vendredi 26 mars 2010

Brigitte des Colères, Jérôme Lafond.

Brigitte, reine des Basses-Laurentides, vit dans un sous-sol à Sainte-Scholastique et rêve tous les soirs, couchée dans son lit capitaine. Brigitte n’est pas une fille comme les autres. Un peu pyromane, très entêtée, elle signe ses examens du nom de Ted Bundy. Elle a de grandes ambitions qui la mèneront loin du matériel agricole, de la chambre à lait et de l’internat. Avec sa copine Karine, elle coproduit un film d’horreur pour son cours Cinéma et société, intitulé Morphosis, et elle rêve d’être une vedette. Les avions atterrissent à Mirabel, alors qu’elle est témoin de plusieurs drames familiaux et qu’elle rencontre un prince charmant qui roule en Volkswagen Rabbit rouillée. Brigitte des colères nous parle du sentiment d’immortalité qui germe chez tous les adolescents et qui meurt rapidement lorsqu’on devient adulte. Un premier roman anti-arcadien qui nous fait comprendre que les champs de maïs mirabellois peuvent réveiller l’imaginaire. Brigitte des colères est un roman dionysien sur l’adolescence.

J'ignore totalement comment ceci s'est produit, mais j'ai lu ce roman en totalité dans la journée d'hier seulement!!! Soit bébé a été très sage, soit cette ado m'a complétement embarquée dans son délire... Cette chère Brigitte est très intense, dans le genre de personne qu'on préfère tenir à distance. Elle a bon coeur pour les chats errants, son amie Karine, et à la limite, pour son ami Antoine, point à la ligne. Lorsqu'elle s'ennuie à la cafétéria de l'école, elle s'invente des scénarios heavy pour chacun des gens qu'elle y croise... Elle s'amuse à faire fuir les profs avec ses questions et ses commentaires surprenants... Elle se décrit elle-même comme un poème-révolte, un système parallèle ou encore un kibboutz de haine. Bref, elle est une bombe à retardement qui peut exploser n'importe quand et n'importe où! Sympa, non? C'est clair que le personnage est un peu exagéré, mais en même temps je l'ai trouvé très poétique et différent. En pleine lecture, je n'ai pu m'empêcher d'imaginer l'auteur avec des petites cornes sur les bancs d'école et de penser qu'il a certainement fait fâcher quelques professeurs. Il ne peut avoir été un ange et avoir écrit cela??? En tout cas, il a l'imagination fertile, c'est une belle découverte. La fin est big (trop peut-être?), mais ça ne peut être que l'aboutissement de cette Colères!

Objectif PAL #50

mercredi 24 mars 2010

Ma cousine Rachel, Daphné Du Maurier.

Philip, sans la connaître, déteste cette femme que son cousin Ambroise, avec lequel il a toujours vécu étroitement uni dans leur beau domaine de Cornouailles, a épousée soudainement pendant un séjour en Italie. Quand Ambroise lui écrira qu'il soupçonne sa femme de vouloir l'empoisonner, Philip le croira d'emblée. Ambroise mort, il jure de le venger. Sa cousine, cependant, n'a rien de la femme qu'imagine Philip. Il ne tarde pas à s'éprendre d'elle, à bâtir follement un plan d'avenir pour finir par buter sur une réalité de cauchemar.

Ce don du suspense psychologique, que le nombreux public de la célèbre romancière anglaise lui reconnaît dans chacune de ses oeuvres, est particulièrement présent dans Ma cousine Rachel.

Si mes commentaires étaient courts dans le passé, ils le seront encore plus, car je vous écris au son d'un papa qui essaie d'endormir un petit grognon de 7 semaines! De là à dire que ce livre est un suspense psychologique, il y a des limites... Philip est un poisson facile à attraper et Rachel n'en a fait qu'une bouchée! Difficile à croire qu'un jeune homme qui a vénéré son oncle Ambroise toute sa vie ne prenne pas en considération les bons conseils et l'expérience de celui-ci... Ce qui aura des conséquences désastreuses. Ça c'est le morceau qu'on avale de travers, sinon le reste est digne d'un bon roman anglais comme je les aime: la société anglaise, l'humour, les balades à cheval et ces dames expertes en potin du dimanche! Un pont entre le style d'Austen et les auteurs anglais contemporains...

Objectif PAL #49.

samedi 20 mars 2010

Mes adieux...

***Edit dimanche matin*** Je ne quitte pas mon blog, mais La Recrue! Ce blog fait la promotion des auteurs de premier roman québécois chaque 15 du mois. Allez faire un tour!!!

Ce n'est qu'un au revoir, j'y retournerai peut-être un jour... lorsque la lecture aura repris sa place... Pour l'instant, mon petit trésor occupe tout mon temps et mes priorités avec raison. Cette semaine, j'ai fait mes adieux à La Recrue! J'y étais depuis ses débuts, j'y ai découvert de bons auteurs, j'en ai même rencontré quelques uns, c'est un belle aventure et un beau projet qui continue de s'améliorer au fil du temps... Je continuerai à suivre ses activités de loin et le livre à lire sera toujours affiché ici. Pour le moment, c'est tout ce que je peux offrir...

Bonne route à tous ses collaborateurs et à leurs lecteurs!

mercredi 17 mars 2010

Naïve (ou optimiste!) que je suis...

Je pensais avoir tout mon temps pour lire tous les magazines à lesquels je me suis abonnée pour mon congé de maternité... Dans un magazine de déco qui a pour but de m'aider à réaliser quelques projets dans notre future maison, je me suis prise à regarder les pubs plus que les articles!!! C'est de cette façon que j'ai découvert Anne Sportun et ses bijoux!

Ils sont originaux et très chers!! Si quelqu'un a un surplus de 4180.00$, je prendrais celle-ci...

vendredi 12 mars 2010

mercredi 3 mars 2010

Kiyan Émil a un mois!


Photo prise il y a 20 minutes... (en ce moment, je dors!)
"Sophie et moi regardons l'énorme toile sur le mur, le rouge vif attire mes yeux de bébé!"
Déjà 28 jours sont passés, la routine n'est pas tout à fait installée sauf pour la nuit où les biberons reviennent aux mêmes heures... ou presque. Après, on a le droit à tout un cirque (beaucoup de tortillage, parfois pendant deux heures après avoir bu) où bébé grogne, chigne, pleure, évacue une tonne de gaz, se crampe et ressemble plus à une dinde en furie qu'à un bébé serein... tout le monde s'empresse de dire que ça passera... en attendant les nuits sont pénibles pour vous dire la vérité. Nous tenterons le lait sans protéines bovines dès ce soir (même si deux pédiatres nous disent que ça ne semble pas être une intolérance aux protéines bovines, il semble qu'un bébé qui se tortille 20 heures sur 24, ce n'est pas normal dans les livres!!! (Un mois d'essai, ça suffit, il souffre, ça se voit sur son visage!)

Il y a aussi des bons côtés, (parce que je ne fais pas que me plaindre!). Il adore les bisous sur le ventre, il est chatouilleux sur la plante des pieds et les flans. Il fait de beaux sourires et mon coeur de mère préfère penser qu'ils sont volontaires lorsqu'il me regarde!!! :o) Il adore le bain que papa et moi aimons donner en équipe parce que c'est un excellent moment pour toute la famille. Il aime être couché dans son parc et regarder tourner les petits nounours du mobile (que nous appelons affectueusement les petits suicidés: 3 oursons pendus par le cou!!!). Mais, ce qu'il aime par-dessus tout, c'est être dans nos bras et nous regarder! Il aime la position sur le ventre et lève sa tête sans grand effort, il est fort et bien solide. Il commence à s'intéresser à ses jouets colorés et suit du regard tout se qui passe devant lui...

Tout ça passe tellement vite... Il dort très peu le matin et entre prendre ma douche et écrire ce billet, je ne sais pas si j'ai fait le bon choix!

lundi 1 mars 2010

Lettre à une mère, René Frydman.

René Frydman a aidé des milliers de femmes à devenir mères. Il sait leur force, la lumière qu'elles portent et les inquiétudes qui les traversent. Il n'est pas rassasié de ce mystère-là. Dans une lettre intime et pudique, faite de sentiments et de souvenirs mêlés, il raconte l'émotion d'un homme devant la maternité. Personne n'avait encore parlé ainsi, avec un regard aussi fort et tendre, de cet incomparable voyage à deux. Dans ce texte rare, à lire et à offrir, chacun retrouvera l'écho de son histoire.

On pourrait penser que j'ai déjà la nostalgie de ma grossesse et ce ne serait pas tout à fait faux. Chaque jour, je regarde mon fils et je me demande comment je l'ai porté; il est si costaud et je n'avais pris que 11 kg! J'ai la nostalgie de ses petits pieds frappant mon côté gauche, j'ai la nostalgie de ses réactions face à la musique ou encore à mes tentatives de dormir sur le côté droit... J'ai la nostalgie de tous ces moments où je me demandais à qui il ressemblerait, s'il serait parfait, s'il aurait des cheveux, etc. René Frydman offre un fabuleux retour sur cette aventure qu'est devenir mère à partir du moment où le désir s'installe jusqu'au grand jour où ce bébé arrive pour changer nos vies! Le désir, la peur, l'attente, la préparation, les changements physiologiques et psychologiques, toute la gamme d'émotions maternelles est bien représentée dans ce court texte. Dans un élan de mélancolie, ce livre m'a donné envie de noter les petits détails que j'ai peur d'oublier... Tout va si vite!

"La grossesse n'est pas moderne. Elle ne change pas. C'est neuf mois. Ne gommez pas ce temps-là. Les détails, un jour, échapperont à vos souvenirs, mais je voudrais qu'ils laissent dans votre mémoire une profonde et belle trace."
(p.32)

Objectif PAL #48