samedi 30 mai 2009

POSITIF!!!! POSITIF!!!! POSITIF!!!!

** Edit dimanche matin: nous sommes encore sur notre nuage! Merci à tous pour vos voeux par téléphone, courriels, Facebook et ici!! Bon dimanche à tous, le nôtre sera ensoleillé malgré la grisaille!!! Un merci spécial à la petite fée des bébés... :o)
ANTONIO ET MOI ATTENDONS...
NOTRE PREMIER BÉBÉ!!!!

Mari et femme, Régis de Sa Moreira.

La première chose qui t'étonne lorsque tu ouvres les yeux c'est le plafond de votre chambre.Ça fait des mois que tu dors dans le salon. Tu ne comprends pas. Tu tournes la tête sur le côté, ta femme n'est pas dans le lit. Mais ses longs cheveux blonds s'étalent sous ta joue. Tu ne comprends pas du tout. Tu montes une main pour te gratter la barbe. Ta barbe a disparu. Tu ne respires plus. Tu descends ta main sous le drap. Tu cherches quelque chose entre tes jambes. Tu ne trouves rien. Tu te redresses d'un coup.Tu te tournes vers l'armoire à glace. Tu cries. Ta femme crie à ta place.

Et si vivre la réalité de l'autre était la seule solution pour éviter la séparation? Découvrir le quotidien et les sensations dans ce nouveau corps qui n'est pas le nôtre... Devoir faire face aux regards de la population lorsqu'on "emprunte" le corps de sa femme et vice-versa...

De Sa Moreira ne manque jamais de nous étonner et de nous faire rire dans ses romans toujours trop courts! On prend vite plaisir aux scènes de dispute, aux explorations vestimentaires du mari et au désarroi de la femme lorsqu'elle voit son corps s'épaissir sous les chips et bières qu'avale son mari. À lire!

jeudi 28 mai 2009

La saison des adieux, Karel Schoeman.

Adriaan, un poète en langue afrikaans qui vit au Cap, se sent à un tournant de sa vie. Nous sommes dans l'Afrique du Sud des années 70, à demi ruinée par l'intolérance et par la répression, et la plupart des amis d'Adriaan ne songent plus qu'à quitter le pays. Quant à lui... son ami de coeur est parti s'installer aux États-Unis, et le musée qui l'emploie doit fermer ses portes par mesure de sécurité - mais surtout parce que plus personne ne songe à visiter un tel lieu... Proche de la dérive, incertain de lui-même et de tout, Adriaan se dit pourtant qu'il n'est pas l'heure de déserter. Il sait que la difficulté d'être loge partout, que la vie en société n'est qu'un masque destiné à camoufler la solitude de chacun. Lui-même n'a jamais voulu composer avec cette solitude : il a même choisi de l'épouser, de la boire à lentes goulées pour en apprivoiser l'amertume. Attitude de sagesse ? Peut-être, mais à condition de se persuader que la sagesse n'est jamais que l'envers d'une souffrance. Enfin la beauté de cette terre est là, malgré les pluies de la mauvaise saison. Et peut-on désespérer tout à fait de ce qui est beau ?

C'est sous l'influence d'un magazine littéraire que cet auteur sud-africain est entré dans ma bibliothèque. Franchement, je suis déçue. L'histoire d'Adriaan est monotone et si le quatrième de couverture tente de nous faire croire qu'il est au tournant de sa vie, laissez-moi vous informer que la courbe n'est pas très prononcée! Adriaan se sent seul, mais tout le long du livre il ne fait que le constater et il n'est pas très actif pour remédier à son malheur.

J'ai bien senti le désir de Schoeman de nous dépeindre une Afrique du Sud perturbée et dangereuse à travers une clique d'artistes récalcitrants, mais les couleurs sont assez fades...

"...un étranger qui ne connaissait pas les coutumes du pays, il ne savait pas que l'on doit pas montrer ni tendresse, ni émotion, que l'on ne doit pas se trahir par une caresse." (p.338)

Je pense que cette citation démontre bien le ton du roman et ceci fait en sorte que le coup de coeur espéré n'était pas au rendez-vous...

Tel que le stipule la convention...

J'ai le droit à deux pauses de 15 minutes par jour. Un avantage à lequel je ne me suis jamais "abonnée"! Nouveau poste, nouvel hôpital, nouveau département, nouvelle résolution! Soit celle de prendre mes pauses et sortir prendre l'air dehors ou encore lire quelques pages hors de mon bureau... Il y a des siècles que je ne porte plus de montre, mais pour ma nouvelle résolution c'était devenu indispensable! Hier, en sortant du boulot à 15h30 (je vous fais suer un peu!!), j'ai craqué pour cette Roots! Une Guess deux tons figure déjà sur la liste de cadeaux d'anniversaire pour Antonio, mais avouez qu'un modèle bronze-chocolat est très irrésistible, non?!

mardi 26 mai 2009

Encore un petit changement...

Demain matin, 7h30, un nouveau poste, un nouvel hôpital, air climatisé, des bureaux relativement plus neufs... mon quatrième défi en moins de deux ans au sein de cette organisation. J'ai envie de me poser pour de bon...

lundi 25 mai 2009

Un, deux... pourquoi pas trois?!

It's in the house!! Oh yeah!
1862. Lant Street, Londres. Le rendez-vous des voleurs et des receleurs. Sue Trinder, orpheline, est confiée dès le berceau aux bons soins d'une trafiquante de nourrissons. À la veille de ses dix-huit ans, un élégant, surnommé Gentleman, lui propose d'escroquer une héritière, Maud Lilly. Orpheline elle aussi, cette dernière est élevée dans un lugubre manoir par son oncle, collectionneur de livres d'un genre tout particulier. Sue, en entrant au service de la riche jeune fille, tombe avec ingénuité dans un piège. Enveloppée par une atmosphère saturée de mystère et de passions souterraines, elle devra déjouer les complots les plus délicieusement cruels, afin de devenir, avec le concours de la belle demoiselle de Briar, une légende parmi les cercles interlopes de la bibliophilie érotique. Héritière moderne de Dickens, mais aussi de Sapho et des Libertins, Sarah Waters nous offre une vision clandestine de l'Angleterre victorienne, un envers du décor où les héroïnes, de mariages secrets en amours interdites, ne se conduisent jamais comme on l'attendrait. Un roman décadent, virtuose, où les ressorts les plus noirs de l'univers romanesque du XIXe se mêlent au réalisme incisif et décomplexé du XXIe siècle.


Une écrivaine très connue que je tarde à découvrir...
Annie Gianfala, 17 ans, abandonnée par son père, part vers l'ouest des Etats-Unis dans les années précédant la Seconde Guerre mondiale. Elle dérive, rencontrant des intellectuels blasés, des cadres du Parti communiste, des Noirs, des écrivains ratés ou en train de le devenir, constituant un mouvement radical de la Californie d'avant-guerre que P. Fox a bien connu.

Un méga succès qui n'a plus vraiment besoin de présentation...
Soledad, née dans un petit village d'Espagne au cours des années 1930, raconte l'histoire de sa mère, Frasquita, qui a hérité des dons de guérisseuse de sa propre mère. Chacun de ses six enfants possède lui aussi un don surnaturel. Le destin va les entraîner dans des aventures qui les conduiront, après la traversée de l'Espagne, jusqu'au Maroc. Premier roman. Prix Renaudot des lycéens 2007.

samedi 23 mai 2009

Quand les infirmières du CHUL vous reconnaissent!

C'est que vous êtes hospitalisée trop souvent! Encore 4 jours passés à l'hôpital pour une infection, isolée en cas de C difficile, c'est l'horreur!!!! Encore une visite et je serai obligée de changer ma garde-robe qui commence à se faire trop large... Même pas assez d'énergie pour lire, j'ai même pas fait le tour d'un seul chapitre pendant tout ce temps...

Ne vous inquiétez pas, je passerai chez mon libraire demain ou lundi, je n'ai pas oublié que je dois acheter Waters!! Une crise de plancher? Imaginez un enfant sur la dos qui bat l'air avec ses pieds et ses mains parce qu'il n'a pas ce qu'il veut... Got it?

Un petit spécial pour Michel, je maintiens le rendez-vous chez la coiffeuse pour Felfel, à moins que tu passes toi-même ramasser les poils partout à tous les 3 jours... :o)

Bon je vais faire le bacon sur le divan... à +

mardi 19 mai 2009

C'est un complot...



Si ce livre n'est pas sur les tablettes de mon libraire demain midi, je fais une crise de plancher!
Be there!

lundi 18 mai 2009

Le libraire, Gérard Bessette.

Aucun quatrième de couverture disponible pour ce livre.

Hervé, sans emploi depuis quelques mois, s'exile en campagne pour devenir libraire suite à une visite au bureau de chômage. À une époque où l'Église veille au bien de la société jusque dans le choix des lectures, Hervé se retrouve en charge du capharnaüm où se cachent les bouquins qui ne doivent pas être entre les mains. Il commettra une grave erreur en vendant un de ces livres à un collégien vouant M. Chicoine, son patron, à une ruine certaine! Hervé n'a rien du libraire traditionnel avec ses 20 verres de bière quotidiens et son manque d'intérêt envers l'objet tant convoité, mais il assure les ventes malgré sa personnalité rigide. J'ai été agréablement surprise par ce livre qui est un classique de la littérature québécoise des années 50-60.

Chéri, Colette.

Malgré une différence d'âge entre eux, Léa de Lonval est la maîtresse de Fred Peloux, surnommé Chéri. Léa ressent les moindres effets d'une passion qu'elle pense être la dernière. Il suffira à Chéri d'épouser la jeune Edmée pour comprendre que la rupture avec Léa ne va pas sans regrets. Peinture narquoise d'un certain milieu demi-mondain.

Oh! Sacrilège... Attention, les propos suivants risquent de choquer! Des monologues et des dialogues décousus et difficiles d'approche. Incompréhensibles par moment sans les références de l'époque... que je n'ai même pas pris la peine de chercher par manque d'intérêt total. Chéri est infantilisé à un point où ça devient très agaçant et Nounoune, en bon québécois, se dit d'une personne pas très futée. Voyez l'ensemble de ma première expérience Colette comme un flop total!

dimanche 17 mai 2009

Dis oui, Ninon, Maud Lethielleux.

« – T’as passé une bonne semaine ?
Je ne sais pas quoi dire. Si je dis oui, il va être triste, ça voudrait dire que je me passe bien de lui et que l’Autre n’est pas si mal. Si je dis non, il sera très en colère contre Zélie et l’Autre parce que je suis malheureuse à cause d’eux.
Je dis : – Moyen. »

Du haut de ses neuf ans, Ninon observe le monde. Un monde où les adultes ne s’aiment plus, où les mots n’ont pas de sens, où les mensonges sont rancuniers, où tous les gens l’appellent « Mon dieu ! » en faisant de grands yeux. Parce qu’elle ne le comprend pas, Ninon décide de s’en détourner et de vivre avec son père qui n’a plus rien. Rien, sauf elle.
Ensemble, ils refont leur monde, construisent une maison à partir de rien, traient les chèvres, vendent sur les marchés, oublient l’école et les bonnes manières, sans se soucier des bien-pensants, ni de Mme Kaffe, l’assistante sociale.

Ninon a 9 ans, mais elle réfléchit comme une grande... parce qu'elle n'a pas le choix! Elle est coquine, adorable, mais se prend pour une guenon?! Ce livre, c'est l'histoire d'une petite fille qui se balance entre sa maman et son papa en pleine séparation, mais aussi entre la nature et un semblant de bourgeoisie. Elle a comme complice sa petite soeur Agathe, malgré que celle-ci soit moins engagée auprès de la campagne un peu hostile et plus rustique.

"Une petite soeur, elle l'est pour tout le temps, c'est pas comme les amoureux ou les trucs comme ça, une petite soeur, même quand t'es à quinze kilomètre ou si tu fais des choses, ou si tu fais rien, elle est toujours dans ta poche d'amour éternel. Toujours."
(p.146)

De belles images, un texte rempli de tendresse et de lucidité. Un délicieux moment de lecture.

samedi 16 mai 2009

La cité des jarres, Arnaldur Indridason.

Un nouveau cadavre est retrouvé à Reykjavik. L'inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un " truc bête et méchant " qui fait perdre son temps à la police... Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans. Et le conduisent tout droit à la " cité des Jarres ", une abominable collection de bocaux renfermant des organes...

Contrairement à ce que j'anticipais, je n'ai pas été déçue par ce deuxième roman d'Indridason! Erlendur continue à être aussi cinique et seul (on s'attendrit facilement face à ce genre de personnage!) et ses enquêtes donnent toujours l'impression d'être mal articulées. Cependant, il arrive sans faute à ses fins et ce que j'apprécie de l'écriture de cet auteur, c'est qu'il ne nous noie pas dans des détails inutiles dans le seul but de brouiller les pistes! Indridason est assez talentueux pour mener une enquête ouverte tout en conservant un effet surprise dans les derniers chapitres... Je suis conquise par le genre.

La Recrue du 15 mai: David Fitoussi, La Bar-mitsva de Samuel.

La bar-mitsva de Samuel est un premier roman irrévérencieux. Samuel, un enfant juif né dans les banlieues chaudes de Paris, raconte sans s'excuser. Sa mère prie pour gagner à la loto ou pour le décès de son père avec une trêve à la fête de kippour, elle terrorise les enfants avec un cintre et souhaite tellement passer pour une Française qu'elle prétend n'avoir jamais mangé de couscous. Un jour, elle colle même un petit mot sur sa boîte aux lettres où il est inscrit « sale Française » et, enfin, s'échappe au Canada avec son nouveau mari. Samuel s'habille avec les gaines de sa grand-mère, ses parents s'envoient des lettres d'injures en découpant les lettres de l'alphabet dans les journaux pour en accentuer l'effet. C'est à Montréal, dans le quartier Snowdon, que le petit David découvre son identité, décide de manger cacher, menace sa mère de porter la kipa en public et projette de visiter le mur des lamentations et les bordels de Tel-Aviv. Le roman de David Fitoussi est un guide de survie pour le nouvel arrivant ou un manuel pour quiconque souhaite faire fortune en immobilier à Montréal, malgré la crise.

L'exploration à l'adolescence comporte plusieurs facettes et de grandes frustrations, alors imaginez lorsqu'à cela s'ajoute le fait que votre mère (qui a déjà, elle-même, un grave problème d'acceptation de son identité) vous fait prendre l'avion pour immigrer dans un pays où le peuple ne vous ressemble pas du tout! La dose à prendre est amère et ce sont ces embûches que nous vivons à travers Samuel qui est déterminé à se créer un destin bien à lui coûte que coûte et même si, de toute façon, il a vaguement l'impression de passé inaperçu au sein de son environnement et de sa famille.

Si certains passages sont extrêmement drôles, plusieurs sont carrément vulgaires et parfois intolérables. Les comparaisons utilisées sont blessantes et Fitoussi n'est pas toujours doux envers le Québec.

"Pour un juif, faire sa bar-mitsva, c'est un peu comme être prêtre et tripoter des petits garçons: l'un ne peut pas aller sans l'autre."
(p.122-123)

Contrairement à ce que propose le quatrième de couverture, il ne faut pas du tout voir ce livre comme un guide de références en quoi que ce soit. Pour tout vous dire, je n'en sais pas plus sur ce qu'est une bar-mitsva qu'avant d'avoir ouvert ce livre...

Tous les avis de La Recrue ici.

mardi 12 mai 2009

Pour toutes demandes spéciales...


La demande a été exécutée ce matin sous un beau ciel bleu, mais je n'ai pas fait le trajet à genoux...

dimanche 10 mai 2009

Bon dimanche...


Un bâton de Canelle pour Mel?!

vendredi 8 mai 2009

La femme en vert, Arnaldur Indridason.

Dans un jardin sur les hauteurs de Reykjavik, un bébé mâchouille un objet étrange...Un os humain ! Enterré sur cette colline depuis un demi-siècle, le squelette mystérieux livre peu d'indices au commissaire Erlendur. L'enquête remonte jusqu'à la famille qui vivait là pendant la Seconde Guerre mondiale, mettant au jour les traces effacées par la neige, les cris étouffés sous la glace d'une Islande sombre et fantomatique...

Mes préjugés contre les polars (trop violents?!) ont été rangés aux oubliettes! Indridason aura tout fait pour me convaincre de regarder dans sa section lors de ma dernière visite en librairie... il y a à peine quelques heures. J'aurais dû commencer avec La cité des jarres, mais je me suis trompée. Ce n'est pas très grave puisqu'il paraît que celui-ci est meilleur. Rien de surprennant, le rythme est bon, les histoires s'entremêlent mais pas trop, Erlendur est pitoyable (et seul, le pauvre!) et son équipe d'enquêteurs assez amusante. Beaucoup de plaisir éprouvé à lire ce livre et j'enchaînerai immédiatement avec le premier.

Puis-je maintenant me considérer comme une lectrice de polars?

mercredi 6 mai 2009

M.E.E.B. pour une speedée!!!

"Donnez-moi du Ritalin, je ne dormirai pas ce soir!"
Speedy Gonzalez

mardi 5 mai 2009

Québec se livre... la suite!

L'événement a maintenant son propre blog...

Amour, Prozac et autres curiosités, Lucia Etxebarria.

Trois soeurs - sortes de Brontë d'Almodovar carburent aux antidépresseurs.

Cristina, la nympho "affamée de tendresse", croque les hommes et avale de l'ecstasy avec la boulimie du désespoir. Rosa, la directrice financière, ressemble aux personnage de Bret Easton Ellis : bardée de marques de luxe, le vice et la folle en moins. Ana, enfin, la mère de famille rangée, ne supporte son existence naphtalinée qu'en somnambule de la vie, droguée aux somnifères. Pas de quoi se tordre de rire.


Et pourtant. Dans un style où l'humour se déguste comme un sushi, cru et épicé, la signora Etxebarria, encensée par la critique hispanique, réalise une radioscopie sardoniquement pessimiste mais émouvante de la société de l'après-movida. On s'amuse comme dans un Dorothy Parker, on s'enthousiasme toujours de suivre les aventures de ce trio "brétéchien". Ça vous touche avec la justesse de banderilles plantées là où ça fait mal.
" Laurence Haloche, Madame Figaro.

Je ne suis pas du tout entrée dans "l'univers Etxebarria"! Sexe, drogues, narcotiques, alcools et pauvres états d'âmes (ou âmes pauvres), ce fût d'un ennui presque total... Plusieurs répétitions, de la psycho médiocre à chaque chapitre (du genre: elle souffre parce que son papa a quitté la maison lorsqu'elle avait 4 ans...) et un texte plutôt basic. À quoi pouvais-je m'attendre d'une écrivaine qui se présente sans crayon, un verre de vin à la main et sans sourrire à une scéance de dédicace dans un salon du livre?!

Que dire des personnages? Ana, Cristina et Rosa sont plus détestables qu'attachantes et tous leurs petits bobos m'ont laissée assez indifférente. Seul le dernier chapitre fait une tentative de récupération du lecteur avec un semblant de profondeur.

À lire pour faire monter le désir si votre libido est à plat ou pour savoir quels comprimés vous procurez en cas de détresse émotionnelle...

lundi 4 mai 2009

Euh...

**** Edit du 5 mai ****

Même chose en sortant ce soir, mesdames et messieurs, le masque sur le menton! L'efficacité ou l'exemple ne passe donc pas par ce garde de sécurité!!!

Le garde de sécurité qui nous force à utiliser le gel désinfectant pour les mains en entrant (et en sortant) à l'hôpital et qui nous propose les masques à tout moment... porte son propre masque sur le menton, il paraît que ça respire mieux???!!!

dimanche 3 mai 2009

Bilan lecture avril... en retard!

1) Chicago, Alaa El Aswany / + / 4 avril
2) Un brillant avenir, Catherine Cusset / + / 5 avril
3) Ce qui s’endigue, Annie Cloutier / + / 8 avril
4) Maria Chapdelaine, Louis Hémon / + / 9 avril
5) The Thirteenth tale, Diane Setterfield / + / 16 avril
6) Soixante-neuf tiroirs, Goran Petrovic / +/- / 19 avril
7) Malavita, Tonino Benacquista / + / 21 avril
8) Une douloureuse absence, Mary McGarry Morris / + / 26 avril
Abandon de lecture p. 238 Un jardin de papier, Thomas Wharton.
9) L’amour humain, Andreï Makine / + / 29 avril

Top 3 (4!) du mois:

Maria Chapdelaine, Louis Hémon
The Thirteenth tale, Diane Setterfield
L’amour humain, Andreï Makine
Une douloureuse absence, Mary McGarry Morris

Un seul abandon, une seule déception, je puis dire qu'avril aura été un bon mois lecture! J'ai découvert l'univers Makine, j'ai revisité Benacquista, j'ai beaucoup voyagé et j'ai découvert mon Québec du début vingtième grâce à un Breton! Quoi de mieux?

samedi 2 mai 2009

L'amour humain, Andreï Makine.

Du fond de la case où ils sont retenus prisonniers, deux instructeurs russes assistent au viol d'une femme qui cache une poignée de diamants dans sa bouche.Derrière eux, à demi-mort, gît un révolutionnaire angolais. Il scande le nom d'un village sibérien. Et dans cette forêt, à la lisière du Zaïre et de l'Angola, au milieu d'une Afrique exsangue, surgit le souvenir du visage tant aimé d'Anna...

Révolution, pouvoir, argent, violence, non-respect... Est-ce que l'amour peut triompher sur tout cela? À travers un narrateur et Elias, Makine essaie de nous démontrer que même le souvenir d'un amour perdu peut inspirer l'espoir.

"Il comprit alors que le seul regard vrai sur le monde était bien celui-là: dans la touffeur moite de la nuit, des hommes s'attroupent autour d'une femme qui vient de perdre la vie, serrent son corps encore tiède qu'ils ont tous sailli, l'un deux, sans se presser, fouille avec son index la bouche de la femme, la lune est presque pleine (la clarté!), un enfant drogué dort adossé à un arbre, et à quelques dizaines de kilomètres de là dans des villes et des villages la vie continue, les gens se préparent à passer au lit, à Luanda un couple parle de la graisse restée dans la poêle, à Lusaka une femme dort à côté de son mari diplomate qu'elle n'a jamais aimé, à Paris une intellectuelle rédige un texte sur les révolutions trahies, tandis que sous la boue de la plaine russe, sous la pierraille des déserts américains sommeillent de gigantesques cylindres bourrés de mort qui peuvent s'envoler à tout moment et effacer cette terre bleuie par la lune. Et au plus profond de ce monde dément il y a un répit, cette maison en bois, une femme qui, à la tombée de la nuit, sort sur le petit perron enneigé et regarde la route blanche sous l'étagement noir de la taïga..."
(p.205)

Un très beau roman, débordant de réalité, qui me donne envie d'entrer chez Makine à grands pas!

L'instinct d'Inez, Carlos Fuentes.

Londres, 1940. Le célèbre chef d'orchestre français Gabriel Atlan-Ferrara monte La Damnation de Faust d'Hector Berlioz. Il rencontre une jeune cantatrice mexicaine, Inés, qui deviendra Inez Prada. Passion impossible qui ne connaîtra que deux autres rencontres, lors de deux représentations de Faust où Inez, devenue diva, chantera Marguerite. Mais Inez est habitée par un autre personnage, une femme ayant vécu à l'aube de l'humanité, peu avant les grandes glaciations, et dont le destin sera tragique. C'est cette femme qui découvre le chant comme nécessité pour exprimer ses sentiments. Deux histoires se nouent ainsi autour d'une conception du temps : le passé est un futur et le futur un éternel retour dans la spirale infinie de la Création permanente à partir du chaos de l'origine, symbolisé par le finale de La Damnation de Faust.Dans L'instinct d'Inez, Carlos Fuentes revient à l'une de ses meilleures veines : celle du mystère des êtres dont l'essence profonde excède leur propre histoire, pour entrer dans la chaîne multiple de l'histoire de l'humanité.


"Tout a l'air préparé pour des adieux. Le chemin, la mer, le souvenir, les tabourets de la mort, le sceau de cristal." (p.73)

Qu'est-ce que ce sceau de crystal? Je n'ai pas fait le lien... Pourquoi devaient-ils toujours se séparer pour se retrouver des décennies plus tard? Une lecture très difficile, je n'ai pas l'aptitude pour comprendre les textes à double sens et j'ai eu l'impression que Fuentes écrivait en paraboles! On dit de cet auteur qu'il est un des plus grands au Mexique, peut-être trop pour moi...



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