vendredi 30 décembre 2016

Homesman, Glendon Swarthout.

Au cœur des grandes plaines de l'Ouest, au milieu du XIXe siècle, Mary Bee Cuddy est une ancienne institutrice solitaire qui a appris à cultiver sa terre et à toujours laisser sa porte ouverte. Cette année-là, quatre femmes, brisées par l'hiver impitoyable et les conditions de vie extrêmes sur la Frontière, ont perdu la raison. Aux yeux de la communauté des colons, il n'y a qu'une seule solution : il faut rapatrier les démentes vers l'Est, vers leurs familles et leurs terres d'origine. Mary Bee accepte d'effectuer ce voyage de plusieurs semaines à travers le continent américain. Pour la seconder, Briggs, un bon à rien, voleur de concession voué à la pendaison, devra endosser le rôle de protecteur et l'accompagner dans son périple.
 
Inoubliable portrait d’une femme hors du commun et de son compagnon taciturne, aventure et quête à rebours, Homesman se dévore de la première à la dernière page.

Pioché dernièrement chez Hop! sous la couette, Homesman est le dernier roman que j'ai lu en 2016.  Et quel roman!  Mon premier vrai western! On y dort sous le chariot à la belle étoile, on y croise des Amérindiens avec qui il faut négocier, on y tue les crotales à coups de fusil et on y commande un bon bain chaud de temps en temps pour enlever la crasse poussiéreuse...  À ce que j'ai pu comprendre, Tommy Lee Jones en a fait une adaptation cinématographique extraordinaire, ce sera à découvrir dans mon cas.
 
Classé dans la catégorie Nature Writing chez l'éditeur, il faut donc s'attendre à des descriptions de paysages grandeur nature!  La maison se spécialisant dans la littérature américaine, je me ferai un plaisir d'y piocher d'autres titres dans la nouvelle année. 
 
Mary Bee Cuddy est chargée de ramener chez elles quatre femmes ayant perdu la tête suite à des événements tragiques.  C'est une tâche colossale et c'est avec l'aide d'un homme sans morale qu'elle s'aventurera dans les grands espaces américains à une époque sans commodités et protection.  C'est ambitieux comme projet, mais cette expédition lui permettra de mettre toute sa vie en perspective.  C'est un très beau portrait de femme hors du commun pour l'époque.  Si le roman s'ouvre sur une femme indépendante, positive et forte, il se referme sur une note moins idyllique lorsqu'elle fait face à son avenir.  Et que dire ce cet homme qui les accompagne... il sera transformé par cette aventure!  Dans son cas, il aura l'occasion de se reprendre pour toutes les bavures de son passé.
 
Glendon Swarthout est un auteur américain décédé en 1992.  Son œuvre offre une belle variété de titres dont un nouveau titre chez Gallmeister en 2017.  Je remercie Marie-Claude de m'avoir mis sous le nez un tel talent. Je vous invite d'ailleurs à cliquer sur le lien de son blog ci-haut car ses billets sont toujours irréprochables!
 
Gallmeister
ISBN: 978-2-35178-076-3

5 commentaires:

Marie-Claude Rioux a dit...

Eh bien, ma chère, je suis vraiment ravie que tu l'aies aimé. Et ton billet me rappelle à quel point j'ai adoré ce roman. Pour ton info, Gallmeister sort un nouveau roman de l'auteur en début d'année. Et, bien sûr, il y a aussi "Le tireur", qui est à lire. Bref, j'adore cet auteur (au même titre que Kent Haruf!) et suis bien contente que tu l'apprécies aussi!

Jules a dit...

Marie-Claude: Ah! oui, on peut dire que j'ai fait de belles découvertes chez toi en 2016! :)

Alex Mot-à-Mots a dit...

Un western ? Je fuis !

Isa a dit...

Pour une fois, j'ai vu le film avant d'avoir lu le livre. J'avais adoré le film, je n'ai aucun doute que j'adorerai le livre !

Kathel a dit...

Un coup de coeur que ce roman ! Je surveillerai ses futures publications !