vendredi 16 mars 2012

Le Christ obèse, Larry Tremblay.

Edgar est un trentenaire timide et asocial qui a toujours vécu dans l’ombre de sa mère, décédée depuis peu. Une nuit, dans un cimetière, il assiste à la violente agression d’une jeune femme que quatre cavaliers de l’Apocalypse laissent à demi morte. Edgar décide de recueillir chez lui la victime inconsciente. Il en fait le serment: il sera son sauveur.



Mais que sait véritablement le jeune homme, hanté par le souvenir de sa mère, de la personne qu’il a recueillie ? De son identité, de son passé ? Au fil des jours, une étrange relation fusionnelle s’installe entre les deux êtres, pour le meilleur et pour le pire.Servi par une écriture nerveuse et teintée d’une singulière humanité, Le Christ obèse est un roman implacable sur les racines du Mal et de la Bonté. Une œuvre forte signée par l’un de nos dramaturges les plus étonnants, qui déploie ici une redoutable maîtrise des mécanismes du suspense.



Un titre étrange et une couverture étrange pour un roman psychologique étrange.  Un titre qui soulève un questionnement et une couverture qui fait rire sur les bords.  Je ne m'y étais peu attardée pour ne réaliser qu'à la toute fait que le crucifix était fait... de bacon! Seigneur! (c'est bien le cas de le dire) que signifie tout cela?

Un jour, Edgar qui rend visite à la tombe de sa mère est témoin d'un acte violent commis envers une personne.  Ne réfléchissant pas deux secondes après le départ des malfaiteurs, il amène ce corps amoché chez lui. Voilà le point de départ d'une convalescence un peu particulière.  La victime ne parle pas et se laisse aux "bons soins" d'Edgar qui, rappelons-le, est asocial à 37 ans.  Lui qui n'a jamais connu l'amour et les contacts physiques se retrouve en charge d'une autre personne à nourrir, à nettoyer et à côtoyer, tout simplement.  N'imaginez rien de mal ici.  Au fil des mois, la victime prend beaucoup de  place dans tous les sens du terme. Physiquement, elle prend du poids et psychologiquement, elle est devenue soumise à Edgar en lui obéissant aux mots.  Celui-ci savoure son nouveau statut jusqu'au jour où il découvre quelques éléments sur ce personnage.  À partir de ce moment, je pense il y a un jeu mental qui s'installe entre les deux et chacun glisse sur une pente impossible à remonter. La relation se modifie légèrement. C'est vague ce que je dis ici, la meilleure solution serait peut-être de le lire vous-même, vous comprendrez mieux ces jeux humains à lesquels certains s'adonnent inconsciemment(?).  Larry Tremblay semble être connu dans le monde du théâtre et comme je ne suis pas du tout théâtre, on peut dire que j'étais assez neutre sur son oeuvre.  C'est parfait, car dans ce cas, il n'y a pas d'attentes particulières. J'ai pu me laisser aller aux choix (parfois étranges!) de l'éditeur... 

6 commentaires:

Grominou a dit...

Mais finalement, tu as aimé ou pas? En tous cas cette couverture est vraiment bizarre!

Kikine a dit...

Euh, pas tentée ... bizarre cette couverture et ce titre

Jules a dit...

Grominou: ben oui, c'est "étrange" j'ai quand même aimé... un peu!

Kikine: :o)

Suzanne a dit...

Hum j'en ai tant en attente qui me me tentent beaucoup plus que lui ;-)

Jules a dit...

Suzanne: je n'en dout pas! :)

Le Papou a dit...

J'ai lu "L'orangeraie" du même auteur et j'ai éprouvé les mêmes gênes.Je ne sas pas si je veux recommencer ce mal-être
Le Papou