J'ai très facilement le vague à l'âme, particulièrement l'été. On passe tellement de jours à l'attendre qu'une fois qu'il est arrivé, on ressent le besoin d'être heureux à tout prix. Cette saison passe en coup de vent, comme un jour de fête. Et pourtant, chaque printemps, on s'illusionne et on échafaude de grands projets : "Ah! Moi, cet été, je me louerai un chalet, orientation sud-ouest, tout en pin, avec une petite terrasse, au deuxième étage. Je vais me trouver une vieille mobylette pour aller faire les courses. Je pense aussi m'acheter un chien. Un Boston terrier à l'odorat surdéveloppé et aux yeux globuleux, une belle bête musculeuse et intrépide. Nous irons ensemble chercher des brioches au village. Je l'aurai sur moi, boudiné, dans un sac à poche kangourou. Nous fendrons l'air au son du moteur 2 temps. Un jour, je nous mettrai chacun un casque d'aviateur en cuir brun sur la tête et je nous prendrai en photo, ensuite je la ferai encadrer et la mettrai dans le vestibule du chalet pour que les nombreux amis que j'inviterai, en orchestrant bien sûr une savante rotation pour ne négliger personne, puissent le voir et s'extasier : "Toi, t'es un spécial!". Abandon de lecture p.97. Tout avait bien commencé, de vrais éclats de rire comprimés sous la couette pendant que tout le monde dort, puis quelques uns au grand jour et soudain, tout a cessé... le texte est devenu lourd, trop décousu, contenant un peu trop d'instants de délire sur un thème... il m'a perdue juste au moment où il ne veut pas mourir avant son fameux samedi... Réalisateur, comédien, auteur, je ne doute pas de son talent, mais je doute que je puisse être son public cible! Malgré toute l'imagination dont il fait preuve, je n'ai pu m'accrocher à ses débordements...
Merci à Masse Critique de Babelio et aux Éditions Les Malins pour cet envoi.


























Il est probable que des événements improbables se produiront. Mais la très cérébrale Ophélie Tanguay a horreur des situations imprévues, et elle essaie constamment de soumettre le hasard à des règles mathématiques. Si au moins elle pouvait ressembler à sa soeur, la belle Mari-Pier, à qui la chance semble toujours sourire ! C'est clair, on ne connaît pas l'échec lorsqu'on a l'air d'une déesse.





















