mardi 13 novembre 2018

The End...

Des billets comme celui-ci j'en ai écrits au moins 25 depuis deux ans. Je ne les ai jamais publiés, mais là je remue ça tous les jours depuis des semaines. Après 12 ans, ce n'est pas une décision facile, mais je suis vraiment rendue là. Mon blog est devenu une corvée et je suis fatiguée!  Je veux bien essayer de me motiver avec des romans qui ont l'air fabuleux, mais je n'y arrive plus. Je suis vraiment désolée de ne pas respecter mes engagements. Toutes mes excuses aux maisons d'éditions qui ont toujours été généreuses avec moi et qui m'ont encore expédié des livres dans les dernières semaines. Je demeure active sur Goodreads sous Jules se livre et sur Instagram pour ceux qui me connaissent déjà là-bas. Sinon, laissez-moi votre pseudo en commentaire et je me ferai un plaisir de me joindre à vos abonnés!
 
C'est ici que j'ai fait des rencontres extraordinaires! À vous auteurs, amis, lecteurs, relationnistes, je vous dis merci du plus profond de mon cœur! Vous m'avez fait vivre des moments merveilleux et vous allez me manquer comme vous ne pouvez vous imaginer. Mais dans la vie, il faut faire des choix pour son bien-être et sa santé mentale. C'est celui-ci que j'ai décidé de faire aujourd'hui. Je ne supprime rien, je laisse tout ici car il me paraît inconcevable de faire disparaître 12 ans de ma vie...
 
Merci à tous de votre présence et votre confiance.
 
Au plaisir de vous revoir dans un salon du livre ou ailleurs car je n'arrêterai jamais de lire, ça je vous le promets!
 
The End...

samedi 3 novembre 2018

Nos vies en mille morceaux, Hayley Long.

Le monde de Griff et Dylan, 13 et 15 ans, s'écroule à la fin de l'été, quand un accident de voiture les laisse orphelins. Installés à New York depuis peu, les deux frères sont d'abord recueillis par Blessing, collègue haute en couleur de leurs parents. Puis à l'autre bout du monde, chez un oncle et une tante qu'ils ne connaissent pas, dans une petite ville du Pays de Galles, où ils trouvent bienveillance et nouvelles amitiés. Dylan n'a qu'une idée en tête: aider Griff à revivre, protéger son petit frère. Mais il a lui-même son propre chemin à faire, et une dernière vérité à affronter.
                               
Un roman lunimeux, renversant, porté par une écriture contemporaine et juste, où l'on passe du rire aux larmes.

Je suis souvent hésitante à me lancer dans un roman jeunesse parce que depuis que je suis dans la quarantaine, disons que je me sens très éloignée de la fin de l'adolescence! Leur façon de parler, leur musique et leur vision du monde ne ressemblent en rien à ce que j'ai pu connaître dans les années 80', mais Hayley Long dépasse tout ça et elle a écrit un roman sans époque. Oui, on y écoute du Kanye West et bien d'autres succès d'une autre temps, mais elle a surtout écrit une histoire intemporelle au niveau des sentiments.  Perdre ses parents tragiquement ne laisse pas indemne et cela, à n'importe quel âge.  Le cheminement demeure le même que vous ayez 13 ans ou 45!  L'acceptation peut prendre beaucoup de temps et c'est dans cette route que nous suivons Griff et Dylan. Ces jeunes garçons ont fait le tour de la planète depuis leur naissance, mais c'est à New York que les événements se sont produits. Sans famille pour les accueillir après la tragédie, c'est chez la proviseure de l'école qu'ils débarquent. Entourés de vieux disques et d'un chien adorable, ils font tranquillement leur deuil avant d'être recueillis par un membre éloigné de la famille... en Angleterre. Un décor différent et une langue différente au grand désespoir de Griff... le gallois! Oh misère! Heureusement, tout se met en place grâce à plusieurs intervenants et Griff arrive à sortir de sa peine graduellement.  Attention au chapitre 24, il vous faudra des mouchoirs!  C'est un roman très émouvant, vous êtes avertis!
 
C'est une très belle lecture qui vous chamboulera également, j'en suis persuadée!  L'auteure a également écrit la série Lottie Biggs que je n'ai pas lu, mais qui a aussi obtenu beaucoup de succès.  Une auteure à suivre...
 
Gallimard-Jeunesse
ISBN: 9782075089791

dimanche 28 octobre 2018

L'Insaisissable logique de ma vie, Benjamin Alire Saenz.

Sal mène une vie paisible et sans histoires, dans une famille moitié mexicaine, moitié américaine. Mais tout bascule le jour de sa rentrée en terminale. Pour défendre l’honneur de son père adoptif, il sort les poings et frappe. Surprise, colère, satisfaction, culpabilité se bousculent dans la tête du jeune homme, qui se met à douter de tout, même de sa propre identité. Alors, avec l’aide de Sam, sa meilleure amie, et de son père, Sal va tenter de comprendre l’insaisissable logique de sa vie.
 
Quel bon souvenir je gardais du roman précédent de l'auteur Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers et quel beau souvenir je garderai de celui-ci! Dans les romans de Benjamin Alire Saenz se mélangent la misère du monde, la beauté et la bonté. La bonté se matérialise ici en la personne de Vicente, le père adoptif de Salvador, un adolescent à la recherche de son identité. Avec beaucoup de patience, d'amour et de compréhension, il l'élève dans le droit chemin. Pauvreté, drogues et maladie font aussi partie du décor et Salvador est confronté à ces éléments à travers ses meilleurs amis Fito et Sam.  Tous ont un point en commun, ils leur manquent un membre important de leur famille et Sally (surnom donné par son amie Sam) est aussi sur le point de perdre une figure marquante depuis sa naissance.  Ensemble, ils se font la morale, se conseillent et se protègent.  C'est un roman feel good qui a parfois des airs de "trop beau pour être vrai", mais je pense que l'auteur veut nous démontrer qu'à travers la noirceur, on peut parfois voir un éclat de lumière et que si on se laisse porter par ce rayon, de belles choses peuvent se produire!
 
C'est un roman familial dans lequel on y mange beaucoup de tacos et des tortillas pour se réconforter, se rassurer et pour partager de bons moments. C'est un roman qui fait sourire et c'est aussi un roman tout doux.  J'adore cet auteur pour son univers toujours à cheval entre le Mexique et les Etats-Unis. La culture est omniprésente dans sa richesse, mais aussi dans sa précarité.  Lorsque l'on vit dans un pays étranger, c'est facile de voir ses racines s'effriter ou se faire engloutir par le pays d'accueil.  Benjamin Alire Saenz insiste beaucoup sur le fait de garder en tête ses origines. L'intégrité est un fil conducteur du roman. Il faut être fort et honnête. Après, le reste fait son chemin. Voilà un auteur que j'ai déjà très hâte de relire!
 
ISBN: 9782266274821
 

dimanche 21 octobre 2018

Plus de légumes, Ricardo.

Un livre de recettes qui donne envie de manger encore plus de légumes!
  • Plus de 120 nouvelles recettes, des plus simples aux plus élaborées
  • Des plats dons les légumes sont la vedette (et la protéine, un accompagnement)
  • Une grande sélection de légumes, connus et méconnus, pour toutes les saisons
Toujours la même garantie de Ricardo : des recettes réussies à tout coup ; des saveurs qui rassemblent autour d'une même table.
 
Qu'est-ce que je pourrais vous dire sur Ricardo que vous ne sachiez pas déjà?  Si vous êtes à la recherche d’une recette sur le web, il y a de fortes chances que les premières recettes qui sortent soient celles de Ricardo.  Et oui, c’est notre champion provincial! On aime ses recettes simples et savoureuses et c’est tout à fait ce qu’on retrouve dans son nouveau livre dédié aux légumes.
 
Les photos font saliver comme de raison, mais les recettes aussi! Même si le livre se consacre aux légumes, Ricardo a intégré un peu de viande mais de façon optionnelle dans le sens que pour la plupart des recettes, on pourrait omettre la protéine.  Il suggère également de bonnes recettes de trempettes faciles.  Il donne aussi des idées pour l’apéritif et bien sûr il couvre les entrées et les plats principaux.  Ce n’est jamais bien compliqué et c’est un bon endroit où regarder pour augmenter sa consommation de bons légumes.
 
On adore Ricardo pour la mijoteuse, pour les desserts, pour tout et même les légumes! Je suis une méga fan de courgettes et il me fallait Ricardo pour me faire penser à les gratiner avec du parmesan, un autre de mes péchés mignons.  C’est un livre qui sera très utile dans ma cuisine et certainement dans la vôtre aussi!

Il est possible de feuilleter quelques extraits sur la page de l'éditeur Les Éditions La Presse.
ISBN: 978-2-89705-687-2

samedi 13 octobre 2018

Plomb, Félix Villeneuve.

« Personne ne t'aime, ne t'admire autant que moi, M.A. Pour cette raison, je crois que tu devrais m'appartenir. Et je t'appartiendrais aussi, bien entendu. Comme deux lumières se mélangent et créent une obscurité ; il n'y aura, autour de nous, que les ténèbres pour dévorer les autres amours. »

Plomb relate une collision brutale entre fantasme et réalité. Carl, un homme sans envergure, est obsédé par Myriam Aaron, superstar de l'heure. Après avoir reçu de l'actrice une réponse formatée à sa lettre enflammée, il décide de tout laisser tomber pour la traquer. Carl est attiré par ce qu'il ne peut toucher sans se brûler?; un aveuglement qui ne peut se terminer qu'au fond de l'abîme.
 
Vous êtes-vous déjà entichés d'une vedette? Au point d'écouter ses chansons en boucle toute la  journée, de regarder ses films à répétition ou encore de l'avoir à plat sur votre mur à la tête de votre lit? Oui, certainement... à 12-13 ans! Moi, c'était Duran Duran et Glass Tiger partout sur les murs... et Eric Estrada de Chips! Ouf!   Carl, lui, est un adulte et son obsession pour Myriam Aaron dépasse surement tout ce que vous avez pu faire dans votre jeunesse. Il est obsédé par cette actrice.  Il lui a construit un temple dans son sous-sol, il lui envoie des lettres et s'enrage du fait qu'il reçoive des réponses impersonnelles comme les lettres du Père Noël. Il est accro.
 
Un jour, l'occasion se présente et il a la possibilité de la croiser à Los Angeles, c'est le moment pour son envoutement de partir en spirale. Cet homme est mentalement dérangé et je vous laisse imaginer ses pires déboires! Il en vient au point d'entendre M.A. lui dicter sa conduite, il devient fou et rien ne l'arrête. Félix Villeneuve a bien fait son travail, l'histoire arrive à maturité après un crescendo vertigineux. Le rythme est bon, l'histoire est fascinante car on ose à peine s'imaginer ce que les vraies vedettes doivent vivre avec tous ces détraqués qui s'entichent de leur personnalité et qui décident de franchir les barrières de leur propriété privée. Ça donne froid dans le dos!
 
C'est un court roman que j'ai lu rapidement parce que moi j'ai embarqué à fond dans cette folie d'obsédé devant laquelle une groopie standard a tout à fait l'air inoffensive.  Félix Villeneuve est un auteur québécois que j'aimerais bien relire car en quelques pages seulement, il m'a transportée ailleurs physiquement et mentalement. Et c'est pour cette raison que j'aime lire justement, pour être ailleurs! Merci!
 
ISBN: 9782760412590
 

vendredi 5 octobre 2018

Bonjour Girl - Mode à Manhattan, Isabelle Laflèche.

Étudiante passionnée de mode, Clémentine Liu débarque à New York pour réaliser son plus grand rêve, étudier à la Parsons School of Design. À la suggestion de Maddie, une petite-cousine qui travaille à l’école, Clem lance son propre blogue, Bonjour Girl. Elle fait aussi une rencontre qui chamboule sa vie : Jonathan, un photographe de mode qui la courtise dans les restos les plus branchés de Manhattan.
 
Grâce à sa plume, son style bien personnel et, surtout, sa façon originale de présente…
 
De cette auteure, j'avais lu J'adore New York et j'avais adoré! J'ai d'ailleurs la suite dans ma PAL et j'a bien l'intention de m'y plonger un jour car elle a un troisième tome déjà publié dans cette série! J'ai du retard...  En attendant, j'avais le goût de découvrir sa nouvelle série jeunesse dédiée aux adolescents.
 
D'abord, je dois dire que cette jolie page couverture a attiré l'œil de bien des gens.  Dans la salle d'attente d'un hôpital et une autre fois chez le podiatre, deux inconnues m'ont abordée pour me demander ce que je lisais en me disant que d'après la couverture, ça avait l'air intéressant! J'avoue être une groopie de couverture moi aussi et c'est en partie pour cette raison que j'étais curieuse de le lire.  C'est le premier tome dans lequel c'est le moment de découvrir Clémentine toute fraîche débarquée de France dans une grande école de mode new yorkaise.  Elle vient d'une famille multi-culturelle pas mal dysfonctionnelle et c'est chez sa tante Maddie qu'elle fait son entrée américaine.  Il ne lui faut pas beaucoup de temps pour se faire des ennemis mais également des amis, heureusement.  Elle a de beaux projets en tête, mais les réseaux sociaux ne sont pas toujours très rassurants...!
 
C'est un roman léger dans lequel les défis sont réels, mais Clémentine l'a un peu facile.  Disons qu'elle a la chance d'être bien entourée et qu'elle a beaucoup de veine en général. Il ne faut pas s'attendre à de grandes crises existentielles ici et je dirais que ça fait du bien des fois! L'héroïne a 19 ans et bien qu'elle vive une relation amoureuse avec un garçon plus vieux, l'auteure n'a pas trop insisté sur la portion sexuelle de la relation ouvrant ainsi la porte à un lectorat un peu plus jeune.
 
Moi, en tant qu'adulte, j'ai bien aimé les passages sur la mode et les clins d'œil à la nailpolish junkie que je suis!  L'auteure a une grande expérience dans le domaine de la mode et ça se sent.  C'est un petit côté que j'ai aimé retrouvé dans cette nouvelle série!

 Le livre se termine donc sur l'avenir de Clémentine pour le prochain trimestre scolaire.  De grandes aventures  en vue, de quoi lui faire oublier les mésaventures vécues au premier trimestre.
 
C'est un roman rose et super vitaminé qui plaira certainement à une cohorte de jeunes qui n'aiment pas trop le drame et les lectures noires. Mais oui, ça existe encore!
 
ISBN: 9782897811846

mercredi 3 octobre 2018

Manhattan Beach, Jennifer Egan.

Une plongée éblouissante dans un New York peuplé de gangsters, de marins, de scaphandriers, durant la Seconde Guerre mondiale. Quand tout changea entre les hommes et les femmes, entre l’Amérique et le monde.
 
Alors qu’elle a presque douze ans, Anna Kerrigan accompagne son père chez Dexter Styles, un homme qui, comprend-elle, est crucial pour la survie de sa famille. Derrière sa maison, elle aperçoit l’océan, qui l’émerveille autant que le mystère pesant qui lie les deux hommes.
Des années plus tard, son père a disparu, et le pays est en guerre. Anna travaille au chantier naval de Brooklyn, où les femmes effectuent des tâches autrefois réservées aux hommes, désormais au front. Elle devient la première femme scaphandrier ; sa mission essentielle, des plus dangereuses, consiste à réparer les navires qui aideront les États- Unis à remporter la guerre. Un soir, dans un club, elle croise de nouveau le chemin de Dexter Styles, et commence à comprendre la complexité de la vie de son père, ainsi que les possibles raisons de sa disparition.
 
J’avais beaucoup d’attente envers ce roman et j’ai été un peu déçue pour être franche.  Tiré d’une histoire vraie pendant la deuxième guerre mondiale aux États-Unis, ce roman est une ode au travail des femmes sur les chantiers navals.  Je ne sais pas vraiment comment vous en parler car je suis certaine que ce roman passionnera des milliers de lecteurs tout comme du côté anglophone.  Je pense que mon avis est strictement basé sur mes propres goûts en matière de lecture. Je le dis souvent, les romans de guerre ne sont pas ma tasse de thé, mais je m’entête à vouloir en lire parce que j’ai peur de raté quelque chose.  Ici, je voulais lire Jennifer Egan et c’est le livre que j’avais choisi.  L’auteure aime raconter en détails, elle fait de grands cercles pour nous ramener à un tout petit point et c’est peut-être cela qui m’a déplu.  Elle écrit vraiment bien, mais le rythme lent m’a empêchée d’apprécier le fond de l’histoire qui est celle d’Anne une jeune fille à la recherche de son père.  Abandonnée avec sa sœur handicapée et leur mère, elle se doute que son père, Eddie, trempait dans des histoires pas très propres.  Des histoires de syndicats plutôt que de mafia, mais disons qu’il y a une certaine ressemblance! La pression et la menace sont dans les deux carnets de commande, n’est-ce pas?
 
Donc, un plus pour le personnage d’Anne Kerrigan pour son courage, sa détermination et sa force,  J’adore lire sur  un personnage féminin aussi fort.  Un bon bémol sur l’ensemble de l’œuvre qui ne m’a pas séduite au point où je l’aurais voulu. Pour terminer, une bonne main d’applaudissement pour avoir ramené une partie importante, mais un peu oublie de l’histoire américaine.  Juste pour ça, j’aurais voulu aimer un peu plus, par respect.  À lire pour un portrait précis d’une époque avec tout ce que cela engendre au niveau des mœurs. Très intéressant pour ce volet.  C’est assez clair, je suis un peu entre les deux pour cette lecture.  À vous de vous faire votre propre opinion!
 
Robert Laffont
ISBN:  9782221221280

samedi 22 septembre 2018

Un été pour deux, Elin Hilderbrand.

Elles se ressemblent comme deux gouttes d’eau et pourtant leurs caractères sont aussi différents que le jour et la nuit. Harper et Tabitha sont deux sœurs jumelles que la vie a séparées. L'insouciance et la décontraction de l’une sont à l’opposé de la rigueur et de l'élégance de l’autre. Mais le destin les réunit le jour où leur père décède brutalement. Et elles constatent amèrement que ni l’une ni l’autre n’est heureuse. La dernière rupture d'Harper a fait jaser toute l’île de Nantucket, tandis que Tabitha a bien du mal à élever seule sa fille adolescente sur l’île voisine de Martha’s Vineyard. Les deux sœurs décident alors d’échanger leurs maisons et leurs vies, le temps de quelques mois. Une parenthèse pour faire le point et essayer de réinventer leur quotidien. Avec des secrets de famille qui ressurgissent et de nouveaux amours, cet été va changer leur vie à tout jamais...    
 
Un été inoubliable. Le bonheur, peut-être.

Déjà plusieurs années que je lis un Elin Hilderbrand pendant la saison estivale.  Sept, huit, je ne les compte plus et j’aime toujours autant! D’abord parce que l’histoire se déroule toujours sur l’île de Nantucket, un petit coin paradisiaque des États-Unis qui est depuis bien longtemps sur ma « bucket list ».  Situé face à Martha’s Vineyard, une autre île prisée par la classe riche des États-Unis, les deux îles se livrent depuis toujours une bataille sans merci pour se mériter le titre du meilleur endroit où vivre!  À mes yeux, un ou l’autre ferait mon bonheur, mais ce n’est pas le cas de Tabitha et Harper, deux jumelles séparées à l’adolescence au moment du divorce de leurs parents.  Une est restée vivre à Nantucket avec leur père et l’autre est partie à Martha’s Vineyard avec leur mère… Un été pour deux, c’est donc une guerre familiale qui s’envenime au moment où Billy, le papa, meurt.  Les jumelles ont maintenant près de 40 ans, elles ne s’aiment pas et voilà que leurs vies doivent s’entrecroiser à nouveau!  Au fil du temps, on apprend à connaître leurs différences, leurs peines de cœur, leurs problèmes financiers, leurs pires défauts et leur mère assez détestable, merci! Les romans d’Elin Hilderbrand sont toujours légers et parfaits pour les vacances.  On y retrouve un peu de drame, mais surtout beaucoup d’humour et d’amour au final.  Les hommes y sont toujours charmants et les femmes souvent d’une beauté saisissante, mais cela ne m’empêche jamais d’apprécier l’histoire.  Une fois averti sur les clichés potentiels, il faut se laisser aller au gré du vent les deux pieds dans le sable. 
 
Elin Hilderbrand a un frère jumeau, on peut donc supposer qu’elle s’y connaît en matière de relation particulière qu’entretiennent les jumeaux.  Dans Un été pour deux, elle a su nous en montrer toutes les facettes et c’était parfois très houleux!
 
ISBN: 978-2-8246-1232-4           

jeudi 20 septembre 2018

International Guy 1 - Paris, Audrey Carlan.

Découvrez le premier opus de l’agence de coaching dont vous ne pourrez plus vous passer. Faites la connaissance de Parker Ellis et ses comparses.
La première mission de l’agence International Guy se déroule à Paris dans l’univers des parfums.

Nos trois héros débarquent dans la capitale afin de venir en aide à Sophie, jeune héritière d’une grosse société. Le Dream Maker – Parker –, le Love Maker – Royce – et le Money Maker – Bo – vont unir leurs forces et leurs compétences pour se mettre au service de la jeune femme.

Entre leurs mains expertes, elle va s’épanouir et devenir une chef d’entreprise efficace et sûre d’elle. Les trois experts sauront-ils rester professionnels face à l’éclosion d’une jeune femme sexy ?
 
Après avoir abandonné la série Calendar Girl au mois de mai, j’étais curieuse de voir ce que l’auteure aurait à dire dans sa nouvelle série qui se décline dans le même genre soit une petite plaquette d’environ 120 pages pour chaque roman.
 
Autant le dire tout de suite, c’est du pareille au même.  En quelques pages, la cliente et le professionnel passent aux choses sérieuses ce qui veut dire qu’ils sont l’un sur l’autre et que les règles d’éthique professionnelles sont vite de l’histoire ancienne… Audrey Carlan écrit de la romance très sexy et les histoires ne sont qu’un prétexte pour mener à quelques scènes très torrides.  Je ne pense pas poursuivre avec cette série pour les mêmes raisons que pour l’autre.  J’ai besoin d’un peu plus de contenu.  J’ai souvent levé les yeux au plafond avec ce premier tome, je ne vais certainement pas me torturer avec le reste de la série.  C’est rempli de clichés et franchement le trio de l'International Guy ne m'a du tout conquise!  Personne n'a jamais rencontré une femme aussi sublime, le sexe n'a jamais été aussi bon, les hommes sont toujours musclés et prêts à sauver une femme en détresse... Ouf... Je suis convaincue que la maison Harlequin fait mieux dans ce genre de littérature!
 
Je passe, ce n'est pas pour moi.

Hugo et Cie
ISBN: 9782755637717
 

jeudi 30 août 2018

Toute la vérité, Karen Cleveland.

À la poursuite d’une cellule dormante d’agents russes sur le sol américain, une analyste de la CIA découvre un dangereux secret qui mettra sa loyauté envers l’Agence – et envers sa famille – à rude épreuve.
 
Vivian Miller est une analyste du contre-renseignement de la CIA, très attachée à son métier. On lui confie la mission de démasquer les chefs d’une cellule d’agents dormants russes aux États-Unis. Visant une promotion dont elle a un besoin urgent, elle a mis au point un système permettant d’identifier des agents russes, des individus d’apparence ordinaire, qui existent et se déplacent au grand jour.
 
Après avoir accédé à l’ordinateur d’un probable agent de Moscou, Vivian tombe sur un dossier secret concernant des agents sous couverture à l’intérieur du territoire américain. En quelques clics, tout ce qui compte à ses yeux – sa profession, son mari, et même ses quatre enfants – se trouve menacé.
Elle a prêté officiellement serment de « défendre son pays contre tous ses ennemis, intérieurs ou de l’étranger ». Mais, à présent, elle est confrontée à des choix insurmontables. Déchirée entre loyauté et divulgation de secrets, allégeance et trahison, amour et suspicion, à qui peut-elle se fier ?
Dans toutes mes lectures annuelles, je compte très peu de thrillers et je ne saurais vous dire pourquoi.  Parce que je suis peureuse de nature?  Parce que je n’aime pas être angoissée? Parce que je n’aime pas la violence et le sang?  Probablement…  Heureusement, pas de violence et de sang ici, mais un niveau de stress assez élevé qui dépasse de loin ce que je peux retrouver dans mes lectures habituelles.  Je pense que je suis en train de devenir accro au genre! 
 
Parce qu’il y a des enfants impliqués dans cette intrigue, j’ai souvent refermé le livre parce que cela dépassait mes limites de confort.  Je ne veux en rien brûler les punchs de ce roman, mais je vous dirais que Vivian a dû faire des choix difficiles pour protéger sa famille. Dans une entrevue donnée par l’auteure, je l’ai entendue dire qu’elle n’aurait pas fait les mêmes choix que son personnage dans certaines situations et je me suis moi-même souvent arrêtée pour me demander ce que moi j’aurais fait. Lorsque vous avez quatre enfants avec un homme qui soudainement n’est plus celui que vous connaissiez le jour d’avant, que faites-vous?  Vivian prend de gros risques pour sa carrière et c’est avec l’arme au poing qu’elle ne se laisse pas intimider.  Le rythme est palpitant et l’histoire qui se déroule en quelques jours défilent à toute vitesse!
 
Un très bon thriller! Très convaincant pour une « non adepte » du genre. J’ai d’ailleurs une collègue qui n’a pas encore terminé sa lecture et j’ai très hâte d’en discuter avec elle. Donc, un roman captivant non pas sans effets!

Robert Laffont
ISBN: 978-9782221214947

mercredi 29 août 2018

Chère Mrs.Bird, AJ Pearce.

Londres, 1941.
À vingt-quatre ans, Emmy n’a qu’un rêve : devenir reporter de guerre. Un rêve qui semble sur le point de se réaliser lorsque la jeune femme décroche un poste au London Evening Chronicles. Enfin, Emmy va pouvoir entrer dans le vif du sujet, partir sur le front, se faire un nom au fil de la plume ! Las, c’est un poste d’assistante à la rédaction du magazine féminin Women’s Day qui lui est offert.
La mission d’Emmy : répondre aux courriers des lectrices adressés à Mrs Bird, la rédactrice en chef du journal. Mais attention, la terrifiante Mrs Bird est très stricte, et seules les demandes les plus vertueuses se verront offrir une réponse expéditive dans le poussiéreux journal. Un cas de conscience pour la jeune journaliste qui refuse de laisser ses concitoyennes en mal d’amour et de soutien amical, errer dans les limbes en raison du diktat imposé par une vieille conservatrice bon  teint. Et Emmy a un plan pour outrepasser l’autorité de Mrs Bird…
Alors que la ville sombre peu à peu sous les bombes, Emmy va mettre sa carrière en jeu pour venir en aide aux femmes restées seules à l’arrière. L’heure de la résistance féminine a sonné !
Il y a bien longtemps que j’ai cessé de lire des romans sur la guerre, mais celui-ci avait tellement reçu de bons commentaires que je ne pouvais pas passer à côté!  D’abord parce que la couverture est super jolie et puis parce que des histoires de jeunes femmes déterminées, j’adore!
 
Emmeline Lake rêve peut-être de devenir reporter de guerre, mais une annonce dans le journal la placera ailleurs dans le monde de la presse.  Avec une détermination féroce et un sens de l’empathie très développés, elle ne compte pas s’arrêter aux tâches qui lui sont données!  Elles occupent deux emplois dont un dans une caserne de pompiers et habite Londres en temps de guerre, c’est donc dire que les risques ne lui font pas du tout peur… Malgré tout son courage et sa force intérieure, elle ne contrôle pas tout et la vie se retourne malheureusement contre elle.  On se ronge un peu les ongles de stress à certains moments, mais dans l’ensemble, c’est un roman léger et divertissant.  C’est surtout l’histoire d’une belle amitié à toute épreuve.
 
L’idée de ce roman est qui est tirée d’un magazine publié pendant la deuxième guerre mondiale dans lequel une rubrique (assez limitée dans les sujets!) répondait aux questions des lectrices.  L’auteure collectionne la presse de cette époque, c’est donc une période de l’histoire qui lui est assez familière et cela ajoute beaucoup au roman.  C’est un premier roman pour AJ Pearce et c’est garanti que je lirai les prochains s’il y a…
Belfond
ISBN: 9782714478047

dimanche 19 août 2018

Les anges et tous les saints, J.Courtney Sullivan.

« J’aimerais lire, cette année, un roman aussi fort sur la famille mais je ne crois pas en trouver. » Richard Russo.
“L’un des dix meilleurs livres de l’année. Un chef-d’œuvre d’intelligence.” The Washington Post

Dans les années 1950, Nora et Theresa Flynn, âgées de 17 et 21 ans, quittent leur village d’Irlande pour vivre à Boston, aux USA. Nora est la sœur raisonnable et Theresa vit cet exil comme une chance d’émancipation. La grossesse de cette dernière modifie en profondeur la vie des deux jeunes filles.
50 ans plus tard, une mort soudaine rapproche Nora et Theresa. Elles devront affronter les choix faits dans le passé et qui resurgissent soudain. 
 
Le retour de J. Courtney Sullivan après le succès des Débutantes, de Maine et des Liens du mariage avec une roman impressionnant de maîtrise narrative et de sensibilité. 
 
Il y a plus d’une semaine que j’ai terminé ce roman et je ne sais toujours pas comment vous en parler!  Je me rappelle avoir lu Maine de l’auteure et je me souviens aussi que bien qu’il n’avait pas été le livre de l’année pour moi, j’avais beaucoup aimé ses personnages féminins très déterminés! Et c’est un peu cela que j’ai retrouvé avec Nora une jeune irlandaise qui émigre aux États-Unis avec sa petite sœur dans les années 50.
 
Ce roman aborde tellement de sujets : amour maternel, croyances religieuses, homosexualité, adoption, discorde familiale, immigration, coutumes et veuvage pour n’en nommer que quelques-uns.  À travers un petit chapelet de personnages, l’auteure nous fait le portrait de la situation de la femme dans ces années  où la virginité était de mise et où toutes contrevenantes finissaient leur grossesse cachées et honteuses chez les religieuses!  C’est un roman sur le sacrifice, sur la force des liens familiaux et sur l’importance du bien paraître dans une bonne famille.  Nora est au centre de tout le roman qui s’étend sur plus de cinquante ans, elle est le pilier de cette famille aux horizons diversifiés et plus modernes de tout ce qu’elle a pu connaître dans sa propre jeunesse... C'est une femme froide qui mène sa barque sans se laisser entraver par la vie.  J’aime ce genre de personnage, car je suis toujours dans l’attente de voir à quel moment ils finissent par flancher! 
 
Les histoires de J Courtney Sullivan sont dépourvues de sensations fortes, mais vous trouverez votre bonheur si vous aimez les histoires de famille jamais simples!  Sans être une toile d’araignée qui s’étire sans fin, chaque personnage a son petits lots de soucis, mais tous plausibles sans jamais avoir l’impression que le sort s’abat toujours sur les mêmes! C’est juste que la vie, c’est la vie et qu’il faut traverser le pont lorsqu’on y arrive… et Nora rame souvent très fort pour ne pas couler!
 

samedi 11 août 2018

Ce qui reste de nous, Jill Santopolo.

Alors que les tours du World Trade Center s’effondrent sous leurs yeux, Gabe et Lucy se rencontrent pour la première fois.

 Leur attirance est immédiate, comme une force irrésistible.
Ce n’est pourtant qu’un an plus tard qu’ils se revoient et plongent cette fois-ci dans un amour qui dépasse tout ce qu’ils ont connu. Ils vivent, respirent, pensent à deux.

 Mais l’intensité de leur relation les amène aussi à s’interroger sur d’autres désirs profonds : tous deux veulent que leur vie ait un sens, une résonance, une valeur à la hauteur de leurs sentiments. Face à cette exigence, Lucy et Gabe vont devoir faire des choix, prendre des risques, avec l’espoir d’accorder leurs rêves à la réalité.

 Alors qu’ils assouvissent chacun leurs ambitions, leurs vies se croisent puis se perdent pendant près de treize années, jusqu’à ce qu’un nouvel événement les confronte à cette question : quelle place souhaitent-ils véritablement accorder à leur amour ?
 
Dès les premiers chapitres, on comprend que Lucy parle à Gabe, son premier amour, son plus grand amour. Elle relate les débuts de leur relation et la fin de celle-ci.  Entre les deux, ils ont été passionnés, fous et instables.  Deux personnalités aussi fortes sont souvent vouées à faire quelques flammèches de temps en temps! Gabe a choisi son métier de photographe de guerre et Lucy s'est reconstruite auprès de Darren.  Sur une base générale, elle compare les deux hommes et la force de son amour pour chacun.  Même si Darren n'est pas Gabe, c'est un homme bon et Lucy s'autorise à dire qu'elle l'aime, mais d'un amour différent.  C'est une femme de carrière dans le monde de la télévision et Darren ne semble pas réaliser l'ampleur de son dévouement lorsqu'il lui demande de rester à la maison avec leur premier enfant.  Le réflexe de Lucy est de se demander si Gabe aurait oser lui suggérer cela... probablement pas.  Bref, elle oscille toujours entre les deux mêmes si Gabe ne fait que quelques apparitions dans la vie de Lucy au fil des années.

C'est un roman sur l'amour et la force de celui-ci.  Peut-il s'effacer avec le temps?  Peut-on connaître le grand amour plus d'une fois? 

J'ai donné 5 étoiles à ce livre sur Goodreads et c'est rare!  C'est un roman intense sur un sentiment mile fois exploité, mais j'ai beaucoup aimé le traitement ici.  L'auteure nous réserve une grande surprise à la fin et je ne vous cacherai pas que j'ai pleuré en refermant le roman.  Pour une femme qui évolue dans le monde de l'édition jeunesse, je trouve que sa plume pour le lectorat adulte n'a rien à envier à personne.  C'est un roman magnifique et très prenant, vraiment!
 
ISBN: 9782265117372

jeudi 9 août 2018

Le premier jour du reste de ma vie, Virginie Grimaldi.

Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari  : décoration de l’appartement, gâteaux, invités… Tout, y compris une surprise  : à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris «  un aller simple pour ailleurs  ». Pour elle, c’est maintenant que tout commence. Vivre, enfin.
Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière pour faire le tour du monde. À bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois loufoques, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par ce voyage au bout du monde.
 
J’étais en plein milieu d’un roman un peu lourd dont je vous parlerai plus tard lorsque j’ai eu envie d’un peu plus de légèreté.  Avec son dernier roman Il est grand temps de rallumer les étoiles, je suis tombée sur quelques articles de blogs qui recensaient le talent de Virginie Grimaldi  Je me suis dit qu’il était grand temps de la découvrir moi aussi et j’ai comme elle n’avait qu’une poignée de romans, j’ai saisi l’occasion de commencer avec son tout premier Le premier jour du reste de ma vie.
 
Marie et Rodolphe ont tout juste 40 ans lorsqu’ils se rendent à l’évidence, ils vivent comme des vieux!  Marie veut changer les choses et réserve une grande surprise à Rodolphe pour son anniversaire.  De son côté, lui n’a pas envie de rentrer à la maison.  Il sait que Marie lui a préparé une surprise, mais il ne se doute pas qu’elle changera sa vie!  Disons qu’elle n’a pas lésiné sur les moyens…
 
C’est drôle, c’est frivole, c’est ensoleillé, c’est gourmand, c’est amical, c’est passionné, c’est le roman parfait pour un bord de piscine!  Je l’ai lu en une seule journée avec le sourire pas mal tout le temps collé au visage.  On y fait le tour du monde et beaucoup d’introspection, mais c’est surtout une belle histoire d’amitié féminine.
 
Une très belle découverte qui m’a donné envie de poursuivre avec le prochain Tu comprendras quand tu seras plus grande qui donne dans un tout autre registre mais qui sera certainement tout aussi touchant que le précédent d’après les commentaires lus.
 
ISBN: 9782253098461

vendredi 3 août 2018

Les jours de ton absence, Rosie Walsh.

Lorsque Sarah rencontre Eddie, son monde bascule. Ils sont faits l’un pour l’autre, elle en est certaine. Les jours qu’ils passent ensemble ressemblent à un rêve et Sarah a le sentiment que sa vie débute enfin. Quand Eddie, également fou amoureux, part à contrecœur pour un voyage prévu de longue date, tous deux se quittent en sachant qu’ils se reverront très vite.
Pourtant, quelques jours plus tard, Eddie n’a toujours pas donné de signe de vie. Le portable de Sarah reste désespérément muet. Refusant d’écouter ses amis qui lui conseillent de passer à autre chose, Sarah met tout en œuvre pour comprendre la raison de ce silence.
Elle ne sait pas encore que l'explication qui se dessine peu à peu la bouleversera au plus profond de son être. Une chose qu'elle ne peut maîtriser les sépare irrémédiablement, la seule qu'ils n'ont pas partagée : la vérité.
 
J’avais envie de vous faire un beau billet détaillé sur ce roman, mais je l’ai effacé.  Pas que je veuille que vous preniez ce court commentaire comme du cash, mais c’est un roman d’amour avec quelques rebondissements qui m’a beaucoup plu. Parfait dans la catégorie « lecture d’été », il nous trimbale entre la campagne anglaise bucolique et la chaleur écrasante de Los Angeles. On voyage à peu de frais!
 
Sarah et Eddie ont vécu une semaine de rêve, mais le destin les sépare sans vouloir les recoller… Et c’est cela le nerf de la guerre du roman : POURQUOI?  De belles surprises, de bons moments, beaucoup de frustrations, des interrogations... Je suis passée au travers du roman à une vitesse folle parce que je voulais vraiment connaître la fin! Pas déçue du tout, mon p’tit cœur est satisfait de la tournure des événements. Le genre de roman que vous refermez avec un « Hoooonnnnn, c’est ben cute! » Mais n’allez pas vous méprendre, ce roman n’est pas tout sucre et miel, il contient quand même une petite portion dramatique… de quoi lui donner un peu de tonus!
 
ISBN: 9782365693530

mercredi 1 août 2018

La fille du roi des marais, Karen Dionne.

Enfin, Helena a la vie qu’elle mérite  ! Un mari aimant, deux ravissantes petites filles, un travail qui occupe ses journées. Mais quand un détenu s’évade d’une prison de sa région, elle mesure son erreur  : comment a-t-elle pu croire qu’elle pourrait tirer un trait sur son douloureux passé  ?
Car Helena a un secret  : elle est l’enfant du viol. Sa mère, kidnappée adolescente, a été retenue prisonnière dans une cabane cachée au fond des marais du Michigan, sans électricité, sans chauffage, sans eau courante. Née deux ans plus tard, Helena aimait cette enfance de sauvageonne. Et même si son père était parfois brutal, elle l’aimait aussi… jusqu’à ce qu’elle découvre toute sa cruauté.

Vingt ans après, elle a enfoui ses souvenirs si profondément que même son mari ignore la vérité. Mais aujourd’hui son père a tué deux gardiens de prison et s’est volatilisé dans les marais, une zone qu’il connaît mieux que personne. Malgré la chasse à l’homme lancée par les autorités, Helena sait que la police n’a aucune chance de l’arrêter. Parce qu’elle a été son élève, la seule personne capable de retrouver cet expert en survie, que la presse a surnommé Le Roi des Marais, c'est sa fille.
 
Helena a grandi dans les marais.  Son père a enlevé sa mère lorsqu’elle avait 14 ans pour la faire vivre auprès de lui dans une région éloignée du Michigan.  Dans les marais, Helena est élevée à la dur auprès d’un père prêt à la faire souffrir pour son éducation.  Au début du roman, nous retrouvons donc cette jeune femme qui est maintenant mère de famille. Avec son conjoint Stephen, ils ont deux petites filles.  Tous ignorent son passé et ne connaissent rien de cet homme méchant et égocentrique qu'est son père… jusqu’au jour où il refait surface.  Et là, je vous dis, la tension monte d’un cran!  Helena n’a rien oublié de son éducation en pleine forêt et c’est avec agilité qu’elle traque cet homme dangereux afin qu’il ne s’approche pas de sa famille.
 
Si vous êtes claustrophobes, oubliez ce roman.  Pratiquement tout le long du livre, nous sommes plongés en pleine forêt et dans les marais.  On y apprend beaucoup de choses sur le milieu, la chasse et la culture des Amérindiens.  Oubliez les balades en ville, sortez plutôt vos fusils de chasse et votre huile à mouche! Ici, pas d’électricité et pas de réseau.  Les journées sont remplies de corvées autour de la cabane.  Ramassage de petits fruits, tournée des collets pour le petit gibier, couture pour l’hiver, on y vit comme au 19ieme siècle.  Oubliez aussi votre douche quotidienne et vos repas équilibrés.  Quand il n’y a plus de sel, il n’y a plus de sel et quand c’est un ours qui se présente sur votre perron, il y a de fortes chances qu’il se retrouve dans votre assiette! Ce qui m’étonne de ce roman, c’est que j’aurais pensé qu’il aurait été écrit par un chasseur d’expérience, mais il s’agit plutôt d’une femme d’un certain âge qui en est l’auteure.  Je suis impressionnée, vraiment! Après avoir lu un roman dans les rues de New York, celui-ci dépayse pas mal!
 
J’ai beaucoup aimé ce thriller psychologique car même si cet homme a été accusé d’enlèvement et de viol, il demeure un père pour Helena qui a beaucoup appris auprès de lui.  Ignorant la nature de la relation entre son père et sa mère, celle-ci est constamment partagée entre le respect et la haine pour cet homme qui n’est pas toujours doux avec elle.  Jusqu’à la fin du roman, elle est tiraillée et cela ajoute beaucoup au suspense!
 
J’avais lu beaucoup de bons commentaires sur ce roman et je ne suis pas du tout déçue!
 

ISBN: 9782709659215

dimanche 29 juillet 2018

Sauveur et fils -Saison 4, Marie-Aude Murail.

Je me garde une marge de surprise dans l'écriture de mes romans. Sauveur laisse ses patients raconter des histoires qui ne sont pas celles que le lecteur attend. Ni moi non plus. En ouvrant la porte de la salle d'attente, je ne savais pas ce que contenait le gros sac en skaï que madame Naciri serre précieusement contre son coeur. Je ne me doutais pas que Jean-Jacques, l'hikikomori de 23 ans, finirait par sortir de sa chambre pour aller dans un café- philo, je ne pensais pas qu'Ella-Elliot, mon apprenti écrivain, mi-fille, mi-garçon, finirait par tant me ressembler. C'est tout le plaisir qu'il y a d'être à l'écoute... de ses personnages. Quant à Sauveur, j'ignorais ce qu'il adviendrait de sa vie privée. J'ai hésité comme lui-même, faisant avec Louise deux pas en avant, un pas en arrière. Peut-on parier sur un nouvel amour et reconstruire une famille après un drame intime ?
 
Dans ce quatrième tome de la série, on retrouve bien sûr Sauveur et son entourage, mais c’est aussi le moment d’avoir un aperçu du destin de chacun.  Le passé de Sauveur refait surface, mais cela ne l’empêche pas de regarder vers l’avenir avec Louise.  Ils forment maintenant un couple solide et ensemble ils affrontent la tempête qui semble toujours entrer par la porte de la maison de Sauveur plutôt que par son cabinet!  Il a un grand cœur, mais accueillir tous les oiseaux ayant une patte cassée n’est pas sans conséquences pour tout le reste de la famille…  La bisbille et les insatisfactions sont encore au rendez-vous dans ce roman et c’est ce qui en fait une série proche de la réalité, proche de nous.  L’auteure a une plume assez sarcastique et franchement drôle. J’ai aimé les références aux livres précédents et l’ensemble de la série.  Les thèmes que Marie-Aude Murail aborde sont d’actualité (familles reconstituées, identité sexuelle, etc.) et je pense que le lecteur adolescent ou adulte saura trouver son compte au niveau du divertissement mais également au niveau des messages véhiculés dans chaque volet de la série. Cela ne remplacera jamais une bonne thérapie, mais pendant qu’on rit on ne pense pas à autre chose alors je vous la prescris immédiatement! Je ne sais pas si ce quatrième tome met un point final à la série, mais je serais ravie de connaître la suite car Sauveur et Louise ont quelques projets dans le fourneau qui m’intéressent… 
 
Dans un autre registre, Miss Charity est sur ma pile à lire depuis des siècles et je ne doute pas une seconde que j’aimerai après avoir lu ces quatre romans de l’auteure.  

Mes billets: Saison 1, Saison 2, Saison 3.

13 ans et +
École des Loisirs
ISBN: 9782211235600

mercredi 25 juillet 2018

La fille de Brooklyn, Guillaume Musso.

Je me souviens très bien de cet instant. Nous étions face à la mer. L’horizon scintillait. C’est là qu’Anna m’a demandé :

« Si j’avais commis le pire,
m’aimerais-tu malgré tout ? »

Vous auriez répondu quoi, vous ?
Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l’aimerais quoi qu’elle ait pu faire. Du moins, c’est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d’une main fébrile, et m’a tendu une photo.
- C’est moi qui ai fait ça.
Abasourdi, j’ai contemplé son secret et j’ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours.

Je n'ai jamais lu Guillaume Musso.  Même si le Monsieur vend des millions de copies, j'ai toujours été sceptique!  Partie en vacances en Tunisie au début du mois de juillet, c'est le livre de poche que j'avais choisi de mettre dans ma valise. Il m'avait été envoyé en service de presse et je me disais qu'il était temps que je le lise, mais je ne lis pas en vacances, surtout quand je visite la belle-famille. Ce n'était donc pas un roman très menaçant! Disons qu'il était là pour la forme avec mes bonnes intentions.  Mais un matin, j'ai voulu faire un post rigolo sur Instagram en affichant une photo du livre face à des palmiers en disant que "La fille de Québec lit La fille de Brooklyn en Tunisie!" et j'ai ouvert le livre... Guillaume Musso m'a accrochée en moins de deux.  Entre France et New York pas le temps de s'ennuyer; des personnages rapidement mis en place; un suspense à tout casser et une histoire passionnante, j'ai finalement changé d'avis sur cet auteur à succès!  Sans compter que la fin de ce roman est épatante (sérieusement, je ne l'ai jamais vue venir!) et les derniers paragraphes font foi d'un auteur de grand talent. Une fin poétique et extrêmement touchante.  Inutile de préciser que je mets tout de suite à la recherche de ses autres romans, je crois que j'ai maintenant beaucoup de rattrapage à faire!  Quel est votre préféré de l'auteur?

Pocket
ISBN: 9782266275149

mercredi 4 juillet 2018

Bonne fête Jules se livre! 12 ans...

En juillet, mon blog fête ses 12 ans!!!
 
Où en suis-je avec cela?  Je ne sais pas trop...
 
BLOG EN VACANCES?
BLOG EN RÉFLEXION?
BLOG EN FIN DE VIE?
 
À suivre...
 
 

samedi 9 juin 2018

Le ciel est à nous, Luke Allnutt.

Rob Coates vit en Cornouailles et partage son existence solitaire entre l’alcool et les aventures d’un soir. La brume ne se lève que lors de ses promenades aux airs de pèlerinages : Rob retourne sur les lieux où il a emmené son jeune fils Jack. Il prend alors des photos panoramiques qu’il poste sur son site, baptisé « Le ciel est à nous ». Derrière ces rares moments de grâce se dévoile, par instantanés, ce que cache la détresse de Rob : l’amour avec Anna, son ex-femme, la réussite professionnelle, un fils chéri, leur complicité partagée. Et puis le drame, et un champ de ruines.
Rob fait de son mieux pour se détruire à petit feu, mais une découverte va le forcer à se remettre en question. Il lui faudra revenir aux sources de sa peine et projeter une lumière nouvelle sur son histoire.
Au-delà du chagrin et de la culpabilité, pourra-t-il trouver la paix et se réconcilier avec le monde ?

Le ciel est à nous a été écrit alors que Luke Allnutt, époux et père de famille, débutait une chimiothérapie. Dans ce voyage jusqu’au bout de la peine et de l’acceptation, c’est pourtant la beauté de la vie qu’Allnutt nous donne à voir au travers d’une écriture hyperréaliste profondément émouvante. Cette voix est celle d’un homme ordinaire, confronté au défi immense de se pardonner pour réapprendre à aimer.
 
Rob et Anna ont tout du couple chanceux! Rob touche un magot pour un programme informatique qu’il a développé et Anna a un bon poste dans une firme de comptables.  Ils ont un fils prénommé Jack et ils sont heureux... jusqu'au jour où on diagnostique une tumeur au cerveau de leur fils.  À partir de là, la vie prend un tournant et il n’y a plus de retour en arrière possible.  Jack n’a que 6 ans et son histoire vous chamboulera.
 
Je vous le dis tout de suite, si j’en avais eu l’occasion, j’aurais lu ce roman en une seule lecture! C’est un coup de cœur à 100%!  Dès les premières pages, on comprend que Jack n’est plus et que Rob, son père, a sombré dans l’alcool.  Tranquillement, le lecteur est plongé au début de la maladie de Jack et à travers le récit de Rob, on vit pas à pas ce qui a mené ce pauvre enfant à la fin de sa vie.  Difficile de rester stoïque devant une telle injustice!  Rob a choisi la photo pour parler de son fils et c’est magnifique.  Jack et lui partageaient la passion des hauteurs et des grands espaces.  Pour sortir de Londres, Rob et Anna amenaient leur fils en campagne et tout comme son père, le petit Jack apportait toujours son appareil photo.  Cette relation père-fils est d’ailleurs très touchante dans le roman. Leur passion commune pour la photo et le ciel amène une autre dimension à l’histoire. Elle accentue encore plus la perte de Rob.  Anna, la maman, est plus réservée et peut-être un brin plus froide, mais elle est très attentionnée pour son fils.  C’est un personnage plus en retrait et c’est compréhensible car l’accent est mis sur Rob, le narrateur de l’histoire.  Sa peine est si profonde qu’il part assez rapidement sur la route de la déchéance.  Lorsqu’on reçoit un diagnostic comme celui-ci, le réflexe est maintenant de consulter internet et de rechercher tout l’espoir possible.  Malheureusement, cela peut mener sur de fausses routes.  C’est parfois un piège qui mène aussi à de grandes déceptions… Rob payera très cher le prix de cette quête d’une solution pour son fils. Je n’en dis pas plus.
 
C’est bien écrit et on y sent toute la puissance des émotions que doivent vivre les parents d’un enfant malade.  Luke Allnutt connaît la matière parce qu’il était lui-même en plein cancer lorsqu’il a écrit ce roman. Donc, pour lui les groupes de support, le soutien sur Facebook, l’inconfort des amis et le soutien non engagé dont il est question dans ce roman ne lui sont probablement pas inconnus.  Cela donne une qualité authentique au roman.

Donc, si vous recherchez un roman attendrissant pour vous faire vivre des émotions à la puissance 10, Le ciel est à nous est tout à fait recommandé!
 
ISBN: 9782749156552