mercredi 30 septembre 2009

D'autres vies que la mienne, Emmanuel Carrère.

A partir du récit du tsunami que l'écrivain a vécu directement au Sri Lanka avec sa compagne, l'histoire d'amitié entre un homme et une femme, tous deux juges et rescapés d'un cancer, qui s'occupaient avec ferveur d'affaires de surendettement au tribunal d'instance de Vienne, dans l'Isère.

Je serai déçue de ce billet avant même de l'écrire, car j'ai lu ce livre et fait ce billet avec un cerveau très enrhumé et pour cette raison, je crois qu'il me sera impossible de rendre justice au talent de cet écrivain! Comme toujours son style est assez direct, il n'épargne pas le lecteur en cherchant à camoufler la dure réalité. Les émotions sont palpables d'un bout à l'autre, sauf peut-être pour le long segment sur la magistrature française qui alourdit le texte pour rien. Nous avions bien compris, sans tout cela, le genre de relation qu'entretenaient Étienne et la soeur d'Hélène.

À travers ces pages, nous traversons un tsunami, un cancer, mais surtout la mort de deux personnes aimées et chéries sans jamais tomber dans le mélodrame. Carrère est juste dans son écriture et parfois choquant pour son audace, mais c'est vraiment ce que j'apprécie chez lui. Cet homme se classe définitivement dans le palmarès des auteurs français que j'affectionne avec Didier Decoin et quelques autres.

Vous retrouverez un autre avis favorable chez Épicure, pendant que moi je retourne à ma boîte de mouchoirs et mon Vicks!

Des bibliothèques pleines de fantômes, Jacques Bonnet.

Avez-vous peur de mourir dans votre sommeil, enseveli sous l'écroulement de votre bibliothèque ? L'accumulation de livres ne met-elle pas en danger l'existence même de votre famille ? Classez-vous les volumes par thème, langue, auteur, date de parution, format ou selon un autre critère de vous seul connu ? Peut-on faire voisiner sur une étagère deux auteurs irrémédiablement brouillés dans la vie ? Autant de graves questions se posant à cette espèce en voie de disparition : les bibliomanes, qui, outre la passion de posséder les livres, ont celle de les lire.Les bibliothèques sont des êtres vivants à l'image de notre complexité intérieure. Elles finissent pas composer un labyrinthe dont pour notre plus grand, et dangereux, plaisir, nous pouvons très bien ne plus sortir. Dans ce petit traité sur l'art de vivre avec trop de livres apparaissent, parmi nombre d'autres, Pessoa tentant de devenir bibliothécaire, Matisse postulant au poste de " contrôleur du droit des pauvres " ou encore le capitaine Achab et le mystère de sa jambe abandonnée à Moby Dick.En fait, ces milliers de pages qui occupent nos étagères sont peuplées de fantômes bien vivants qui, une fois rencontrés, ne nous quittent plus.

C'est Mariel qui m'a proposé cette lecture commune et je n'ai pas hésité longtemps avant de dire oui, car c'est un livre qui n'était qu'une tentation quotidienne depuis son achat! Parfois, j'ai si hâte de lire un livre que je le repousse à plus tard, pour faire durer le plaisir, me torturer, allez savoir... Bref, je n'ai pas été déçue, malgré les quelques passages où l'auteur étale un peu son riche savoir trop lourd à digérer pour une simple lectrice qui n'a pas la culture littéraire élitiste en sa possession... N'empêche que je me suis retrouvée plusieurs fois dans les problèmes communs de tout lecteur: le classement, l'espace, les prêts, etc. Certains moments sont sublimes pour nous aider à accepter notre condition de compulsif incorrigible et nos petites manies! C'est un livre trop court, drôle et parfait pour découvrir comment d'autres gèrent le fameux casse-tête que peut être le loisir de lire... À ajouter dans votre bibliothèque, ça va de soi!

Objectif PAL # 7

dimanche 27 septembre 2009

Un temps fou, Laurence Tardieu.

" J'ai peur de vous revoir.Peut-être aurait-il mieux valu en rester là, comme nous l'avons fait depuis six ans, conformément à je ne sais quel accord tacite passé entre nous : ne pas nous revoir, jamais, garder au creux de nous cette longue nuit irréelle comme un secret qui n'appartient qu'à nous. Peut-être, au fond, l'accident est-il celui de notre rencontre, pas du silence qui s'ensuivit. Les vies sont si fragiles, si incertaines.On croit parfois leurs fondations solides, on s'émerveille du chemin parcouru, puis, comme ça, soudainement, pour un éblouissement, elles volent en éclats, se fracassent contre un rêve. Qui peut se prémunir de ça ? Qui peut se croire assez fort pour ne jamais chuter, pour ne pas désirer céder à ce qui un instant l'a fait défaillir ? J'ai peur de vous revoir, mais comme j'en suis heureuse. "

Chaque année, je lis un Tardieu, cette année j'étais sur le point de passer à côté jusqu'à ce que je lise le billet d'Éric. Cette fois-ci, je n'ai pas pleurer à la fin. L'histoire est moins dramatique, plus cérébrale. Maud et Vincent entretiennent une relation à temps partiel depuis 16 ans. Avec eux, nous vivons l'amour interdit et le désir profond, violent et incontrôlable:

"La vie n'est pas un rêve. Je suis atteinte. Vous m'avez réveillée. Vous m'avez saisie. Un coup dans la tête, un coup dans le ventre, là où le désir naît, là où il grandit avant de tout dévaster.

C'est d'une violence inouïe. Mais rien n'a jamais été aussi doux." (p.94)

L'écriture cinématographique et le cinéma sont au centre du couple et ce prétexte m'a quelques fois agacée pour une raison que j'ignore. Les liens ne se sont peut-être pas faits comme il m'arrive parfois lorsque je suis boulimique et que je dévore un livre à la vitesse de l'éclair! Le texte coule doucement, on se retrouve souvent en plein milieu du tourment émotionnel intérieur de Maud et de ses souvenirs d'enfance qui sont, eux, au centre de sa nouvelle vague d'écriture. Vincent a mis fin à ses pages blanches d'écrivaine et c'est tout là qu'on ressent le pouvoir de cet homme sur une femme qui mène une double vie assez heureuse malgré tout...

Laurence Tardieu a toujours le don de faire résonner quelque chose en moi, à chaque fois je me retrouve à lire sur le bout de ma chaise comme si j'étais en train de lire un polar ou un thriller... elle est forte, très forte!

Une lecture commune supplémentaire...

Le billet original est ici pour ceux qui voudraient se joindre à nous, mais pour tout de suite, je m'ajoute Zorro d'Isabel Allende pour le 20 décembre avec Meria!

14 septembre: Le voyage d'Anna Blume avec Karine:)
15 septembre: Une Recrue - La Massothérapeute.
20 septembre: La princesse de Clèves avec Grominou, Hermione, Restling et Bladelor
30 septembre: Des bibliothèques pleines de fantômes avec Mariel
5 octobre: La jeune fille à la perle avec Joey7lindley09, Hermione et Grominou
15 octobre: Une Recrue!
25 octobre: Arthur et George avec Restling, Theoma et George
31 octobre: Jane Eyre avec Abeille, Hermione, Mango, Bookworm, AustenGirl, Marie et Celsmoon
1er novembre: Boris Vian chez le Blogoclub
5 novembre: Les sirènes de Bagdad avec Orchidée et Stephie
15 novembre: Une Recrue!
30 novembre: Du bout des doigts avec Theoma , Abeille et George (Theoma à confirmer)
15 décembre: Une Recrue
20 décembre: Zorro, Isabel Allende avec Meria

samedi 26 septembre 2009

Le jeu de l'ange, Carlos Ruiz Zafon.

Barcelone, années 1920. David Martin, dix-sept ans, travaille au journal La Voie de l'Industrie. Son existence bascule un soir de crise au journal : il faut trouver de toute urgence un remplaçant au feuilletoniste dominical. Sur les conseils de Pedro Vidal, chroniqueur à ses heures, David est choisi. Son feuilleton rencontre un immense succès et, pour la première fois, David est payé pour ce qu'il aime le plus au monde : écrire. En plein succès, David accepte l'offre de deux éditeurs peu scrupuleux : produire à un rythme effréné des feuilletons sous pseudonyme. Mais après quelques années, à bout de force, David va renoncer. Ses éditeurs lui accordent alors neuf mois pour écrire son propre roman. Celui-ci, boudé par la critique et sabordé par les éditeurs, est un échec. David est d'autant plus désespéré que la jeune fille dont il est amoureux depuis toujours - et à laquelle le livre est secrètement dédié - va épouser Pedro Vidal. Son ami libraire, Sempere, choisit ce moment pour l'emmener au Cimetière des livres oubliés, où David dépose le sien. Puis arrive une offre extraordinaire : un éditeur parisien, Corelli, lui propose, moyennant cent mille francs, une fortune, de créer un texte fondateur, sorte de nouvelle Bible, " une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d'être tués, d'offrir leur âme ". Du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique du meurtre se met en place autour de David. En vendant sa liberté d'écrivain, aurait-il vendu son âme au diable ? Épouvanté et fasciné, David se lance dans une enquête sur ce curieux éditeur, dont les pouvoirs semblent transcender le temps et l'espace.

Autant L'ombre du vent est un récit harmonieux, autant Le jeu de l'ange représente le pire capharnaüm! C'est peut-être mon erreur d'avoir lu ce livre sur plus de deux semaines, car je me suis vraiment perdue dans cette histoire sombre un peu trop sortie de l'imaginaire. La preuve, c'est qu'encore une fois, je suis incapable de relever le défi de vous faire un résumé de l'oeuvre. Je me réjouis que des dizaines de commentaires soient disponibles sur la toile, puisque je ne m'attarderai pas plus longtemps sur cette grande déception. 537 pages, c'est déjà assez de temps perdu...

vendredi 25 septembre 2009

Des bandes annonces de livres...

Il y a longtemps, j'avais découvert un site où de petits films étaient produits en anglais pour promouvoir certains livres. Depuis, j'ai oublié le nom du site!! Ce soir, je viens de découvrir un site francophone (et probablement français!!) qui fait à peu près la même chose mais en plus court. Regardez la bande annonce du Jeu de l'ange pour lequel je publierai un billet demain... Pour en avoir visionné quelques unes, je dirais que la musique a quelque chose de très persuasif!

Le site s'appelle Liwreo.

mercredi 23 septembre 2009

Le M.E.E.B pour une future maman..

** Edit 20h40: Antonio suggère de prendre deux: un pour le lavage et l'autre pour le rinçage!!

Une chaîne de magasins pour enfants nous propose d'acheter cette baignoire de style européen pour nos petits poupons...



Alors, chères lectrices européennes, avez-vous déjà testé ce modèle de votre côté de l'océan? Moi, il me fait rire, mais en même temps je suis tenté d'imerger bébé jusqu'aux épaules... Il a l'air heureux (et un peu coincé je dois l'admettre!) celui-là, non?!

Google reader... pas très futé!

Google reader me suggère de lire MON propre blog (pour vrai!). Bravo!!! Il paraît que Jules se livre ait les mêmes intérêts que mon blog... j'savais pô! Trève de plaisanterie, j'ai 110 abonnés et je publie en moyenne 7 billets par semaine... Merci à tous ceux qui me suivent de près (avec google reader ou de loin (sans google reader)!

mardi 22 septembre 2009

La langue dans le plancher...

Les emprunts de la bibliothèque qui arrivent tous en même temps, les multiples lectures communes, le surplus de travail pour régler les vacances d'hiver au bureau, le partenariat avec Blog-o-Book, les cours d'aquaforme prénatal, 5-6 magazines en retard et tout le reste...
Ma tête ressemble un peu à cela en ce moment!

lundi 21 septembre 2009

L'homme qui m'aimait tout bas, Éric Fottorino.

Récit autobiographique reprenant le fil d'un dialogue rompu entre un père, Michel Fottorino, et Eric, né Chabrerie, son fils adoptif. Après le suicide de celui, qui, dit-il, lui a donné la vie, Eric Fottorino rend hommage à cet homme pudique, renfermé mais joyeux, et mène une réflexion sur la filiation et sur la culpabilité personnelle face au suicide.

"Je pensais: mon père est parti. Si je ne fais pas quelque chose, vite, sa vie entière va disparaître avec lui." (p.59)

L'auteur cite Paul Auster qui a écrit L'invention de la solitude probablement pour les mêmes raisons que lui: ne rien oublier de son père. Plus loin il écrira: "Peut-être tout cela n'a-t-il de sens que pour moi et pour quelques personnes que j'aime, qui l'aimaient. Cela suffit. J'ai choisi l'écriture, ce continent d'incontinence, pour retenir ce qui peut l'être avant que le temps n'engloutisse tout ce qu'il fut dans les brumes de la mémoire." (p.109)

Certains lecteurs ont pensé que c'était trop intime et ont eu le sentiment de partager quelque chose à quoi ils n'avaient pas droit. Pour moi, c'était tout le contraire. Ma limite était la fameuse lettre reçue le lendemain de la mort de son père. La publier aurait été dépasser les bornes, mais pour le reste, j'ai lu cela comme un témoignage d'amour envers un homme qui lui a tout donné même si son propre sang ne coulait pas dans ses veines et comme une façon d'apaiser la peine qui survient à la perte d'un être aussi cher dans la vie d'un humain.

C'est un livre que je n'ai pu déposer avant d'avoir terminé et c'est également un livre que je regrette d'avoir emprunté. Pour plusieurs éléments, je me suis sentie très proche de l'auteur: la Tunisie, le deuil d'un parent, avoir à fouiller dans leurs choses après, les souvenirs qu'on a peur d'oublier, tout ce qu'on ne partagera plus avec cette personne, le questionnement incontournable, tous les j'aurais dû, etc. Fottorino a fait ce que moi je ne serai jamais capable de faire en souvenir de ma mère, il a de la chance et il l'a bien fait, cette oeuvre figurera à mon palmarès des oeuvres les plus marquantes cette année et probablement pour longtemps encore après... Lorsque les références sont très présentes, le texte prend une toute autre signification pour le lecteur. Souvent, on me dit que je suis difficile à cerner en tant que lectrice, ce livre est le parfait exemple de ce que j'aime, de ce qui vient me chercher. Outre le divertissement, il y a cette base commune qui me retient à coup sûr...

dimanche 20 septembre 2009

La Recrue du 15 octobre: Françoise Bouffière.

Les détails ne sont pas ici, mais là-bas!
Rendez-vous au 15 octore prochain pour les commentaires de lecture...

La princesse de Clèves, Madame de La Fayette.

La princesse de Clèves « Je vais vous faire un aveu que l'on n'a jamais fait à un mari... » Sincère, tourmentée, la princesse de Clèves ne parvient plus à taire ses sentiments. Elle brûle d'amour depuis trop longtemps pour le duc de Nemours, l'un des plus beaux fleurons de la cour d'Henri II. Son désir est ardent ! Désespéré ! Mais elle a juré fidélité à son époux, le prince de Clèves. Elle aspire au bonheur et ne peut brader sa vertu. Elle veut aimer sans trahir... Cruel dilemme ! Faut-il donc renoncer au monde ? Faire ainsi le malheur d'un mari et d'un amant ? La mort est-elle préférable...

Je vais vous faire un aveu
moi aussi, si Grominou, Hermione, Restling et Bladelor n'étaient pas inscrites ici pour cette lecture commune, j'aurais abandonné ce livre dès les premières pages! Vous savez dans la vie il y a le tourbillon de saveurs et le tourbillon de l'enfer. Si ma lecture s'est terminée par un long soupir accompagné d'un "enfin, c'est terminé", c'est définitivement la deuxième expression qui s'applique! Ce livre est un long labyrinthe de triangles amoureux, de royautés et de détails historiques trop lourds pour en apprécier la fameuse vertu de Mme de Clèves... Je souhaite sincèrement que ce livre ne soit imposé dans aucune école de cette terre, sinon vous avez toutes mes sympathies chers étudiants.

Les seuls points positifs de cette lecture ont été qu'il y ait une fin et que j'aie un livre de moins à lire dans ma PAL. C'est méchant, mais les classiques ne sont pas toujours des plus agréables à consommer et ça personne ne pourra dire le contraire! Je me suis ennuyée à mourir et j'espère que les copines auront de quoi remonter le moral des fans de ce livre, car moi je déçois, I know!

Objectif PAL #6

samedi 19 septembre 2009

La Recrue a voté!

Retrouvez les choix préférés des rédacteurs de La Recrue ici!

N.B. Mon chouchou a remporté la première place... jus de pomme pour tout le monde wouou!

vendredi 18 septembre 2009

Moment quétaine du vendredi...



Pied de poule! Pied de poule!

jeudi 17 septembre 2009

Ce que je sais de Vera Candida, Véronique Ovaldé.

En Amérique du Sud, trois femmes d'une même lignée, Rose, Violette et Vera Candida, semblent prédestinées à connaître le même sort : mettre au monde une petite fille et ne jamais révéler le nom du père. Chacune va se battre à sa manière pour faire honneur à ce qu'elles sont : des mères affranchies décidées à choisir elles-mêmes leur destin.

Je n'ai pas l'habitude de lire les livres de la rentrée, mais celui-ci a tellement été mis en valeur sur les blogs que je n'ai pu résister à la grande tentation de lui faire honneur à mon tour.

Ovaldé est certainement une grande conteuse, elle a le rythme pour vous tenir accrocher, elle sait mettre assez de piquant pour éblouir, mais pas trop pour éviter l'irréalisme. C'est ce que j'ai aimé de ce roman, car le destin de ces femmes aurait pu être celui de vos voisines, de vos amies ou encore le vôtre. Elle n'exagère pas, et qui me connaît (Mlle. Terre-à-terre), sait très bien que ce style avait tout pour me plaire. On y send le vent du Sud, la mer, le sable, on y a chaud, on se sent presque bronzer à sa lecture même si dans le fond on ne trouve pas grand chose de réjouissant au fil des pages...

Vera Candida a voulu changer de route et de décor pour éviter le sort de sa mère et sa grand-mère. Elle démontre beaucoup de détermination et de courage à un jeune âge et même si à un certain moment on se demande si elle s'en sortira vraiment, on ne peut qu'espérer au plus haut point... car il y a déjà très longtemps qu'on s'est attaché à elle, vous verrez bien!

Felfel joue la star chez les autres...

J'ai découvert ce blog aux belles images chez ni.vu.ni.connu et j'en ai profité pour suggérer une photo de Felfel pour leur section Pets on furniture... Voilà, elle était ma starlette lundi dernier! Maman est fière...

mercredi 16 septembre 2009

Le Québec à ARTE avec Patrick Poivre d'Arvor...

Horizons lointains, animé par Patrick Poivre d'Arvor, sera au Québec le 17 septembre à 22h20 et en rediffusion le 25 septembre à 05h00 sur ARTE.

(Je fais la pub, mais on a même pas cette chaîne au Québec!)

mardi 15 septembre 2009

La Recrue du 15 septembre: Maia Loinaz, La Massothérapeute.

Martine travaille dans un spa du centre-ville où se trame un combat latent entre le clan des esthéticiennes et celui des massothérapeutes. Au moins, il y a son collègue Louis, crudivore passionné qui affectionne le tome trois du best of de la musique tibétaine et les biscuits macrobiotiques, ce qui, selon lui, diffuse une énergie positive et constitue une solution naturelle à tous les maux de l'Univers. Au cour de l'été, alors que Martine accepte de rendre service à une cliente septuagénaire, elle voit son quotidien bouleversé. Les secrets de la vieille femme la transporteront en Espagne et lui ouvriront les portes du mensonge et de l'amour. Obligée de plonger dans l'aventure, Martine aura, pour la première fois, l'occasion de prendre sa vie à bras-le-corps. Délicieux mélange de réflexions d'initiés sur le monde des produits naturels, de quêtes du bien-être et du bonheur. La massothérapeute devrait être prescrit à toutes celles qui ont déjà mis les pieds chez un homéopathe, au bain flottant ou au bar à oxygène et en sont sorties avec plus de questions que de réponses. La Massothérapeute est un roman parfumé à l'huile essentielle avec plus d'effets bienfaisants qu'une désintoxication par les plantes ou un enveloppement d'algues.

Attachez votre ceinture, car avec Martine vous atteindrez une dangereuse zone de brouillard autant au plan professionnel qu'au niveau de sa vie personnelle! Il y a un moment dans nos vie où la turbulence devient trop forte et nous perdons le contrôle, c'est ce que cette massothérapeute expérimente dans les pages de ce bouquin. Le dégoûts des corps, les gestes robotisés, l'envie d'être ailleurs, les gens qu'elle ne supporte plus et surtout une vie amoureuse clinquante qui sonne très faux.

Ce roman aurait pu nous être servi comme une tragédie existencielle, mais Maia Loinaz a beaucoup de talent pour tourner les horreurs en puissantes dérisions. Le résultat donne ce que vous pourriez retrouver dans les livres d'Anne Bonhomme et d'Annie L'Italien: un peu bonbon, drôle, et où tout s'arrange au point final. Ce sont souvent de jeunes femmes qui ne sont plus certaines de rien, qui n'ont pas le mode d'emploi éprouvé de la vie, mais qui gardent espoir que l'amour viendra sonner à leur porte et que la vie reprendra un cours normal...

Les personnages sont un peu caricaturaux, mais ça n'en demeure pas moins une lecture sympathique dans le cadre de La Recrue.

lundi 14 septembre 2009

Rose ou bleu?

BLEU! :o)

Le voyage d'Anna Blume, Paul Auster.

Une ville au bout du monde, cernée de murs, livrée à la désagrégation, dont les habitants tâchent de subsister en fouillant dans les détritus. De ce « pays des choses dernières », comme l’appelle le titre original du roman, la jeune Anna Blume écrit à un ami d’enfance. Venue à la recherche de son frère disparu, elle raconte ses errances dans les rues éventrées, sa lutte contre le froid, les prédations, le désespoir.Le romancier de L’Invention de la solitude et de la Trilogie new-yorkaise nous entraîne ici dans un de ces univers, à mi-chemin du réel et du symbolique, dont il a le secret. Sur les pas d’Anna Blume et de quelques autres, résolus comme elle à ne pas s’anéantir dans l’abjection et la violence, nous traversons une fin du monde qui ressemble par bien des traits à notre monde. Avec eux, aux dernières pages du livre, nous serons conviés à rêver d’un autre départ, vers d’autres contrées…

Quel ton de tristesse macabre d'un bout à l'autre de ce roman dont je me méfiais depuis son achat!!! Il a fallu Karine pour m'obliger à le lire en lecture commune... La vie dans cette ville où habite Anna est des plus déprimantes et dangereuses et il faut admirer le talent d'Auster pour avoir su dépeindre sans faille cet état de terreur et cette atmosphère presque aussi invivables qu'après la tombée d'une bombe nucléaire! On s'arranche les biens, la vie, l'eau, les logements et tous sont sans pitié pour subvenir à leurs besoins.

Moins de deux cents pages pour ce court roman, mais si dense et cruel qu'une page de plus aurait été dangereux pour la santé mentale du lecteur, je suis certaine que vous en conviendrez! Imaginez une ville où vous pourriez payer pour vous faire assassiner à la convenance du fournisseur et où les habitants deviennent des Sauteurs en sautant d'un édifice afin de mettre fin à leur calvaire... Vous saisissez l'ampleur du drame? Une promenade dans les rues avec Anna Blume vous donnera la chair de poule ou argent remis... C'est très puissant et je me conseille vivement un truc vraiment léger après cette lecture!

Objectif PAL #5

dimanche 13 septembre 2009

Extrait Des bibliothèques pleines de fantômes, Jacques Bonnet.

" Le livre est la matérialisation précieuse d'une émotion, ou une chance d'en avoir une un jour, et s'en séparer ferait courir le risque d'un grave manque"
(p.34)

Rose ou bleu?

Demain lundi, j'aurai mon échographie de 20 semaines où normalement nous découvrirons le sexe de bébé... Enfin, nous croisons les doigts pour que ce bébé décroise les jambes à la bonne heure!!!


Alors, ce sera ROSE ou BLEU?

samedi 12 septembre 2009

Un autre moment quétaine...!



C'est sur son dernier album sorti cette semaine. Allez-vous courir pour l'acheter ou c'est déjà fait?! :O)

Bon samedi à tous, moi je pars rencontrer les autres membres de La Recrue!

vendredi 11 septembre 2009

Moment quétaine du vendredi...

Vous souvenez-vous de cela?

mercredi 9 septembre 2009

**Il est encore temps de se joindre à nous**

14 septembre: Le voyage d'Anna Blume avec Karine:)

15 septembre: Une Recrue - La Massothérapeute.

20 septembre: La princesse de Clèves avec Grominou, Hermione, Restling et Bladelor

30 septembre: Des bibliothèques pleines de fantômes avec Mariel

5 octobre: La jeune fille à la perle avec Joey7lindley09, Hermione et Grominou

15 octobre: Une Recrue!

25 octobre: Arthur et George avec Restling, Theoma et George

31 octobre: Jane Eyre avec Abeille, Hermione, Mango, Bookworm, AustenGirl, Marie et Celsmoon

1er novembre: Boris Vian chez le Blogoclub

5 novembre: Les sirènes de Bagdad avec Orchidée et Stephie

15 novembre: Une Recrue!

30 novembre: Du bout des doigts avec Theoma , Abeille et George (Theoma à confirmer)

Ma PAL est ici.

Un hiver à Majorque, George Sand.

« Il ne s’agit pas tant de voyager que de partir : quel est celui de nous qui n’a pas quelque douleur à distraire ou quelque joug à secouer ? » Le célèbre couple doit partir : la santé de Chopin exige une température clémente et le génie de Sand, une solitude totale pour écrire. Ils seront émerveillés par l’île, ses aloès, ses monuments arabes et ses costumes grecs. Mais les habitants, s’étonne l’écrivain, ne ressemblent guère aux paysans du Berry. Ils ne pensent pas, élèvent des cochons et craignent par-dessus tout les maladies contagieuses ! Bref, le courant ne passe pas et pourtant cette invitation au voyage est le meilleur guide des Baléares qui ait été écrit. Il rendit célèbre Palma et, au milieu des orangers et des amandiers, la chartreuse de Valldemosa qui résonne encore de la musique de Chopin.

Si j'avais espéré un récit dans le genre de Saveurs vagabondes de Frances Mayes, je me suis plutôt retrouvée au coeur d'une critique acerbe du peuple majorquin. Certes, l'époque et les moeurs ne sont pas les mêmes, mais dans l'ensemble George Sand a insisté sur tout ce qui pouvait être négatif lors de sa visite!

Pour les portions historiques, le lecteur se retrouve plongé au coeur de l'Inquisition, des Chartreuses et de l'écomomie locale et en ce qui concerne la portion culturelle, on y découvre un peuple fermé aux étrangers avec une table affreuse et un sens du partage assez faible... On est loin très loin du paysage de rêve balnéaire qu'on lui connaît aujourd'hui. C'est donc une bonne déception pour ce premier roman de Sand a passer entre mes mains, malgré une écriture fluide et rythmée.

Objectif PAL #4

mardi 8 septembre 2009

Voyez comme on danse, Jean d'Ormesson.

«Deux ou trois étés de suite, nous avions lâché l'Italie pour l'une ou l'autre des îles grecques. Nous louions pour pas cher des maisons qui étaient loin des villages et tout près de la mer. Les voitures, les journaux, les faits divers, les impôts, les débats de société et les institutions, nous les laissions derrière nous avec Margault et Romain. À Naxos, notre fenêtre donnait sur un champ de lavande. À Symi, nous avions un figuier au milieu du jardin. J'écrivais à son ombre un livre sur mon enfance qui allait s'appeler Au plaisir de Dieu... Nous marchions sur le sable, nous dormions beaucoup, nous ne voyions personne, nous nous baignions à tout bout de champ, nous nous nourrissions de tomates, de mezze, de feuilles de vigne farcies, de tzatziki. Les journaux de Paris arrivaient une fois par semaine au port où nous n'allions pas les chercher. Non, nous ne nous ennuyions pas. Nous ne faisions presque rien. Nous nous aimions.»

Abandon de lecture p.129.
À l'enterrement de Romain, Jean se rappelle leur grande amitié à travers les voyages, les événements de l'époque et leurs amis communs. Ce livre ne m'est d'aucun intérêt et ma lecture est brouillée par toutes les références à l'histoire européenne, élément qui me fait grandement défaut pour apprécier cet oeuvre... Je passe à autre chose.

Objectif PAL #3

lundi 7 septembre 2009

Pire que la prison, la lecture

Depuis quelques années, des condamnations pittoresques, comme lire des livres sous contrôle judiciaire, remplacent parfois les peines de prison et les amendes. Un journaliste libanais commente ce système original.

La législation turque autorise à surseoir à une peine de prison en imposant à l’accusé jusqu’à cinq ans de contrôle judiciaire assorti de l’obligation de lire et parfois aussi d’accomplir un travail d’intérêt général – faire le ménage dans une bibliothèque publique, par exemple. Ces jugements concernent des délits pour lesquels la peine encourue ne dépasse pas les trois ans de réclusion. Ils ne peuvent en outre s’appliquer qu’aux condamnés qui n’ont pas d’antécédents, font preuve de bonne conduite et manifestent des regrets. La première condamnation à la lecture d’un livre remonte à 2006. Alparslan Yigit avait été inculpé pour ébriété et tapage dans la ville de Yozgat [centre du pays]. Sa peine de quinze jours de prison avait été commuée en obligation de lire pendant une heure et demie par jour sous surveillance policière. Voici l’entretien qu’il avait accordé au journal local : "De quoi vous a-t-on accusé ?
— On a dit que je m’étais comporté grossièrement, que j’ai hurlé alors que j’étais saoul.
— Comment avez-vous réagi à l’énoncé de la peine ?
— J’ai demandé au juge de me traiter comme tout le monde. Je lui ai dit : ‘Si vous me condamnez à lire un livre, les gens vont se moquer de moi !’ Pour moi, lire un livre, c’était comme faire la vaisselle à la maison. Mais le juge a maintenu cette peine. Je me suis enfui à Ankara. J’étais très perturbé.

Un cadeau pour futur bébé...

Je suis encore toute émue ce matin que ma jeune cousine Élise (qui fait deux fois moins mon âge, qui est d'une grande beauté dans le genre Cover Girl depuis sa naissance et qui a certainement d'autres préocupations que sa vieille cousine en tête!!) ait pensé à nous offrir pour le bébé à venir un souvenir de son voyage à Banff cet été ! C'est notre premier cadeau reçu à ce jour...


C'est fait par Roots et j'adore le petit castor, notre emblème canadienne officielle depuis le 24 mars 1975! Merci Élise!!!

dimanche 6 septembre 2009

Paul à Québec, Michel Rabagliati.

Sixième tome des aventures de Paul. L'achat d'une première maison et la mort d'un proche sont au cour de ce nouvel opus.

Mon premier Paul et probablement le dernier! Je me félicite de ne pas avoir cédé et acheté la collection... La bande dessinée au départ n'est pas une lecture vers laquelle je tends et le noir et blanc n'est pas un élément que j'apprécie de surcroît. Déjà un boulet au pied. Je n'ai pas trouvé ça drôle, ni vraiment touchant, même que les dialogues ont eu tendance à m'énerver franchement (surtout dans les débuts)! Désolée pour l'icône québécoise qu'est M.Rabagliati. Cependant, je suis prête à prendre le blâme, car ce n'est juste pas ma tasse de thé... Seules les dernières pages ont su m'atteindre en ce qui concerne la petit Rose, mais je ne vous en dis pas plus. Mon petit doigt me dit que bientôt je lirai quelque chose de mieux dans le genre...

C'est une emprunt, ce livre ne compte pas dans l'objectif PAL.

jeudi 3 septembre 2009

La Bible...

... de la rentrée littéraire?
La liste des nouveaux livres, des critiques et une foule d'infos pas bêtes! Pratique!


...de la critique fait par de vrais lecteurs?

C'est chez Blog-O-Book.
Des critiques regroupées par livre, un partenariat avec des éditeurs intéressants et bien plus! À ne pas manquer!

Lecture commune, des partants?

Bladelor a lancé l'idée suite à l'initiative de Kali, je trouve que c'est un bon exercice, surtout si vous réussissez à me faire déterrer une vieillerie dans la PAL! Voici ma fameuse liste, si vous désirez que nous nous donnions rendez-vous pour un billet sur une de ces bouquins, vous n'avez qu'à me faire signe!

- A -
1) Dans le scriptorium, Paul Auster
2) Le tueur aveugle, Margaret Atwood
3) Le voyage d’Anna Blume, Paul Auster ( 14 septembre)
4) Northanger Abbey, Jane Austen
5) Sept mers et treize rivières, Monica Ali
6) Zorro, Isabel Allende
7) La noce d’Anna, Nathacha Appanah

-B -
8) Agnes Grey, Anne Brontë
9) Arthur et George, Julian Barnes (25 octobre)
10) C’est moi qui souligne, Nina Berberova
11) Des bibliothèques pleines de fantômes, Jacques Bonnet
12) Heart and soul, Maeve Binchy
13) Histoire des treize, Balzac
14) Jane Eyre (31 octobre) + Shirley + Wuthering Heights +Villette + The Professor, Charlotte et Émily Brontë
15) La louée, Françoise Bouffière
16) Le diner de Babette, Karen Blixen
17) Peter Pan, James M.Barrie

- C -
18) Belle du Seigneur, Albert Cohen
19) Aïcha, la bien-aimée du Prophète, Geneviève Chauvel
20) Amours transversales, Catherine Cusset
21) Histoire de ma vie, Casanova
22) La jeune fille à la perle,Tracy Chevalier (5 octobre)
23) Laura, Gérard de Cortenze
24) Le demi-frère, Lars Saabye Christensen
25) Le poète, Michael Connelly

- D -
26) Great Expectations, Charles Dickens
27) La Dame de Monsoreau I et II, Alexandre Dumas
28) La malédiction d’Edgar, Marc Dugain
29) La perte en héritage, Kiran Desai
30) Le quatuor d’Alexandrie, Laurence Durrell
31) Le Vicompte de Bragelonne I, II et III, Alexandre Dumas
32) Le vol du corbeau, Ann-Marie MacDonald
33) La princesse de Cleves, Madame de la Fayette (20 septembre)
34) Ma cousine Rachel, Daphné Du Maurier
35) Mapping the edge, Sarah Dunant
36) Coco, la folle et autres récits, de Maupassant
37) Voyez comme on danse, Jean d’Ormesson (abandonné!)
38) Belong to me, Marisa De los Santos (en lecture)
39) Rebecca, Daphne du Maurier

- E -
40) La petite arabe, Alicia Erian
41) Middlemarch, George Eliot

- F -
42) En avant comme en avant, Michel Folco
43) Histoire de Tom Jones, Fielding
44) Même le mal se fait bien, Michel Folco
45) Un loup est un loup, Michel Folco
46) Un monde sans fin, Ken Follet
47) Un weekend dans le Michigan, Richard Ford
48) Côte ouest, Paula Fox

-G -
49) Cranford, Elizabeth Gaskell
50) Wives and daughters, Elizabeth Gaskell
51) La loi du plus faible, John Grisham
52) Le palais des miroirs, Amitav Ghosh
53) Le petit vieux des Batignolles, Émile Gaboriau
54) Miles et Isabel, Tom Gilling
55) Tobie des marais, Sylvie Germain
56) Still Alice, Lisa Genova

- H -
57) Tess of d’Urbervilles, Thomas Hardy
58) L’illiade, Homère
59) Les travailleurs de la mer, Victor Hugo

- I -
60) L’homme du lac, Arnaldur Indridason

- J -
61) Gens de Dublin, Joyce
62) Chaque femme est un roman, Alexandre Jardin
63) The lost memoirs of Jane Austen, Syrie James

- K -
64) A moi pour toujours, Laura Kasischke
65) La trilogie Berlinoise, Philip Kerr
66) Les sirènes de Bagdad, Yasmina Khadra (5 novembre)
67) Une relation dangereuse, Douglas Kennedy

- L -
68) A bird in the house, Margaret Laurence
69) Annabelle, Marie Laberge
70) Le carnet d’or, Doris Lessing
71) Le poids des ombres, Marie Laberge
72) Les filles, Lori Lansens
73) Les liaisons dangereuses, Laclos
74) La Châtelaine de Mallaig, Diane Lacombe
75) Sorcha de Mallaig, Diane Lacombe
76) Mystic River, Dennis Lehane
77) Poussière sur la ville, André Langevin (en lecture)
78) The diviners, Margaret Laurence

- M -
79) La dernière valse de Mathilda, Tamara McKinley
80) Le périple de Baldassare, Amin Maalouf
81) Léon l’Africain, Amin Maalouf
82) Samarcande, Amin Maalouf
83) Sous le soleil syrien, Marie-Ève Martel
84) 44 Scotland Street, Alexander McCall Smith
85) Mircle at speedy motors, Alexander McCall Smith
86) The good husband of zebra drive, Alexander McCall Smith
87) Le Coeur cousu, Carole Martinez
88) Le vol du corbeau, Ann-Marie McDonald
89) Un parfum de cèdre, Ann-Marie McDonald
90) Le mec de la tombe d’à côté, Katarina Mazetti
91) Courrier du cœur, Nassima Mesli (en lecture)

- N -

- O -
92) Une histoire d’amour et de ténèbres, Amos Oz

- P -
93) A la recherche du temps perdu (œuvre complète en un seul volume), Marcel Proust
94) La kermesse, Daniel Poliquin
95) La reine du Sud, Arturo Pérez-Reverte
96) Mon nom est rouge, Orhan Pamuk
97) Les pêcheurs de coquillages, Rosamunde Pilcher
98) Un homme à distance, Katherine Pancol

- R -

- S -
99) L’art de la joie, Goliarda Sapienza
100) De la beauté, Zadie Smith
101) La part de L’autre, Éric Emmanuel Schmitt Le festin de roses, Indu Sundaresan
102) La théorie des cordes, Carlos Samoza
103) The Guernsey literary potato peel pie society, Mary Ann Shaffer
104) Le retour, Bernhard Schlink
105) Les fabuleuses aventures d’un Indien malchenceux qui devint milliardaire, Vikas Swarup.
106) Un bonheur parfait, James Salter
107) Un hiver à Majorque, George Sand
108) Un garçon convenable, T1 Vikram Seth
109) Un garçon convenable, T2 Vikram Seth

- T -
110) Catherine la Grande, Henri Troyat
111) Chroniques du Plateau Mont-Royal, Michel Tremblay (en lecture)
112) Femmes, Philippe Sollers Cane River, Lalita Tademy
113) Le souffle de l’harmattan, Sylvain Trudel
114) Terre des oublis, Duong Thu Hong

- U -
115) L’ami retrouvé, Fred Uhlman


- V -
116) Ouest, François Vallejo
117) Pars vite et reviens tard, Fred Vargas
118) Cent sonnets, Boris Vian (1er novembre)

- W -
119) Le bûcher des vanités, Tom Wolfe
120) Du bout des doigts, Sarah Waters (30 novembre)

- Z -

121) Récits fantastiques

mercredi 2 septembre 2009

Rechute après rechute...

Je vais bientôt devoir faire des excuses publiques à Antigone, je ne suis pas très respectueuse de mes engagements... Un coup de coeur est si vite arrivé... Auriez-vous fait mieux chers romantiques? Des lettres d'amour... Une jolie couverture scrapbook...


Célèbres et inconnus, d'hier et d'aujourd'hui, d'ici et d'ailleurs sur du parchemin, du papier, via Internet... des lettres d'amour adressées à des femmes par des hommes, à des hommes par des femmes, à des femmes par des femmes et à des hommes par des hommes... la quête infinie de son double. Passionnée, déchirée, sensuelle, érotique et parfois amusée, une anthologie sur un thème décliné à l'infini. Une source d'inspiration essentielle pour trouver les mots justes et injustes qui sauront séduire votre passion du moment, votre amour de toujours.

Les rêves de mon père, Barack Obama.

Autobiographie de Barack Obama. Né d'une mère américaine et d'un père kenyan en 1961 à Hawaii, il se sent exclu des deux communautés dont ses parents sont issus. Militant pour les droits civiques des Noirs, puis animateur social à Chicago, il poursuit ensuite des études de droit à Harvard. Devenu sénateur de l'Illinois en 2004, il est élu président des Etats-Unis en novembre 2008.

"On dirai de moi que je suis un modèle, un exemple de la réussite de l'homme noir"
(p.371)

J'ai craqué pour cet homme qui est à la tête des États-Unis malgré "tout", j'ai craqué pour son sourire de charmeur et pour son côté humain et franc. Le texte le représente bien tel qu'on le voit dans les médias et j'ai l'impression que tout ce qu'il fait, il le fait en douceur, sans heurts (même dans sa jeune période difficile où alcool et drogues faisaient partie du lot!).

C'est un excellent livre pour découvrir ce qu'il a fait avant, parce qu'on a souvent l'impression qu'il sort de nullepart et son texte permet d'apprécier le fait qu'il est un "self-made-man" et que son père n'a jamais été devant lui pour lui ouvrir les portes, bien au contraire! Le rythme est bon et le chapitre au Kenya, dans la famille de son père, est culturellement très intéressant.

Les biographies, à l'occasion, peuvent être débordantes de dates et de faits divers encombrants à la lecture, ce n'est pas le cas ici. Barry a su se mettre en valeur mais avec une modestie évidente par moment. Son parcours est facinant et les États-Unis doivent être fiers d'avoir un président avec un bagage culturel un peu plus consistant que celui de M.Bush!

Objectif PAL #2

mardi 1 septembre 2009

Sorry PAL! No other comment...


Les grandes marées, Jacques Poulin.

Seul sur une île au milieu du Saint-Laurent, un traducteur de bandes dessinées voit son havre de paix envahi par des individus loufoques et une jeune femme belle, mystérieuse et indépendante avec laquelle il se lie d’amitié. C’en est fini de sa solitude créatrice.
Déjà reconnu comme un classique de la littérature québécoise, ce livre dit avec force et dans une langue somptueuse que le paradis sur terre ne dure jamais longtemps

Le bonheur ne dure jamais longtemps est peu dire dans le cas de Teddy Bear qui voit débarquer sur son île toute une série de personnages loufoques et envahissants: la Tête Heureuse, l'Homme Ordinaire, l'Animateur, le boss, la belle Marie, l'Auteur et le professeur Mocassin! Chacun y est pour une question de cheminement personnel (ou de contribution au cheminement de l'autre!), mais comment est-ce possible d'arriver à un résultat sur une île de 2 kilomètres n'offrant que deux maisons bien peu équipées?! Vous l'aurez deviné, on se pile rapidement sur les pieds, même si chacun essaie de ne pas déranger l'autre (ou l'hôte!).

J'aime lire Jacques Poulin et ses histoires de traduction où le personnage traverse une période de questionnement et essaie d'atteindre la perfection (La traduction est une histoire d'amour). Dans le fond, tout se situe au niveau de retransmettre la bonne émotion que ce soit d'une langue à une autre ou d'un personnage au lecteur. Les décors que je reconnais, les chats, la traduction (profession rêvée de mon jeune âge) sont des éléments qui me plaisent chez cet auteur.

La tournée d'automne
était au menu du Blogoclub, mais comme je me suis décidée deux jours avant le deadline, j'ai lu ce que j'avais sous la main!

Objectif PAL #1