mercredi 29 avril 2009

À la poursuite du temps perdu...

**** Edit du 2 mai****
Cet homme est génial! Je suis encore sur mon nuage!! Je l'aime à mourrir...

Un nouveau boulot, les impôts, la physiothérapie, un "big" projet prise 2 en route depuis lundi (vous serez mis au parfum si le résultat est positif...), deux billets sur mes lectures en retard (pas dans mes habitudes), une semaine de fou pour moi et Antonio... qui a aussi son lot de il faut que je fasse ceci et cela bien à lui!!!

Demain, nous mettrons tout de côté pour l'événement que nous attendons depuis plus de 6 mois et juste pour notre chouchou bien à nous, nous allons décompresser, tout oublier et chanter bien fort...

lundi 27 avril 2009

Un jardin de papier, Thomas Wharton.

Pour embrasser toutes celles qui fleurissent dans ce Jardin de papier, il faut en raconter plusieurs autres : d’abord celle d’une jeune fille rencontrée dans les ruines d’une librairie de Québec, puis celle de l’imprimeur Nicolas Flood, sommé de créer un livre infini pour satisfaire la lubie du comte d’Ostrov, un excentrique passionné d’énigmes et de mécaniques fantasques. Absorbé tout entier dans la poursuite de cette chimère, Flood entreprend un périple fabuleux qui le mènera autour du globe en compagnie de personnages tout droit sortis d’un cirque oudes Mille et Une Nuits : Djinn, un être auréolé de mystère, Ludwig, l’automate, Amphitrite, corsaire à la peau d’ébène, et la jeune Pica, capable de respirer sous l’eau. Un jardin de papier, c’est une fable gigogne sur les rêves des créateurs, une romance baroque truffée de révélations, un livre magique offert en hommage au pouvoir de l’imagination. Publié à l’automne 2005 et accueilli par une critique on ne peut plus favorable, Un jardin de papier s’est taillé une place importante dans le coeur des amoureux du livre et de la lecture. À la croisée de la fantasy, du conte et du roman philosophique etd’aventure, le roman de Wharton est une oeuvre qui représentebien ce qui motive le travail des Éditions Alto en ce qu’il offre un hommage vibrant au plaisir de s’abandonner aux histoires quinous font rêver. Désormais offert à prix abordable, ce romanenvoûtant peut désormais aller ensorceler de nouveaux lecteurs.

"- Les planètes, commença le comte en se penchant sur le côté pour aligner son regard sur la diagonale formée par la fèche tout en consultant à nouveau sa montre. Les planètes, le firmament étoilé, les incommensurables abîmes de ténèbres et de temps à traver lesquelles nous plongeons sans cesse, sans savoir comment ni pourquoi, tout cela, comme j'ai fini par m'en rendre compte, est un livre d'énigmes immense et sans limites. Un livre écrit dans la langue insaisissable et imprononçable de Dieu.

Il referma sa montre d'un geste sec.

-Ce que je veux, c'est mon exemplaire personnel, ni plus ni moins." (p.66)

Abandon à la page 238... Vous avez bien lu, j'ai tout donné pour me rendre jusque là et je suis déçue parce que les débuts me semblaient prometteurs. Mon esprit a divagué en chemin et je n'arrive plus à me concentrer pour l'autre moitié. Si un livre a trop de succès, on dirait que la tendance est inversée dans mon cas. Je n'arrive même pas à déterminer ce qui me plaît vraiment dans les romans, mais quand je n'aime pas, je le sens beaucoup plus facilement. Je ne suis pas rêveuse, je préfère vivre dans la minute même, j'ai perdu mon côté enfant il y a bien trop longtemps et j'aimerais bien le retrouver pour me permettre d'être dans les nuages le temps d'un livre avec une couverture magnifique!

dimanche 26 avril 2009

Soirée télé...

Le dimanche, c'est MA soirée télé. C'est là que je deviens madame Michu et que je m'installe au salon avec mon vernis à ongle, mon verre d'eau, mon pyjama et pas de livres! Si le reste de la semaine, je ne fais que me contenter de quelques minutes de Question pour un champion, Thalassa, L'épicerie, What not to wear, Club social, Escape to the country, Découverte ou encore La semaine verte, ce n'est que le dimanche que je me fixe un rendez-vous avec l'écran (qui n'est même pas plat!!!). Et qu'est-ce que je regarde?

The No.1 Ladies'Detective Agency Parce que j'ai lu toute la série d'Alexander McCall Smith!
Desperate Housewives Parce qu'un jour j'ai regardé et depuis, je ne peux décrocher...
Brothers & Sisters Parce que pour une fois, les gens ont l'air de travailler fort dans une série! Et un peu aussi pour Matthew Rhys... ça doit être pour le même effet que Colin Firth... une tête so British!

Vous êtes prévenus, à partir de 20h00, je ne décroche plus, n'essayez même pas de me joindre...

Une douloureuse absence, Mary McGarry Morris.

A travers les yeux de deux gamins émouvants se dessine une histoire douloureuse, celle de l'Amérique de la Grande Dépression. Un roman bouleversant sur la perte de l'innocence, l'amour filial et la violence qu'engendre la misère. A douze ans à peine, Thomas Talcott a déjà compris qu'il ne pouvait compter que sur lui-même. Fuyant une existence misérable, sa mère l'a abandonné et son père est toute la journée sur les routes, à la recherche du moindre travail. Alors Thomas veille sur sa petite sœur, Margaret. Un peu de pêche, quelques mûres vendues à la sauvette, quelques douceurs données par des voisins compatissants, ensemble, ils s'improvisent une vie. En attendant que leur mère revienne et que tout soit comme avant. Mais, à douze ans, on ne soupçonne pas que les adultes peuvent être mal intentionnés. Thomas et Margaret vont en faire la cruelle expérience...

Une mère qui abandonne ses deux enfants, un père qui n'arrive plus à joindre les deux bouts et qui est victime d'une grande injustice, voilà une situation qui ne peut qu'engendrer des problèmes pour Thomas et Maragaret, leurs deux jeunes enfants. Ils seront trimballés d'une famille à une autre ou laissés à eux-mêmes. Ils vivront une période très difficile en orphelinat et ils passeront très proche d'être séparés malgré eux. C'est du déjà vu! Mais là où ce livre fait la différence, c'est dans le talent de l'auteure. Elle réussit à venir chercher notre sympathie, à nous rallier à la cause de ces deux innocents, à nous mettre en colère contre certains adultes sans scrupules et elle réussit presque à nous faire sentir coupable de notre impuissance en tant que lecteur! C'est un coup de coeur! Sans compter que la petite Margaret avait un petit quelque chose de Scout, la petite fille de Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur... Mary McGarry Morris est donc une auteure que je note dans mon petit carnet.

vendredi 24 avril 2009

Mon rêve était trop beau...

17 degrés, plein soleil, en avril...
En décapotable Suzuki, BMW ou en pick up rafistolé...
La musique trop forte...
Les cheveux dans le vent...

J'étais à pieds sur le trottoir...

mercredi 22 avril 2009

King Julian... move your anatomy!

Malavita, Tonino Benacquista.

Ils prirent possession de la maison au milieu de la nuit. Une autre famille y aurait vu un commencement. Le premier matin de tous les autres. Une nouvelle vie dans une nouvelle ville. Un moment rare qu'on ne vit jamais dans le noir. »Une famille d'Américains s'installe à Cholong-sur-Avre, en Normandie. Fred, le père, se prétend écrivain et prépare un livre sur le Débarquement. Maggie, la mère, est bénévole dans une association caritative et se surpasse dans la préparation des barbecues. Belle, la fille, fait honneur à son prénom. Warren enfin a su se rendre indispensable pour tout et auprès de tous. Une famille apparemment comme les autres en somme. Une chose est sûre, s'ils emménagent dans votre quartier, fuyez sans vous retourner...

Je ne m'ennuie jamais avec Benacquista! Je ris. Il y a toujours une petite intrigue. J'aime son rythme. J'aime le fait qu'il n'écrit pas toujours sur les mêmes sujets, même si on sent que ses personnages ont souvent besoin de travailler sur eux-mêmes... Bref, je ne me trompe pas en choisissant de lire cet homme.


mardi 21 avril 2009

On jase là...

Quelle chaîne de radio à 5 cents ne fait que tourner les tounes de Marjo, Rock Voisine et Star-épidémie? Je n'ai pas le contrôle, c'est ma nouvelle collègue qui gère la musique! Radio-chiaaaalage ou quelque chose comme ça... Pas de Pink, Lady Gaga... en tout cas le genre de musique qui me fait oublier que je n'ai plus 20 ans mais que je peux être encore à la page (côté musique parce que côté livres... je pense que ça va!)

J'ai 113 livres dans ma PAL officielle. Arrête d'en acheter Jules! Pas capable! Un psychologue, un psychiatre, lequel dois-je consulter? Ça doit être chimique mon affaire, je ne me contrôle plus! C'est impulsif docteur... HELP! Dernière récidive vers 16h40 ce soir...

Il n'y avait pas de champignons dans mon boeuf aux champignons ce midi... J'appelle la Direction des services techniques?

Entendu dans l'autobus en face d'un CÉGEP, après que le chauffeur lui réclame sa carte d'étudiante pour justifier le billet à coût réduit qu'elle vient d'insérer dans la fente: "Câlisse, je l'ai pas ma carte, est dans mon autre poche! Je l'ai pas là! J'te dis qu'est dans mon autre porte-feuille!" Le chauffeur insiste... "Maudit chialeux!" Le chauffeur lui mentionne que s'il était son employé, est-ce qu'elle aimerait qu'il ne fasse pas sa job? "Hein!, Ça pas rapport! Je finis l'école là, come on!" Elle a mis sa monnaie... Elle termine le CEGEP, j'aimerais bien connaître ses projets pour l'université (s'il y a lieu!)!!! Dans quel type d'emploi peut-on envoyer promener les gens avec des cheveux blancs?! Ou mentir sans être bonne? Dans la poche ou dans l'autre porte-feuille? Combien de porte-feuilles possède une ado?!!

Pour terminer, une bonne nouvelle, je marche presque comme quelqu'un de normal, un peu shiftée à droite (comme dit ma physiothérapeute!) et j'ai été capable de me laver les pieds toute seule... Ouais... disons que c'était un gros objectif dernièrement! Get a life Jules...

dimanche 19 avril 2009

Soixante-neuf tiroirs, Goran Petrovic.

Lire n'est pas une activité innocente. C'est aussi vivre dangereusement, comme le montrent les aventures extraordinaires des personnages de ce roman, lecteurs passionnés qui mènent une double vie et se rencontrent entre leur réalité quotidienne et leurs lectures. Ainsi Adam, se plongeant littéralement dans un texte, s'aperçoit vite qu'il n'est pas seul. D'autres lecteurs le hantent, parmi lesquels une vieille dame excentrique, un ancien agent d'une section très spéciale des services secrets, une jeune fille au parfum câlin... Ecrite par l'un des meilleurs écrivains serbes contemporains, l'histoire surprenante qui tisse ce roman est un éloge ludique des grands espaces de lectures sans lesquels certains d'entre nous ne sauraient respirer.

Une amie m'a conseillé ce roman serbe en m'avouant qu'il avait changé sa façon de lire les autres livres depuis...

"Dis, Stévan, quand tu te plonges totalement dans un livre, as-tu le sentiment de ne pas être seul, je veux dire qu'il y a à part toi d'autres personnes pareillement envoûtées qui, par un concours de circonstances, selon les lois de la probabilité, commencent à lire le même livre au même moment à l'autre bout de la ville, dans une autre ville, peut-être à l'autre bout du monde?"
(p.22)

Je n'ai pas été envoûtée au point de me coiffer avant de commencer ma lecture juste au cas où je rencontrerais d'autres lecteurs dans le décor du fameux livre Ma Fondation, sujet central de ce roman. Afin de croiser sa bien-aimée "littéraire" le plus souvent possible, Anastase Branitza a écrit des lettres qu'il a déposé dans les bouquins suggérés (de la bilbiothèque municipale) à sa douce (par une dame de compagnie) en prenant soin de se garder une copie afin de lire ces lettres en même temps qu'elle. De cette façon, ils se sont rencontrés (physiquement par la lecture!) dans le décor imaginé par Anastase. Il en a fait un livre sans personnages, mais entièrement constitué de descriptions de lieux et d'images. Compliqué tout cela? Oui, pourquoi ne pas l'attendre directement à la porte de la bibliothèque municipale et lui déclarer son amour? Pourquoi tant d'histoires d'amour à sens unique dans ce roman? Pourquoi tant de pages sacrifiées à la guerre et à la politique?

Je suis totalement passée à côté... Au départ, l'idée était bonne, comme si demain à une heure précise tous les fans d'Austen lisait le même livre, à la même page et que nous serions tous littéralement en compagnie les uns, les autres avec les personnages d'Austen... S'évader en lisant un livre prendrait tout son sens...

Tag du marque-page...

Michel m'a taggée! Il est au bord de la mer en ce moment, le chanceux! Je me fais un plaisir de répondre à son tag, car il est un bloggeur que j'apprécie beaucoup...

Ce Tag donc consiste à présenter le taggeur et à présenter 3 marque-pages. En terminant, je dois tagger trois chanceux

Le premier de style africain date d'au moins 15 ans, si ce n'est pas plus. Il m'avait été offert par une amie qui passe quelques fois par ici, Mrs.Pills. Le deuxième qui porte le nom de mon blog est le premier marque-page offert par une bloggeuse, N-Talo. Le dernier acheté cet hiver me faisait penser au printemps, je l'aime beaucoup! J'ai une tonne de marque-pages que je n'utilise pas et une autre tonne que j'utilise, je choisis selon la taille du livre en général...

Pour l'occasion, je vais refiler le jeu au Québec: Venise, Virge et Julie.

samedi 18 avril 2009

La pagaille sur le lit, ça m'arrange!


Bon samedi!
Ce matin je me suis levée et je marche sans avoir l'air d'avoir une jambe plus courte que l'autre. C'est ce que j'appelle du progrès, malgré la douleur...

vendredi 17 avril 2009

The thirteenth tale, Diane Setterfield.

Biographer Margaret Lea returns one night to her apartment above her father's antiquarian bookshop. On her steps she finds a letter. It is a hand-written request from one of Britain’s most prolific and well-loved novelists. Vida Winter, gravely ill, wants to recount her life story before it is too late, and she wants Margaret to be the one to capture her history. The request takes Margaret by surprise–she doesn’t know the author, nor has she read any of Miss Winter’s dozens of novels.

Late one night, while pondering whether to accept the task of recording Miss Winter’s personal story, Margaret begins to read her father’s rare copy of Miss Winter’s Thirteen Tales of Change and Desperation. She is spellbound by the stories and confused when she realizes the book only contains twelve stories. Where is the thirteenth tale? Intrigued, Margaret agrees to meet Miss Winter and act as her biographer.

As Vida Winter unfolds her story, she shares with Margaret the dark family secrets that she has long kept hidden as she remembers her days at Angelfield, the now burnt-out estate that was her childhood home. Margaret carefully records Miss Winter’s account and finds herself more and more deeply immersed in the strange and troubling story. In the end, both women have to confront their pasts and the weight of family secrets. As well as the ghosts that haunt them still.

Je suis probablement une des dernières à avoir lu ce livre qui traîne depuis au moins 2 ans sur mes tablettes. Je serai brève, j'ai été absorbée par ce livre!!! J'ai tout aimé de ce roman. La couverture, le papier inégal, les personnages, le rythme et l'histoire... Si quelqu'un me demandait de lui raconter une histoire, c'est ce bouquin que je ressortirais pour l'occasion. La V.O. n'est pas difficile à lire, le vocabulaire plus compliqué est souvent le même.

La fin est celle dont rêvent tous les lecteurs (comme moi!) qui ne peuvent vivre dans le mystère, puisqu'elle nous dévoile ce que chacun des personnages est devenu. J'aime beaucoup! Il sera dans mon top 3 du mois et probablement dans mon top 10 de l'année...

jeudi 16 avril 2009

Vraiment déçue!

Une visite chez le médecin ce matin m'a confirmé que je ne suis pas sortie du bois! Les rayons X ont fait une découverte: une scoliose (la colonne en "S") qui n'aide pas à ma lombalgie chronique avec exacerbations... J'essaie un nouvel anti-inflammatoire, mais je ne me réjouis pas d'avance!

Il n'y aura donc pas de sorties pour moi dans les prochains jours. Je peux oublier Québec se livre ce soir et le Salon du livre de Québec... en tout cas pas d'ici dimanche ou samedi si je veux être sadique avec moi-même.

La physiothérapeute est la seule qui me fait du bien avec ses doigts franchement magiques, mais à 60$ la session, je ne peux en abuser...

Dois-je vous dire que je ne supporte plus le blanc du plafond au dessus de mon lit?! Le divan du salon trop mou est proscrit et les chaises également. Je lis debout en posant le livre sur la commode de ma chambre!!! C'est la joie!!! Bon, j'arrête de me plaindre et je retourne auprès de ma fidèle infirmière qui se réjouit de ma présence à plein temps...

mercredi 15 avril 2009

La Recrue du 15 avril: Ce qui s'endigue, Annie Cloutier.

Anna et Angela ont été conçues le même jour de mai, dans les dunes venteuses de la mer du Nord. Alors que leur caractère et leur condition sociale les opposent, leurs destins s'emmêlent dès leur enfance, se projetant et se répercutant l'un sur l'autre. Au fil des années, Anna et Angela tissent la trame de leur vie, grandissent, aiment, défaillent et s?assagissent sur le fond de la crainte et de la fascination qu'elles éprouvent l'une pour l'autre. Mais de Delft à Amsterdam, et de l'Indonésie à la Normandie, qui, de la conventionnelle Anna ou de l'impétueuse Angela, réussit le mieux sa vie?

A travers une fine analyse du regard de l'autre, Ce qui s'endigue explore les mystères de la satisfaction. Résolument ancré dans l'Occident du XXIe siècle, il s'agit d'un roman poignant sur la possibilité du bonheur ordinaire et sur l'émotion qui constitue, en fin de compte, l'ultime explication des choix qui façonnent nos existences.

Ce sera ma première critique sous narcotiques!! Naproxen, Cyclobenzaprine et Oxycocet me permettent de rester assise une dizaine de minutes à la fois... En arrêt de travail cette semaine, je dois être couchée ou debout, mais pas sur une chaise devant l'écran! Alors, j'ai fait vite pour respecter mon engagement avec La Recrue.

Anna et Angela, deux destinées en parallèle qui se croisent de temps en temps pour faire le point sur l’évolution de chacune. Paragraphe pour paragraphe, deux femmes à l’opposée l’une de l’autre dans un pays éloigné, une autre dimension est ainsi ajoutée au récit. À noter qu’un lexique en bas de page aurait permis une lecture plus fluide…

C’est une histoire sur la vie à travers les choix, les conséquences, les regrets et les joies… L’une est agressive, l’autre est passive, les rôles s’inversent. L’amour et les enfants figurent dans les plans de chacune, mais elles le vivront de façon totalement différente. Elles sont heureuses, parfois très malheureuses, mais surtout envieuses l’une de l’autre. Ce roman pourrait être votre histoire, mon histoire… que sont devenus nos semblables que nous avons quittés après l’école ? Ont-ils réussi ? Ont-ils des enfants ? Suis-je réellement devenue ce que je voulais être ? Le questionnement est tout à fait naturel, car Annie Cloutier soulève des points importants à lesquels même le fameux réseau Facebook ne peut répondre ! Même si on pense que le gazon est toujours plus vert chez le voisin, l’auteure nous démontre clairement que sous cette perfection se cachent parfois des parasites nuisibles…

La note finale est sublime, car l’amitié combat tous les maux et offre le soutien mutuel à deux femmes qui au fond, attendaient cette proximité depuis les débuts, sans peut-être même le savoir…

lundi 13 avril 2009

Jules est hors d'usage...

Tout mon petit change est nécessaire pour venir vous dire à bientôt...
Mon dos a beaucoup souffert de mes visites pascales...
Je regrette mes sorties d'hier et j'anticipe le retour difficile au travail demain matin...
La chaise est mon pire ennemi...

dimanche 12 avril 2009

samedi 11 avril 2009

vendredi 10 avril 2009

Readers...

'Readers', continued Miss Winter, 'are fools. They believe all writing is autobiographical. And so it is, but not in the way they think. The writer's life needs time to rot away before it can be used to nourish a work of fiction. It must be allowed to decay. That's why I couldn't have journalists and biographers rummaging around in my past, retrieving bits and pieces of it, preserving it in their words. To write my books I needed my past left in peace, for time to do its work.'

The thirteenth tale, Diane Setterfield, p.46.

jeudi 9 avril 2009

Maria Chapdelaine, Louis Hémon.

Il aura suffi d'un court séjour dans un coin de pays récemment ouvert à la colonisation pour que Louis Hémon propose une nouvelle interprétation du drame du peuple canadien-français, « l'éternel malentendu entre deux races » : les nomades et les sédentaires. Le roman met en conflit deux tendances irréconciliables, celle qu'incarnent François Paradis, l'aventurier, et le père Chapdelaine, et celle dont la mère de Maria est la meilleure représentante, avec Eutrope Gagnon, son allié. Quant à Lorenzo Surprenant, sa positon d'exilé le disqualifiait aux yeux de l'héroïne, de même qu'une trop grande témérité a éliminé de la course amoureuse François Paradis. Pour qu'une race persiste et se maintienne, selon Hémon, il lui faut se fixer à demeure, prendre feu et lieu. Publié en feuilleton, à titre posthume, dans un quotidien parisien, Maria Chapdelaine paraît en volume à Montréal en 1916, puis à Paris en 1921, inaugurant chez Grasset la célèbre collection « Les Cahiers verts ». Cette tragique histoire d'amour qui se déroule à Péribonka a été adaptée à la scène, au cinéma et pour la télévision. On compte jusqu'ici plus de 150 éditions de ce chef-d'oeuvre de la francophonie qui a été traduit dans 25 langues.

Voilà un classique québécois écrit par un Breton que j'ai boudé pendant trop longtemps... à regret! C'est un fantastique retour en arrière sur le Québec du début du vingtième siècle. La drave, les mouches noires, la terre, l'habitant, les bêtes, tout y est rustique. On y fabrique son pain, on y cultive ses terres, on y trait son lait, on y vend ses peaux et on y tue ses bêtes pour subsister. C'est une belle histoire de solidarité, d'amour et de famille. C'est aussi un coup de coeur!

"Lorsque les Canadiens français parlent d'eux-mêmes, ils disent toujours Canadiens, sans plus: et à toutes les autres races qui ont derrière eux peuplé le pays jusqu'au Pacifique, ils ont gardé pour parler d'elles leurs appellations d'origine: Anglais, Irlandais, Polonais, ou Russes, sans admettre un seul instant que leur fils, mêmes nés dans le pays, puissent prétendre aussi au nom de Canadiens. C'est là un titre qu'ils se réservent tout naturellement et sans intention d'offence, de par leur héroïque antériorité."
(p.64)

Même si ce livre a été écrit il y a bientôt 100 ans, ce paragraphe me semble toujours d'actualité! Sauf qu'aujourd'hui, il faudrait remplacer le Canadien par le Québécois!! La problématique n'est pas si jeune et je ne pense pas que la fameuse (et très drôle!) commission Bouchard-Taylor soit venue à bout de ce qui est ancré aussi profond, depuis si longtemps... Finalement, avec le temps, rien ne change, tout est pareil...

mardi 7 avril 2009

Québec se livre...

Non, non, vous êtes bien chez moi, chez Jules se livre, mais quelqu'un a décidé (intentionnellement ou pas?!) qu'une portion de mon titre collerait parfaitement à une rencontre entre les lecteurs et toutes les autres sphères de l'édition et du livre. C'est pour une bonne cause, je ne m'y pointerai donc pas avec mon brevet en poche...

Gilles Herman nous lance l'invitation Québec se livre pour le jeudi 16 avril à 17h00 au Cercle. En bonne lectrice du dimanche que je suis, il se peut que j'aille y faire un tour, mais c'est aussi le salon du livre et ma tête balance entre les deux...

lundi 6 avril 2009

Vais-je être tortillée dans tous les sens?!


Dans quelques minutes aura lieu mon premier traitement de physiothérapie à vie pour mon dos... La moumoune que je suis a presque peur de revenir mal foutue après la "torture pour me faire du bien"!

Je ne suis pas chiro, masso, ergo, boule de cristal, chasseur de fantômes, etc. J'ai toujours cru que je devais me limiter aux médecins et au Tylenol... Est-ce que c'est cela la veillesse? Je vais devoir commencer à consulter les "spécialistes" en tout genre pour soigner tous mes petits bobos!!

dimanche 5 avril 2009

Un brillant avenir, Catherine Cusset.

En 1958, Elena, une jeune Roumaine, s'enfuit avec l'homme qui va devenir son mari contre l'avis de ses parents. Exilée aux Etats-Unis, elle obtient la nationalité américaine en 1975 et se fait appeler désormais Helen. Bientôt elle doit faire face à la dépression de son mari et se retrouve également confrontée à sa belle-fille française, Marie. Tout les oppose et pourtant leur relation va évoluer.

Un roman cosmopolite bien ficelé qui nous entraîne sur plus d'un continent et qui nous ne nous laisse pas filer dès les premières pages! En alternance et sans ordre chronologique, l'auteure nous transporte à travers les différentes époques de la vie d'Helen (Elena) et Jacob. Arrivée à la fin de la trentaine aux États-Unis, Helen aura enfin la vie dont elle rêve pour Alex, son fils. Les embûches sont multiples et rien n'est simple chez cette femme constamment envahie par les souvenirs d'un passé difficile... Un bouquin bien écrit pour un moment lecture mémorable...

Seul bémol, on y fume beaucoup trop et Helen est souvent si fatiguée, mais pour le reste, ce roman vaut vraiment le détour!

Quelques avis: Bookomaton, Gambadou et Cuné.

samedi 4 avril 2009

Chigao, Alaa El Aswany.

C’est dans la mythique et sulfureuse ville de Chicago, dans le microcosme d’un département d’université, qu’Alaa El Aswany recrée une little Egypt en exil. Avec son art de camper de multiples personnages et de bâtir des intrigues palpitantes, il compose un magnifique roman polyphonique, entrecroisant des vies qui se cherchent et se perdent dans les méandres du monde contemporain, des existences meurtries d’avoir été transplantées dans un univers à la fois étrange et étranger.

Alors que la visite officielle du président égyptien à Chicago est annoncée, le système policier de l’ambassade se met en branle pour protéger et rassurer une Amérique traumatisée par les attentats du 11 Septembre. Cette dimension politique confère au passionnant Chicago l’ampleur d’un roman choral propre à exprimer le monde dans la douceur de ses rêves comme dans la violence de ses contradictions.

Né en 1957, Alaa El Aswany exerce le métier de dentiste dans le centre du Caire. Il a publié chez Actes Sud L’Immeuble Yacoubian (2006, porté à l’écran par Marwan Hamed), Chicago (2007) et J’aurais voulu être égyptien (2009).

Chicago, c'est une grande fresque égyptienne et orientale dans un décor occidental. Sous fonds de problématiques américaines (drogues, violence et racisme), chacun des personnages tentent de tirer son épingle du jeu. Ils ont en commun d'avoir quitté la terre natale pour un avenir meilleur, et pour certains l'expérience tournera au cauchemar! Cheïma, Tarek, Nagui, Saleh et les autres sont souvent confrontés aux libertés (d'action, sexuelles, politiques) qu'offre l'Amérique, chose qui est parfois en contradiction avec leur culture, leur religion et leur éducation. C'est un livre très intéressant et il permet de bien prendre connaissance des tourments intérieurs que peut vivre un étranger lorsqu'il quitte une dictature familiale et nationale...

"Tu oses dire à Son Excellence de bouger, espèce d'âne, fils de chien? L'Égypte entière bouge, mais Son Excellence, elle, ne quitte jamais sa place. Sors espèce d'animal!"
(p.430)

Je ne sais pas si la traduction est responsable de quelques phrases mal construites, mais à quatre ou cinq occasions, j'ai eu l'impression de lire des phrases qui auraient pu être écrites par un élève de 3ième année!! J'ai aussi senti que l'auteur cherchait à embellir certaines situations. Il y a de graves malheurs dans ce roman et j'aurais préféré que le texte reflète l'intensité de ces événements...

Malgré les quelques faux-pas, j'ai préféré ce bouquin à L'Immeuble Yacoubian.

vendredi 3 avril 2009

So quiet...


Quiet nights, Diana Krall.

Testé dans la voiture en revenant d'une soirée; parfait comme musique de fond pour discuter.
Testé dans le salon en lisant un bon livre; assez calme pour ne pas déconcentrer le lecteur.
Testé au moment de passer à la chambre à coucher; un remède efficace pour la détente et l'insomnie.

Un bon achat! Cet album sera certainement approprié pour un dîner entre amis ou un long bain moussant...

jeudi 2 avril 2009

Pas de chance ou peu!

L'autobus que je prends le matin n'avait plus de suspension avant aujourd'hui... tout le monde descend et fait la bataille pour prendre le prochain... bébés qui pleurent, bousculades... vous voyez le portrait à 7h15 du matin!!!

Je dois taire mon accès à internet dans mon nouveau bureau, car mes collègues n'ont pas ce privilège et seraient assez jalouses pour me le faire enlever! Pour vrai, c'est ce qu'on m'a dit!! Exit les lunchs devant l'écran à prendre le dessus sur mon Google reader... Résultat: j'ai en moyenne 130 billets à lire le soir et tous mes courriels à prendre! Ne soyez pas surpris si mes commentaires se font rares...

Ma chirurgie m'a causé un tour de rein (la position à prendre n'était pas ergonomique disons!) qui perdure depuis plus d'une semaine, les anti-inflammatoires ne sont pas si efficaces et le prochain rendez-vous de physio est lundi... far, far away! Ouch!

Depuis plus d'un mois, je n'ai consommé ni alcool, ni fromages, ni gâteries, ni gras, je mange sec comme on dit et j'ai perdu 5 kgs... c'est l'avantage de la maladie! J'ai une cabane à sucre ce soir... j'ai très envie de faire des excès dans la nourriture québécoise riche en viande interdite pour Antonio: le porc!! Je sens déjà l'appel des oreilles de Christ et du pâté à la viande... T'es raisonnable Jules, contrôle toi... Je suis toujours curieuse de voir les étudiants étrangers d'Antonio découvrir nos plats bien gras!! Le sucré-salé n'a pas toujours du succès...

Pour finir, je n'ai malheureusement pas gagné 10000$ et une croisière en participant à un concours à la télé, mais elle oui!!! Bravo pour ta note parfaite!! J'applaudissais toute seule dans mon salon et je me félicite d'avoir pu endurer Francis Reddy pendant une heure! Il est déconcentrant celui-là... Contente de mettre une voix et une face sur ta belle personne! :)

L'heure de me rendre à mon orgie alimentaire a sonné... BeBye!