dimanche 24 février 2008

Le Monde de Barney, Mordacai Richler.

Confession impudique d'un vieil iconoclaste, juif jusqu'au bout des ongles, Le monde de Barney raconte les amitiés, les saouleries et les obsessions sexuelles d'un certain Barney Panofsky. Déconcertante "autobiographie" d'un homme qui eut trois épouses, trois enfants, connut la bohème des Canadiens expatriés à Paris durant les années cinquante et finit solitaire, vieux et poivrot, se débattant entre son amour du hockey, des femmes et du Montréal d'avant la décadence démocratique. Une plume acerbe, un humour ravageur, une insolence salutaire font de ce roman d'une virtuosité sidérante le chef-d'oeuvre d'un des plus grands auteurs canadiens contemporains. Avec exubérance et générosité, Mordecai Richler compose un véritable hymne à la vie chanté à la face d'une civilisation qui finalement n'a qu'une peur : celle de la mort.


C'est maintenant clair, j'ai la fâcheuse tendance à ne pas vénérer les bouquins que "tout le monde" aime! Combiné à un déficit d'attention (j'ai lu sur tous les symptômes et je suis atteinte, il n'y a pas de doute!), ce livre m'a paru être un melting pot de culture anglo-canadienne-juive- anti-Québec! Il faut une bonne dose de culture pour pouvoir l'apprécier et c'est pour cette raison que je suis impatiente de voir comment Anne Lagacé Dowson s'y prendra cette semaine pour le défendre au combat des livres de Christiane Charette sur les ondes de la radio de Radio-Canada... En gros, c'est l'histoire de Barney, de ses amis et des ses trois femmes... C'est un homme très actif, déconcertant, alcolo et dur à suivre! Si l'auteur n'avait pas insité pour faire l'étalage de ses connaissances du jet-set international des années 50 et 60, en citant des tonnes de noms du domaine de la télé, de la radio, de la littérature et des arts en général, le récit aurait bénéficié d'une plus grande appréciation de ma part puisque plus net... Des tonnes de noms pour meubler les paragraphes, moi, j'aime pas. Mon cerveau s'y perd et je perds le nord justement. Ce qui a attiré mon attention dans ce roman, c'est la passion de cet homme (pour le hockey, les cigares, le champagne, etc.) pour cette femme Miriam qu'il aimait à la vie, à la mort. Et, à un certain moment, on se laisse embarquer dans sa déchéance et après, on est coincé dans son tourbillon jusqu'à la fin. Je suis donc mitigée, pour avoir voulu abandonner ce livre au-delà des 200 premières pages, je ne puis vous dire de vous y jeter sans me sentir peut-être coupable de votre ennui probable... "L'un des plus grands romans du Canada anglophone d'aujourd'hui"... ça se discute!

7 commentaires:

Danaée a dit...

Oh, moi, j'espère TELLEMENT que ce sera La détresse et l'enchantement de Gabrielle Roy qui gagnera!

Karine a dit...

Je déteste le "name dropping" à répétition!!! Je ne lirai donc pas! Anti-Québec en plus... naaa!!! Je me serais probablement laissée tenter, sinon!

Bob August a dit...

Faut replacer ce livre dans son contexte. Faut pas le lire pour son coté anti-Québec mais plutôt comme l'histoire d'un juif a qui ni les anglos ni les francos n'ont voulut faire de place. Pour le name dropping, Réjean Tremblay de La Presse est pas pire aussi ;-)

kathel a dit...

Je l'avais noté dans ma LAL il y a longtemps, sur la foi d'un critique de magazine, mais je vais pouvoir l'enlever... Elle est déjà trop longue !

saab a dit...

Pour le moment je lis un écrivain français controversé Michel Houellebecq "La possibilité d'une île", c'est un livre interpellant sur la nature humaine un peu comme 99 Francs de Beigbeder, sont-ils connus au Quebec ces deux écrivains français contemporains ?

JULES a dit...

Danaée: je n'ai pas vraiment de préférence...

Karine: anti-Québec un peu, mais rien de trop méchant!

Bob: je passe souvent à côté de l'essence d'un livre. Je ne m'arrête pas assez pour analyser ce que je lis... je suis une lectrice superficielle! Soupirs...

Kathel: garde-le pour tes vieux jours!!

Saab: oui les deux sont connus! J'ai déjà lu ces deux auteurs que je n'aime pas particulièrement...

Mrs Pillsbury a dit...

Ben cou donc, je ne suis pas la seule à avoir de la peine à lire Mordecai il me semble. Isa m'en ayant beaucoup parlé j'avais essayé mais n'y arrivais pas. Je mettais ça sous le coup de l'anglais, un peu particulier et difficile à apprivoiser de Richler".

Saab: Houellebecq me tombe royalement sur les nerfs mais F. Beigbeder ça va