samedi 9 août 2008

Le quatuor d'Alexandrie: Justine, Lawrence Durrell.

En Grèce, sur une île des Cyclades, un homme se souvient de la ville d'Alexandrie. Avec une mémoire d'archiviste, il raconte ce qu'il a vécu là-bas avant la Seconde Guerre mondiale. Narrateur anonyme, Anglo-Irlandais entre deux âges, profes-seur par nécessité, il classe ses souvenirs, raconte son amour pour Justine, une jeune pianiste sédui-sante, un peu nymphomane et somnambule ; il évoque sa liaison avec l'émouvante Melissa, sa maîtresse phtisique. D'autres personnages se des-sinent. D'abord Nessim, le mari amoureux et complaisant de Justine, Pombal, le Français, Clea, l'artiste-peintre, Balthazar, le médecin philosophe. Mais Justine, d'abord Justine, est au coeur de ce noeud serré, complexe, étrange, d'amours mul-tiples et incertaines... En achevant le premier tome de son fameux Quatuor d'Alexandrie (Balthazar, Mountolive et Clea succéderont à Justine et seront publiés entre 1957 et 1960), Lawrence Durrell (1912-1990) en donna à son ami Henry Miller une définition devenue célèbre : " C'est une sorte de poème en prose adressé à l'une des grandes capitales du coeur, la Capitale de la mémoire... " Comprend les 4 volets de la série : Justine Balthazar Mountolive Clea.

Je suis devant mon écran depuis au moins 10 minutes et rien ne me vient... Le ton est philosophique et poétique... L'amour et le sexe (sans descriptions) prennent toute la place comme si c'était l'activité principale de tout être humain de l'époque, même entre 8 et 5! Justine est une femme fatale malheureuse, le narrateur est encorcelé par celle-ci, malgré Melissa déjà dans sa vie... Ce n'est pas désagréable à lire, les sentiments y sont intenses et la passion embaume tout le texte, mais mise à part pour l'odeur du livre et la fragilité des pages (un peu comme une bible), je ne peux pas dire que l'envie d'y retourner se soit basée sur l'histoire... C'est Émeraude qui m'avait entraînée par son avis.

Ce livre fait partie de ma tentative de lire des séries cet été. Je dois admettre que les autres romans de ma PAL ont un peu pris le dessus sur mes séries depuis juillet. J'aurai essayé, c'est déjà cela!

8 commentaires:

Karine a dit...

Je l'avais aussi noté chez Emeraude... et je demeure curieuse malgré ton avis plus mitigé. Peut-être, peut-être!

JULES a dit...

Karine: la plume est appréciable et pas trop légère. C'est un style plus ardu que le roman-savon...

Grominou a dit...

Je ne l'ai jamais tenté, je me demandais si c'était un peu passé de mode, ou si ça a bien vieilli? Qu'en penses-tu?

JULES a dit...

Grominou: je ne sais trop quoi te dire... l'infidélité est toujours à la mode (malheureusement!) et l'auteur est assez impressionnant par moment par son écriture et ses petites notes philosophiques...

Grominou a dit...

Ah? Ça pourrait être intéressant, j'y jetterai sans doute un coup d'oeil éventuellement... Ne serait-ce que pour élargir ma culture personnelle, puisque c'est quand même un classique!

Emeraude a dit...

je suis comme toi, je n'ai lu que justine et si ça m'a laissé un souvenir plus que beau, j'ai du mal à avoir envie de lire les autres.
Mais je sais que je les lirai tous un jour ou l'autre. Vu la plume de Durell, je pense qu'il faut vraiment que ça soit le bon moment! Sinon, c'est du gachis... si on se dit que ce n'est pas si bien que ça, c'est que ce n'était pas le bon moment, j'en suis persuadée !!!
PS : ceci dit, il existe en livre de poche, en 4 volumes

Anonyme a dit...

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Fred a dit...

J'en suis à la moitié de Mountolive. Impression mitigée : de très beaux passages (quand il parle de la ville, du désert, et souvent des personnages secondaires). Traduction déconcertante : quelques fautes de français au milieu d'une très belle écriture, on en retient surtout la beauté. Malheureusement insupportablement chichiteux dès qu'il parle d'amour, cocktail de mièvrerie, de boulevard et d'intellectualisme de bazar : j'aime d'autant plus Mélissa que je couche avec Justine, je trompe mon mari avec bidule pour qu'il ne soit pas jaloux de machin, je m'offre à qui m'avait violée pour pouvoir tourner la page, j'aime Cléa que je n'ai jamais vraiment vue, une nouvelle rencontre ne gâcherait elle pas la beauté toute spirituelle de notre amour épistolaire ?
Durrell a visiblement vécu en Egypte. A t il jamais aimé ou désiré quelqu'un ?