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vendredi 30 décembre 2011

Silence en octobre, Jens Christian Grondahl.

Un historien de l'art parvient à un tournant de son existence quand Astrid, son épouse, part soudain, après dix-huit ans de vie commune. Cet événement déclenche alors un flot de souvenirs et de réflexions, prenant la forme d'un « récit complexe où le temps et les lieux se déplacent en méandres indociles ».Un amour de jeunesse sans issue, la rencontre d'Astrid, le mariage et les enfants, la vie mondaine dans la bourgeoisie intellectuelle de Copenhague, les voyages à Paris, Lisbonne et New York. Comment cette vie s'est-elle dessinée ?« Je dois tout réinventer, tout en sachant bien que je risque ainsi de recouvrir le peu que j'aurais peut-être mis à jour pendant ce temps. Tout en brodant mon histoire, je me rends compte à quel point une vie reste pleine d'ombres et de silences. Comment prend-elle forme ? Pourquoi a-t-elle pris cette direction-là, cette direction décisive ? »

Au départ de sa femme Astrid, un homme revient sur sa vie, son enfance, ses amours, sa carrière et son bonheur.  Est-il heureux?  Non, je ne crois pas!  En tout cas, moi, j'étais malheureuse de lire son histoire!

 Lorsque la libraire m'a rassurée sur ce livre en me disant que sa collègue était une fan finie de Grondahl, qu'elle était le genre à apprécier Anna Gavalda, Katherine Pancol et Laurie Colwin, je n'ai pas hésité une seconde!  Oh! malheur... je me suis peut-être trompée de titre puisque j'ai souvent lu que cet auteur avait un succès mérité... certainement pas avec celui-ci.  Les introspections profondes m'ennuient et puisque je ne connais rien de l'art new-yorkais, certains passages ont été lus en diagonale.  Pourqui n'ai-je pas abandonné?  Parce que je repensais à la libraire et je me disais que quelque chose d'extraordinaire allait se produire!  Et bien, non.  Je n'ai rien contre apprendre sur un sujet au travers de mes lectures.  L'auteure québécoise Dominique Fortier sait comment rendre la leçon intéressante, Grondahl, lui, étale ses connaissances, sans plus. 

Voilà, ce sera ma dernière déception de l'année.  Je ne dis pas que je ne relirai pas Grondahl, mais il faudra me convaincre avec un avis musclé!

jeudi 29 décembre 2011

Death comes to Pemberley, P.D. James

The year is 1803, and Darcy and Elizabeth have been married for six years. There are now two handsome, healthy sons in the Pemberley nursery, Elizabeth's beloved sister Jane and her husband, Bingley, live within seventeen miles, the ordered and secure life of Pemberley seems unassailable, and Elizabeth's happiness in her marriage is complete. But their peace is threatened and old sins and misunderstandings are rekindled on the eve of the annual autumn ball. The Darcys and their guests are preparing to retire for the night when a chaise appears, rocking down the path from Pemberley's wild woodland, and as it pulls up, Lydia Wickham, an uninvited guest, tumbles out, screaming that her husband has been murdered.

Death Comes to Pemberley is a powerful work of fiction, as rich in its compelling story, in its evocation of place, and its gripping psychological and emotional insight, as the very best of P. D. James. She brings us back masterfully and with delight to much-loved characters, illuminating the happy but threatened marriage of the Darcys with the excitement and suspense of a brilliantly crafted mystery.

J'ai choisi ce livre pour deux raisons: découvrir P.D. James et lire encore sur Mr.Darcy et cette chère Elizabeth!  Si je n'ai pas été impressionnée par le talent de l'auteur pour mener à terme une enquête, je suis dans un autre état en ce qui concerne son style d'écriture.  Elle a si bien reproduit le style de Jane Austen que j'avais l'impression de lire l'originale!  Ce roman aurait pu être une suite, sans gêne.  C'est vrai qu'on imagine mal Austen parler d'un meurtre sur les terres de Pemberley, mais pour le reste tout y est.  Les dialogues, la retenue des dames, les préparations de grande soirée, le personnel de la maison, les Bennet, les Bingley, le thé et les promenades dans la campagne anglaise.  C'est cet aspect du livre qui m'a plu.  L'enquête est plutôt brève et le procès assez expéditif sans compter qu'il se termine presque sur un vingt-cinq cents lancer en l'air...  Comme dans certains polars, le coupable semble sortir du garde-robe où il attendait sa scène en regardant par la fente de la porte (je pense à certains Agatha Christie!).

Sinon, ce fût très agréable de retrouver les Darcy qui ont maintenant deux garçons, les Bingley qui eux ont trois enfants et la délicate Georgiana, la soeur de Mr.Darcy, pour qui l'avenir se dessine.  George Wichkam et sa femme Lydia, la soeur de Jane et Elizabeth, sont toujours aussi turbulents et l'histoire se déroule principalement autour d'eux, il faut s'y faire... 

Ce n'est donc pas un livre à lire si vous êtes en quête d'une belle intrigue mais plutôt pour retrouver une imitation réussie de la plume d'Austen et ses personnages attachants que nous ne voulons pas oublier!  Je ne crois pas qu'une traduction en français soit disponible pour l'instant.

mardi 27 décembre 2011

Un petit bilan...

2011...

c'est 46 47 livres lus (j'ai aussi terminé Silence en octobre de Grondahl)

c'est 6 abandons (très peu!)

c'est aussi ne pas avoir terminé les challenges visibles dans la colonne de gauche!  J'ai fait quelques efforts pour le challenge d'Agatha Christie que j'aime beaucoup, mais je dois toutes mes excuses aux organisateurs des autres challenges... Le 1er janvier, j'effacerai tout cela et je ne recommencerai plus!

c'est quelques belles découvertes, beaucoup de québécois (une bonne douzaine!) et peu de grandes déceptions (pas de noms!)

c'est terminer l'année avec 195 livres dans la PAL (et je compte pour un livre les recueils d'auteur qui compte plusieurs livres dans le même: Proust, Mankell, Austen, etc. Sinon, je pourrais facilement parler de 230!)

c'est regarder en arrière et constater que je ne peux plus être la lectrice que j'ai été!
2010: 65 livres lus
2009: 98 livres lus
2008: 107 livres lus
2007: 103 livres

c'est finalement se dire qu'une nouvelle année commence dans quelques jours et que j'aurai encore l'occasion de découvrir des écrivains fantastiques qui auront le don de me divertir et m'éblouir!

BONNE ANNÉE LECTURE À TOUS!

lundi 19 décembre 2011

Room, Emma Donoghue.

Sur le point de fêter ses cinq ans, Jack a les préoccupations des petits garçons de son âge. Ou presque.
Il ne pense qu’à jouer et à essayer de comprendre le monde qui l’entoure, comptant sur sa mère pour répondre à toutes ses questions. Cette mère occupe dans sa vie une place immense, d’autant plus qu’il habite seul avec elle dans une pièce unique, depuis sa naissance.
Il y a bien les visites du Grand Méchant Nick, mais Ma fait tout pour éviter à Jack le moindre contact avec ce personnage. Jusqu’au jour où elle réalise que l’enfant grandit, et qu’elle ne va pouvoir continuer longtemps à entretenir l’illusion d’une vie ordinaire. Elle va alors tout risquer pour permettre à Jack de s’enfuir.
Mais l’enfant va-t-il réussir à trouver des repères loin de leur univers ? Quel accueil lui réservera le monde extérieur, lui l’enfant né de la captivité d’une femme ?
Room interroge la capacité de survie qui existe en chacun de nous, tout en célébrant les pouvoir du récit et du langage. Mais l’auteur résume magnifiquement son principal objet de réflexion : « Le drame essentiel de la parentalité : comment l’on passe d’un instant à l’autre du rôle de celui qui console à celui qui persécute, tout comme les enfants passent leur temps à illuminer notre vie et à nous rendre fous. J’ai essayé de saisir cette étrangeté et ce paradoxe. Devenir parent suscite les émotions les plus folles qu’on puisse ressentir. »

S'il y a un livre dont tout le monde parle, c'est bien celui-ci et je comprends pourquoi!  Je suis presque certaine qu'il se retrouvera en lecture obligée de certains cours de psychologie ou qu'il sera un sujet d'études... Il faut reconnaître le talent de la maman de Jack pour lui avoir créé un univers presque normal dans une chambre minuscule.  Elle avait pensé à tout, même à lui faire faire du sport, fantastique! Un livre lu en deux jours en un bon indice de sa qualité chez moi.  Je ne m'attarderai pas plus longtemps parce qu'il a été décrit de long en large un peu partout, mais je terminerais en disant que si je m'attendais à lui accorder une notre presque parfaite, je dois malheureusement en faire un peu moins. Si je faisais un top 10 de l'année, il y figurerait sans faute, mais pas dans les 5 premiers... Les Madame et Monsieur chose m'ont vite agacée.

dimanche 11 décembre 2011

Un chant de Noël, Charles Dickens.

Ecrit à la suite d'un voyage à Manchester, où Charles Dickens, visionnaire au grand coeur, avait défendu l'éducation comme moyen de lutte contre la pauvreté, Un chant de Noël préfigure les premières réformes pour humaniser le travail dans l'Angleterre industrielle de la reine Victoria.
L'histoire de Scrooge, vieil avare grincheux et solitaire que trois fantômes vont convertir, la nuit de Noël, à la gentillesse et à la bonne humeur, continue de séduire petits et grands depuis sa parution en 1843. Drôle et émouvant à la fois, ce conte renoue pour notre plus grand plaisir avec le mythe du paradis terrestre.


Pour ceux qui sont branchés sur FB savent que fiston a eu un petit incident samedi matin.  On lui a fait 6 points de suture sur la lèvre inférieure, mais vous comprendrez que ma concentration est depuis hier au plus bas niveau!  Si j'ajoute à cela que le livre contient une introduction presque aussi longue que le roman et que quasiment chacune des pages du livre affiche une note de bas de page, vous aurez compris que les éléments se sont cumulés pour que je n'apprécie pas le roman à sa juste valeur.  Néanmoins, j'ai saisi la leçon offerte au vieux Scrooge en cette nuit de Noël.  C'est propablement mon premier Dickens (je ne me rappelle plus!) et je n'ai pas détesté.  Je ne sais pas si le roman se présente facilement aux enfants comme semble dire le quatrième de couverture.  J'ai trouvé l'histoire touchante, un brin moraliste, mais agréable à lire.  Si je fouille bien, je crois que je possède un autre Dickens dans la PAL, je le lirai avec plaisir.  
Heureusement que M.Dickens n'est plus en vie, car il pourrait bien me reprocher ce billet à l'image de mon état actuel: à faible pourcentage de ma capacité de charge!  Je me reprendrai à Noël l'an prochain...

jeudi 8 décembre 2011

Hélié, fils des bois, Marie Le Franc.

Jamais réédité depuis sa parution dans les années 1930, ce grand roman de Marie Le Franc – par ailleurs récipiendaire du prix Femina en 1927 – apparaît au lecteur d’aujourd’hui comme la première incursion littéraire féminine dans la forêt nordique. Cette oeuvre déploie un fascinant imaginaire de la forêt, ici celui du lac Tremblant dans les Laurentides, qui se nourrit des paysages découverts lors des nombreux séjours de la romancière et des sensations vécues au contact d’une nature qui, sans être totalement hostile à l’être humain, n’en demeure pas moins extrêmement difficile à habiter. La radicale altérité de la forêt, qui se joue de rapports intimes et intérieurs, renforce l’intérêt contemporain pour cette oeuvre.


Voici un autre livre que j'ai découvert à travers mon nouveau cercle littéraire.  Si la tendance ce maintien, ce cercle m'apportera beaucoup car je puis dire que ce livre là est un petit bijou!  Si il y a une chose dont je suis certaine, c'est que moi qui regarde beaucoup les couvertures, je n'aurais jamais acheté ce livre.  Elle est tout simplement hideuse!  Malheureusement, je serais passée à côté d'un texte riche et d'une finesse comme j'en vois rarement. Je ne crois pas avoir lu autant de belles descriptions en ce qui concerne la forêt canadienne ou toute autre forêt à dire vrai.  L'histoire de Julienne, cette jeune française qui compte sur le calme de la forêt pour se retrouver est magnifique.  Pour son exil, Julienne elle a choisi le Tremblant. À l'époque où a été écrit le livre (1930), cette région n'était pas encore la méga station de ski touristique pour bien nantis qu'elle est aujourd'hui. Quelle merveille de découvrir un terrain vierge et ses "habitants" tel que le cher Hélié qui par son assurance en pleine forêt aura de quoi séduire la belle Julienne. Par contre, ne cherchez pas trop les bisous, car je crois que les écrivaines étaient encore pudiques à cette époque. Avec cette institutrice, nous parcourons les bois, rencontrons des gens de campagne et nous vivons avec elle ce que peut être habiter toute seule avec des arbres (ça fait peur parfois!!!).  Un endroit où dès le matin, tu peux être toi-même, sans sourire forcé, sans vêtements, sans obligations (sauf de chauffer le poêle!) et personne ne peut te le reprocher.  Les phrases sont magnifiques, dans certains chapitres Marie Le Franc aborde des thèmes et en fait le tour en 3-4 pages, c'est merveilleux.  

"À présent, c'était le Tremblant qui ouvrait devant elle son énorme livre à la page illisible et qui ne se souciait pas d'être lue, dans l'épaisse reliure de la forêt." (p.76)

J'ai rarement le goût de relire un livre, je pourrais faire une exception pour celui-ci, juste pour prendre le temps de savourer la prose maintenant que je connais la fin...

mardi 6 décembre 2011

Mon enfant de Berlin, Anne Wiazemsky.

En septembre 1944, Claire Mauriac se trouve à Béziers où elle est ambulancière à la Croix-Rouge française. François Mauriac, son père, l'autorise à partir pour Berlin afin de porter assistance aux milliers de blessés. Elle rencontre Yvan Wiazemsky en 1945, un Russe émigré en France. Aux yeux de Claire, c'est l'homme idéal. A. Wiazemsky s'est servie ici du journal intime de sa mère.

Sur fond de deuxième guerre mondiale, nous suivons les tribulations intérieures d’une jeune fille qui est dans sa deuxième moitié de la vingtaine. Elle est ambulancière pour la Croix Rouge, tient à sa liberté, mais ne peut s’empêcher de tomber amoureuse! À travers un échange épistolaire régulier entre ses parents et elle, nous découvrons son quotidien, ses nombreuses migraines et crises de foie ainsi que ce que représente son travail à cette époque. C’est une jeune fille courageuse qui veut se prouver (et aux autres!) que malgré ses lacunes scolaires, elle peut réussir à faire quelque chose de sa vie. Quand son papa s’appelle François Mauriac, ne pas réussir ses études peut être fatal pour l’estime de soi, mais Claire a choisi de se donner corps et âme aux blessés de la guerre. Elle semble aimer l’instabilité et finira par adopter Berlin où elle donnera naissance à son permier enfant : Anne.

Je ne peux pas dire que ce livre est passionnant parce que déjà qu’il traite de la guerre, il a de quoi m’éloigner! Mais quel bel hommage à sa maman que l’auteure nous fait ici. Petit à petit, je me suis laissé transporter par ces lettres en temps de guerre (malgré moi!). La vie difficile, le manque de premières nécessités, les villes détruites et la souffrance humaine ne peuvent laisser un lecteur de glace même si le sujet a été recopié depuis des décennies… En parlant de sa mère, Anne Wiazemsky donne une autre dimension à cette guerre, une version féminine qu’on oublie souvent. Des femmes qui ont aussi travaillé à sauver les Hommes et je pense qu’on ne le mentionne pas assez souvent. Au sacrifice de leur vie personnelle et du confort qu’affectionnent tant les femmes, celles-ci ont travaillé d’arrache-pied sans fusils et souvent sans protection.

J'ai découvert ce livre à travers les coups de coeur d'une participante au cercle littéraire à lequel je participe maintenant une fois par mois.

dimanche 4 décembre 2011

Irma Voth, Miriam Toews.

Fuyant le monde moderne, une petite communauté mennonite s’est installée, il y a plus d’un siècle, au nord du Mexique, en plein désert.

Est-il vraiment possible de vivre protégé du bruit et de la fureur, dans ce coin de pays où la lumière est si violente et qui est le théâtre des plus sombres trafics? Surtout quand débarque de la capitale une équipe de cinéma venue construire un projet artistique d’avant-garde à partir du silence qui baigne la vie de ces gens paisibles – en apparence.

Pour la jeune Irma Voth, âgée de dix-neuf ans, c’est l’occasion tant attendue de larguer les amarres. Mais le monde extérieur regorge également d’énigmes et de barrières apparemment infranchissables. Et, surtout, il s’avère qu’Irma n’est pas la seule à vouloir quitter le troupeau des enfants de Menno.

Renouant avec le ton de son premier roman, Drôle de tendresse, qui lui a valu une renommée internationale, Miriam Toews confirme ici son exceptionnel talent de conteuse, mêlant à un degré inouï le comique et le tragique. Il n’y a pas une phrase de cet extraordinaire road novel qui ne vienne nous nouer la gorge ou nous faire éclater de rire

Irma et Jorge se sont mariés trop jeune. Elle est d'origine allemande et lui mexicaine. Elle est ménnonite, il est libre... Forcés d'habiter près de la ferme familiale et d'y travailler gratuitement, la situation tourne facilement au vignaire et Jorge n'y reste pas très longtemps! Lorsqu'une équipe de tournage s'installe à côté de chez elle, Irma y voit l'occasion de tranformer le monotone de sa vie en expérience unique. Puisqu'elle est déjà en froid avec son père dictateur pour avoir marié un non-mennonite, elle ne perd rien à essayer même si elle est consciente de donner le mauvais exemple à sa jeune soeur Aggie.

J'aime les personnages féminins de cette écrivaine canadienne.  Elles ont des dicours particuliers et comme dans les Troutman volants, ses personnages en fuite sont tout simplement fabuleux. Ici, ce sont Irma et Aggie qui sont forcées de fuir et je vous laisse la surprise de découvrir qui s'ajoutera à leur périple.  L'une est naïve et l'autre devient responsable, puisque les liens du sang obligent.  Je ne vous cacherai que je me suis un peu ennuyée au centre du roman, mais Toews qui emprunte de longues routes sombres a aussi le don de vous ramener au pas en quelques phrases plus douces et touchantes.  L'amour fraternelle, l'humour, la prise de conscience de soi et du monde sont des thèmes souvent exploités par Toews et c'est ce qui me donne le goût de lire Drôle de tendresse paru en 2009 chez Boréal Compact.  Le thème mennonite y est aussi présent, mais je crois que l'auteure ayant elle-même fait partie de cette communauté, aime beaucoup parler de ce sujet un peu tabou...   

Merci aux Éditions Boréal et à Babelio pour cet envoi.

mercredi 30 novembre 2011

Ébauche d'un plan lecture pour décembre... Optimiste! Réaliste?

Ecrit à la suite d'un voyage à Manchester, où Charles Dickens, visionnaire au grand coeur, avait défendu l'éducation comme moyen de lutte contre la pauvreté, Un chant de Noël préfigure les premières réformes pour humaniser le travail dans l'Angleterre industrielle de la reine Victoria.
L'histoire de Scrooge, vieil avare grincheux et solitaire que trois fantômes vont convertir, la nuit de Noël, à la gentillesse et à la bonne humeur, continue de séduire petits et grands depuis sa parution en 1843. Drôle et émouvant à la fois, ce conte renoue pour notre plus grand plaisir avec le mythe du paradis terrestre. 

PARCE QUE C'EST NOËL BIENTÔT!

The beloved American classic about a young girl's coming-of-age at the turn of the century, Betty Smith's A Tree Grows in Brooklyn is a poignant and moving tale filled with compassion and cruelty, laughter and heartache, crowded with life and people and incident. The story of young, sensitive, and idealistic Francie Nolan and her bittersweet formative years in the slums of Williamsburg has enchanted and inspired millions of readers for more than sixty years. By turns overwhelming, sublime, heartbreaking, and uplifting, the daily experiences of the unforgettable Nolans are raw with honesty and tenderly threaded with family connectedness -- in a work of literary art that brilliantly captures a unique time and place as well as incredibly rich moments of universal experience.

PARCE QU'IL Y A UN CLUB DE LECTURE SANS OBLIGATION SUR LE SITE DE REAL SIMPLE! 

Fuyant le monde moderne, une petite communauté mennonite s'est installée, il y a plus d'un siècle, au nord du Mexique, en plein désert.


Est-il vraiment possible de vivre protégé du bruit et de la fureur, dans ce coin de pays où la lumière est si violente et qui est le théâtre des plus sombres trafics? Surtout quand débarque de la capitale une équipe de cinéma venue construire un projet artistique d'avant-garde à partir du silence qui baigne la vie de ces gens paisibles - en apparence.


Pour la jeune Irma Voth, âgée de dix-neuf ans, c'est l'occasion tant attendue de larguer les amarres. Mais le monde extérieur regorge également d'énigmes et de barrières apparemment infranchissables. Et, surtout, il s'avère qu'Irma n'est pas la seule à vouloir quitter le troupeau des enfants de Menno.


Renouant avec le ton de son premier roman, Drôle de tendresse, qui lui a valu une renommée internationale, Miriam Toews confirme ici son exceptionnel talent de conteuse, mêlant à un degré inouï le comique et le tragique. Il n'y a pas une phrase de cet extraordinaire road novel qui ne vienne nous nouer la gorge ou nous faire éclater de rire.

PARCE QUE J'AI GAGNÉ CE LIVRE DANS LA DERNIÈRE OPÉRATION MASSE CRITIQUE DE BABELIO AU QUÉBEC EN SEPTEMBRE.  APRÈS AVOIR MOI-MÊME CONTACTÉ LA MAISON D'ÉDITIONS, J'AI ENFIN REÇU MON EXEMPLAIRE CETTE SEMAINE...

Victime de la grande famine, Bridget Bushell est chassée de l'Irlande en 1847. A dix-neuf ans, sans avoir le temps de faire le deuil de sa mère, elle traverse l'Atlantique dans le fond d'une cale d'un bateau-cercueil. Avant d'arriver à Saint-Henri-des-Tanneries, elle rencontre l'amour, mais la maladie et la mort rôdent. Sur le même voilier, un autre Irlandais, Denis Lynch, fuit son pays, avec pour tout bagage, son enfance blessée. A force de présence attentionnée, réussira-t-il à se faire aimer de sa compatriote?

PARCE QUE C'EST UNE BLOGUEUSE QUI ME VISITE PARFOIS, JE ME FERAI UN HONNEUR DE LIRE SON LIVRE!

Tant qu'à y être, je vais certainement jeté un coup d'oeil sur les livres commencés et non terminés!

lundi 28 novembre 2011

Le goût des pépins de pomme, Katharina Hagena.

A la mort de Bertha, ses trois filles, Inga, Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans la maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l'Allemagne, pour la lecture du testament. Héritière de la maison, Iris veut la revendre mais décide finalement, assaillie par les souvenirs, de la conserver. Prix des lecteurs du livre de poche 2011 (choix des libraires). 

Une autre lecture commune avec méga retard.  Cette fois-ci, c'est chez Valérie que j'ai manqué le rendez-vous!  Parfois je m'explique mal le succès d'un roman surtout lorsque je m'enfonce dans la boue au deuxième chapitre...  J'ai repris un peu d'entrain au troisième chapitre, mais le bonheur fût assez bref.  Je ne peux pas dire que les souvenirs d'Iris soient si captivants malgré les grossesses et les aventures extra-conjugales qui, parfois, donnent du piquant à un roman. 

J'aimerais pouvoir faire un long billet sur un livre que tout le monde semble avoir apprécié, mais j'en suis totalement incapable.  Je suis restée de glace face à la nostalgie d'Iris, la maison de sa grand-mère, sa relation avec Max.  Non, ce livre n'était pas pour moi.  Et puis, j'ajouterai qu'un passage ou deux étaient plutôt vulgaires dans le sens que j'ai trouvé que le language était cru et qu'il ne ressemblait pas au reste du texte. 

Voilà un autre livre commencé il y a quelques mois enfin terminé, passons à autre chose.

dimanche 27 novembre 2011

La porte du ciel, Dominique Fortier.

Sous un morceau de ciel de la Louisiane s’étirent les sillons brun et blanc d’un champ de coton. Deux fillettes grandissent, l’une dans l’ombre de l’autre. On construit au milieu d’un marais une impossible église, un village oublié s’endort dans un méandre du fleuve. Tout près monte la clameur d’une guerre où les frères affrontent leurs frères sous deux bannières étoilées.

Dans ce troisième roman plus grand que nature, l’auteure Du bon usage des étoiles et des Larmes de saint Laurent offre le portrait d’une Amérique de légende qui se déchire pour mieux s’inventer. Roman labyrinthe, livre kaléidoscope, La porte du ciel nous entraîne par cent chemins entre rêve et histoire. 

Il se peut que vous ayez retrouvé ce billet sans mon commentaire, car fiston l'a publié avant même que le texte ne soit écrit!  Ah! c'est que maintenant c'est son ordinateur (à même pas 22 mois!).  À quel âge va-t-il me demander les clés de la voiture? 

J'ai mis beaucoup de temps pour terminé ce livre, non pas parce que l'auteure manque de talent.  Je l'ai dit et redit, cette jeune femme a une écriture passionnante!  Mais dans le cas de son dernier roman, le sujet me plaisait moins.  Sur fond (léger) de guerre de Sécession, l'esclavage fait la vitrine.  Nous nous retrouvons sur de grandes plantations avec contremaîtres, etc.  Rien d'innovateur de ce côté, mal nourris, accusés au premier tour et sans appel, épuisé et parfois abusés par les maîtres, la fin de l'esclavage est difficile à imaginer...

Ce que j'ai aimé de ce roman, ce sont les courtepointes.  Ce côté rustique de l'existence, comme le dit June, un personnage fort du livre, ces couvertures cousues à la main seront peut-être les dernières preuves de sa présence sur terre.  Elle ne sait plus très bien où sont tous ses enfants, certains sont morts, d'autres ont été vendus, cette vie d'esclave est triste à mourir.  Vous retrouverez sur ce site quelques oeuvres dont il est question dans le livre, je ne vous dis pas lesquelles, je vous laisse le plaisir de les découvrir par écrit et vous pourrez ensuite voir à quoi elles ressemblent en vrai.  Vous constaterez également que plusieurs artistes portent le même nom de famille, la raison est aussi très bien expliquée dans le roman.  C'est ce que j'apprécie le plus dans les livres de Dominique Fortier, les petites tranches d'histoire mêlées à du texte poétique.  Il ne faut pas lire ici qu'elle écrit en vers, mais  lire ses livres, c'est tout comme écouter une berceuse, on ne se heurte pas à des bouts de phrases carrés. 

Me revoici donc à attendre le prochain avec impatience malgré ma petite (mais vraiment petite) déception.
Ce livre se qualifie pour le défi J'aime lire la plume québécoise de Suzanne.


vendredi 25 novembre 2011

Malavita encore, Tonino Benacquista.

On retrouve ici les quatre héros de Malavita, l'inénarrable famille Blake. Repenti de la mafia new-yorkaise, Blake, rebaptisé Wayne, a obtenu la protection du FBI, et s'est installé en France avec les siens sous la surveillance tatillonne d'un ange gardien légèrement dépressif. L'ancien gangster a trouvé dans l'inépuisable réservoir d'anecdotes de sa première vie la matière de quelques thrillers à succès. Tout se passerait pour le mieux si la cellule familiale n'était pas emportée dans la tourmente des remises en cause existentielles... Les enfants traversent une adolescence compliquée, l'épouse fidèle a décidé de s'émanciper, et l'auteur de best-sellers, soudain seul face à lui-même, est en proie aux affres de la création littéraire. Des problèmes ordinaires, somme toute, pour une famille qui ne l'est pas... Ils seront résolus de la façon la plus diabolique et la plus hilarante qui soit.  

J’ai ouvert ce livre en août pour participer à une lecture commune chez Pimprenelle et je l’ai terminé hier soir. Écrire un billet sur un livre pour lequel j’ai mis 3 mois à finir me donne des airs d’amnésique! Malavita est comme un concept à usage unique, lorsqu’on le recopie pour Malavita encore, il se dilue et perd tout son impact. Il y a bien un coup de théâtre à la fin, mais ce deuxième volet de l’histoire de Fred Wayne n’a pas produit la moitié de l’effet que m’avait procuré le premier roman. 
 
Dans celui-ci Fred le mafiosi relooké balance beaucoup de noms et il aurait peut-être fallu que je lise les deux livres rapidement l’un après l’autre pour me permettre d’avoir une image en tête de cette mafia et de son organigramme complexe (des noms italiens en plus!). J’ai nagé sans toucher le bord et ma lecture n’a pas du tout été agréable. Les enfants ont grandi et sont amoureux, mais l’auteur n’a pas insisté sur la gymnastique qu’ils auraient pu avoir à faire pour cacher le secret familial. On assiste à un seul exemple et je pense que c’est mon meilleur moment de tout le livre! Belle est belle et Wayne est un peu cow-boy (il porte bien son nom!). Maggie devient plus indépendante et je la comprends un peu parce collée à la maison avec un homme qui se pense écrivain et qui vit ses « up and down » à cœur de journée, il y a de quoi devenir folle...
Voilà, j'ai tenu promesse, je l’ai terminé et toutes mes excuses aux participants de la lecture commune pour se GROS retard!

mardi 22 novembre 2011

Polynie, Mélanie Vincelette.

On ne s'explique pas la mort de Rosaire Nicolet dont on a retrouvé un matin le corps sans vie dans une minable chambre d'hôtel louée par une strip-teaseuse.Qui pouvait bien en vouloir à ce jeune avocat international apprécié de tout le monde ? Appelé à Iqaluit, un village proche du cercle arctique, pour reconnaître le corps, Ambroise Nicolet, le jeune frère de Rosaire, va mener l'enquête. Ambroise vénérait son frère. Mais sait-on jamais qui se cache derrière ceux que l'on aime ?


Abandon p.88. Suis-je en pleine panne lecture ou est-ce que je choisis les mauvais livres pour état d'esprit actuel (4 nuits sans sommeil! Que peut-on lire si mal reposé?)? Ce livre a gagné un prix (ou plus, je ne sais plus!). Il me semble que c'est parce qu'il doit être bon, non? J'ai adoré me retrouver dans le grand Nord canadien et Ambroise, le cuisinier, est un être charmant. Et après? Mais non, je n'accroche pas! Les volets historiques ont probablement un but, mais ils m'ont ennuyée... Lumi cache quelque chose, mais je n'ai pas eu envie de découvrir ce que c'était. Lancez-moi des pierres... Je vais quand même le conseiller pour les lecteurs qui ont un goût de dépaysement, car je sais très bien que ce livre aurait pu me plaire en d'autres moments.

dimanche 20 novembre 2011

La confusion des peines, Laurence Tardieu.

PRÉSENTATION DE L'ÉDITEUR:
« J’ai toujours su qu’un jour, ce livre, je l’écrirais. Il m’a fallu du temps. Il m’a fallu écrire d’abord d’autres livres, plus doux, plus feutrés, inventer des histoires, sans doute tentatives d’approche de celui-ci. Un jour d’août 2009, parce qu’il ne pouvait plus en être autrement, j’ai su que j’allais enfin affronter ce autour de quoi j’avais toujours tourné.
On écrit de très loin. De ce qui ne peut se dire. Vient un moment où écrire, c’est aller chercher tout ça, qui se tenait enfoui, secret, pour le libérer enfin, afin de pouvoir continuer à vivre.
La confusion des peines, c’est le livre d’une fille pour son père. La fille, la narratrice, prend appui sur le silence qui depuis dix ans a entouré la condamnation de son père et, dans le même temps, la mort de sa mère, pour tenter de retracer un cheminement : qui est cet homme, qu’enfant elle a aimé d’un amour fou, qui lui apparaissait tellement au dessus des autres, qui un jour s’est brutalement retrouvé condamné pour corruption, et qu’aujourd’hui elle ne sait plus rejoindre ? Comment comprendre, accepter, qu’un homme n’est pas un mais multiple, secret, contradictoire, faillible – humain ? Et, ce cheminement étant fait, comment sortir du silence qui la lie depuis toujours à ce père, si proche et si lointain, pour s’arracher à lui et exister enfin ?
N’être plus la fille, devenir une femme ? La confusion des peines, c’est cette expérience : celle, miraculeuse, que permet l’écriture : passer d’une rive à une autre – naître, enfin. » Laurence Tardieu

MON AVIS:
J'ai l'habitude de lire un Tardieu en claquant des doigts. Cette auteure française est maintenant une chochou puisque je lis systématiquement tout ce qu'elle nous donne! Dans le but d'être plus active sur mon blog et surtout de lire un peu plus, je me suis jetée sur son petit dernier. Hum... je suis (pour la première fois!) déçue. "C'est l'histoire du combat de l'amour et du silence" (p.31) C'est clair que je me suis à nouveau retrouvée devant une relation parent-enfant défaillante. Tout juste après De Vigan, j'ai trouvé ce récit plus décousu. Toutes les deux font référence à des "trous" de mémoire et à la pertinence de mener à bien cette écriture. Elle est bénéfique dans les deux cas, mais pour Tardieu, j'ai eu l'impression de passer par Rome pour arriver à Rio!

Des mères aimantes mais peu démonstratives, des pères aimant mais peu présents. Classique on dirait bien. De plus, j'ai éprouvé un grand malaise dans certains chapitres puisque l'instrusion dans leur intimité est parfois très forte. Je pense à la scène du lavabo pour ceux qui ont lu le livre. Bon, si ça peut faire du bien à l'auteure d'en parler, tant mieux, mais pour moi tous ces passages n'ont rien ajouté à mon appréciation de cette histoire de famille. J'ai eu l'impression de souvent tourner en rond comme si quelqu'un essayait sans cesse de me présenter un super projet sans jamais aboutir à un démo. Les extraits où il est question de sa maman sont assez touchants, mais pour le reste, je n'ai pas succombé à son écriture. Donc, je suis reste en ligne pour le prochain et regrette un peu cette petite tache à son dossier.

vendredi 18 novembre 2011

La serveuse du café Cherrier, Yves Beauchemin.

Mélanie Gervais, dont la beauté attise les désirs avouables autant qu'inavouables, connaît de durs débuts dans la vie. Née en 1980 à Trois-Rivières d'une mère qui ne voulait pas d'enfants et d'un père affectueux mais faible, elle quitte sa ville natale pour s'établir à Montréal.

Elle y fait la connaissance de Pierrot Bernard, quinquagénaire qui rêve de devenir romancier et dont elle devient la maîtresse. Mais lorsqu'entre en scène Justin Périgord, homme d'affaires à la retraite qui se dit prêt à publier Newman, le roman sur lequel Bernard s'échine depuis des lunes, les événements prennent une tournure dramatique.Désormais méfiante et quelque peu cynique, Mélanie décide de se tenir loin des hommes et des affaires de cour. Sa vigilance se transformera en peur avec la réapparition au Café Cherrier, où elle travaille, de Périgord, qui devient un habitué du restaurant et poursuit la serveuse de ses regards inquiétants.

Heureusement, Mélanie Gervais se fera des amis : l'Haïtienne Gerbederose Café, l'ex-itinérant Tonio Blanchet, sans oublier Louis Perez, un cégépien qui tombera follement amoureux de la belle serveuse. Mais l'amour et l'amitié, malgré l'ardeur qui les anime, ne sont pas des remparts à toute épreuve.


Abandon de lecture p.86.

Les petites aventures de Mélanie : papa alcolo, chum louche, maman bougon, sugar daddy et terrasse de restau branché n’ont pas su me garder les yeux ouverts. Dommage, c’est un auteur que j’admire. Je pense que je n’ai tout simplement pas envie d’histoires aussi simples justement…

jeudi 17 novembre 2011

Rien ne s'oppose à la nuit, Delphine de Vigan.

Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre.

Aujourd'hui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence.

Ils se font rares ces livres qui me touchent au point de me faire pleurer une fois refermé… Malgré le succès qu’elle remporte sur les blogs, c’est mon premier Delphine De Vigan. J’ai résisté par manque de temps, de listes et de piles à lire trop remplies. Celui-ci avait de particulier qu’il traitait de la mort d’une maman et d’une femme qui a eu le courage de mettre des mots sur cette vie triste et sinistre. Je voue une profonde admiration aux gens qui peuvent parler de la mort d’un proche de cette façon et aussi rapidement après leur départ. Éric Fottorino m’avait beaucoup émue avec « L’homme qui m’aimait tout bas » et j’ai pensé retrouver le même partage d’émotions chez De Vigan. Je ne me suis pas trompée, ce livre mérite d’être lu. Il règne une froideur évidente entre ces deux êtres. Elle n’est que de surface parce qu’en grattant un peu, on constate qu’il y a plus d’une façon d’aimer ses proches, l’auteure et sa mère avaient les leurs. Comme Lucille le mentionne dans sa très courte lettre d’adieu, elle a fait comme elle a pu… et Delphine aussi dans les circonstances!

Ce livre a eu une large couverture médiatique, je n’insisterai pas sur ce billet car il est bien clair que je le recommande! J’aime ces livres qui viennent me chercher au plus profond de ma vie personnelle. Ma mère ne s’est pas suicidée, heureusement. Mais chaque fois que je tombe sur un de ces hommages, je me rappelle en parallèle qui était ma propre mère et son combat contre une longue maladie. En fait, à chaque fois, je vis un genre d’expérience « Down the memory lane ». Pas toujours positif, mais nécessaire pour ne pas oublier.

À lire absolument même si vous ne vous sentez pas concernés de près!

lundi 14 novembre 2011

L'amour des maîtres, Mélissa Grégoire.

PRÉSENTATION DE L'ÉDITEUR:
Depuis l'enfance, Agnès croit que la seule façon d'échapper à l'ennui et à la médiocrité de son milieu, c'est d'accéder au savoir que dispensent et incarnent ses professeurs. L'histoire, campée à une époque qu'on dit sexuellement libérée, serait banale si elle n'était racontée par une héroïne anachronique, plus proche d'Emma Bovary que du Déclin de l'empire américain, qui confond tout, la sexualité et l'amour, la littérature et la vie. A travers le regard naïf et bientôt implacable d'Agnès, regard formé par les vieux maîtres et le travail en usine, c'est toute la culture des "professeurs de désir" qui est remise en question. L'amour des maîtres, comme tout véritable roman, raconte le prix qu'il faut payer pour découvrir le réel au-delà de l'illusion amoureuse.

MON AVIS:
Je ne serai jamais aussi "songée" que ce quatrième de couverture! Ce qui j'y ai vu, c'est un sujet délicat, soit celui de la recherche de l'amour paternel. Agnès a un père effacé. C'est un homme qui travaille pour subvcnir aux besoins de sa famille et possède très peu de loisirs si ce n'est que passer beaucoup de temps dans son garage! Vous imaginez à quelle dynamique de famille Agnès a droit. Dès son jeune âge, elle cherche donc l'affection, l'approbation et la motivation. Elle a besoin d'être pousser en avant et sa mère ne cherche qu'à la retenir. Elle est bien mal prise et essaie de faire ce qu'elle peut pour s'élever de sa condition. C'est par la littérature et l'écriture qu'elle y parvient (un peu!), mais son manque d'expérience lui coûtera un peu trop cher à mon avis. Car, chercher l'amour à tout prix peut être dangereux et certains profs (ou Dieux de la littérature pour Agnès) en profiteront...

C'est un roman québécois intemporel et perdu dans l'espace. J'aime me perdre au Québec! Parfois lorsqu'il y a trop de reférences aux lieux connus, je suis déçue. Ce n'est pas le cas ici. Une famille, une usine, une université, des profs, des cafés et des livres, le mélange m'a plu! Ce sera un plaisir de relire cette jeune auteure.

Un autre livre qui se qualifie pour le défi J'aime lire la plume québécoise de Suzanne!

dimanche 30 octobre 2011

Rose de La Tuque, Jacques Allard.

PRÉSENTATION DE L'ÉDITEUR:
Est-elle enceinte? Dans son journal intime de 1939, Rose-Marie, jeune femme de 21 ans, raconte ses inquiétudes du moment. Son amoureux ne revient pas de Gaspésie. Puis, il y a son amie Sarah, juive, réfugiée clandestine au sort incertain. Marie-Anne sa mère, sage femme si absente de la maison; Pit, son père reclus dans son « campe ». Rose-Marie veille sur ses frères et sœurs : Hugues, employé du Community Club; Violette, vendeuse au grand magasin Spain; Albert et Jean-Philippe, qui rêvent au Fantôme ou à Mandrake le magicien; la petite Clémentine, si fragile. Elle pense aussi au gros curé Corbeil et au joyeux docteur Comtois. Il y a aussi les livres et la musique : les lieders de Schubert, les chansons de Trenet... et les mélodies américaines sur lesquelles on danse dans les bras d’un beau « Survenant » trop vite enfui.
Dans ce récit secret transmis plus tard au fils, toute la vie d’une époque disparue frémit sous la plume d’une femme piégée par l’amour.
Pour cette fiction historique, l’auteur est retourné dans la Haute-Mauricie de ses origines. Attentif à la modernité en marche, son récit souligne les racines écossaise, amérindienne, acadienne, si fréquentes chez les Québécois. Voici un premier roman à la fois réaliste et poétique, où l’histoire s’écrit magnifiquement.

MON AVIS:
C'est bien parce que je me suis engagée à parler de tous les livres que je lis ici, parce que sinon j'aurais passé tout droit sur celui-ci! Rien de bien original: on est avant la deuxième guerre mondiale dans un village du Québec, on y rencontre une jeune fille qui a, une fois, un peu trop relevé sa jupe et qui espère que le responsable de sa grossesse reviendra... Léger suspense, d'accord. Mais que diriez-vous d'une star en robe de chez Walmart (ou Carrefour!) aux Oscars? Et bien, j'ai eu cet effet tout au long de ma lecture. C'est que voyez-vous, la nièce de Stefan Zweig aurait choisi La Tuque pour fuir les Nazis!!! C'est de la fiction, je sais, mais j'ai trouvé cela agaçant! Et je ne vous parle pas (ou presque!) de tous les extraits de musique classique, d'extraits de journaux sur les films en production, etc. Tout cet extraordinaire collé à de l'ordinaire n'a pas joué en la faveur du roman... dans mon cas. Peut-être que d'autres penseront que l'idée d'une La Tuque high class hyper cultivée, c'est fabuleux, mais moi je ne suis pas très science-fiction! Attention, il ne faut pas mal interpréter ce que je pense de La Tuque, mais il me semble que cette ville ne fait pas très jet-set...

dimanche 23 octobre 2011

Mon premier livre de contes des 5 continents, Corinne de Vailly.

De mer en fleuve, d’escale en escale, Océane et Ulysse découvrent des contes et légendes des quatre coins du monde.

En France, rendez-vous est pris avec le célèbre Chat botté, clopin-clopant dans ses grandes bottes. Miaoû !

Au Danemark, Ondine la petite sirène est amoureuse du beau prince. Zing, zing, zing ! grincent les violons.

En Allemagne, croc, croc, croc ! Hansel et Gretel grignotent la maison de pain d’épices de la sorcière.

Dans un conte arabe, Aladin frotte sa lampe : frouch, frouch, frouch ! tandis que le poisson arc-en-ciel du Vanuatu fait splish, splash, sploush ! En Haïti, Ismène chasse les nuages, fffuitt, fffuitt, fffuitt ! Et, en Chine, la meule qui broie du sel continue de tourner au fond de la mer.

En Afrique, Océane et Ulysse en apprennent plus sur les lions rrouarr ; les crocodiles croc, croc, croc ; les enfants malins et les oiseaux de pluie plui, plui, plui. Et toi, jeune lecteur, viens découvrir à ton tour ces belles histoires du monde entier.


Je reçois de temps en temps des services de presse qui ne correspondent pas toujours à mes goûts, mais je dois dire que j'avais bien l'air d'une fillette excitée lorsque celui-ci est arrivé!

Je ne m'intéresse aux contes que depuis tout récemment (bébé oblige!) et ce bel album ilustré sera lu à mon fiston dès qu'il sera en mesure de comprendre! En attendant, c'est moi qui me régale à coup de deux, trois histoires le soir. Pusique que chaque histoire comporte environ 3-4 pages, on ne trouve pas le temps de s'ennuyer... même si on voudrait que certaines histoires, qui se terminent parfois abruptement, trainent un peu plus en longueur. Les images sont belles, les histoires captivantes et le fait qu'il explore plusieurs pays ajoute un peu d'exotisme au quotidien. Cet album fait partie d'une belle collection pour notre grand bonheur. Si les contes du Québec ou du Canada vous intéressent, faîtes un saut sur le site et vous serez ravis! Un cadeau que je ne serais pas gênée d'offrir à un enfant.


Merci aux Éditions Goélette pour cet envoi.

mercredi 19 octobre 2011

Le juste milieu, Annabel Lyon.


PRÉSENTATION DE L'ÉDITEUR:
En 342 avant Jésus-Christ, lorsque le philosophe Aristote devient précepteur d’Alexandre, futur roi de Macédoine, ni le maître ni l’élève ne se doutent que, à eux deux, ils transformeront le monde. Tant par des démonstrations sur la table de dissection que par ses réflexions éthiques et métaphysiques, Aristote transmet à celui qu’on connaîtra sous le nom d’Alexandre le Grand la notion de « juste milieu », point d’équilibre entre deux extrêmes. Le jeune prince fougueux, qui désire déjà « ouvrir la gueule pour avaler le monde entier », révèle quant à lui des perspectives inattendues à son maître trop sage.

Des cahutes enfumées aux chambres du palais royal, Annabel Lyon brosse un portrait subtil de deux hommes qui deviendront légendes. Au fil de descriptions fines et de dialogues incisifs, elle jette une lumière nouvelle sur la transmission du savoir, les jeux de pouvoir et ce qui fait l’essence même de la nature humaine.


MON AVIS:
C'est avec courage et rouge aux joues que je vous annonce que je suis nulle en philo et en histoire. Certains d'entre vous le savent déjà car je le mentionne à chaque fois que j'attaque un livre qui traite de ces sujets de grands penseurs!!! D'autres pourront ajouter que la syntaxe, la ponctuation et l'orthographe de mes billets laissent à désirer et que finalement, je ne devais pas être bonne en français non plus... pourtant, oui! En classe, j'étais parmi les meilleurs (petite précision entièrement inutile au billet!). Dans le contexte présent, où me mène tout cela? À une certaine frustration de ne pouvoir apprécier un texte parce que j'ai une culture générale trouée. Je connais les grands noms: Aristote, Platon, Alexandre, Cléopâtre, etc. Je sais lire et assimiler une partie des notions d'histoire, mais ce genre de livre, dans mon cas, a été plus instructif que loisir. Disons que j'aurais préféré le contraire en fin de soirée! Certains jubileront à l'idée que quelqu'un puisse imaginer ce qu'était la relation, les entretiens et le quotidien entre Aristote et Alexandre, et d'autres (comme moi!) admireront le talent d'une femme qui a voulu ajouter un petit quelque chose de plus aux idées préconçues en ce qui concerne ces penseurs qui prenaient de jeunes pubères sous leur aile! Annabel Lyon donne une dimension chaleureuse et presque affectueuse à cette époque qui me semblait sérieuse et froide. D'un point de vue social, ce roman m'a livré quelques nouveautés (ce n'était pas bien difficile!): l'esclavage, les femmes récluses, les mets servis, le théâtre, etc. Au niveau géographique, j'étais complétement perdue (mais totalement!) et en ce qui concerne l'histoire de ce grand Alexandre, j'avais un bon bout de chemin à parcourir... Je sais maintenant qu'il avait de la graine de roi bien implantée dès son jeune âge.

Pas fâchée d'avoir lu ce livre, mais pas emballée non plus. Je dirais que ce livre se destine aux adeptes d'histoire, aux fans d'Alexandre et aux lecteurs en quête d'un livre bien rempli. Toutefois, si votre culture générale n'est pas aussi trouée que la mienne, vous trouverez certainement un grand plaisir à vous retrouver dans l'entourage de ces grands Hommes que la Terre a bien voulu nous offrir!

Je remercie Babelio et les Éditions Alto pour ce livre obtenu dans le cadre de la dernière édition de Masse Critique Québec.