mercredi 29 juin 2011

La septième vague, Daniel Glattauer.

Leo Leike était à Boston en exil, le voici qui revient. Il y fuyait la romance épistolaire qui l'unissait en esprit avec Emmi. Elle reposait sur trois principes : pas de rencontres, pas de chair, pas d'avenir. Faut-il mettre un terme à une histoire d'amour où l'on ne connaît pas le visage de l'autre ? Où l'on rêve de tous les possibles ? Où l'on brûle pour un(e) inconnu(e) ? Où les caresses sont interdites ? "Pourquoi veux-tu me rencontrer ?" demande Léo, inquiet. "Parce que je veux que tu en finisses avec l'idée que je veux en finir" répond Emmi, séductrice. Alors, dans ce roman virtuose qui joue avec les codes de l'amour courtois et les pièges de la communication moderne, la farandole continue, le charme agit. Léo et Emmi finiront de s'esquiver pour mieux... s'aimer !

Glattauer est dangereux! Lorsque je me plonge dans un de ses livres, j’oublie le reste et je lis jusqu’à voir la couverture du dos! Après plusieurs mois d’attente, j’avais envie de connaître la suite de cette « romance électronique ». Je dois dire que l’excitement était à son comble jusqu’à la première rencontre. J’étais partagée entre l’envie de faire durer le plaisir et l’envie d’avoir tous les détails d’une première rencontre entre ces deux maniaques du clavier. Ensuite, est venu un genre d’accalmie dans mon ardeur. Un peu déçue par le choix de l’auteur qui n’a sorti ni tambours, ni trompettes pour la grande occasion, j’ai poursuivi ma lecture et après quelques pages je me suis surprise à espérer une deuxième rencontre! Ainsi de suite, la plume brillante de Glattauer m’a menée jusqu’à la fin avec engouement. Des phrases courtes pour maintenir le rythme, de longues pauses entre certains messages pour le suspense et une jolie « Pam » pour brouiller les pistes, je me suis suspendue aux courriels encore une fois (et cela, avec plaisir!). La fin était à mon goût et même si ce n’est pas de la GRANDE littérature, cet auteur a su me divertir pendant quelques bonnes heures tout comme dans son livre précédent Quand souffle le vent du Nord.



LETTRE "G" DE MON DOUBLE CHALLENGE 2011

mardi 21 juin 2011

Mon blog tourne au ralenti, mais pas les Éditions Alto!

Je reprends leur message tel quel:

Alto a besoin de vous !

La petite maison qui fait les choses en grand est à la recherche d’une personne débrouillarde, autonome, créative et passionnée afin d’intégrer notre équipe dans ses locaux à Québec. L’adjoint(e) à l’édition sera principalement responsable de la gestion du site web et des réseaux sociaux, du développement commercial et du secteur électronique de la maison.

Poste à temps partiel : 25 heures par semaine

Aptitudes et tâches principales

- Baccalauréat en littérature ou dans tout autre domaine jugé pertinent ;
- Minimum de 2 ans d’expérience dans le monde du livre (librairie, édition, etc.) ;
- Compétences en rédaction ;
- Être à l’aise avec les outils du web et les médias sociaux ;
- Connaissance des nouveaux médias et du livre électronique ;
- Connaissance des logiciels des suites Office et Adobe ;
- Posséder une bonne culture générale ;
- Excellente maîtrise du français et de l’anglais.

Pour soumettre votre candidature, veuillez nous faire parvenir votre curriculum vitae accompagné d’une lettre de présentation à alto@editionsalto.com avant le 30 juin 2011.

vendredi 10 juin 2011

Le fusil de chasse, Yasushi Inoué.

A bout de forces, trop fatiguée pour bouger le petit doigt je laissai machinalement mon regard s'attacher à ton reflet sur la vitre. Tu avais fini de frotter le canon et tu remontais la culasse, que tu avais également nettoyée. Alors tu levas et abaissas plusieurs fois le fusil en épaulant à chaque fois. Mais peu après le fusil ne bougea plus. Tu l'appuyas fermement contre ton épaule et tu visas, en fermant un oeil. Je me rendis compte que le canon était manifestement dirigé vers mon dos.Yasushi Inoué

Le Fusil de chasse, ou les multiples facettes d'une impossible passion. Trois lettres, adressées au même homme par trois femmes différentes, forment la texture tragique de ce récit singulier. Au départ, une banale histoire d'adultère. A l'arrivée, l'une des plus belles histoires d'amour de la littérature contemporaine. Avec une formidable économie de moyens, dans une langue subtilement dépouillée, Yasushi Inoué donne la version éternelle du couple maudit.




Quelques faits:

J'ai terminé ce livre depuis au moins 3 semaines et je ne vous en ai pas encore parlé.


La littérature japonaise et moi n'avons pas une relation très développée.


C'est un cadeau reçu de la part d'une amie que j'estime beaucoup, qui a une formation d'anthropologue et qui a l'habitude de bien saisir un texte (même entre les lignes).


À partir d'ici, je vais ajouter mon grain de sel sur ce roman qui me semble inachevé. Un homme reçoit trois lettres: une de la fille de sa maîtresse, une de sa femme et une de sa maîtresse. Elles déballent leur sac face à ce triangle amoureux et chacune y va de ce qu'elle sait, ressent et attend de lui. Là où le bâton blesse, c'est la présence de plusieurs allusions à ce qu'elles sont vraiment et l'auteur nous amène sur des routes sans fin, difficile à saisir pour moi qui ne connaît rien de la mythologie japonaise (si je puis ainsi dire!). Entre autre, toute cette histoire de serpents intérieurs qui m'a exaspérée au plus haut point, ne sachant pas où Inoué voulait en venir et quel était le sens de ces images! Ce livre m'a donné l'impression d'une tempête dans un verre d'eau, comme si on avait voulu en faire un grand roman profond en quelques pages seulement... et bien, ça n'a pas marché avec moi et j'en ressors déçue car c'est très embêtant de dire à quelqu'un qu'on aime qu'on a pas aimé son cadeau! Sorry my dear!


Et oh! Le fusil de chasse dans tout cela? Voilà, je suis aussi passée à côté de sa signification dans cette histoire. Je vous dit, je n'étais pas les dernières de classe! Serait-ce que je n'ai plus la tête à me la creuser justement...





LETTRE "I" DE MON CHALLENGE DOUBLE 2011.

mardi 7 juin 2011

Quitter le monde, Douglas Kennedy.

« Je ne me marierai jamais et je n'aurai jamais d'enfants. »


Lorsqu'elle prononce cet arrêt, Jane a 13 ans. Le lendemain matin, son père aura fait ses valises. Hasard ? Coïncidence ? La culpabilité ne s'embarrasse pas de ces questions : toute sa vie, Jane s'en mordra les doigts.



De Harvard à Boston, des belles lettres aux manipulations boursières, tout ce qu'elle touche se dérobe, tout ce qu'elle aime lui échappe. Et lorsque, enfin, la vie lui fait un cadeau, c'est pour lui reprendre aussitôt. Alors Jane n'a qu'une obsession : fuir, n'importe où, hors du monde. Mais à vouloir le quitter, c'est lui qui vous rattrape...


Les malheurs de Jane aurait tout à fait convenu comme titre de ce roman! La pauvre fille cumule les embûches depuis ses 13 ans et lorsqu'on pense qu'elle en a assez vécu, et bien, non! Jane est une superwoman des temps modernes. Elle fait partie de ces femmes qui luttent pour se faire une place au soleil malgré des parents qui n'offfrent aucun support, des amants irresponsables et des supérieurs qui abusent du système. Quitter le monde nous plonge dans le parcours de Jane jusqu'à son acceptation finale de la vie telle qu'elle doit être vécue, sur la route de son destin et ses multiples obstacles. Attention, cette chère Jane n'est pas blanche comme neige et j'ai parfois eu l'impression qu'elle a bien cherché ce qui lui arrive! Vouloir quitter le monde, c'est bien beau, mais dans ce siècle, on trouve tout sur internet... même ce que vous vous efforcez de cacher.


Ce roman oscille entre le polar léger et le roman dramatique. Il n'est pas déprimant, le rythme est bon. Cependant, en lisant une critique qui disait que c'était son meilleur livre, j'ai senti une petite vague de déception. Je n'ai pas accroché pour en dire autant, mais ce qui est certain, c'est qu'aucun de ses livres ne doit autant parler du Canada! D'ailleurs, je ne sais pas si c'est la traduction ou l'auteur qui a commis certaines erreurs, mais sachez M.Kennedy, qu'au Québec, nous disons La Baie et non pas La Bay! Il y a quelques coquilles de ce genre qui font bien rire...



LETTRE "K" DE MON CHALLENGE DOUBLE 2011.

lundi 6 juin 2011

C'est lundi! Que lisez-vous?


Une idée de Mallou reprise chez Galléane...

Deux livres terminés, deux billets en retard! Ce que je lis en ce moment? Je survole quelques pages dans plusieurs livres commencés en attendant mon tour pour La septième vague de Daniel Glattauer et Les trois lumières de Claire Keegan...

Les billets à venir:



jeudi 2 juin 2011

Quoi de neuf dans la PAL?

Des livres de fille!!! On aime ça!!! Surtout lorsqu'on a même pas à sortir pour les avoir... Et vous, qu'avez-vous ajouté à votre PAL dernièrement?

Jeannette Walls grew up with parents whose ideals and stubborn nonconformity were both their curse and their salvation. Rex and Rose Mary Walls had four children. In the beginning, they lived like nomads, moving among Southwest desert towns, camping in the mountains. Rex was a charismatic, brilliant man who, when sober, captured his children's imagination, teaching them physics, geology, and above all, how to embrace life fearlessly. Rose Mary, who painted and wrote and couldn't stand the responsibility of providing for her family, called herself an "excitement addict." Cooking a meal that would be consumed in fifteen minutes had no appeal when she could make a painting that might last forever.

Later, when the money ran out, or the romance of the wandering life faded, the Walls retreated to the dismal West Virginia mining town -- and the family -- Rex Walls had done everything he could to escape. He drank. He stole the grocery money and disappeared for days. As the dysfunction of the family escalated, Jeannette and her brother and sisters had to fend for themselves, supporting one another as they weathered their parents' betrayals and, finally, found the resources and will to leave home.

What is so astonishing about Jeannette Walls is not just that she had the guts and tenacity and intelligence to get out, but that she describes her parents with such deep affection and generosity. Hers is a story of triumph against all odds, but also a tender, moving tale of unconditional love in a family that despite its profound flaws gave her the fiery determination to carve out a successful life on her own terms.

For two decades, Jeannette Walls hid her roots. Now she tells her own story. A regular contributor to MSNBC.com, she lives in New York and Long Island and is married to the writer John Taylor.



When two estranged sisters inherit a Hamptons beach house, they search for fortune but find love instead.

Cassie and Peck are half sisters with little in common beyond a shared last name-that is, until their beloved aunt Lydia bequeaths them equal shares of her ramshackle old cottage in the Hamptons with instructions to "seek the thing of utmost value" within it. Cassie and Peck fantasize about discovering a lost Jackson Pollock, or a first edition of The Great Gatsby, as they revel in one last summer of fabulous parties and nostalgia.

Widely and well reviewed, Danielle Ganek's The Summer We Read Gatsby captures the spirit of New York's most glamorous resort town, and will captivate readers with its spellbinding blend of romance, mystery, and charmingly eccentric characters.



Richly imagined, remarkably written story of the woman who created Little Women- and how love changed her in ways she never expected.

Deftly mixing fact and fiction, Kelly O'Connor McNees returns to the summer of 1855, when vivacious Louisa May Alcott is twenty-two and bursting to free herself from family and societal constraints and do what she loves most. Stuck in small-town New Hampshire, she meets Joseph Singer, and as she opens her heart, Louisa finds herself torn between a love that takes her by surprise and her dream of independence as a writer in Boston. The choice she must make comes with a steep price that she will pay for the rest of her life.