vendredi 22 septembre 2006

Remise en question.

En récupérant A.L.G.Y. à l’université hier, j’ai envié les étudiants gambadant sur le campus qui ont tout leur avenir devant eux. Qui ne connaissent pas encore la routine fixe quotidienne. Depuis plusieurs mois que je remets ce que je fais de ma vie en question, j’ai eu l’envie de faire changer les choses. J’ai un salaire confortable dans une entreprise (où je travaille depuis 8 ans déjà) où j’ai assez de liberté pour exécuter les tâches selon mon planning et où je peux parler le français, l’anglais et l’espagnol (parce que j’aime apprendre les langues). Mon salaire me permet, par exemple, de voyager, d’acheter les trucs qui me plaisent et de manger au restau quand je veux. C’est là où est mon plus grand problème, je crois. C’est ce qui m’empêche de réaliser mon rêve, changer de vie. Je plaisante souvent en disant que je veux prendre une année sabbatique ou devenir une libraire en veste de laine dans le fond d’une boutique (la mienne de préférence !!). Mais la peur du petit gain me gruge. Devenir dépendante de mon chum ou abaisser notre niveau de vie parce que j’ai besoin de changement comme certains ont besoin de changer de voiture, ne me plait pas du tout ! Que faire ? Sur le coup je suis toute emballée, je me dis que je vais consulter un orienteur ou postuler pour un autre type de travail et après je m’assois sur mon idée et je ne fais rien ! Je regarde autour de moi et je vois des gens qui font le grand saut : des coiffeuses qui deviennent des paysagistes ou des arpenteurs, un représentant qui devient consultant autonome, un chum qui cumule des diplômes (télédétection, tourisme et peut-être même arts plastiques prochainement). Pourquoi est-ce que moi je ne suis pas capable de faire bouger les choses ? J’attends toujours que le destin le fasse pour moi ! J’éprouve un profond malaise et je ne sais pas comment le résoudre. Chaque matin est pénible et c’est à reculons que je rentre au boulot parce que j’ai trop envie de changement… D’ailleurs, vous aurez certainement remarqué que je publie mes textes pendant les heures de travail, c’est pour me distraire un peu et non par dépendance.

La peur, la peur paralyse tout et j’en ai marre ! Mais comme d’habitude je vais attendre que ça passe, n’est-ce pas ?

2 commentaires:

magnolia a dit...

Chère Julie, j'ai lu ton texte et je désapprouve ta peur. Il ne faut pas juste rêver dans la vie, il faut les réaliser nos rêves, c'est ce qui nous tiens en vie. En fin de semaine, j'écoutais le télé et il y avait un émission de télé avec Sonia Benezzra et elle parlait de Tina Turner et bla bla bla et elle a dit qu'elle avait dit quelque chose a Tina Turner a propos de sa vision de la vie et c'est pour cette raison qu'Elle trip autant, la phrase était : :Aime comme si c'était ton dernier amour, travail comme si tu n'avais pas besoin d'argent, aide sans jamais rien espérer en retour. Travail comme si tu n'avais pas besoin d'argent. Pourquoi tu penses que je trip sur ma job a la pharmacie, ce n'est certainement pas avec un 8.30$ l'heure que je devenir millionaire mais j'ai enfin une reconnaissance que je n'ai jamais eu dans tous mes jobs, les clients m'aime et mes collègues de travail m'apprécie comme je suis, ça vaut tout l'or du monde je te garanti.

Pourquoi tu ne t'écoute pas, pourquoi tu laisse les autres s'éppanouir et pourquoi toi tu n'y aurait pas droit. Je me suis fait vivre par mon chum pendant un bon bout de temps et je ne suis pas morte, çâ m'a aidé a prendre conscience qu'il y a tellement de chose superficielle dans la vie et on vient qu'on se perds dans tout ça. Si je n'ai pas de sous, c'est pas grave, quand j'en aurai, je m'achèterai des nouveaux pantalons, sinon, je vais mettre ce que j'ai encore cette année, y'a des gens qui n'ont rien et qui sont heureux quand même. Pourquoi tu n'aurais pas le droit toi aussi de réaliser tes rêves. Peut-être ferais-tu quelques voyages de moins ou moins de rouge a lèvre Séphora...par exemple. A ce que je sache , financièrement, vous n'êtes pas a plaindre et pas d'enfants en plus (pour le moments)c'est la que c'est le temps.

Avec tous les risques que j'ai pris depuis quelques années, je peux te dire que c'est juste pour le mieux.Je suis maintenant heureuse dans mon travail, enfin. Ça m'a pris quelques étapes avant et beaucoup de sacrifices, mais la au moins je suis enfin heureuse.

On a rien que une vie a vivre...Regarde mon père et ta mère, ils sont morts en ayant jamais vécu complètement. Mon père a toujours voulu avoir sa propre buisness mais il a toujours eu la chienne de faire le grand saut, il est trop pour lui maintenant. Il faut prendre des risques dans la vie, faire le sacrifices de vivre plus serrer monétairement mais pour être plus heureux, n'est-ce pas que ça en vaut la peine.

Quand j'ai risqué d'enfin de plus retenir mes émotions refouler par rapport au fait de vivre avec ma belle-mère en bas de chez nous, je n'en pouvais plus, j'étais rendu toujours moche, je n'étais plus heureuse du tout, j'ai risqué gros, j'aurai pu perdre mon chum, a mon grand désespoir, mais j'ai fait confiance a la vie comme je l'ai toujours fait et ça a value la peine, pcq enfin, je vie une vie de couple et de famille normale.

Penses a tout ce que tu perds et a tout ce que tu pourrais gagner en réalisant tes rêves.

Moral ce cette histoire, réfléchi bien cousine, être heureuse est plus important que tout.

JULES a dit...

À chacun sa personnalité... J'admire ton courage et ta persévérance. Dépendre de mon mari me rendrait plus malheureuse qu'heureuse, je crois! Donc, j'élimine cette carte. Je travaille aussi avec des gens qui m'apprécient et qui m'aiment comme je suis. Honnêtement, j'ai juste le goût d'explorer d'autres facettes de moi-même et je n'ai juste pas encore trouvé ce que je pourrais faire d'autre! Lorsque je saurai où je veux aller, je ferai le grand saut ne t'inquiètes pas chère cousine!