vendredi 16 février 2018

Quoi de neuf dans la PAL?

C'est tranquille dans la boîte aux lettres cette semaine et ça me va très bien! Cette année, j'emprunte beaucoup de livres à la bibliothèque.
 
Encore de belles nouveautés chez Scholastic!
 
 
Un gros, gros coup de cœur ce mois-ci!
Magnifique! Les dessins sont fantastiques et les textes sont enrichissants.
 
"Dans cette introduction enjouée aux animaux totémiques de la tradition anishinaabée, douze enfants s'identifient à différentes créatures comme un renard, un chevreuil, un castor ou un orignal. Les illustrations douces et colorées représentent des enfants portant des masques d'animaux et sont accompagnées de courts textes poétiques."
 
 
Si vous avez un hyperactif la nuit qui s'endort le jour, ce livre est pour vous! Il est également excellent pour le français car il exploite bien les verbes.  Un album vraiment drôle avec une grenouille au style vestimentaire adorable!
 
 
Un album qui met en lumière toutes les familles de nos jours! Famille reconstituée, monoparentale, de même sexe, on y trouve de tout! Parfait pour faire accepter toutes les possibilités dès leur jeune âge!
 
BONNE FIN DE SEMAINE!

jeudi 15 février 2018

Comme la mer en hiver, Susanne Kearsley.

Lorsque Carrie McClelland, auteur à succès, visite les ruines du château de Slains, elle est enchantée par ce paysage écossais, à la fois désolé et magnifique. La région lui semble étrangement familière, mais elle met de côté son léger sentiment de malaise afin de commencer son nouveau roman, pour lequel elle utilise le château comme cadre et l’une de ses ancêtres, Sophia, comme héroïne.
 
Puis Carrie se rend compte que ses mots acquièrent une vie propre et que les lignes entre fiction et faits historiques se brouillent de plus en plus. Tandis que les souvenirs de Sophia attirent Carrie encore plus au cœur de l’intrigue de 1708, elle découvre une histoire d’amour fascinante, oubliée avec le temps. Après trois cents ans, le secret de Sophia doit être révélé.

En ce mois des amoureux, j'ai pensé lire une romance historique.  Et comme l'Écosse figure encore sur ma bucket list, j'ai choisi ce pays comme destination.  J'ai mis plus de deux semaines à lire ce roman, c'est donc dire qu'il ne m'a pas vraiment emballée...
 
Une jeune auteure canadienne partie s'installer en France pour poursuivre l'écriture de son prochain roman, se voit obligée de faire un saut en Écosse pour approfondir ses recherches. Bien entendu, elle est tout de suite fascinée par le décor... et par les locaux! Elle loue une petite maison et s'y installe. En alternance, on peut donc suivre son histoire d'amour et celle de Sophia, le personnage principal de son roman.  Nous sommes au début du 18ième siècle dans le roman et ceux qui sont fans de la série Outlander seront en terrain connu.  Voilà où moi j'ai quitté le bateau.  J'ai senti que l'on voulait tirer quelques éléments du succès de Diana Gabaldon, qui fait des millions avec sa série depuis les années 90', pour en faire une pâle copie. Je ne dis pas que le livre est mauvais, mais il a un peu touché l'intouchable pour moi. Oui, je devrai me faire à l'idée que Mme Gabaldon n'est pas la seule à avoir le droit d'écrire sur le sujet, mais dans ma tête, je crois que l'Écosse combiné au 18ième siècle lui appartiennent.
 
 
Donc, pas un mauvais roman en soi, mais pas à la hauteur de mes attentes sauf pour le côté voyage où là oui, j'ai toujours envie de visiter cette région!

Guy St-Jean Éditeur
ISBN: 9782894559246

vendredi 9 février 2018

Quoi de neuf dans la PAL?

Plus beaucoup de livres dans la boîte aux lettres car cette année, je tiens ma résolution! Pas de SP...ou presque! Dans de rares occasions comme dans celle-ci. Franchement, je vis mieux avec moi-même depuis que je respecte cette décision!
 
 

Et une petite surprise qui m'attendait ce soir dans la boîte!


Pierre Tisseyre
 
BONNE FIN DE SEMAINE!

dimanche 4 février 2018

A stranger in the house, Shari Lapena.

You come home after a long day at work, excited to have dinner with your beautiful wife.
     But when you walk through the door, you quickly realize that she's not there.
     In the kitchen, there is a pot on the stove, and vegetables on the counter, abandoned.
     Her cellphone and her purse are still in the house, in the bedroom, exactly where she keeps them.
     It looks like she's left in a blind panic.
     You fear the worst, so you call her friends to see if they know where she is.
     Then you call the police.
     The police tell you that your wife's been in an accident. They found her in the worst part of town, after she lost control of the car while speeding through the streets. But why would she go to that neighbourhood? And why was she driving so fast? Was she running toward something? Or away from something?
     The police think your wife was up to no good.
     You refuse to believe it, at first.
     Then, as the stories and facts don't line up, and your wife can't remember what happened that evening, you start to wonder. You've been married for two years and you thought you knew her better than anyone else in the world . . .
     . . . but maybe you don't.
 
Un petit résumé maison: Une femme fait un terrible accident dans un quartier malfamé après avoir laissé ses clés, son sac à main et la porte de la maison déverrouillée derrière elle.  Lorsque son mari rentre du travail et trouve la maison vide en prenant connaissance de tout cela, il appelle la police, mais ils sont déjà là...
 
Charmée par son premier roman Le couple d'à côté, j'avais excessivement hâte de lire son tout dernier paru.  Pas déçue. Si l'auteure s'amuse à nous dévoiler le coupable à la moitié de l'histoire, elle ne manque pas d'imagination pour nous balader en plein labyrinthe faisant en sorte de mêler les cartes jusqu'à la dernière page! Semant le doute dans notre esprit, on en vient à finalement suspecter pratiquement tous les personnages... Elle joue avec mes nerfs, mais je l'adore!  Elle a une technique bien particulière. Je ne suis pas experte dans le genre, mais j'ai rarement vu un auteur qui arrive à satisfaire son lecteur même s'il lui a déjà écrit noir sur blanc la réponse en milieu de livre.
 
L'amnésie semble être la solution facile pour Shari Lapena. Si sa façon de l'utiliser dans Le couple d'à côté m'avait légèrement agacée, j'ai trouvé qu'elle servait bien le personnage de Karen dans celui-ci.
 
Je suis maintenant une fan de l'auteure. Deux en deux, je m'abonne! Sa dernière page me laisse toujours sur un brin de frustration, car non, Shari Lapena ne laisse jamais personne dormir tranquille, mais c'est sa signature et c'est certainement ce qui fait son succès!
 
ISBN: 9780385686976

dimanche 28 janvier 2018

Mrs Creasy a disparu, Joanna Cannon.

1976. C’est l’été sur l’Avenue.
Alors qu’une redoutable canicule s’insinue dans les cours et les jardins, dans le moindre interstice de vies comme mises entre parenthèses, une voisine disparaît. Tandis que Grace et Tilly mènent l’enquête, les esprits s’échauffent, les langues se délient, les souvenirs remontent à la surface – les souvenirs, et la culpabilité.

 Car dix ans plus tôt, quelque chose est arrivé dans cette rue bien comme il faut. Quelque chose de terrible. Et face au vide causé par la disparition de leur voisine, Sheila, Petit Brian, Harold et tous les habitants de l’Avenue sont forcés de faire face au vacarme assourdissant de leurs propres doutes. Chacun à leur tour, ils vont se quereller, se jeter leurs vieilles rancœurs au visage et s’épier les uns les autres, bien à l’abri derrière leurs portes closes...
Qu’est-il arrivé à Margaret Creasy? Que cache l’anxiété des voisins ? Et qu’est-ce que Walter Bishop, l’inquiétant occupant du numéro 11, a bien pu leur faire, pour qu’ils gardent une telle dent contre lui ?
 
Abandon p.64
 
Je ne m'y habitue pas! Des enfants qui ont comme projet d'été de retrouver la voisine disparue... no thanks!  Quand un livre m'agace dès les premières pages, je ne force pas.  Dommage, il y a bien longtemps que j'avais repéré ce roman dans sa version originale, mais je n'y ai pas trouvé mon compte.  Suivant!
 

mercredi 24 janvier 2018

La fille du fermier, Jim Harrison.

Dans ce texte âpre, «Big Jim» nous emmène dans un Montana aussi beau qu’hostile et livre un portrait féminin subtil, non sans échos avec son majestueux Dalva : celui d’une jeune fille meurtrie, aussi blessée qu’en quête de vengeance…

«Sarah cria : "Putain de Dieu!", puis elle s’élança à toute vitesse sur un sentier pentu qui grimpait le long de la montagne jusqu’à ce qu’elle soit certaine que sa blessure allait éclater et qu’elle en aurait fini avec elle.»
 

Je possède une bonne quantité de romans de cet auteur car c'est un des auteurs favoris de mon conjoint. Puisque je n'ai lu que Légendes d'automne que j'avais bien aimé,  j'ai choisi La fille du fermier parce qu'il est court et parce que je me suis dit qu'il finirait peut-être par me convaincre de poursuivre ma relation avec cet auteur.  Et bien, c'est réussi! Les histoires de cowboys des grands espaces américains ont toujours eu quelque chose de spécial à mes yeux. On y fait ses propres lois à coups de carabine et les limites de chacun sont très peu définies... Sarah ne fait pas exception à ces critères, mais ce n'est qu'une petite partie du roman. La rage qui l'habite ne constitue pas la totalité du personnage.  D'abord, c'est une belle jeune femme intelligente qui bien qu'elle rêvasse à plus que ce que la ferme familiale peut lui offrir, elle aime être en pleine nature à dos de cheval et accompagnée de son chien. Les responsabilités ne lui font pas peur et elle excelle à l'école. Née d'une mère très religieuse et d'un père plutôt absent, Sarah est laissée à elle-même pour construire son avenir.  Tim, le vieux voisin, contribue à ce développement en dépassant un peu les limites, mais comme Sarah est assez mature pour son âge, on ne lui en veut pas trop... bon, un peu quand même!  Il est clair qu'une figure masculine de référence manque à cette jeune adolescente et vous verrez que  la fin du roman justifie mon commentaire.
 
C'est un roman que j'ai dévoré et que j'aurais voulu bien plus long. Tel que le suggère le résumé du livre, je vais attaquer Dalva qui saura certainement assécher pour un temps ma récente soif de lire le grand Jim Harrison!
 
ISBN: 9782070468409

mardi 23 janvier 2018

Mensonges de femmes, Ludmila Oulitskaïa.

Dans ce livre, qui se présente comme un roman à épisodes, la grande romancière et nouvelliste russe Ludmila Oulitskaïa nous propose de subtiles variations sur le mensonge au féminin. Car, d'après notre auteur, les mensonges des femmes se distingueraient nettement de ceux des hommes, et seraient presque toujours dépourvus de finalité. Génia, le personnage principal, est ainsi confrontée à toutes sortes d'inventions ou d'affabulations. Comme le récit d'Irène, dont elle fait la connaissance en vacances en Crimée, sur la mort de ses enfants, qui l'émeut jusqu'aux larmes. La petite Nadia s'invente un grand frère, Lialia une liaison avec un peintre célèbre, et Anna se prétend poète...

Chaque nouvel épisode de ce roman à thème illustre à sa manière l'étendue du talent de Ludmila Oulitskaïa, la précision de son sens de l'observation, l'originalité de ses canevas, et surtout, une grande tendresse pour ses personnages et à travers eux pour l'être humain et ses faiblesses.

Je n'aurais probablement jamais lu cette auteure russe si  je ne m'étais pas inscrite au Défi littéraire 2018 de Madame Lit! Janvier était consacré à la littérature russe et comme je ne me suis décidée le 14 janvier, je n'avais pas le temps de plonger dans un classique volumineux.  J'ai choisi ce roman parce que la couverture m'intriguait et parce que l'auteure est une des plus connues dans la littérature russe contemporaine.  Malheureusement, je n'ai pas du tout accroché à ce roman constitué de scènes de vie autour du personnage principal, Génia.  Je vous dirais que les premières histoires sont les plus marquantes, mais le ton change en milieu de livre et il n'y a plus vraiment de chute à la fin de chaque histoire.  À dire vrai, j'ai peiné pour terminer ce roman et j'ai expédié les derniers chapitres sans grand intérêt. Même s'il n'y a qu'un personnage récurrent, il manque un fil conducteur. J'avais l'impression d'être baladée d'un côté et de l'autre comme si l'auteure avait éparpillé ses notes et avait tenté de remettre de l'ordre sans grand succès. Bien que le mensonge soit au cœur de chaque histoire, il est parfois flagrant et parfois très subtil.  Le fond culturel est intéressant et on y boit beaucoup de vodka, mais j'aurais peut-être aimé moins d'épisodes pour approfondir certains volets de la culture russe qui transperçaient dans quelques unes des histoires.  Pour ce qui est du mensonge féminin, j'en déduis qu'il sert à se rendre plus intéressante ou à trafiquer une réalité un peu trop douloureuse...

Je ne mets pas une croix sur Ludmila Oulitskaïa. Si vous avez un coup de cœur, merci de partager!
 
ISBN: 9782070771059
 
 

samedi 20 janvier 2018

Quoi de neuf dans la PAL?

Les Fêtes sont terminées, la vie reprend son cours normal et ma boîte aux lettres aussi!
 
Un tout petit livre de l'auteur chouchou de mon mari chez Folio

 
La fameuse boîte Scholastic est arrivée et c'est toujours un grand plaisir de découvrir les nouveautés jeunesse!
 



 
 Finalement, quelques achats en anglais parce que je veux vraiment  reprendre la lecture dans cette langue cette année!
BONNE FIN DE SEMAINE!

dimanche 14 janvier 2018

Le défi littéraire 2018 de Madame Lit...

Il y a bien longtemps que j'ai cessé de faire des défis, mais cette année je suis tombée sur celui de Madame Lit et il m'a semblé assez facile à réaliser! Alors, je me lance! Je n'ai aucune idée de ce que je lirai, mais je suis certaine que ma PAL contient quelques nationalités... Pour suivre ce défi, je classerai mes billets sous l'étiquette "Défi2018".


Voilà, c'est parti.  Un 14 janvier et pour vous dire comment j'agis toujours sur le moment sans réfléchir, je n'ai toujours pas choisi mon auteur russe pour janvier! Ça doit bien faire 10 minutes que j'ai décidé de faire ce défi... Oui, c'est du moi tout craché! Bon j'y vais... Avez-vous une suggestion? Je n'ai pas le courage de poursuivre avec Anna Karenine qui traîne depuis 3 ans sur ma table de nuit.
 
BON DÉFI!

samedi 13 janvier 2018

Voici venir les rêveurs, Imbolo Mbue.

Drôle et poignante, l'histoire d'une famille camerounaise émigrée à New York. Porté par une écriture à la fraîcheur et à l'énergie exceptionnelles, un roman plein de générosité, d'empathie et de chaleur sur le choc des cultures, les désenchantements de l'exil et les mirages de l'intégration. Un pur joyau, par une des nouvelles voix afropolitaines les plus excitantes du moment.
L'Amérique, Jende Jonga en a rêvé. Pour lui, pour son épouse Neni et pour leur fils Liomi. Quitter le Cameroun, changer de vie, devenir quelqu'un. Obtenir la Green Card, devenir de vrais Américains.
Ce rêve, Jende le touche du doigt en décrochant un job inespéré : chauffeur pour Clark Edwards, riche banquier à la Lehman Brothers.
 
Au fil des trajets, entre le clandestin de Harlem et le big boss qui partage son temps entre l'Upper East Side et les Hamptons va se nouer une complicité faite de pudeur et de non-dits.
 

Mais nous sommes en 2007, la crise des subprimes vient d'éclater. Jende l'ignore encore : en Amérique, il n'y a guère de place pour les rêveurs...

Je me méfie toujours des romans qui sont encensés par la critique littéraire, mais je dois dire que celui-ci mérite ses gallons!  Le rêve américain est au cœur de ce roman. L'Amérique fait rêver et tout y a l'air si facile, vu de loin.  Jende est camerounais, il a de la famille aux Etats-Unis car son cousin est avocat et il réussit très bien.  De quoi le convaincre qu'il y a une place pour lui dans ce vaste pays.  Il débarque à New York et coup de chance, il trouve un emploi de chauffeur à 35 000$ par année. Sa femme rêve de faire des études en pharmacie et elle est très déterminée.  Mais voilà que la détermination ne suffit plus lorsque son mari perd son emploi et que leur rêve s'écroule. La vie devient très dure. Arrivés avec un seul fils, ils ont maintenant une petite fille à nourrir. Jende trouve un emploi de plongeur et souffre physiquement et psychologiquement après chaque quart de travail. Ils n'ont pas leur papiers et doivent être expulsés. 

"Ils disent que le pays va se relever , mais tu sais quoi?  Je ne sais pas si je vais pouvoir continuer à souffrir comme ça simplement pour vivre en Amérique."

Tout le monde connaît des histoires d'immigration qui ont mal finies.  Pas de pitié pour les rêveurs, mais ce roman est bien écrit.  Même si le stress et la tristesse envahissent les pages à certains moments, il reste une aura positive tout au long de leur expérience.  Car même si l'échec est imminent, Jende et Neni s'en sortent très bien au final. 

Un excellent premier roman pour lequel j'aurais envie d'espérer une suite... rien de moins!
 
 

dimanche 7 janvier 2018

Les attachants, Rachel Corenblit.

Durant une année, le quotidien d’une jeune enseignante de primaire, Emma, nommée dans un quartier populaire, confrontée à des enfants en grandes difficultés scolaire, affective, sociale. Elle s’attache notamment à Ryan, un garçon dont on va progressivement découvrir la maltraitance. Un roman d’une grande force, à la fois émouvant et politique, dans le meilleur sens du terme : quelle école et quelle société voulons-nous pour nos enfants ? Rachel Corenblit a été enseignante en primaire puis formatrice d’enseignants pendant dix-huit ans. Elle s’est inspirée de son expérience professionnelle pour écrire ce roman.

Emma est une jeune enseignante qui récolte les classes les moins faciles dans les premières années de sa carrière.  Elle finit par se poser dans une école qui est n'a rien du Klondike!  Enfants issus de l'immigration, troubles mentaux, abus physiques et mentaux, pauvreté et j'en passe, rien n'est gagné d'avance.  Pourtant, elle survit et fait sa place auprès de ces jeunes presque abandonnés.  Certains sont durs, d'autres brillants, mais pratiquement tous méfiants de cette jeune institutrice presque trop gentille pour eux.
 
L'avantage de ce roman est qu'il est court, parce que franchement on fait vite le tour de la question.  Je ne veux en rien diminuer le travail de ces enseignants ou celui de l'auteure.  Mais je pense simplement que le sujet n'avait rien de nouveau pour moi.  Il fait état des écoles que l'on peut retrouver dans plusieurs pays du monde, mais plus particulièrement en France où les portes ouvertes de l'Europe permet d'avoir des classes très multiculturelles.  S'adapter aux façons de faire des ces enfants et surtout de leurs parents peut être un vrai défi.
 
En parallèle, il y a la vie d'Emma aussi qui se décourage parfois et déprime sur le divan de sa mère.  On peut très comprendre car le métier d'enseignant en est un où l'on peut parfois se sentir impuissant devant les situations critiques des enfants.
 
"Ne pas s'attacher aux gens.
Simplement les aimer.  Les supporter.  Les accompagner. Et les laisser partir."
 
Ironiquement, ce roman est sorti en août juste avant la rentrée des classes.  Ce n'est peut-être pas le meilleur roman à lire pour un enseignant qui s'interroge sur sa carrière, mais il en est un que chaque parent devrait lire pour comprendre la réalité du métier et arrêter de chialer sur le prof comme on dit ici! 
 
Rouergue
ISBN: 978-2-8126-1436-1

samedi 6 janvier 2018

Le garçon qui partit dans le Nord avec son père à la recherche du Père Noël, Kim Leine et Peter Bay Alexandersen.

Dans un village du Groenland, au pays du vent et des montagnes gelées, Noël approchait. Mais le papa d'Andreas n'aimait pas Noël et refusait de croire au Père Noël. Alors le garçon et son père attelèrent leurs douze chiens et filèrent à travers la nuit, sur la glace. Au bout de l'expédition, de l'autre côté du fjord, la cabane de chasse les attendait, et aussi, sûrement, la visite du Père Noël...     
                           
Vivre au pays du Père Noël comme si on y était et le faire exister sous la plume d'un illustre écrivain danois.

Il aurait fallu que je vous parle de ce livre bien avant aujourd'hui car il parle de Noël, mais comme je suis convaincue qu'il y en a parmi vous qui sont déjà tristes que les Fêtes soient terminées, allons-y!

Andreas est un petit garçon qui habite un tout petit village du Groenland dans lequel trône un seul sapin de Noël apporté par bateau du Danemark.  Il est convaincu que le Père Noël existe, mais il doit convaincre son papa qui lui a grandit en ne fêtant pas Noël car ses parents croyaient que c'étaient une fête païenne.  Il embête tellement son papa qu'ils finissent par partir à la cabane des chasseurs dans le Nord du pays... comme s'il pouvait exister un endroit plus au nord que le Groenland pour nous!!! C'est ce que cet album a fait pour mon fils et moi, il nous a fait rêver à un endroit qu'on arrive jamais à imaginer autrement qu'une vaste étendue de neige blanche!  Les traîneaux à chiens, les ours polaires, les phoques et la pêche sur glace font partie du quotidien dans ce coin haut perché du monde.  Ce qui m'a étonnée après une recherche sur le web, c'est de constater que les maisons y sont très colorées et que la neige n'y est pas présente toute l'année!  Cet album a définitivement piqué notre curiosité.

Revenons à cette cabane de chasseurs dans laquelle Andreas et son papa se sont installés.  Le père d'Andreas est sur ses gardes, il entend du bruit et les chiens sont excités.  Au pays de l'ours blanc, l'humain ne doit jamais cesser de surveiller ses arrières, mais si ce n'était pas un ours... Et si c'était le Père Noël qui passait par là...

C'est une très belle histoire! La complicité entre cet enfant et son papa est charmante.  Même si son père insiste pour dire que le Père Noël n'existe pas, Andreas s'épuise à lui prouver le contraire. C'est assez comique de voir aller ce petit bout d'homme. Il revient de cette expédition enchanté accompagné d'un papa un peu ébranlé dans ses convictions.  C'est peut-être ce qu'on appelle la magie de Noël...

Kim Leine est un auteur qui écrit également des romans pour adultes, Les prophètes du fjord de l'Éternité est paru en 2015 chez Gallimard. Je le mets sur ma liste à lire car c'est un roman historique qui se déroule au Groenland. Un endroit peu exploité dans la littérature contemporaine.

Une très belle découverte!
 
8 à 12 ans
ISBN: 9782075084338

jeudi 4 janvier 2018

Jamais plus, Colleen Hoover.

Lily Blossom Bloom n’a pas eu une enfance très facile, entre un père violent et une mère qu’elle trouve soumise, mais elle a su s’en sortir dans la vie et est à l’aube de réaliser le rêve de sa vie : ouvrir, à Boston, une boutique de fleurs. Elle vient de rencontrer un neuro-chirurgien, Lyle, charmant, ambitieux, visiblement aussi attiré par elle qu’elle l’est par lui. Le chemin de Lily semble tout tracé. Elle hésite pourtant encore un peu : il n’est pas facile pour elle de se lancer dans une histoire sentimentale, avec des parents comme les siens et Atlas, ce jeune homme qu’elle avait rencontré adolescente, lui a laissé des souvenirs à la fois merveilleux et douloureux. Est-ce que le chemin de Lily est finalement aussi simple ? Les choix les plus évidents sont-ils les meilleurs ?
 
Le chemin d’une jeune femme pour se trouver et pour rompre le cycle de la violence.

Je n'ai pas vraiment le choix de vous le dire en commençant, mais j'avais des préjugés envers Colleen Hoover... de gros préjugés! Mais une personne que je respecte beaucoup m'avait conseillée pour  ce roman parce qu'elle avait été touchée par le sujet. Je lui ai fait confiance et je ne regrette pas une seule seconde, c'est un très bon roman.
 
À ma grande surprise, c'est très bien écrit et réaliste.  Ses personnages sont brillants, instruits et démontrent que la violence existe dans toutes les sphères de la société, chez les bien nantis ou les moins fortunés.  Lily, le personnage principal a vu sa mère souffrir pendant tout son mariage.  Marié à un homme violent, elle est restée jusqu'au jour de sa mort.  Aux funérailles, Lily, qui a souffert de cette situation, n'arrive pas à prononcer un hommage pour son père.  C'est trop difficile. Elle a passé sa jeunesse à essayer de protéger sa mère et tout ce qu'elle ressent en ce jour, c'est le soulagement de ne plus devoir s'inquiéter pour celle-ci. Lorsqu'on grandit dans une telle famille, l'importance d'un foyer sécuritaire prend toute une autre signification.  Alors, lorsque Lily tombe amoureuse d'un homme, elle ne peut s'empêcher de tenir compte de son expérience personnelle...
 
Tout en nous racontant la nouvelle vie de Lily, l'auteure nous plonge dans son journal intime qui raconte sa jeunesse perturbée par cette violence ainsi que sa première histoire d'amour avec un SDF.  Sous la forme de lettres jamais postées à Ellen DeGeneres, une célèbre animatrice américaine, on sent toute la douleur de cette jeune fille. 
 
Malheureusement, l'avenir ne réserve pas que de belles surprises à cette jeune femme.  Bien qu'elle réussisse bien en créant sa propre entreprise, sa vie personnelle n'est pas aussi gratifiante. Je ne vous en dis pas plus, mais sachez que j'ai dévoré ce roman en quelques heures! Bien sûr, un roman de Colleen Hoover sans romance n'en serait pas un, mais on ne tombe pas trop dans les clichés et les scènes mielleuses!  C'est juste assez pour combler les fans, mais aussi juste parfait pour me convaincre de lire un autre roman de l'auteure! J'ai d'ailleurs déjà réservé son tout dernier November 9.  Je terminerais en disant que la note de l'auteure à la toute fin est très touchante, vraiment!
 
Hugo Roman
ISBN: 9782755633214

mercredi 3 janvier 2018

Résolutions 2018.

Si l'envie de faire un bilan 2017 n'est pas au rendez-vous avec mes 60 lectures et mes quelques coups de cœur, j'ai quand même très envie d'avoir quelques bonnes résolutions pour la nouvelle année!
 
1 - Tout d'abord, je vais essayer d'être plus active sur Goodreads où  vous pouvez me retrouver sous Jules se livre. C'est une belle plate-forme pour faire des découvertes et échanger sur les livres.  Tout le monde sait ça, mais comme j'arrive toujours en retard en ville, c'est cette année que j'en verrai tout le potentiel.  J'aurais envie d'y mettre toute ma PAL à lire, mais ça c'est un projet qui me demandera pas mal de temps! Je ne sais pas si j'y arriverai! Déjà que j'y mettrai mes progressions de lecture, mes envies de lecture et mes billets, c'est un bon début...
 
2 - Je suis me suis fixé un objectif à 72 livres à lire en 2018.  C'est 6 par mois, je devrais y arriver, non?!
 
3 - Lire plus de romans en anglais.  Depuis que j'ai quitté mon emploi au privé pour un emploi au public, je n'utilise pratiquement plus la langue anglaise.  C'est une richesse que je ne veux pas perdre!
 
4 - Je me suis constitué une tablette chez Off the Shelf.  Je reçois leur infolettre tous les jours  et elle contient une multitude de bonnes recommandations en anglais que je note sur un bout de papier que je finis toujours par perdre! Maintenant qu'ils seront sur la "tablette", ce sera plus facile!  Ça me fera aussi penser de vérifier s'ils sont traduits en français.
 
5 -  Je vais essayer d'être plus présente sur vos blogs aussi. En 2017, je dois être franche, je ne vous ai presque pas visités.  Vraiment désolée les amis! J'essayerai d'y consacrer un 10-15 minutes par jour.  J'avoue que depuis que mon employeur a bloqué tous les sites parlant de livres (entre autres!), je ne peux plus utiliser ma pause du midi pour vous lire et le soir, tout le monde sait que c'est la course folle avec des enfants!
 
6 -  En 2018, j'ai très envie d'explorer le genre "fiction historique".  Ça aidera certainement mon manque de culture générale!   Il faut aussi que je commence à lire Harry Potter! Je pensais le faire en 2017, mais je suis encore passée tout droit.
 
Voilà, il a bien d'autres choses que j'aimerais faire et qui ne viennent pas à l'idée là maintenant, mais je suis motivée.  Je n'arrive pas à abandonner ce blog qui dure depuis plus de 11 ans, aussi bien me faire à l'idée qu'il faut que je continue!!!
 
BONNE ANNÉE 2018 À TOUS!
DE BELLES LECTURES, DE BELLES DÉCOUVERTES ET PAS TROP DE DÉCEPTIONS!

mardi 2 janvier 2018

La fille qui avait bu la lune, Kelly Barnhill.


Chaque année, les habitants du Protectorat laissent un bébé en offrande à Xan, la sorcière qui vit dans la forêt. Ils espèrent que ce sacrifice l'empêchera de terroriser leur ville. Ils ignorent que Xan est gentille et qu'elle ne comprend rien à cette étrange coutume.

Chaque année, Xan se voit contrainte de sauver le bébé ainsi abandonné pour le confier à une famille aimante dans les royaumes voisins. Mais cette année, le bébé sacrifié est différent des autres: la petite a un lien étrange avec la lune et un potentiel magique sans précédent. Contre son gré, Xan se voit obligée de la ramener chez elle et de persuader ses amis réticents – un monstre du marais grincheux aussi vieux que le monde et un dragon nain à qui personne n'ose révéler qu'il ne grandira jamais – d'élever cette étrange, attachante et très turbulente petite fille. Ils la baptiseront Luna et ne tarderont pas à en devenir gâteux.

Xan a trouvé comment contenir la magie qui grandit à l'intérieur de l'enfant, mais bientôt approche son treizième anniversaire, et ses pouvoirs vont se révéler…

Ce roman a reçu la médaille John Newbery 2017, la plus haute distinction en littérature jeunesse aux États-Unis.

 
Voilà un roman qui m'a énormément sortie de ma zone de confort!  Premier roman terminé cette année, j'ai mis quelques semaines à passer au travers.  Pas que ce soit mauvais, mais entre les dragons, la magie et les sorcières, je n'étais probablement le bon public pour ce genre d'histoire!  Destiné à un plus jeune lectorat, il saura les enchanter car il contient quelques ingrédients magiques dont le fameux clair de lune.  Et voilà que la petite Luna en aurait peut-être pris un peu trop!  Elle se voit dotée de pouvoirs exceptionnels pour lesquels elle n'a pas encore les connaissances nécessaires afin de les contrôler... La pauvre petite en est presque dangereuse.  Sa grand-mère Xan, elle-même sorcière, doit doser le tout mais elle n'a pas tout à fait le remède exact... Le comportement de Luna devient étrange et sa famille doit apprendre à composer avec cette nouvelle petite fille. Je ne vous en dit pas plus, mais c'est parfois très touchant. 
 
Ce roman nous fait passer par toute une gamme d'émotions! On est y triste, joyeux, amoureux, amusé et apeuré.  Je suis certaine qu'il plaira aux jeunes avides de magie et science-fiction ou encore aux adultes plus aptes à se laisser aller que moi!
 
Ce roman jeunesse a gagné un prix prestigieux, moi je lui donne celui de la plus belle couverture de tous les livres qui sont arrivés chez moi en 2017!
 
ISBN: 9782897541217

Le couple d'à côté, Shari Lapena.

Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins. Au dernier moment, la baby-sitter leur fait faux bond. Qu'à cela ne tienne : ils emportent avec eux le babyphone et passeront toutes les demi-heures surveiller le bébé. La soirée s'étire. La dernière fois qu'ils sont allés la voir, Cora dormait à poings fermés. Mais de retour tard dans la nuit, l'impensable s'est produit : le berceau est vide.
Pour la première fois, ce couple apparemment sans histoire voit débarquer la police chez lui. Or, la police ne s'arrête pas aux apparences... Qu'est-ce que l'enquête va bien pouvoir mettre au jour ?

Un chef-d'oeuvre de suspense, de twists et de faux-semblant, best-seller en Grande-Bretagne et aux États-Unis, déjà en cours de publication dans 30 pays.

Dernier roman lu en 2017, ça termine bien l'année. Suspens, twists et faux-semblant sont bel et bien au rendez-vous!

L'entreprise de Marco éprouve des difficultés financières, Anne souffre d'une bonne dépression post-partum et leur couple bat de l'aile.  Lorsque leur bébé de 6 mois disparaît, il ne faut pas beaucoup de temps pour que les projecteurs se tournent vers eux.  À partir de là, mettez vos certitudes dans le tiroir car l'auteure enchaîne les revirements de situation! Au milieu du roman, elle vous met noir sur blanc qui est le kidnappeur, mais ne soyez pas déçus car vous n'aurez encore rien vu et entendu.

La tension est au maximum dans ce couple déjà éprouvé par la dépression de Anne.  Quelques petits incidents lui font croire que son mari est infidèle et d'autres feront croire à Marco que sa femme a peut-être commis le pire... Le doute s'installe entre eux, mais en même temps ils sont le refuge de l'un pour l'autre dans l'attente de retrouver leur petite fille.  La relation se complique encore plus surtout lorsque les parents de Anne s'impliquent dans le dossier!

Et que dire de la fin... Shari Lapena vous aura jusqu'au dernier mot!

Ce suspense a tout bon et je ne peux qu'attendre  le prochain roman de l'auteure qu'avec beaucoup d'impatience.
 
ISBN:9782258137653

vendredi 29 décembre 2017

L'amour de l'art - Pico Bogue tome 10, Dominique Roques et Alexis Dormal.

« Qu'est-ce que l'art ? » La question, de l'aveu même de la maîtresse, n'est pas facile... Mais il en faudrait plus pour réduire Pico Bogue au silence ; en quelques secondes il improvise : « L'art, c'est le contraire d'une définition. Dans "définition", il y a "fini". Du coup, ça limite. Mais l'art, au contraire, ça ouvre les yeux, les oreilles, les poumons, l'esprit. Ça ouvre au monde, à la nature, à la vie. » Hum... bref, « pour la fête de l'école, chaque élève exposera une oeuvre qu'il aura créée lui-même. » Pico, Ana Ana et leurs amis vont, à leur habitude, prendre les choses très au sérieux, leur but est simple : devenir des artistes avant la fin du mois. Chiche ?
 
Dernier album paru et  10ième de la série, L'amour de l'art est un grand questionnement sur "Qu'est-ce que l'art?"  Je ne suis pas certaine que mon fils de presque 8 ans en a capté toutes les nuances, mais moi j'y ai appris pas mal de choses! Pico Bogue est un petit futé, ça on le savait déjà, mais dans sa quête de l'art on découvre encore plus le côté vif de son esprit.  Comme le dit si bien fiston: "J'adore Pico Bogue parce qu'il essaie toujours d'avoir raison!".  Il fait toujours en sorte que tout prenne la direction qu'il a choisi et il a une idée bien arrêtée de ce qu'est l'Art! Il est tellement craquant!
 
Dans cet album, on en profite aussi pour faire un peu plus de place à la petite sœur Ana Ana avec laquelle on a un bon échantillon de petit caractère... particulier et susceptible.  Cette petite réfléchit de façon très complexe! Disons qu'elle ajoute quelques bonnes pépites à cet album déjà pas mal réussi. 
 
C'est toujours un plaisir de retrouver Pico Bogue et sa perspicacité.  À chaque fois, j'essaie de me mettre à la place des parents Bogue qui doivent souvent se demander ce qu'ils ont fait au bon Dieu pour avoir eu de tels enfants car ils sont épuisants de par leur vivacité intellectuelle!
 
Il me reste encore plusieurs albums à explorer, ne vous surprenez donc pas de voir d'autres billets avec Pico Bogue en 2018!
 
ISBN: 9782205077421

L'Hôtel Plaza, Pierrette Dubé et Philippe Béha.

Cet après-midi-là, Oslo le manchot, portier très respecté de l’Hôtel Plaza, voit s’engouffrer dans son hôtel douze rats ! Or les rats, en particulier les rats d’hôtel, ont très mauvaise réputation. Il faut les expulser ! Ce ne sera pas facile, car les rats sont rapides et rusés. Oslo s’élance à leur poursuite, aussi vite que le lui permettent ses pattes palmées, c’est-à-dire très lentement ! Il s’ensuit malgré tout une poursuite endiablée, à l’issue de laquelle une surprise attend le manchot. Une histoire pleine de rebondissements, où l’on apprend qu’il ne faut pas se fier à la réputation des gens…
 
Oslo n'a pas de mains et il marche très lentement grâce à ses pattes palmées. Disons qu'il n'est pas le mieux équipé pour se mettre à la course derrière une bande de rats! Mais Oslo est aussi rusé et c'est un employé d'expérience.  Il est courageux et ce n'est pas une douzaine de rats qui vont lui coûter son emploi à l'hôtel! Dôté d'une détermination sans borne, il va jusqu'au bout de son épuisante course... c'est que des rats, ça court assez vite merci!
 
La collection Motif(s) chez les Éditions Druide en est une de grande qualité. Pour avoir lu tous les albums parus à ce jour, je n'ai jamais été déçue et j'ai toujours été épatée par le contenu.  Chaque album nous réserve une surprise à la fin et la tournure des événements nous fait toujours sourire. L'hôtel Plaza ne diffère pas des autres car fiston en a profité pour rire aux éclats et pour moi, c'est bien évidemment un signe de réussite.  Une collection soignée qui fait appel à l'intelligence des petits et grands.
 
High five Oslo! Oups...
 
ISBN: 978-2-89711-386-5

jeudi 28 décembre 2017

Les yeux de Sophie, Jojo Moyes.

1916. Sophie veille sur sa famille en zone occupée pendant que son mari se bat sur le front. Quand un officier allemand pose les yeux sur le portrait qu’Édouard a fait de son épouse, une dangereuse obsession naît, qui amènera Sophie à prendre une terrible décision.
 
Un siècle plus tard, à Londres, Liv reçoit ce portrait comme cadeau de mariage avant de perdre l’homme qu’elle aime. Une rencontre pleine de promesses lui permet alors de prendre conscience de la véritable valeur du tableau. À mesure qu’elle découvre le passé trouble du portrait, la vie de Liv est bouleversée une nouvelle fois, et il lui semble que son destin est étrangement lié à celui de Sophie.

Lorsque je vois un nouveau roman de Jojo Moyes, je ne lis même pas le résumé de l'histoire! Je plonge sans savoir ce qui m'attend. Ce qu'il faut aussi savoir, c'est que je ne lis plus aucun roman qui traite de la première ou de la deuxième guerre mondiale... J'ai atteint une certaine saturation il y a quelques années et je repousse les romans qui en ont fait leur sujet principal.  Tout cela pour dire que ce n'était pas gagné d'avance pour Les yeux de Sophie! Et pourtant, tous les chapitres consacrés à Sophie en temps de première guerre mondiale ont été mes préférés.  Comme quoi, il n'y a que les fous qui ne changent pas d'idée!  L'histoire de Liv plusieurs décennies plus tard est aussi très intéressante car elle met en lumière le destin de deux femmes à des époques différentes qui s'accrochent à un tableau pour se rappeler l'amour d'un homme disparu. Un tableau qui joue un rôle principal dans tout le roman d'ailleurs...

J'avoue que toute l'affaire juridique dans le roman m'a plus ou moins convaincue, mais de toute façon n'est-ce pas pour les histoires d'amour très compliquées que nous aimons lire cette auteure?  Et nous sommes très bien servis dans ce roman!  Liv n'a pas de chance car elle tombe amoureuse d'un homme qui pourrait la mener à sa perte et Sophie doit se compromettre pour sauver l'amour de sa vie!  Disons que ces deux femmes ont eu de grandes décisions à prendre.

C'est du bon Jojo Moyes.  Je ne crois pas qu'en tant que lectrice, je retrouverai toute l'intensité de Avant toi dans un de ses romans, mais je suis toujours très heureuse de retrouver ses personnages qui n'ont jamais une vie toute simple!

ISBN: 9782811239923

mercredi 27 décembre 2017

Splat attend la neige, Rob Scotton.

Cet hiver, Splat fait tomber la neige !
Splat rêve de faire un bonhomme de neige, mais les flocons se font attendre…
Qu’à cela ne tienne : de la neige, le petit chat va en fabriquer !
 
Splat n'est pas différent des petits mousses du Québec qui attendent toujours la neige avec beaucoup d'impatience.  Mais Splat n'en peut plus d'attendre cette neige alors il décide de s'en fabriquer.  Bonne idée! Ou presque... Malheureusement, son invention n'est pas très réussie à long terme.  Impossible de construire un chat de neige. Il va falloir attendre et qui sait attendre est souvent récompensé. Les guimauves sur le feu et les jeux d'ombres sur le mur demeurent un bon divertissement pour patienter au chaud dans la maison. 
 
Bien que fiston soit presque âgé de 8 ans, il ne se lasse pas de son ami Splat qui le suit depuis qu'il est tout petit. Il rigole toujours autant, surtout lorsque Splat sort son traîneau tiré par... ses canards!!!
 
Définitivement un album de saison pour ceux qui attendent encore la neige parce qu'au Québec on en a à donner depuis la fin novembre! L'anticipation est déjà de l'Histoire ici...
 
4 ans et +
ISBN: 978-2-09-258058-5

vendredi 22 décembre 2017

Quoi de neuf dans la PAL?

Une dernière récolte dans la boîte aux lettres avant les vacances!
 
 
"Les quatre filles de l’officier Spring vivent avec leur mère, Meredith, sur la base militaire de Fort Cyprus, près de la Nouvelle-Orléans, alors que leur père est en mission en Irak.

Durant les vacances de Noël, Meg, l’aînée des Spring qui espère la demande en mariage de son petit ami militaire, est perturbée par le retour d’un ancien  » ami « . Sa cadette Jo, 17 ans, ambitieuse et révoltée, se découvre de nombreuses affinités avec le nouveau voisin, Laurie.
 
Amy, la plus jeune des sœurs, peste contre leurs problèmes d’argent et l’absence de cadeaux sous le sapin tandis que Beth, calme et discrète, fait de son mieux pour seconder leur mère à la maison."

 
"Cet après-midi-là, Oslo le manchot, portier très respecté de l’Hôtel Plaza, voit s’engouffrer dans son hôtel douze rats ! Or les rats, en particulier les rats d’hôtel, ont très mauvaise réputation. Il faut les expulser ! Ce ne sera pas facile, car les rats sont rapides et rusés. Oslo s’élance à leur poursuite, aussi vite que le lui permettent ses pattes palmées, c’est-à-dire très lentement !"
 
"Splat rêve de faire un bonhomme de neige, mais les flocons se font attendre…
Qu’à cela ne tienne : de la neige, le petit chat va en fabriquer !"

 

Au fil des années, Charlie a parcouru des mondes bien étonnants ! Découvrez son album de fantastiques souvenirs, ponctués de ses commentaires farfelus et de ses impressions de grand explorateur. Il y retrace ses voyages les plus extravagants, et présente ses endroits préférés à travers une mise en scène entièrement revisitée !
 

Tome 2
 
 
Tome 3
 
BONNE FIN DE SEMAINE!

samedi 16 décembre 2017

Je m'appelle Lucy Barton, Elizabeth Strout.

Hospitalisée à la suite d’une opération, Lucy Barton reçoit la visite impromptue de sa mère, avec laquelle elle avait perdu tout contact. Tandis que celle-ci se perd en commérages, convoquant les fantômes du passé, Lucy se trouve plongée dans les souvenirs de son enfance dans une petite ville de l’Illinois – la pauvreté extrême, honteuse, la rudesse de son père, et finalement son départ pour New York, qui l’a définitivement isolée des siens. Peu à peu, Lucy est amenée à évoquer son propre mariage, ses deux filles, et ses débuts de romancière dans le New York des années 1980. Une vie entière se déploie à travers le récit lucide et pétri d’humanité de Lucy, tout en éclairant la relation entre une mère et sa fille, faite d’incompréhension, d’incommunicabilité, mais aussi d’une entente profonde.

Salué comme un chef-d’oeuvre par la critique littéraire aux États-Unis, Je m’appelle Lucy Barton est un grand roman contemporain sur la solitude, le désir et l’amour.
 
Quelqu'un peut me redonner la définition de chef-d'œuvre svp?  J'avais tellement d'attentes sur ce roman après toutes les bonnes critiques lues à son sujet que je suis pratiquement tombée en bas de ma chaise en refermant ce livre!  Une jeune femme est hospitalisée suite à une opération et pendant cinq jours sa mère et elle se rappellent des souvenirs de famille et du voisinage. En parallèle, Lucy Barton le personnage central de cette histoire, écrit son premier roman qui parle lui aussi de ses souvenirs d'enfance.  Les amours déchus, l'apparition du sida dans les années 80', les événements du World Trade Center, la vitalité de la ville New York, la pauvreté, le monde artistique et la guerre du Vietnam ne sont que quelques thèmes abordés dans ce roman qui fait à peine 200 pages. C'est à cette époque qu'appartient Lucy Barton et c'est qui m'empêche de dire que l'auteure a voulu faire son intéressante en jetant ces sujets surutilisés dans plusieurs chapitres du livre.  New York est ce qu'elle est, mais je dois avoué que j'en ai assez que ces événement soient constamment ramenés sur le tapis et ici, c'est du condensé mes amis!  Non, franchement, je ne comprends pas toute l'attention que ce roman reçoit.  Ce n'est pas mauvais, mais ce n'est pas un chef-d'oeuvre dans mon dictionnaire! La bonne chose est qu'il se lit rapidement et que je vais pouvoir passer au prochain roman d'Elizabeth Strout Anything is possible où Lucy Barton refait surface. J'aime l'auteure et je suis parfaitement consciente que les romans ne peuvent pas être tous aussi bons les uns que les autres, il faut juste être prudent ne pas se créer trop d'attentes sous peine d'être vraiment déçu...
 
ISBN: 9782213701356