lundi 26 septembre 2016

Agatha Raisin - Remède de cheval, M.C. Beaton.

Après la pluie, le beau temps ! Agatha Raisin est désormais bien installée dans son cottage de Carsely en compagnie de ses deux chats. Cerise sur le pudding, le nouveau vétérinaire du village ne semble pas insensible à ses charmes.

Quand le beau véto succombe à une injection de tranquillisant destinée à un cheval rétif, la police locale conclut à un malencontreux accident. Mais pour Agatha, dont le flair a permis de résoudre l’affaire de La Quiche fatale, il s’agit bien d’un meurtre. À l’étonnement de tous, le séduisant colonel James Lacey partage pour une fois l’avis de son entreprenante voisine. Et nos deux détectives-amateurs se lancent dans une enquête bien plus périlleuse qu’ils ne l’imaginaient…

Agatha Raisin, c’est une Miss Marple d’aujourd’hui. Une quinqua qui n’a pas froid aux yeux, fume comme un pompier et boit sec. Sans scrupule, pugnace, à la fois exaspérante et attendrissante, elle vous fera mourir de rire !

Agatha Raisin n’a pas changé d’un poil depuis le premier tome La quiche fatale... Toujours aussi téméraire, elle n’hésite pas à se lancer à la poursuite d’un assassin pour occuper ses journées de jeune retraitée! 

Paul Bladen est le nouveau vétérinaire du village et toute la gente féminine ne résiste pas à son charme, trimbalant vers sa clinique chiens et chats au moindre petit symptôme… Agatha n’est pas différente, mais le jour où le vétérinaire est retrouvé mort, elle est convaincue qu’il ne s’agit pas d’une mort naturelle.  Quelques indices biens placés lui laissent croire qu’il y a anguille sous roche.  Accompagnée de son tout aussi charmant voisin, elle tente de résoudre le mystère… et si Agatha a de grands espoirs envers ce voisin, celui-ci n’est pas du même avis!  Cela mène d’ailleurs à quelques situations cocasses.  Bien qu’ils passent un temps fou dans les pubs d’Angleterre à discuter, l’enquête qu’ils mènent est purement  « professionnelle » aux yeux de l’écrivain en panne d’inspiration.  James Lacey tient à son célibat.

Ce roman est le deuxième d’une longue série.  On me confirme que d’autres tomes seront publiés en français plus tard cet automne, mais en attendant, il est possible de regarder une série télé tirée des livres de M.C. Beaton.  C’est une belle découverte de mon côté.  J’aime beaucoup le format pratique, les couvertures et les enquêtes plutôt légères qu’offre l’auteure.  C’est donc avec beaucoup d’impatience que j’attends les prochaines aventures d’Agatha Raisin!

Le lien vers la pub de la série télé tirée de ces romans:
 
 
ISBN: 9782226318312

dimanche 25 septembre 2016

Archie le paresseux hyperactif, Heath McKenzie.

Archie est un paresseux qui ne tient pas en place. Il bouge tellement et il est si tapageur que ses amis ne le supportent plus et l’encouragent à quitter le clan. Archie finira-t-il par trouver un endroit où il se sentira bien?
 
Archie est un paresseux pas comme les autres! Il aime gambader, culbuter, jongler et danser, mais il est toujours le seul à s'activer...  Même si Archie utilise plusieurs astuces pour réveiller ses semblables, rien n'y fait.  Il ne fait que les embêter.  Un jour, les autres en ont assez et lui suggère de s'en aller.  Pauvre Archie! Au fond de la jungle, il retrouve d'autres animaux, mais ses amis paresseux lui manque.  Sur le chemin du retour, il rencontre un tigre, un tigre qui aime manger les paresseux, c'est le moment pour Archie de regagner ses gallons...
 
Le paresseux est un animal qui fascine beaucoup fiston qui bouge beaucoup, comment arrive-t-il à survivre en étant si lent?!  Archie est différent, il se sent parfois exclu du lot.  C'est un bel album pour démontrer qu'il faut accepter nos différences et mettre nos forces en valeur. Les illustrations sont drôles et attendez de voir l'hippopotame qui aime grimper aux arbres ou encore Archie qui essaie de danser avec un paresseux...
 
3 à 7 ans
ISBN: 9781443154185

vendredi 23 septembre 2016

Quoi de neuf dans la PAL?

Postes Canada menacent encore de faire la grève, mais ils ne chôment pas dans ma boîte aux lettres cette semaine! 
 
D'abord, les attendus, ceux que j'ai demandés parce que, parce que...

 
 Cherche Midi
Ça ne se voit pas comme cela, mais la couverture est scintillante ainsi que le marque-page!!!  Juste pour cela, il vaut un coup d'œil!
"Émouvant, palpitant et déchirant, Une seconde chance est une histoire d’amour magique qui nous montre comment un même événement peut engendrer des conséquences radicalement différentes, pour peu qu’au carrefour d’une vie nous prenions une route… plutôt qu’une autre."
 
 
"Dans la langue innue, amun signifie « rassemblement ». Sous la direction de Michel Jean, écrivain et journaliste innu, ce collectif réunit pour la toute première fois des auteurs autochtones de divers horizons, de différentes nations et générations."
 
 
      "Dans ce roman, Aki Shimazaki plonge au cœur des blessures d’enfance qui deviennent parfois des failles à l’âge adulte."
 

"Ultime ouvrage de référence, 100 X 100 dresse un formidable panorama : le meilleur de ce qui existe dans 10 grandes catégories, elles-mêmes subdivisées en 10 sections de 100 entrées chacune. Au total, 10 000 représentations de l’excellence concentrées en 1 000 pages !"
Puis, il y a les surprises qui reprennent du service en cette nouvelle rentrée littéraire!
 
 
"Comme chiens et chats propose des nouvelles drolatiques ou dramatiques, ludiques ou très noires, nostalgiques de temps révolus ou résolument tournées vers l'avenir."
 
 
"Mon chum à moi est un roman qui se déroule avant la série télévisée Mon ex à moi, diffusée à Séries plus, et qui nous révèle la genèse de cette histoire empreinte de folie et d'humour."
 
 
Pour Arthur, le compte à rebours avant l’Halloween est commencé. Son costume de Superman est prêt. Reste à trouver le bon itinéraire pour maximiser la collecte de bonbons...
 
 
"Bahia en est sûre : la nouvelle voisine est une sorcière ! Elle l’a bien vu à son sourire qui ment et au bric à brac étrange dans son camion de déménagement."
 
BONNE FIN DE SEMAINE!

jeudi 22 septembre 2016

Juste avant le bonheur, Agnès Ledig.

Cela fait longtemps que Julie ne croit plus aux contes de fées. Caissière dans un supermarché, elle élève seule son petit Lulu, unique rayon de soleil d’une vie difficile. Pourtant, un jour particulièrement sombre, le destin va lui sourire. Ému par leur situation, un homme les invite dans sa maison du bord de mer, en Bretagne. Tant de générosité après des années de galère : Julie reste méfiante, elle n’a pas l’habitude. Mais pour Lulu, pour voir la mer et faire des châteaux de sable, elle pourrait bien saisir cette main qui se tend…

J’avais ce livre acheté d’occasion dans ma pile à lire depuis un bon moment déjà et comme je cumulais mes rencontres avec des billets positifs à son sujet sur les blogues que je fréquente, j’ai tenté le coup.
 
Quelle bonne idée!  Deuxième roman de l’auteure française, j’ai été happée par l’histoire de Julie (et pas seulement parce qu’elle porte le même prénom que moi!).  Cette jeune femme trime dur pour arriver à joindre les deux bouts afin d’offrir une vie descente à son jeune fils de trois ans.  Juste avant le bonheur commence comme un bon feel good book, mais ça ne dure pas!  Même si un bon samaritain croise sa route, Julie ne peut empêcher le destin de faire son œuvre et les épreuves qu’elle aura à traverser vous crèveront le cœur!  On m’avait prévenue, il me fallait une boîte de mouchoirs.  Sauf que l’auteure m’a prise dans le détour et je ne m’attendais pas du tout à ce genre d’événement malheureux. À partir de là, la vie de Julie n'a plus rien d'un rêve...
 
C’est franchement un coup de cœur d’auteur et une belle surprise.  Agnès Ledig compte déjà 4 romans à son actif et j’ai cru comprendre qu’il n’y en a aucun de mauvais!  Si vous avez une suggestion pour ma prochaine lecture, je suis intéressée.

dimanche 18 septembre 2016

Les abandons de la semaine... 3!

On me demande : c’est qui ta mère, c’est qui ton père. Moi je n’en sais rien, j’ai Titi et c’est à peu près tout. Ensemble, on décore les châssis avec des branches d’arbres qui se fanent, tombent et deviennent des lambeaux mortuaires séchés qu’on ne balaie pas. Et certains soirs, je sens mon cœur qui se gonfle et qui essaie de me parler pour me dire bonjour, quelque chose de grave est arrivé et ça n’est pas fini. Olé.
 
Elle vit à l’écart du village, dans les bois, près de la rivière, avec sa sœur. Ou sa mère. Elle ne le sait pas très bien. Sa vie était simple mais rien n’est immuable. Son corps change, la vie autour aussi. Et il n’y a pas grand monde pour lui expliquer ce qui se passe.
 
Une histoire à l’ambiance sombre et décalée, portée par une narratrice au langage unique et coloré.

Abandon à 25% lu...

Un abandon contre les marées (tout le monde aime!), parce que je suis totalement hermétique à ce genre de littérature.  C’est un roman très poétique et même avec un texte qui stimule les belles images dans nos esprits et qui fait sourire parfois, je peine à avancer.  C’est loin d’être mauvais, mais ce livre ne me convient pas. Des expressions dans le genre « du liquide à joie dans son cœur », moi je lève les yeux au ciel.  Excusez-moi, je n’y peux rien!
Québec-Amérique / La Shop
ISBN: 978-2-7644-3189-4


Femme de 52 ans, 1,67 m, 57 kg. Des seins, pas de fesses. Artiste et cartésienne, vive et lucide, franche jusqu'à l'insolence. Moyens financiers décents, responsable et intègre.

J'aime le bricolage, le champagne et les grands garçons qui écrivent bien, surtout ici, sans échange de phéromones. Je cherche mon équivalent masculin, ou mieux.

Veuillez noter que chauves, bedonnants, pauvres ou dysfonctionnels ne sont pas considérés comme des équivalents.

Au plaisir
Abandon p.30
 
Des extraits de discussions entre une femme et ses prospects sur un site de rencontre... Malheureusement, j'ai peu d'intérêt pour le sujet en ce moment.  Le personnage est une femme brillante qui cherche à ne plus être célibataire, tout simplement.  Je suis convaincue que plusieurs passeront un excellent moment de lecture en sa compagnie.
 
ISBN: 9782764811870
 
…Samantha Mc Allister est une fille comme les autres. Du moins en apparence. Elle cache un secret que ses amies, passionnées de mode et de soirées pyjama, ne pourraient pas comprendre : Sam est envahie d’angoisses et de sombres pensées qu’elle n’arrive pas à contrôler. Chaque acte, chaque prise de parole est un véritable calvaire. Pas évident quand on fait partie d’un groupe où tout fashion faux-pas ou crush sur le mauvais mec fait l’objet d’un raz-de-marée de critiques. Mais un jour, Sam rencontre Caroline… Enfin, elle peut rester elle-même, voire se confier sur ses séances hebdomadaires chez le psy. Très vite, Caroline fait découvrir à Sam un lieu secret caché sous le gymnase du lycée : le Club des poètes, où chacun peut monter sur l’estrade et réciter ses créations. Peu à peu, Sam se prend presque à se sentir  » normale « … Mais pourquoi AJ, le mystérieux guitariste du groupe, ne semble-t-il pas accepter sa présence ? Sam devra-t-elle une fois de plus tout remettre en question ?…
 
Abandon p.74
 
Il y a des fois où j'aime les romans jeune adulte et d'autres fois pas du tout.  Un lieu secret sous le gymnase du lycée où se rencontrent des adolescents pour parler poésie... ouais... bon... non! J'ai largement dépassé les 50 pages, je me permets de dire que je n'aime pas.
 
ISBN: 9782755623314
 
C'est une très mauvaise semaine côté lecture...

Petits secrets, grands mensonges, Liane Moriarty.

Meurtre ou tragique accident ? À la fête de l’école, quelqu’un a trouvé la mort. Mais qui est vraiment responsable du drame ?

Trois femmes à la croisée des chemins, des ex-maris et leurs nouvelles épouses, des familles recomposées (ou décomposées), qui cachent tous ces redoutables petits mensonges que l’on se raconte à soi-même pour continuer de vivre… Après Le Secret du mari, best-seller international, Liane Moriarty nous plonge une fois encore dans l’univers clos de ces quartiers résidentiels qui dissimulent derrière leurs jolies façades d’inavouables secrets. Avec elle, le sourire n’est jamais loin des larmes.

Bientôt sur les écrans télé, la grande série HBO inspirée du roman, réunira dans les rôles principaux deux lectrices enthousiastes : Nicole Kidman et Reese Witherspoon !

Un roman basé sur les cancans et les apparences, moi j’aime!  Tout démarre le premier matin de la rentrée scolaire où une fillette pointe du doigt un petit garçon de 5 ans comme étant celui qui a tenté de l’étrangler.  Bien entendu, la maman ne correspond pas tout à fait aux standards du coin vêtue de sa jupe en jeans, son T-shirt blanc et de son chewing gum en bouche!  Facile dans ce cas d’accuser Ziggy.  Ça ne peut être que lui.  Qui oserait incriminer un enfant de famille riche?  À partir de là tout déboule, l’intimidation, les visites chez le psy et beaucoup de soucis pour Jane, sa maman.  En parallèle, on suit également de très proche deux autres femmes flamboyantes chacune dans leur style.  Céleste qui semble tout avoir : l’argent, l’amour et deux beaux jumeaux… De son côté, Meredith semble très excessive dans tout et très déterminée.  Lorsqu’elle prend quelque chose sous son aile, elle va jusqu’au bout et n’hésite pas à éliminer les obstacles sur son passage.  Elle cache quelque chose elle aussi…

C’est un mélange de personnalité intéressant.  En alternant l’histoire et les potinages de tous, l’auteure fait tranquillement monter le suspense.  Car si les problématiques scolaires et familiales sont au centre du roman, il ne faut pas oublier qu’il y a aussi un meurtre à résoudre.  Encore là, ce n’est pas facile de trouver un coupable parmi des gens qui ont l’air tous si honorables…

Si j’avais reproché un démarrage lent à son roman Le secret du mari, celui-ci maintient une bonne cadence dès les débuts.  En tant que parents, on se demande parfois si on peut faire confiance à nos enfants, au personnel de l’école et aux autres parents dans la même foulée.  La rentrée scolaire est une période stressante pour tous alors imaginez lorsque vos enfants sont victimes de stigmatisation!

Une série télé produite par Jean-Marc Vallée sera portée à l’écran mettant en vedette Reese Whiterspoon et Nicole Kidman.  Je n’ai pas fait de recherche sur le web, mais je verrais bien Nicole Kidman dans le rôle de Céleste…

Liane Moriarty a écrit plusieurs romans et je crois que celui-ci est le deuxième traduit.  What Alice forgot est dans ma pile à lire.  Il a également remporté beaucoup de succès du côté anglophone.


Autre titre traduit chez Albin Michel: Le secret du mari

Albin Michel
ISBN: 9782226317346

lundi 5 septembre 2016

Fred Petitchatminou, Chrisitiane Duchesne et Marion Arbana.


...et son ami Lapipino Lapin.
 
 Il y a de ces albums pour lesquels je pourrais me passer de texte! Pas que celui-ci ne convienne pas ou qu'il ne colle pas bien aux illustrations, mais parce qu'il tombe dans ma catégorie "j'ai envie d'encadrer les illustrations!".
 
 
 
 

Vous connaissez les Crakicornus?  Ce sont de petits monstres qui nettoient vos rêves.  Ils font peur, mais ils semblent faire du bon boulot!

Une carotte d'anniversaire?  Pas de problème Fred en trouve une parfaite pour son ami Lapipino.  Couverte de taches vertes, elle ne nous fait pas trop envie.  Mais Lapipino la trouve parfaite!
 
Bibi se fait attendre... Où se cache-t-il? Dans l'arbre à choses, à fleurs ou à petites bêtes?  Moi, je prends ces trois arbres et je les plante dans ma cour, ils sont magnifiques!
 
Là où fiston et moi avons un peu décroché dans toute cette féérie, c'est avec le Tic-Toc-Snif... N'empêche que les illustrations valent le coup!
 
Un album magique dans une palette de couleurs actuelles!  Honnêtement, je le montre à tous ceux qui entrent chez moi! "Admirez le travail!"  La Bagnole commence sa saison avec un album de toute beauté!
 
À partir de 4 ans.
ISBN: 9782897141318

samedi 3 septembre 2016

Nora Webster, Colm Tóibín.

Irlande, fin des années 1960. Nora vient de perdre son mari. Entre hébétude et chagrin, elle fait face à la nécessité en reprenant un emploi, vend la maison de vacances sur la côte, tente d’aider ses quatre enfants qui se débattent avec leur deuil. Puis, très lentement, elle se laisse gagner par un sentiment nouveau : être veuve, c’est goûter à la liberté. Sous les regards critiques de la petite ville où elle a toujours vécu, elle prend des cours de chant, s’achète une chaîne stéréo et passe ses rares moments de liberté à écouter des disques. La profondeur des émotions que soulèvent en elle la musique s’accorde au lent réveil de sa sensibilité et de sa personnalité. Au début, ce sont de toutes petites choses, mais sous cette apparente inertie, que de bouleversements ! Elle se découvre des forces qu’elle ignorait, se rapproche de ses enfants et s’impose tant au travail qu’auprès des commères qui l’observent. Pas à pas et sans éclat, elle conquiert son autonomie, tandis qu’autour d’elle la société irlandaise ébauche sa mutation : le mouvement pour les droits civiques en Irlande du Nord se développe dans la violence, et le rôle que devrait adopter la république irlandaise face au conflit est sévèrement débattu dans les familles.

 L’un des romans les plus émouvants et les plus aboutis de Colm Tóibín : « Les phrases porteuses d’informations ne m’intéressent pas. Ce sont celles qui renferment de l’émotion qui m’intéressent. Plutôt que de raconter une histoire, je cherche à heurter le système nerveux émotionnel du lecteur à travers le rythme. Il faut contenir l’émotion, la relâcher, la contenir, la relâcher. »

Nora Webster se retrouve veuve dans la quarantaine avec quatre enfants à sa charge.  Même si son mariage semble avoir été heureux, elle profite de sa nouvelle liberté pour élargir ses horizons.  C’est un roman sur l’émancipation d’une femme qui s’est trop longtemps consacrée exclusivement à sa famille.  Comme dans Brooklyn (et probablement dans ses autres romans que je n’ai pas lus!), l’auteur nous dresse le portrait d’une femme moderne tout juste avant son temps.  Nous sommes dans les années 60 et une telle liberté semble déranger les voisins ainsi que les abonnés à la messe du dimanche.  D’abord parce que Nora choisit de dire adieu à ses mèches grises pour aborder une nouvelle coupe et un châtain cuivré qui fait jaser!  Ensuite, parce qu’elle se découvre de nouvelles passions et n’hésite pas à mettre le nez dehors plus souvent.  Sans jamais manquer de respect à son défunt mari, elle prend carrément goût à la vie et repousse les limites de ce qu’elle a toujours connu.  Son évolution fait plaisir à voir.
 
Nora Webster est un personnage fort que j’ai beaucoup aimé.  Elle s’en sort très bien malgré une situation financière précaire et deux jeunes garçons légèrement problématiques…  On ne peut pas dire que ses deux filles ne lui procurent pas quelques soucis, mais dans l’ensemble, et avec le soutien de la famille, elle arrive à aller de l’avant.  Constamment confrontée au fait d'être monoparentale et de devoir prendre toutes les décisions seule, elle tente d'étudier toutes les possibilités et de choisir ses batailles.  C'est une femme admirable et admirée en bout de ligne...
 
Donc, un roman au rythme d’une femme qui a enfin une grande confiance en elle-même.  Un sujet abordé bien précis et quelques éléments de la culture irlandaise complètent ce roman.  Sans vouloir inclure trop de politique, Colm Tóibín effleure également le conflit nord-irlandais apparu à la fin des années 60.
 
Je ne suis pas une spécialiste de l’auteur, mais c’est une autre bonne lecture en sa compagnie pour moi.
 
Date de publication: 2 septembre 2016
Robert Laffont
ISBN: 978-2-221-15792-3

vendredi 2 septembre 2016

Quoi de neuf dans la PAL?

Comme  toujours, commençons par les surprises de la boîte aux lettres!


Libre Expression
J'avais eu un coup de coeur pour son premier roman tiré de son propre vécu Tremblement de mère.


Fleuve Éditions
Un roman à paraître en octobre au Québec.  Il faudra être patient pour mon billet.
Un sujet qui me touche particulièrement.  Une surprise très appréciée!

Si un livre me faisait vraiment envie dans cette rentrée littéraire, c'est bien celui-ci! Il n'a rien d'une surprise!
 
 
Après Le secret du mari, j'avais très envie de découvrir celui-ci! Et je le commence ce soir!
 
 
Et c'est reparti pour une saison amusante! Un billet à venir ce weekend.
 
Et un autre achat du côté anglophone chez Book Depository!
 
 
 
 BONNE FIN DE SEMAINE! 

dimanche 28 août 2016

Jésus selon Mahomet, Gérard Mordillat et Jérôme Prieur.

Peu de gens le savent : Jésus occupe dans le Coran une place éminente.
À partir de deux versets de la sourate IV qui évoquent la crucifixion de Jésus de manière inattendue, Gérard Mordillat et Jérôme Prieur cherchent à reconstituer ce que l’on peut comprendre des origines de la prédication de Mahomet, de son développement dans un milieu païen très marqué pourtant par les références et les influences bibliques.
Une religion ne naît jamais de rien. L’islam s’est voulu l’ultime révélation après la révélation juive et la révélation chrétienne. Elle en est à la fois l’héritière et la concurrente. Au carrefour des trois monothéismes, dans la succession du judaïsme de Moïse et du judéo-christianisme de certains disciples de Jésus, ce livre explore pour nous la formation de l’islam au début du VIIe siècle de notre ère.
Pourquoi et comment le juif de Galilée mué en Christ fondateur du christianisme est finalement devenu dans la péninsule arabique « le messie Jésus, fils de Marie, envoyé d’Allah », l’ultime prophète avant le Prophète.
Livre lu par mon conjoint (musulman) qui s'intéresse beaucoup à la religion, à l'Histoire et à la combinaison des deux!

Malgré ce que peut laisser croire son titre, « Jésus selon Mahomet » n’est pas une autre biographie de Jésus, mais plutôt une synthèse bibliographique de ce qu’a pu produire à date la recherche historique sur la genèse et le développement de la prédication de Mahomet, le fondateur de l’Islam.

Partant du postulat qu’une religion ne naît jamais de rien, l’ouvrage se veut ainsi une enquête sur les origines de l’Islam, son apparition et son développement sous les influences bibliques, en particulier chrétiennes. « Loin d’être superficiel, l’impact du christianisme sur l’islam primitif fut profond et fortement intériorisé. Ne pas admettre cette réalité, c’est renoncer à comprendre comment Mohammad a pu apparaître en ce temps et en ces lieux », peut-on lire à la page 141.

Le livre est bien fouillé se référant aux plus récentes découvertes dans le domaine. Il accompagne et prolonge une série documentaire, intitulée « Jésus et l’islam » que les auteurs ont réalisée pour la chaine franco-allemande Arte, que je n’ai pas vue.

S’il y a un reproche à faire à cet ouvrage, c’est que les auteurs ont laissé un peu trop de place à certaines thèses marginales et controversées stipulant que le Mahomet historique n’aurait jamais existé et que le Coran serait un ouvrage collectif composé tardivement...
Toutefois, le livre demeure une excellente lecture pour les initiés et les intéressés par l’histoire des religions. Les non-initiés devront peut-être regarder la série documentaire avant de se frotter au livre.

ISBN: 9782021172065

samedi 27 août 2016

Un crayon cassé, Hazel Hutchins et Dušan Petričić.

Qu'y a-t-il de mieux qu'un nouvel ensemble de crayons de cire? Éric est impatient de les utiliser, du moins jusqu'à ce que Snap!, le crayon brun casse en deux. Puis un autre crayon est écrasé, un autre perd son papier et un autre disparaît. Comment peut-il dessiner sans vert, sans violet et même sans noir?
 
Éric voudrait tout lancer dans les airs, mais il découvre plutôt qu'avec quelques crayons, il peut utiliser ses crayons d'une nouvelle façon et créer des dessins originaux.


Ce petit bonhomme dessine, dessine et dessine.  Il casse ses crayons, essaie autre chose, passe à une autre technique, mélange les couleurs et lorsqu’il parvient au bout de la mine, il invente un autre jeu.

Que de bonnes idées et de créativité dans cet album coloré, c’est le moins qu’on puisse dire!

Si j’avoue ne pas avoir été persuadée dans les premières pages, j’ai vite changé mon fusil d’épaule.  C’est un album unique pour sa façon dont il traite le dessin sous plusieurs de ses facettes (techniques, couleurs, textures, etc).  Les possibilités sont si variées et de voir Evan les découvrir peu à peu, c’est magnifique. C’est un peu lire un roman qui parle de livres.  Je suis souvent éblouie devant la création de telles œuvres. La poule est dans la l'œuf, l'œuf est dans la poule...

Le crayon cassé demeurera longtemps un de mes albums préférés et à juger la réaction de mon fils, cet album l’a beaucoup impressionné aussi. Bravo Evan!
 
ISBN: 9781443151870

vendredi 26 août 2016

Quoi de neuf dans la PAL?

En cette nouvelle rentrée littéraire, je vais remettre mes voeux pieux sur la table et dire que je ne vais pas demander trop de services de presse cet automne.  Il y a quelques incontournables à lesquels je ne résisterai jamais, mais je désire vraiment lire plus en anglais et faire baisser ma PAL personnelle... En entendant, ma boîte aux lettres contenait ceci cette semaine:



Robert Laffont
Après Brooklyn, je n'avais qu'une envie; lire Nora Webster.  SP justifié!

La semaine dernière, j'ai craqué chez Book Depository pour quelques livres en anglais.  J'ai perdu pas mal de facilité dans cette langue, alors j'espère reprendre un peu du poil de la bête cet automne!




Macmillan
Il serait temps que je les lise... et ils sont beaux en format poche!


Little Brown UK
Un livre croisé chez une booktubeuse norvégienne (en anglais) que j'apprécie beaucoup.

BONNE FIN DE SEMAINE!

mercredi 24 août 2016

La fille dans le placard - 2 -, Chantal Brunette.

Maxime Lafleur est sur le point de dire « Oui, je le veux » à la femme de sa vie. Elle est réellement, et enfin, heureuse. Que de chemin parcouru depuis qu'elle a découvert qu'elle ne cherchait pas un prince charmant, mais bien une princesse ! Dans la suite de La Fille dans le placard, on retrouve cette jeune femme à la personnalité colorée dans ses multiples allers-retours entre la journée de son mariage et les événements qui ont marqué sa vie amoureuse des dernières années. Découvrira-t-on enfin l'identité de celle qu'elle s'apprête à épouser ? Oui, on le veut !
 
Ça y est, notre chère Maxime se marie!  Si le premier tome nous laissait en suspens sur le sexe de l’heureux(se) élu(e), le deuxième tome nous confirme que c’est bien une femme, mais laquelle?!  Chantal Brunette est très habile pour laisser le mystère plané en longueur.  Elle prend le temps de nous ramener en arrière au moment où Maxime est amoureuse d’Alexe et tente de repousser son voisin Vincent, trop engageant.  Flashback aussi en début de chapitre avec des extraits de chansons qui sont directement en lien avec ce qui s’en vient.  J’adore!  Do you believe in life after love…

La fille dans le placard – 2 – est à la hauteur du premier, on ne se lasse pas de Maxime qui voit la vie avec des lunettes rose bonbon munie d’un LezRadar défectueux!  C’est un personnage pétillant qui en a assez de se cacher et des non-dits.   Après une quête d’identité douloureuse, elle veut vivre au grand jour ses amours.  Elle y parvient et ce mariage est l’aboutissement d’un long parcours dans lequel plusieurs personnes se retrouveront.  Dans la littérature contemporaine grand public, l’homosexualité féminine est souvent traitée de la même façon (la femme qui triche son mari avec la voisine pendant qu’il est au travail!) et c’est rafraîchissant d’avoir des histoires de couple normales mettant en vedette deux filles.  La littérature Young Adult anglophone exploite beaucoup le thème, mais trop souvent sous l’angle masculin.  Il y a très peu d’auteurs québécois qui se lancent dans cette aventure et je peux comprendre pourquoi.  Chantal Brunette y va de plein fouet et c’est bien fait.  Elle profite de l’occasion pour abattre le mythe tenace de la lesbienne exclusivement vêtue de vêtements sport unisexes!  Et pour ceux qui aurait encore peur de lire une histoire gay-gaie, vous ne serez pas traumatisés, l’auteure a la main douce sur le crayon…

Si j’ai bien compris, il y a aura un troisième tome et je serai au rendez-vous car j'ai bien l'impression que notre belle Maxime a encore quelques "aventures" à vivre!
 
Date de parution: 24 août 2016
ISBN: 9782764811207

mardi 23 août 2016

Station Eleven, Emily St-John Mandel.

Le premier jour Éclosion de la grippe géorgienne.
On estime qu’elle pourrait contaminer 99% de la population.
 
Deux semaines plus tard
La civilisation s’est effondrée.
 
Vingt ans après
Une troupe présente des concerts et des pièces de théâtre aux communautés regroupées dans des campements de fortune. La vie semble de nouveau possible. Mais l’obscurantisme guette, menaçant les rêves et les espérances des survivants.
Roman phénomène publié dans une vingtaine de pays,
Station Eleven illustre brillamment que l’art, l’amitié,
la résilience et ce qui nous unit permettent
de tout traverser, même une fin du monde.
 

LAURÉAT
Toronto Book Award
Morning News Tournament of Books


FINALISTE
National Book Award
Prix PEN/Faulkner
August Derleth Award
NAIBA* Book of the Year Award
(*New Atlantic Independent Booksellers Association)


PREMIÈRE SÉLECTION
 IMPAC Dublin Award
Bailey’s Prize (précédemment le Orange Prize)
Andrew Carnegie Medal for Excellence in Fiction


Il aura fallu les Éditions Alto pour me faire perdre ma virginité dans le genre roman post-apocalyptique!  Station Eleven est un roman de science-fiction.  99% de la population est disparue suite à une grippe provenant de la Georgie.  Arrivée par avion aux États-Unis, celle-ci donne moins de 48 heures de survie à ses victimes.

Pour ceux que cette grippe n’aura pas atteints, ce sera le début d’une nouvelle ère.  Celle où il faut repartir de zéro, sans épicerie, électricité, internet, cellulaire… l’essentiel quoi!  Certains, avertis par les médias auront eu le temps de faire des provisions et d’autres auront eu la chance d’être dans un aéroport au moment de l’éclosion, mais pour tous, les provisions sont éphémères et la possibilité de rejoindre la famille est utopique…  Avant, pendant et après la pandémie, l’auteure nous dresse le portrait de ces survivants qui n’ont en leur possession que leurs souvenirs et quelques objets retrouvés au fil de leur quête de nourriture ou de d’autres survivants.

Avec une phrase qui tombe comme un couperet dès la fin du deuxième chapitre, Emily St-John Mandel nous plonge directement dans l’intrigue du roman, s’assurant ainsi de conserver son lecteur pour la suite.  Et elle récidive régulièrement…  

« De tous ceux qui étaient présents ce soir-là, ce fut le barman qui survécut le plus longtemps.  Il mourut trois semaines plus tard, sur la route, en quittant la ville. » (p.26)

« L’enfer, c’est l’absence de ceux qu’on voudrait tant avoir près de soi. » (p.185)
 
« Je croyais être le seul survivant. » (p.331)

Emily St-John Mandel est brillante.  Sa façon de nous décrire les paysages abandonnés, les états d’âme et la réalité du quotidien lorsque tout ce qu’on connaît est disparu à jamais est superbe et très réaliste.  On imagine facilement dans quelle situation ces gens se sont retrouvés… L’humain s’adapte, reconstruit, se fie à son instinct et accepte.  Vingt ans après, lorsque les Walmart et Wendy’s de ce monde ne servent que d’abris à quelques hommes, que les progrès de la médecine ne sont plus accessibles et que tout repose sur l’amitié et le soutien, on assiste à une transformation de l’être humain.  (Un humain qui a probablement existé dans une autre ère que la nôtre!) 

La Symphonie Itinérante fait partie de ce monde qui aime semer le bien en jouant de la musique - classique, jazz, arrangements pour orchestre de chansons pop d'avant la débâcle - et du Shakespeare et qui n’use de la violence que pour se défendre.  Post-Apocalyptique était pour moi synonyme de chaos.  Pourtant, il n’en est rien.  Le fil conducteur de ce roman étant un acteur ayant interprété le Roi Lear, celui-ci semble imposer un halo de paix sur ceux qui l’ont connu.  Les différents personnages du roman se croisent grâce à cet Arthur qui n’a pas eu une vie des plus ennuyantes.  D’ailleurs, j’ai beaucoup apprécié que l’auteure nous ramène à l’époque où tout allait encore bien venant ainsi renforcer l’impact d’une telle catastrophe.

Je pourrais en rajouter encore bien longtemps, mais je pense que vous avez bien compris que Station Eleven est un roman unique et marquant car il sème au fond de notre esprit un petit vent de panique juste à l’idée de si ça nous arrivait.  Et cette sensation n’est pas près de vous quitter, croyez-moi! 

En librairie depuis le 23 août / L'auteure sera au Salon du livre de Montréal en novembre prochain.
Alto
ISBN: 978-2-89694-264-0

vendredi 19 août 2016

Quoi de neuf dans la PAL?

La rentrée approche et j'ai eu la chance d'avoir quelques surprises dans la boîte aux lettres dès cette semaine!

 
J'avais bien aimé le premier tome et j'avais très hâte de lire la suite!
 
 
Avouez que le titre pique votre curiosité!
 
BONNE FIN DE SEMAINE!


jeudi 18 août 2016

Lubin et Lou, les enfants loups-garous - 1, Hélène Gaudy et Marion Duval.


Juste avant la rentrée, la famille de Lubin et Lou déménage. Les jumeaux loups-garous sont excités: à quoi ressemble la future maison? Et vont-ils réussir à se faire des copains à l'école?                                
Une histoire captivante, où il est question de différence, de secret et d'amitié.

 

Si vous voulez piquer la curiosité de mon fils, parlez-lui d’enfants loups-garous!  Lubin et Lou sont des jumeaux normaux… à l’exception qu’ils peuvent se transformer en loups-garous s’ils vivent des émotions très fortes.  C’est maintenant l’heure de la rentrée scolaire pour les jumeaux et ce nouvel environnement est propice aux situations inattendues.  En plus de devoir apprivoiser une nouvelle maison suite à un déménagement, ils doivent également prendre leurs aises dans une classe remplie d’enfants qui pourraient potentiellement découvrir leur secret…  C’est avec beaucoup d’intérêts que nous avons lu ce livre destiné aux premières lectures :
 
« Pour que cet apprentissage soit une rencontre avec l'émotion, la curiosité, l'humour et l'imagination qui sont les moteurs naturels de l'amour de lire, Gallimard Jeunesse a sélectionné de belles histoires d'auteurs confirmés et reconnus, et les a adaptées en concertation avec des conseillers pédagogiques… »
 
Un deuxième tome est maintenant disponible.  Lubin et Lou – Sous la lune saura certainement plaire aux amateurs de suspense au cœur d’une forêt avec des loups-garous! Mon fils le premier!  Une très belle série à faire découvrir aux jeunes lecteurs.

6 à 7 ans
ISBN : 9782070669530

Splat a un nouvel ami, Rob Scotton.

Deux souris pour deux fois plus de bêtises !
Splat et Harry Souris sont les meilleurs amis du monde. Alors, quand le frère d’Harry vient lui rendre visite, Splat veut tout faire pour qu’il se sente le bienvenu. Il lui fabrique un joli cadeau : une statue de glace… qui fond pendant la nuit. Heureusement, Splat a d’autres surprises en réserve pour son nouvel ami !

 
Harry Souris a un frère qu’il n’a pas vu depuis très longtemps et il se décide enfin à lui écrire une lettre pour l’inviter chez Splat.  Splat est tout aussi impatient de le rencontrer, mais il ressent un léger stress face à cette visite.  Afin de plaire à Willy Souris et de rendre le séjour de son nouvel ami des plus agréables, il se lance dans une série de préparatifs.
 
Splat sait être maladroit, mais il sait aussi recevoir.  Willy Souris est accueilli en roi!  Cet album souligne et initie les jeunes aux bonnes manières surtout lorsqu’il s’agit de recevoir des gens afin que ceux-ci se sentent les bienvenues et confortables chez eux.  Il accentue également l’importance de maintenir en vie les bonnes amitiés.  Splat a un nouvel ami est pour moi une opportunité d’inculquer une petite leçon tout en douceur.  Au final, c'est toujours l'intention qui compte peu importe le résultat. Puis après, vous pourrez toujours faire dériver la conversation sur d’autres thèmes reliés à l’album (films préférés, mets préférés, jeux préférés, etc.). 

Nathan
ISBN: 978-2-09-256538-4

lundi 15 août 2016

Le mystère Henri Pick, David Foenkinos.

En Bretagne, un bibliothécaire décide de recueillir tous les livres refusés par les éditeurs. Ainsi, il reçoit toutes sortes de manuscrits. Parmi ceux-ci, une jeune éditrice découvre ce qu’elle estime être un chef-d’œuvre, écrit par un certain Henri Pick. Elle part à la recherche de l’écrivain et apprend qu’il est mort deux ans auparavant. Selon sa veuve, il n’a jamais lu un livre ni écrit autre chose que des listes de courses... Aurait-il eu une vie secrète? Auréolé de ce mystère, le livre de Pick va devenir un grand succès et aura des conséquences étonnantes sur le monde littéraire. Il va également changer le destin de nombreuses personnes, notamment celui de Jean-Michel Rouche, un journaliste obstiné qui doute de la version officielle. Et si toute cette publication n’était qu’une machination? Récit d’une enquête littéraire pleine de suspense, cette comédie pétillante offre aussi la preuve qu’un roman peut bouleverser l’existence de ses lecteurs. 

Il y a un petit moment que je n'avais pas lu Foenkinos, un auteur que j'aime, en général.  Charlotte, son avant-dernier roman, m'avait plus ou moins attirée.  Le sujet peut-être... Le mystère Henri Pick ne m'était pas passé sous le nez.  C'est en regardant le vidéo d'un booktuber québécois que j'ai eu envie de me replonger dans l'humour de cet auteur.  David Foenkinos a sa façon bien à lui de tourner les situations critiques en moments dérisoires.  Ses personnages n'ont pas peur de se ridiculiser et les notes de bas de page de l'auteur nous soutirent plus d'un sourire.  Ce roman, c'est de l'excellent Foenkinos. Probablement le meilleur que j'ai lu à ce jour et que dire de la fin.  Il m'a eue!  À cheval entre la réalité (par ses personnages connus) et la fiction, il m'oblige à me poser la question constamment, vrai ou faux?  Si j'étais Française, j'aurais probablement répondu plus facilement à mes interrogations, mais ceci n'a rien enlevé à mon plaisir de lecture.  Un roman qui parle de livres, c'est toujours un bon départ pour moi et David Foenkinos a franchi la ligne d'arrivée avec une grosse médaille  (oh! c'est l'heure où je branche les olympiques de Rio! On a pas tous le même talent hein!!)
 
Voilà, je ne vais pas vous refaire le résumé du livre, mais je vous dirais que l'intrigue est bien ficelée et qu'avant d'arriver au bout de celle-ci, le lecteur s'amuse beaucoup!  N'hésitez pas.

Gallimard
ISBN: 9782070179497

samedi 13 août 2016

Les livres de la rentrée...

En date d'aujourd'hui, je ne me suis pas permis d'aller fouiner sur les sites d'éditeurs afin de dénicher les livres qui peupleront mes soirées d'automne... mais je ne ferme pas les yeux et il arrive parfois qu'un titre passe sous mon radar et que je me rappelle avoir voulu lire ce titre en VO bien avant sa traduction.  En voici quelques uns...

Chez Fleuve en septembre:


Un hiver particulièrement rude saisit les Plumb, famille aussi riche que dysfonctionnelle, dont la progéniture a développé des compétences spéciales dans l'art de s'éviter. Bea et Melody, Jack et Leo, les quatre frères et soeurs n'ont plus rien en commun, si ce n'est un joli magot laissé en héritage par leur père, et qui leur sera distribué le jour des 40 ans de la benjamine Melody. Premier roman. 
 
Également chez Fleuve en août:
 
Enfant, Helen rêvait d’être fauconnier. Elle nourrit des années durant son rêve par la lecture.
 Devenue adulte, elle va avoir l’occasion de le réaliser.
De manière brutale et inattendue, son père, journaliste qui a marqué profondément sa vision du monde, s’effondre un matin dans la rue.
 Terrassée par le chagrin, passant par toutes les phases du deuil, le déni, la colère, la tristesse, Helen va entreprendre un long voyage physique et métaphysique. Elle va se procurer un rapace de huit semaines, le plus sauvage de son espèce, Mabel. Réputé impossible à apprivoiser. Elle va s’isoler du monde, de la ville, des hommes. Et emprunter un chemin étonnant.

Chez Alto en août:
 
Le premier jour Éclosion de la grippe géorgienne.
On estime qu’elle pourrait contaminer 99% de la population.
Deux semaines plus tard
La civilisation s’est effondrée.
Vingt ans après
Une troupe présente des concerts et des pièces de théâtre aux communautés regroupées dans des campements de fortune. La vie semble de nouveau possible. Mais l’obscurantisme guette, menaçant les rêves et les espérances des survivants.
Roman phénomène publié dans une vingtaine de pays,
Station Eleven illustre brillamment que l’art, l’amitié,
la résilience et ce qui nous unit permettent
de tout traverser, même une fin du monde.
 
 
Chez Albin_Michel en septembre:
 
Jane, mère célibataire, vient d’emménager à Sydney avec son petit garçon et un secret qui est
le sien depuis cinq ans.
Le jour de la rentrée scolaire, elle rencontre Madeline, un personnage haut en couleur avec
lequel il faut compter – elle se souvient de tout et ne pardonne jamais – et Céleste, une femme
à la beauté époustouflante mais qui, paradoxalement, est toujours mal à l’aise. Elles prennent
toutes deux Jane sous leur aile, en faisant attention de dissimuler leurs propres secrets.
Cependant, quand un simple incident impliquant les enfants de chacune des trois femmes
survient à l’école, les choses s’enveniment : les commérages vont bon train, les rumeurs
empoisonnées se propagent jusqu’au point où il est impossible de démêler le vrai du faux.

 
 
VOILÀ!  Et vous, quels sont les romans que vous attendez avec impatience?
        

Tout mon temps pour toi, Maxime Landry.

« Le temps s'enfuit, mais le désir reste. Le sable s'écoule toujours trop rapidement dans le conduit du sablier que j'ai déposé juste à côté de mon écran d'ordinateur, au moment où cette folie a commencé. »

Grégoire Porter, PDG d'une importante firme comptable de Montréal, est un homme d'affaires aguerri, un multimillionnaire pour qui le temps est devenu une véritable obsession. Il aimerait pouvoir l'arrêter. En quête d'un bien-être absolu, il mène une double vie, se croyant un peu plus près du bonheur chaque jour. Malheureusement, celui-ci se cache rarement là où on le croit. Greg devra regarder avec les yeux du cœur s'il veut réussir à le trouver.

Mais le temps passe…
 
Un deuxième roman pour Maxime Landry qui après Journal d'un disparu nous prouve qu'il a vraiment l'âme d'un écrivain!  Je ne m'en cache pas, après avoir lu le premier roman de l'auteur qui retraçait en grande partie son expérience personnelle avec le suicide, je lui avais mis la barre très haute pour le deuxième.  Et c'est pour cette raison que j'ai mis autant de temps pour le lire.  Sorti depuis ce printemps, j'avais peur de ne pas retrouver la sensibilité du premier dans Tout mon temps pour toi.  J'ai toujours pensé que lorsqu'une personne se résout à mettre son expérience personnelle sur papier, l'inspiration vient plus facilement.  La tâche me semble plus ardue lorsqu'il est question d'inventer un récit de toute pièce.  Maxime Landry a relevé le défi!  Grégoire Porter est crédible.  Cet homme que j'imagine dans la cinquantaine a tout réussi.  Il a une firme de comptables prospère, il roule en voiture de luxe, il a une femme qui n'a rien perdu de sa jeunesse et il a un compte en banque bien garni qui lui permet de gâter son entourage.  Mais que cache-t-il au fond de lui même?  Une fois le vernis gratté, que reste-il?  Grégoire Porter est-il heureux?
 
Ce sont derrière les apparences que l'auteur a choisi de nous amener. Greg, pour les intimes, mène une double vie bien arrosée de cognac à la taverne du coin.  Même si c'est un homme au grand cœur, il est loin d'être parfait... et le temps passe.  Comment pourra-t-il se sentir vivant à nouveau?  Et comment?  Je ne dirais pas que c'est un roman à intrigues, mais Maxime Landry a semé une graine dès les débuts de l'histoire qui fait en sorte que j'ai rapidement eu envie de connaître le destin de cet homme.  En ce beau samedi matin, j'ai expédié homme et enfant au parc pour pourvoir terminer ma lecture en paix!
 
Même si j'avais deviné la fin dans le premier tiers du roman, l'auteur a su me surprendre plus d'une fois par son humour, son sens de la répartie et ses personnages remplis d'une grande émotivité et de bonté. 
 
Au final, cher Maxime, tu auras réussi (encore!!!) à me tirer quelques larmes des yeux!  Il faudrait que tu arrêtes de faire cela si tu ne veux pas que je devienne une vraie groopie! ahah
 
ISBN: 9782764809594

vendredi 12 août 2016

La ferme de cousine Judith, Stella Gibbons.

Dans l'Angleterre du début du XXe siècle, les aventures désopilantes de Flora Poste, jeune orpheline déterminée à transformer les vies chaotiques des excentriques cousins qui l'hébergent dans leur ferme décrépite, au fin fond du Sussex. Œuvre culte au Royaume-Uni dès sa parution en 1932, La Ferme de cousine Judith dresse l'irrésistible portrait des travers et petites médiocrités de la middle-class, avec un charme et une ironie so british qui rappellent Jane Austen.

Une nouvelle collection, Belfond Vintage, se propose aujourd’hui de redonner vie à des livres introuvables, qu’il s’agisse de classiques tombés dans l’oubli, de textes injustement méconnus ou de curiosités littéraires.

Je l'avoue, ce sont d'abord les couvertures de cette collection qui ont attiré mon attention! La ferme de cousine Judith est un texte particulier.  Stella Gibbons a une plume humoristique d'une autre époque.  Flora, son personnage principal, a une haute estime d'elle-même.  Orpheline à 19 ans et avec une maigre pension, elle se voit dans l'obligation d'emménager chez un membre de sa famille.  Après avoir fait l'éventail des possibilités, c'est chez sa cousine Judith qu'elle part.  Nous retrouvons alors Flora sur une ferme qui manque de propreté, de savoir-vivre et de petits sandwichs au concombre pour le thé!  Quelle horreur pour une jeune fille de la classe moyenne londonienne!
 
"C'est moi, pensa Flora simplement en se penchant dans le boghei pour contempler la scène, qui ai fait tout de cela avec ma baguette magique." Et un sentiment de joie et de contentement s'épanouit en elle comme une petite fleur.  Mais elle ne put s'empêcher de lever la tête vers la face blême de la fenêtre ferme, immédiatement au-dessus de la porte de la cuisine, et son visage devint de nouveau pensif.  La chambre de tante Ada...
 
C'est un roman que j'ai trouvé étrange par moments, mais que j'ai apprécié dans son ensemble.  Flora est romantique, déterminée et fan de littérature victorienne.  Comment ne pas l'aimer?!  Tranquillement, elle s'impose dans la famille des Starkadder (Stark = Sévère / Adder =  Vipère).  En passant par le lavage des rideaux et le mariage de la sauvage de la famille, elle fait sa marque et cause de grands remous...  C'est le roman que j'ai lu pendant mes vacances et je dois dire qu'il était parfait pour l'occasion!  J'ai un autre titre (Le célibataire) de l'auteure dans ma pile et je dois dire que j'ai particulièrement hâte de le lire.  Avec un tel titre et connaissant maintenant la plume de cette anglaise, je suis certaine qu'il me réservera quelques bons moments de lecture!
 
Belfond
ISBN: 9782714459206