout le monde soit heureux!  Robert est un petit garçon adorable, généreux et très drôle.  Un seul personnage, c'est simple et efficace.
 
Si vous n'êtes pas encore convaincus, je vous laisse l'argumentaire qui explique en quoi consiste chaque livre et je joins également un extrait super mignon sur lequel nous avons terminé notre lecture... de quoi avoir envie qu'il y ait d'autres volumes à cette série!
 
"Quand je serai très grand, je serai ta bonne étoile.  Je veillerai sur toi et sur tous ceux que j'aime."

Argumentaire

  • 16 pages, dont 12 sont consacrées à l’histoire
  • Une histoire comptant 171 mots
  • Une à deux phrases par page, à l’emplacement constant
  • Des phrases de 8 à 17 mots
  • Une structure répétitive
  • Un vocabulaire varié
  • Des signes de ponctuation diversifiés
  • Une histoire humoristique dont la chute est inattendue
  • Des illustrations en adéquation avec le texte
 
 Ce midi, Robert a une faim de loup ! Mais… que lui réserve sa boîte à lunch ?

Robert adore rédiger sa liste pour le père Noël. Il a alors l’impression que tout est possible !

Robert est souvent en retard. Mais il a toujours de bonnes raisons !

Quand Robert rêve à demain, il voit grand. Très, très grand.
 
 
 
 
ISBN: 978-2-923813-31-8 / 978-2-923813-32-5 / 978-2-923813-33-2 / 978-2-923813-34-9


vendredi 28 avril 2017

Quoi de neuf dans la PAL?

Des titres très attendus cette semaine!
 
 
Fleuve
« Cher lecteur ou lectrice,

En cet instant, vous tenez ce livre entre vos mains et vous vous demandez si cela vaut le coup de le lire. Probablement pas. Mais il y a un billet caché dans la reliure, donc, si j’étais vous, je foncerais à la caisse pour l’acheter avant que votre libraire ne s’en aperçoive.

Je vous en prie, inutile de me remercier.

Ce livre s’intitule Furiously Happy – Chroniques désopilantes sur des choses qui le sont moins. Ce n’est pas qu’un titre, mais également un petit quelque chose qui m’a sauvé la vie. »
 
 
"Thriller rose ou comédie noire ? Difficile de classer cet hilarant croisement entre Sex and the City et Misery !"


Pocket
"Elsa a 7 ans, mais les adultes raisonnables disent qu’elle est « très mature ». Mamie a 77 ans et les adultes raisonnables disent qu’elle est déjantée. Mais Elsa sait qu’en réalité Mamie est un génie. Elle est son super-héros indocile, capable de toutes les bêtises et de toutes les fantaisies créant pour sa petite-fille le plus fantasque des mondes imaginaires."


Denoël
"Quand elle se réveille ce matin-là, Estelle, comme tous les jours, se rend dans la chambre de sa petite fille de sept mois pour lui donner son biberon. Effarée, elle découvre un berceau vide, une chambre vide : plus aucun vêtement, plus de jouets. Comme si son bébé n’avait jamais existé."

Et une nouveauté chez Pierre Tisseyre...


 "J'ai carrément envie de me cacher sous mon lit. Mieux encore, je vais me glisser sous celui de ma soeur. Allez, j'y vais ! Bonne nuit ! On se voit demain au mystérieux château des Beaumont !"

Et malgré autant de réceptions, je m'achète encore des livres! J'avais envie de romans historiques...


ADA
"Angleterre, 1485. Henri Tudor fait tomber Richard III au combat et s’empare du trône après la bataille de Bosworth. Mais c’est un pays morcelé par la guerre des Deux-Roses qui attend le nouveau souverain. Un défi de taille lui incombera donc : dissoudre les rivalités et réunifier les camps, avant de pouvoir prétendre gouverner. Pour ce faire, Henri Tudor devra épouser une princesse de la maison ennemie, Elisabeth d’York. Héritière légitime de la famille déchue, fille de la Reine Blanche, Elisabeth est une jeune femme hantée par la mort du Roi qu’elle aimait."


ADA
"Elle s’appelle Barbara, Varvara en russe. Alerte et vive d’esprit, elle est admise au service de l’impératrice Élisabeth, dans l’univers éclatant et cruel de la plus éminente cour du monde. Sous la tutelle du comte Bestoujev, chancelier et maître-espion, Varvara va parfaire son éducation, de l’art de crocheter une serrure à l’acte charnel, apprenant par-dessus tout à écouter — et à saisir l’occasion qui se présente en la personne d’une svelte princesse de Zerbst du nom de Sophie, une jeune fille enjouée appelée à devenir l’indomptable Catherine la Grande."

BONNE FIN DE SEMAINE!

jeudi 27 avril 2017

Pivot, Marie-Ève Cotton.

Dans l'unité psychiatrique de l'hôpital Sainte-Marie, à Montréal, Hadrien Jalbert, alias Pivot, attend la fin d'un énième enfermement injustifié manigancé par l'organisation secrète qui le persécute depuis des années. Ses compagnons d'infortune, eux, sont bel et bien fous. Il y a Jésus, un jeune Haïtien persuadé d'être le Christ, le Chat de ruelle, clochard sans âge qui converse avec des gnomes invisibles, Jonathan Livingston, interné après avoir voulu s'envoler du pont Jacques-Cartier et, surtout, Mary, une Inuite du Nunavik hantée par les mourants qu'elle entend hurler dans les murs. Pivot, qui doit son surnom à son éloquence, ne trouve pas les mots pour la réconforter.
 
Lorsque je reçois un livre non sollicité, je le place toujours au bas de la pile… mais lorsque la relationniste prend la peine de me dire que c’est un coup de cœur et que je constate que le livre reçoit de bonnes critiques, j’y jette un coup d’œil plus rapidement!
 
Dès la première page, j’ai su que ce serait une lecture que j’aimerais!  D’abord, parce qu’on y retrouve déjà beaucoup d’humour malgré le sujet.  Il ne faut pas se le cacher, les patients en psychiatrie sont parfois loufoques et leurs écarts de conduite peuvent nous paraître divertissants et bizarres, mais il n’y a absolument rien de drôle dans leur cas.  Néanmoins, Marie-Ève a su nous construire des personnages-patients attachants avec qui nous découvrons l’envers de la médaille et les malheurs de la maladie mentale.
 
"Personne ne hait la folie autant que les fous.  Quand ils émergent de leurs délires, quand ils se retrouvent ni dieu ni homme-oiseau, les psychotiques réintègrent la petitesse de leur humanité et doivent faire face à tous les gens en présence de qui ils se sont comportés de manière farfelue.  Ils en ressentent une humiliation que personne ne peut comprendre, et lutter contre cette honte est une guerre harassante.
 
C'est pourquoi bien des fous choisissent en toute conscience de retourner vers l'illusion.  Ils crachent alors leurs pilules pour redevenir invulnérables et omnipotents.  Ou ils se tuent.  Il n'y a que dans leur folie ou dans la mort que les fous échappent vraiment au dégoût de leur état."
 
Dans le centre hospitalier où je travaille, l’aile psychiatrique se retrouve également au quatrième étage de l’édifice et des codes blancs (patient agressif) il en résonne tous les jours dans l’hôpital!  Sans air climatisée, je me plains tout l’été de ma fenêtre anti-suicide (au cinquième étage) dont l’ouverture ne dépasse pas 20cm.  Donc, en lisant ce roman, j’étais en terrain connu et les événements qui se produisent dans ces histoires ne sont pas très loin de la réalité.  Certains patients sont autorisés à sortir dehors pour fumer et je dois vous dire que quelques-uns font peur!  Parfois sous forte médication, ils ont plutôt des allures de drogués profondément intoxiqués!  Assez pour que je sorte de l’ascenseur ne me sentant pas toujours en sécurité.  J’ai trouvé que l’auteure rendait un bel hommage au personnel de ces unités de soins.  Leur travail est souvent difficile car il est certainement plus délicat d'essayer de raisonner un patient en psy qu’un patient sain d’esprit.  Ils sont constamment sous la menace de violence ou de dissertations qui font ni queue ni tête!  En même temps, l’auteure nous fait prendre conscience que personne n’est à l’abri d’une psychose.  Même bardée de diplômes, Pivot est un bel exemple des mauvais tours que peut jouer le cerveau.  Il se croît surveillé par Le Système et retrace leurs actions jusque dans le journal quotidien.  Il n’est qu’un patient parmi les autres, mais il est ce qu’on appellerait le pivot central de l’unité.  Il est très cohérent dans ses analyses des problèmes des autres et de la vie en général jusqu’à ce que Le Système se manifeste à nouveau. 
 
J’ai été impressionnée par l’écriture de Marie-Ève Cotton qui est médecin psychiatre.  Il y a une grande marge entre le métier d’écrivain et le sien et j’ai trouvé qu’elle avait réussi à marier les deux de façon remarquable!  C’est donc un coup de cœur pour moi aussi et ce n’est pas peu dire car j’en ai eu très peu ces dernières années du côté de la littérature québécoise…
 
ISBN: 978-2-89649-748-5

mardi 25 avril 2017

Cyrus l'encyclopédie qui raconte 1-2-3-4, Christiane Duchesne et Carmen Marois.

Cyrus, l’encyclopédie qui raconte est une encyclopédie originale qui offre des réponses scientifiques à des interrogations sur le monde qui nous entoure.
Cyrus est un vieux savant à la curiosité insatiable. Pas étonnant que les enfants soient si nombreux à le consulter ! Il possède la réponse aux questions les plus pertinentes, les plus étonnantes, celles que tout le monde se pose, celles auxquelles on croit pouvoir répondre mais qui souvent nous laissent bouche bée...
 
Cyrus, l’encyclopédie qui raconte est une encyclopédie originale qui offre des réponses scientifiques à des questions sur le monde qui nous entoure. Découvrez la Terre et l’espace ; les animaux ; les végétaux ; le corps ; etc.
 
Pour les curieux de tous les âges !
 
Voilà une encyclopédie que je suis bien heureuse d'avoir reçue en surprise dans ma boîte aux lettres il y a de cela quelques semaines.  C'est une encyclopédie qui se raconte.  Une, deux, trois rubriques avant de dormir, je vous jure que fiston adore!  Sous forme d'histoires, les personnages sont des enfants curieux qui se posent beaucoup de questions (!) et qui se réfèrent à une connaissance nommée Cyrus.  Un voisin, un oncle, on ne sait pas trop, mais il est très instruit et passionnant ce monsieur!
 
Il y a quatre tomes qui répondent à des centaines de questions que non pas seulement les enfants se posent, mais les adultes aussi!  C'est très bien fait.  Cela sort du contexte rigide de l'encyclopédie traditionnelle et les illustrations complètent bien chaque petite histoire.  Trois ou quatre pages pour chaque thème, c'est juste assez pour faire le tour de la question au niveau des enfants et survoler le sujet sans entrer dans trop de détails scientifiques et perdre leur attention.
 
Est-ce que la mémoire fonctionne lorsqu'on dort? Quel est l'ancêtre du premier arbre? Pourquoi les chevaux dorment-ils debout?  Est-ce que les nains peuvent avoir des enfants de taille normale?  Comment peut-on savoir l'âge des tortues?  Pourquoi la mer est-elle salée? Pourquoi fait-on des cauchemars?
 
Les auteurs ont fait un travail colossal pour rendre chaque sujet accessible aux enfants.  C''est un excellent outil de référence qui répondra à bien des questions pour lesquelles nous sommes souvent sans réponse... Ce genre de document est parmi mes préférés parce qu'il permet d'apprendre tout en s'amusant.  Il faut parfois être original pour les détourner des super-héros à l'heure du dodo!

La terre et l'espace, les animaux, les végétaux, les gens et les curieuses questions sont les catégories abordées dans la collection.
 
 

samedi 22 avril 2017

Le Koala qui ne voulait pas, Rachel Bright et Jim Field.

Voici Kévin. Ce koala aime bien que les choses restent toujours PAREILLES. EXACTEMENT pareilles.
 
Un jour, un changement survient soudainement. Kévin découvrira-t-il quelque chose de NOUVEAU et AMUSANT?
 
Un drôle de conte sur l'ouverture au changement, des créateurs de La souris qui rugit.
 
Kévin est un koala qui tient à sa branche et à ses habitudes beau temps, mauvais temps.  Ses amis se fatiguent à essayer de le faire descendre, mais rien n'y fait.  Kévin trouve tout ce qui est plus bas que sa branche trop étrange!  Le pauvre, il ne sait pas ce qu'il rate jusqu'au jour où un pic-bois lui règle son cas... il fait tomber la branche de Kévin!
 
Le moment est venu pour Kévin de découvrir la beauté de la nature en compagnie de ses copains tous joyeux de l'avoir enfin parmi eux.  Comme quoi, quand on ose faire quelque chose, il se peut qu'on en tire du bien. Il découvre, il joue, il adore!
 
Un album magnifiquement bien illustré avec un koala plus vrai que nature qu'on aurait bien envie de caresser!

Si vous n'avez pas encore lu La souris qui rugit des mêmes créateurs, je vous le suggère fortement! C'est une belle histoire d'amitié inusitée.
 
ISBN: 9781443155472

Le plus loin possible, Maureen McCarthy.

Tess, vingt et un ans, vit avec son mari Jay et leur petite fille de trois ans dans une ferme isolée en Australie. Elle est régulièrement battue par son mari, mais les frères et la mère de Jay font semblant de ne rien voir. Un jour, un jeune couple qui voyage à travers le pays s’arrête dans leur village. Tess décide de saisir sa chance et, à l’aube, en cachette de tous, elle monte dans la voiture des inconnus avec sa petite fille. Un périlleux chemin vers la liberté commence alors...       

Le plus loin possible, c'est la distance que Tess veut metre en elle, sa fille et son conjoint abusif.  Isolée sur une ferme sans téléphone, elle subit quotidiennement les violences d'un homme dérangé.  Un jour où ils sont en ville pour faire des courses, elle échappe à sa surveillance et réussit à convaincre un jeune couple de les sauver elle et sa fille de trois ans.  Elle profitera d'une des nombreuses nuits d'ivresse de Jay pour tenter la fuite.  Inutile de vous signifier que c'est un grand moment de tension dans ce roman!!!
 
Sinon, le reste est assez calme car Tess nous raconte quelques épisodes de sa vie mouvementée et l'auteure fait un retour sur les conditions d'internement de son ancêtre qui a d'abord porté le même prénom qu'elle.  Tess soupçonne quelques incongruités  dans l'histoire de celle-ci et elle semble vouloir mettre à jour la vérité.  C'est une histoire en parallèle de la principale.  À mes yeux, elle n'apporte pas beaucoup au roman, mais elle a eu pour effet de calmer l'angoisse de la poursuite.  Car même si on n'a pas beaucoup d'indices sur le fait que Jay veuille retrouver Tess et leur fille, on sait très bien qu'il n'est pas chez lui à attendre leur retour!  En tant que lecteur, tu sais que tu feras le saut, mais tu ne sais pas quand il agira!
 
Le plus loin possible n'est peut-être pas le thriller le plus enlevant de l'année, mais je me suis réellement attachée à Tess et sa famille!  Assez pour vraiment apprécier l'épilogue de la fin...

Paru le 9 mars 2017 (France)
Trad. de l'anglais (Australie) par Frédéric Brument     
Denoël
ISBN: 9782207133200 

vendredi 21 avril 2017

Quoi de neuf dans la PAL?

Une semaine généreuse dans ma boîte aux lettres!





Quelques nouveautés d'avril chez Scholastic!
 
Oui, oui, c'est bien Emma Donoghue qui a écrit ROOM!


Deux titres de chez Mouche à L'école des loisirs!
 
"Des histoires illustrées pour les enfants qui commencent à lire tout seuls, des histoires qui les passionnent et les font rire. Tout un tas de grands auteurs et de grands dessinateurs de Marc Boutavant à Marie-Aude Murail, d'Agnès Desarthe à Claude Ponti, ou Nadja, tout un tas de jeunes écrivains et illustrateurs s'associent pour inventer des héros et des héroïnes inoubliables, des animaux et des fées."
 
 BONNE FIN DE SEMAINE!