mardi 19 août 2008

Les charmes discrets de la vie conjugale, Douglas Kennedy.

Pour son célèbre agitateur de père, pour son artiste de mère, Hannah Buchan est une vraie déception. À vingt ans, au lieu de se fondre dans l’ébullition sociale des années soixante-dix, elle n’a d’autre ambition que d’épouser son petit ami médecin et de fonder une famille. Installée dans une ville du Maine, Hannah goûte aux charmes très, très discrets de la vie conjugale. C’est alors que le hasard lui offre l’occasion d’échapper à son quotidien : malgré elle, Hannah va se rendre complice d’un grave délit. Trente ans plus tard survient le 11 septembre, et avec lui le temps du doute, de la remise en question, de la suspicion. Le passé d’Hannah va resurgir inopinément. Et du jour au lendemain, son petit monde soigneusement protégé va s’écrouler…

Ça, c’est un roman comme je les aime ! Une famille, la Nouvelle-Angleterre et quelques rebondissements (plausibles!). Un roman à grandeur appréciable : on ne se perd pas dans des détails à l’échelle mondiale qui finalement n’ont rien à voir avec le dénouement de l’histoire locale sauf pour meubler les trous… Ici, il n’y en a pas de trou justement, et la petite vie conjugale d’Hannah et de son mari Dan a juste assez de piquant pour nous tenir en haleine et nous donner le goût de tourner les pages.

Pas de sentimentalisme à deux cents, pas d’émotions justifiées entre parenthèses, le style Kennedy coule bien, sans éclaboussure et sonne vrai. De quoi lire les 300 (600 au total) dernières pages sans m’arrêter, un lundi soir après une nuit de sommeil inexistante (ou presque), une journée-éclair et un retour à la maison très mouillé (jusqu’à l’os et sandales foutues !).

Une belle découverte que cet auteur qui me donne l’envie d’enchaîner ses titres.

10 commentaires:

Karine a dit...

J'avais lu des critiques mitigées... et je ne l'avais noté qu'en pâle. Maintenant, je n'ai pas le choix, faut que je le souligne! Duuuur la vie de bloggueuse!!!

Éric a dit...

Malgré une fin décevante, j'avais beaucoup aimé "La femem du Vième" et, tout comme toi, j'ai envie de récidiver.

sylire a dit...

Oui, c'est une lecture sympa. Lu d'une traite pour moi aussi,un jour où j'étais malade.

Frisette a dit...

Petite question. Est-ce que c'est un canevas du genre: un petit détail qui change la vie du héros et l'entraîne dans une spirale infernale? Les titres de cet auteur que j'ai lus avaient tous ce canevas et du coup, je me suis lassée. Mais si c'est différent, je suis partante car j'aime son style

Marie a dit...

J'ai bien aimé plusieurs livres de lui, mais j'avais été assez déçue par celui-là :s

JULES a dit...

Karine: ce n'est pas le roman de l'année, mais ça s'avale très bien!

Éric: J'en ai un deuxième en stock comme tu peux voir dans mon "esti" de liste!! ;o)

Sylire: comment arrive-t-on à lire un livre lorsqu'on est malade, mais qu'on ne peut pas aller travailler?! :op (J'y arrive aussi!!)

Frisette: je dois malheureusement te dire que oui...

Marie: c'est vrai?! J'ai hâte de voir ce que ce sera pour moi!

bel gazou a dit...

alors tu adoreras "la poursuite du bonheur" de loin le meilleur selon moi ....

Anne a dit...

Ce titre fait partie des quelqu'uns de l'auteur que j'ai lu. Je l'avais bien aimé aussi. Par contre, j'avais trouvé très moyen "Rien ne va plus".

Odilette a dit...

j'avais beaucoup aimé ce livre
attention, tout n'est pas aussi bien , ni du même style, mais on passe de bons moments.
je confirme le point de vue des autres commentateurs ...

JULES a dit...

Bel Gazou, Anne: J'ai noté!! ;)

Odilette: c'est tout à découvrir pour moi!