mercredi 30 septembre 2009

D'autres vies que la mienne, Emmanuel Carrère.

A partir du récit du tsunami que l'écrivain a vécu directement au Sri Lanka avec sa compagne, l'histoire d'amitié entre un homme et une femme, tous deux juges et rescapés d'un cancer, qui s'occupaient avec ferveur d'affaires de surendettement au tribunal d'instance de Vienne, dans l'Isère.

Je serai déçue de ce billet avant même de l'écrire, car j'ai lu ce livre et fait ce billet avec un cerveau très enrhumé et pour cette raison, je crois qu'il me sera impossible de rendre justice au talent de cet écrivain! Comme toujours son style est assez direct, il n'épargne pas le lecteur en cherchant à camoufler la dure réalité. Les émotions sont palpables d'un bout à l'autre, sauf peut-être pour le long segment sur la magistrature française qui alourdit le texte pour rien. Nous avions bien compris, sans tout cela, le genre de relation qu'entretenaient Étienne et la soeur d'Hélène.

À travers ces pages, nous traversons un tsunami, un cancer, mais surtout la mort de deux personnes aimées et chéries sans jamais tomber dans le mélodrame. Carrère est juste dans son écriture et parfois choquant pour son audace, mais c'est vraiment ce que j'apprécie chez lui. Cet homme se classe définitivement dans le palmarès des auteurs français que j'affectionne avec Didier Decoin et quelques autres.

Vous retrouverez un autre avis favorable chez Épicure, pendant que moi je retourne à ma boîte de mouchoirs et mon Vicks!

17 commentaires:

Venise a dit...

Pour un rhume de cerveau, ce dernier a très bien fonctionné ! Tu es convaincante en diable vert ! Il fallait pas moins que du Carrère pour réussir à te faire oublier tes narines bouchées.

Je te souhaite que l'air recommence à s'infiltrer par les bons tunnels (c'est si pénible autrement!).

n-talo a dit...

si tu pouvais aller à la première pharmacie et trouver de l'esculape, tu déposerais quelques gouttes sur un mouchoir et de ci de là chez toi et hop poo^p hop tu sortirais petit à petit (y'a pas de miracle non plus !) de la ouate qui t'absorbe
et le titou ?

Theoma a dit...

J'ai longuement hésité mais ton message est passé. Je vais donc le lire !

Jules a dit...

Venise: tu as toujours le bon mot pour me faire rire même à 5h54 du matin! Merci! :)

N-talo: esculape?! C'est sécuritaire pour le bébé ça? J'connais pas!

Theoma: tu t'y retrouveras peut-être mieux que moi dans cette magistrature française...

valérie a dit...

J'ai moi aussi adoré et pourtant, je n'avais pas du tout apprécié Un Roman Russe. J'ai l'impression de radoter mais j'aime le redire: quel magnifique livre!

Lucie a dit...

Moi aussi, j'avais adoré!
http://lucierenaud.blogspot.com/2009/05/de-lemotion.html

SYLIRE a dit...

Je viens tout juste de le terminer et je n'ai pas encore fait mon billet. Comme toi j'ai vraiment aimé. C'est un auteur que je finis par trouver attachant.

Jules a dit...

Valérie: pourtant le roman russe est aussi très personnel...

Lucie: je vais lire ça!

Sylire: attachant, oui voilà le bon qualificatif!

Mariel a dit...

Je ne pense pas lire ce livre, bien que j'en aie très envie. J'ai trop peur de sortir "vidée", déprimée... Les sujets évoqués me semblent trop réels, trop durs.

Anne a dit...

Je l'ai lu il y a plusieurs et je n'arrive pas à me sortir de la tête. Il m'a énormément touchée.
Soigne-toi bien!

Jules a dit...

Mariel: justement, il n'est pas écrit d'une façon à provoquer cet été, c'est serein je dirais!

Anne: disons que j'ai été plus éblouie par son audace que touchée directement...

Albertine a dit...

Hey Jules, on lit les mêmes livres ! Je me balade et je ne vois que des lectures communes. J'ai découvert cet auteur par ce titre dont la presse faisait grand cas. Et je n'ai pas regretté !

Stephanie a dit...

Ce livre est une merveille. Une sensibilité brute, la compassion, un vrai mouvement vers l'autre.
J'aime la fin plus que tout, ce moment où Carrère nous mène aux larmes, grâce à sa prose. Ce moment où il en fait un peu trop, où l'émotion est convoquée, comme pour nous dire "lecteur, tu as supporté tout ça, maintenant tu as le droit de pleurer". Et d'autres vies que la sienne devient aussi ma vie, la votre, et celles des lecteurs de ce livre.
Un vrai coup de coeur pour moi !

Anna Blume a dit...

Superbe livre qui ne laisse pas indifférent à la fin de lecture. Une reussite !!

Jules a dit...

Albertine: je passerai voir ce que nous avons en commun! ;)

Stephanie: et moi j'ai ton commentaire enlevant!!

Anna blume: quelques longueurs, sinon c'est un excellent roman!

Yv a dit...

Je n'ai pas aimé du tout : je le trouve égocentrique, fouillis et peu profond. Seulement un inventaire des misères qui entourent l'auteur, mais rien n'est jamais approfondi, tout est en survol.

Alys a dit...

Bonjour, Jules!
Je connais ton blog depuis quelques temps, après avoir suivi le lien chez Grominou, mais c'est la première fois que j'interviens (à moins que ma mémoire ne me joue des tours...). Je viens de chercher quelques critiques de blog sur ce livre afin de proposer quelques liens sur mon propre billet... Et quelle n'a pas été ma surprise de voir un blog que je connaissais apparaître relativement rapidement dans les résultats Google! :) J'ai donc proposé un lien vers ta critique et je me suis dit que j'allais me manifester au passage. Le billet sera en ligne vers 18h (heure française). J'ai moi aussi beaucoup aimé!! :)