mardi 23 janvier 2018

Mensonges de femmes, Ludmila Oulitskaïa.

Dans ce livre, qui se présente comme un roman à épisodes, la grande romancière et nouvelliste russe Ludmila Oulitskaïa nous propose de subtiles variations sur le mensonge au féminin. Car, d'après notre auteur, les mensonges des femmes se distingueraient nettement de ceux des hommes, et seraient presque toujours dépourvus de finalité. Génia, le personnage principal, est ainsi confrontée à toutes sortes d'inventions ou d'affabulations. Comme le récit d'Irène, dont elle fait la connaissance en vacances en Crimée, sur la mort de ses enfants, qui l'émeut jusqu'aux larmes. La petite Nadia s'invente un grand frère, Lialia une liaison avec un peintre célèbre, et Anna se prétend poète...

Chaque nouvel épisode de ce roman à thème illustre à sa manière l'étendue du talent de Ludmila Oulitskaïa, la précision de son sens de l'observation, l'originalité de ses canevas, et surtout, une grande tendresse pour ses personnages et à travers eux pour l'être humain et ses faiblesses.

Je n'aurais probablement jamais lu cette auteure russe si  je ne m'étais pas inscrite au Défi littéraire 2018 de Madame Lit! Janvier était consacré à la littérature russe et comme je ne me suis décidée le 14 janvier, je n'avais pas le temps de plonger dans un classique volumineux.  J'ai choisi ce roman parce que la couverture m'intriguait et parce que l'auteure est une des plus connues dans la littérature russe contemporaine.  Malheureusement, je n'ai pas du tout accroché à ce roman constitué de scènes de vie autour du personnage principal, Génia.  Je vous dirais que les premières histoires sont les plus marquantes, mais le ton change en milieu de livre et il n'y a plus vraiment de chute à la fin de chaque histoire.  À dire vrai, j'ai peiné pour terminer ce roman et j'ai expédié les derniers chapitres sans grand intérêt. Même s'il n'y a qu'un personnage récurrent, il manque un fil conducteur. J'avais l'impression d'être baladée d'un côté et de l'autre comme si l'auteure avait éparpillé ses notes et avait tenté de remettre de l'ordre sans grand succès. Bien que le mensonge soit au cœur de chaque histoire, il est parfois flagrant et parfois très subtil.  Le fond culturel est intéressant et on y boit beaucoup de vodka, mais j'aurais peut-être aimé moins d'épisodes pour approfondir certains volets de la culture russe qui transperçaient dans quelques unes des histoires.  Pour ce qui est du mensonge féminin, j'en déduis qu'il sert à se rendre plus intéressante ou à trafiquer une réalité un peu trop douloureuse...

Je ne mets pas une croix sur Ludmila Oulitskaïa. Si vous avez un coup de cœur, merci de partager!
 
ISBN: 9782070771059
 
 

8 commentaires:

Madame lit a dit...

Je n’ai pas lu... Côté littérature russe, je connais plus les classiques. Je vais insérer le lien de votre billet dans mon bilan mensuel. Au plaisir!

Jules a dit...

Madame lit: Ah merci beaucoup! On peut se tutoyer? :) J'ai commencé Annna Karénine il y a près de 4-5 ans!! Je voulais le reprendre mais je n'aurais pas eu le temps de terminer...

Karine a dit...

J'ai été u peu déçue par ma lecture de cette auteure aussi... mais je veux découvrir autre chose!

Moustafette a dit...

Je n'ai pas encore lu ce titre mais j'aime bien cette auteure en général. Je parlerai d' un autre de ses livres demain.

Jules a dit...

Karine: bon, tu ne m'encourages pas à vouloir lire autre chose! :)

Moustafette: je passerai voir! Merci!

Alex Mot-à-Mots a dit...

Je ne te sens pas pleinement convaincue.

Jules a dit...

Alex: non pas vraiment! Pas de coup de cœur ici, ça c'est certain!

PatiVore a dit...

Comme je l'ai écrit en commentaire à Karine, je n'ai jamais lu cette auteur russe mais si tu dis qu'elle a de la tendresse pour ses personnages, ses romans pourraient me plaire ;)