samedi 31 octobre 2009

Bilan lecture octobre 2009...

1)Mon voisin, Milena Agus / + / 3 oct.
2)La louée, Françoise Bouffière / + / 5 oct. La Recrue
Abandon p.84 : La double vie d’Irina, Lionel Shriver 7 oct.
3)Les pieds sales, Edem Awumey / + / 14 oct.
4)Les Troutman volants, Mirian Toews / + / 17 oct.
5) Miam miam fléau, Marsi / + / 18 oct. Une BD!
6)Arthur et George, Julian Barnes / +/- / 20 oct. Lecture commune
7)L’homme du lac, Arnaldur Indridason / + / 22 oct.
8)Un roman français, Frédéric Beigbeder / + / 24 oct.
9)Le chemin des âmes, Joseph Boyden / + / 30 oct. Partenariat avec B.O.B.

Pas de top 3 ce mois-ci, même si j'ai vraiment apprécié plusieurs lectures, aucune n'a été assez impressionnante pour se mériter ce titre! Pas vraiment de déception non plus sauf pour Arthur et George qui s'étire éternellement pour rien... Je ne parle pas de l'abandon, car it's a shame que cette auteure soit aussi peu captivante après Il faut qu'on parle de Kevin!

En passant, j'ai abandonné la lecture commune du 31 octobre: Jane Eyre. C'est une longue histoire que j'explique ici... Celsmoon (tout aussi vilaine!) a fait la liste des liens vers les billets.

Le mois de novembre s'annonce bien avec Firmin et Vendetta!!!

vendredi 30 octobre 2009

Le chemin des âmes, Joseph Boyden.

1919. Nord de l'Ontario. Niska. une vieille Indienne, attend sur un quai de gare le retour d'Elijah, un soldat qui a survécu à la guerre.

À sa grande surprise, l'homme qui descend du train est son neveu Xavier qu'elle croyait mort, ou plutôt son ombre, méconnaissable. Pendant trois jours, à bord du canoë qui les ramène chez eux, et tandis que sa tante essaie de le maintenir en vie, Xavier revit les heures sombres de son passé : l'engagement dans l'armée canadienne avec Elijah, son meilleur ami, et l'enfer des champs de bataille en France...

De vastes étendues où on peut être à la fois la prochaine victime ou le prochain meurtrier. Le silence, les armes, la solitude, l'anticipation et la peur. Entre la guerre aux Allemands et la chasse aux gibiers, la ligne est mince. Elijah et Xavier, d'un chapitre à l'autre se balanceront entre les deux, mais un seul en sortira avec son âme, non pas intacte, mais très ébréchée malgré la bonne volonté... Ces deux Amérindiens ont tout donné à l'armée canadienne pour recevoir bien peu en retour. Pour un, la "médecine" effacera bien des douleurs, mais pour l'autre ce sera les souvenirs d'enfance et la tante Niska qui maintiendront le personnage sain d'esprit. Bien peu de dialogues sont nécessaires pour bien saisir la relation qu'entretiennent ces deux hommes et c'est certainement la force la plus évidente de Boyden. Ses passages sur la vie en forêt de la tante Niska sont sublimes et d'un hyperréalisme fouillé. Très imagé, le texte est captivant!

"Tu m'as enseigné, Niska, que tôt ou tard, chacun de nous devra descendre, trois jours durant, le chemin des âmes; et j'en viens à me demander s'il existe des liens entre leur monde et le mien. Il faut que je découvre si nous avons quelques chose en commun, une certaine magie, peut-être. Cela pourrait m'aider à m'en sortir." (p.312)

Les adeptes de roman de guerre seront servis ainsi que tous ceux qui rêvent de grands espaces sauvages et de relations amicales profondes et complexes...

Je remercie Blog-O-Book et Le livre de poche pour ce partenariat.

Objectif PAL #14

mercredi 28 octobre 2009

Antonio ne rentre jamais les mains vides...

Il est passé par Paris, même en euro les prix sont encore ridicules... voici la récolte en format poche:

À quand les bonnes nouvelles, Kate Atkinson
Les belles choses que porte le ciel, Dinaw Mengestu
Peuls, Tierno Monénembo
Ailleurs, Julia Leigh
Origines, Amin Maalouf
Les échelles du Levant, Amin Maalouf

Les deux derniers sont un peu plus pour sa PAL que la mienne, mais comme on a beaucoup de Maalouf et que je pense que c'est un "must" à lire, je les considère un peu comme les miens! Donc, 6 ajouts que je dois inclure dans mon Objectif PAL toujours affiché dans la colonne de droite... Aïe!

Si Air (poche) Canada n'imposait pas un maximum de 23 kilos par valise, la cargaison serait bien plus considérable, mais avec 5 kilos juste pour les dattes de Tunisie que Monsieur ramène et plusieurs boîtes de thon tunisien (délicieux!), il ne reste plus beaucoup de place... Madame se contente!

mardi 27 octobre 2009

Je n'aime que l'olive dans le martini!

Par contre, sur cet album des Pink Martini, j'aime tout (même la pochette!!!).


Splendor in the grass
en vente dès aujourd'hui...


Cliquez dans la section Audio de leur site web pour entendre quelques chansons...

lundi 26 octobre 2009

Un roman français, Frédéric Beigbeder.

" C'est l'histoire d'une Emma Bovary des seventies, qui a reproduit lors de son divorce le silence de la génération précédente sur les malheurs des deux guerres.C'est l'histoire d'un homme devenu un jouisseur pour se venger d'être quitté, d'un père cynique parce que son coeur était brisé. C'est l'histoire d'un grand frère qui a tout fait pour ne pas ressembler à ses parents, et d'un cadet qui a tout fait pour ne pas ressembler à son grand frère. C'est l'histoire d'un garçon mélancolique parce qu'il a grandi dans un pays suicidé, élevé par des parents déprimés par l'échec de leur mariage.C'est l'histoire d'un pays qui a réussi à perdre deux guerres en faisant croire qu'il les avait gagnées, et ensuite à perdre son empire colonial en faisant comme si cela ne changeait rien à son importance. C'est l'histoire d'une humanité nouvelle, ou comment des catholiques monarchistes sont devenus des capitalistes mondialisés. Telle est la vie que j'ai vécue : un roman français. "

Si vous n'aimez pas l'homme que représente Frédéric Beigbeder, ne lisez pas ce livre! Si, dans sa tournée médiatique québécoise, on a insisté pour parler du milieu carcéral français, j'ai plutôt trouvé que ce thème prenait le siège de derrière et laissait beaucoup de place aux ancêtres de Frédéric. Moi, j'aime Beigbeider! Un peu comme Guillaume Depardieu, ce sont de mauvais garçons qu'on a pas envie d'aimer, mais qu'on ne peut s'empêcher d'en apprécier les talents et leur petit côté rebelle qui fait toujours craqué (et souffrir!) les femmes...

Je ne savais pas grand chose de lui, mise à part ses écarts de conduite, son film et sa chronique dans le LIRE. L'entrevue accordée chez Les francs-tireurs en septembre était désopilante et même si je n'aime pas Richard Martineau, je pense que Beigbeder avait trouvé son égal pour déconner sérieusement!

Revenons au livre, il y a de très bons passages notables, parfois songés, touchants ou souvent très drôles! Je me suis sentie très loin de la biographie lourde qui écrase tout le texte devant.

Il revient sur ses souvenirs d'enfance qu'il a oublié:

"Ce souvenir est revenu spontanément: il suffit d'être en prison et l'enfance remonte à la surface. Ce que je prenais pour de l'amnésie était peut-être la liberté." (p.46)

Il revient sur la rencontre des ses parents avec schéma à l'appui et une description de chacun.

"Maman: très jeune, une blonde aux cheveux fins, en robe légère, aux yeux clairs..." (p.71)
"Papa: un jeune homme mince et riche, un peu écrasé pas son grand frère..." (p.73)

Plus loin, il fera un inventaire parental de ce que ses parents lui ont légué: ses goûts, son physique, son caractère, etc.

Vers la fin il dira: "Si ce livre a une chance sur un milliard de rendre éternels mon père, ma mère et mon frère, alors il méritait d'être écrit. C'est comme si je plantais dans ce bloc de papier une pancarte indiquant: "ICI, PLUS PERSONNE NE ME QUITTE". (p.270)

Il parle de sa fille Chloë avec beaucoup de douceur et de regret aussi: le divorce et la garde partagée...

Un peu comme pour Fottorino, j'ai aimé me retrouver dans les souvenirs, le background de ces auteurs, ces personnages publiques qui malgré la richesse, l'enfance dorée (ou pas!), la bourgeoisie et la notorioté en front page ont des obstacles, des souffrances et des bibittes noires enfouies comme vous et moi.

Donc, je le conseille si le personnage vous attire, sinon ce sera d'un ennui mortel parce que je pense que la plupart d'entre nous savons déjà que la prison ce n'est pas le spa chic en bord de mer!

Déjà plusieurs avis sont disponibles chez Blog-O-Book.

dimanche 25 octobre 2009

Arthur et George, Julian Barnes.

" Arthur est en retard pour son rendez-vous avec George Edalji au Grand Hotel, Charing Cross ; des affaires à régler à sa banque l'ont retenu plus longtemps que prévu.Il entre d'un pas vif dans le grand hall, et regarde autour de lui. Il n'est pas difficile de repérer celui qui l'attend : le seul homme au teint foncé est assis de profil à une douzaine de pas. Arthur est sur le point d'aller vers lui et de s'excuser de son retard, quand quelque chose le retient... " Ce quelque chose qu'a vu Arthur va être d'une importance capitale dans l'histoire de George, une histoire bien réelle qui s'est passée en Angleterre à la fin du XIXe siècle.Arthur et George n'auraient jamais dû se rencontrer : origines très différentes, milieux très éloignés, études et caractères à des années-lumière les uns des autres. Et pourtant...

Victime d'une terrible erreur judiciaire, emprisonné plusieurs années, relâché sans explication et sans avoir été innocenté, George, fragile, effacé, maladroit - la victime idéale - va faire appel à Arthur, alors un des hommes les plus célèbres d'Angleterre : c'est en effet le créateur de Sherlock Holmes.A partir de là... Extraordinaire tableau de la société victorienne, ce nouveau roman de Julian Barnes est aussi le plus haletant des thrillers.


Lecture commune en compagnie de Theoma, Restling et George.

Dès les premières pages, Julian Barnes nous donne une assez bonne description de George et d'Arthur. On sait tout de suite que George sera une victime, un homme protégé par son père, pas très sociable et plutôt studieux. Par contre, Arthur est complètement à l'opposé! C'est un homme sportif, qui aime la bonne compagnie, les demoiselles et profite bien des plaisirs de la vie. Il est curieux, imaginatif et sûr de lui.

Il en sera ainsi pendant tout le roman, mais George démontrera une force surprenante à travers les épreuves traversées. L'histoire de chacun est écrite en parallèle jusqu'à un peu plus de la moitié du livre où leurs vies vont se croiser à bon escient. Il est question de lois, de spiritisme, de tricherie, de Sherlock Holmes (mais je ne vous dis pas comment!), d'aventures amoureuses et de la société de l'époque victorienne...

Puis après? Et bien, je me suis ennuyée! L'enquête d'Arthur a certainement joué un grand rôle dans le fait d'avoir mené la lecture jusqu'au bout et s'est ajouté à cet élément incitatif qu'est le cadre romantique de l'histoire: Miss Jean! Heureusement!

En toute honnêteté, si je n'avais pas été en si bonne compagnie pour le lire, il serait probablement resté encore bien longtemps dans la PAL. Parfois, on achète un livre et puis on a des doutes... Voilà un bon exemple. Merci aux filles de m'avoir imposé cette lecture!

Objectif PAL #13

samedi 24 octobre 2009

Un challenge qui ne ressemble pas à un challenge!


Loula a une conception particulière du challenge 2010 si en vogue, mais son idée me convient parfaitement! Avec l'arrivée d'un bébé début février, mon gros challenge 2010 sera d'essayer de lire tout court!!! Je suis inscrite... Félicitations à toutes les créatrices de logos, ils sont magnifiques, je voudrais bien avoir ce talent pour refaire ma bannière...

vendredi 23 octobre 2009

L'homme du lac, Arnaldur Indridason.

A la suite des tremblements de terre d'Islande en juin 2000, le lac de Kleifarvatn se vide peu à peu. Une géologue chargée de mesurer le niveau de l'eau découvre sur le fond asséché un squelette lesté par un émetteur radio portant des inscriptions en caractères cyrilliques à demi effacés. Erlendur et son équipe se voient chargés de l'enquête. Prix du Polar européen 2008 décerné par Le Point.

Je n'avais pas envie de commencer parce que je n'avais pas envie de finir! C'est simple, non?! À mon avis, et après avoir lu les 3 précédents, je trouve que c'est le mieux construit, le plus familial et c'est aussi le premier livre que je lis qui traite de guerre froide! Le sujet est peut-être moins intéressant, mais comme on est pas obligé de retenir tous les détails pour profiter de l'intrigue, c'est un moindre mal... Dès la découverte du cadavre dans le lac, je me suis embarquée et j'ai bouché tous les temps libres par ce polar! Est-ce que j'ai déjà dit qu' Arnaldur est aussi brillant sinon plus qu'Erlendur? Je suis peut-être une néophyte dans le genre, mais cet auteur donne drôlement envie d'appuyer la cause polar. Il ne me reste que L'hiver artique que j'attendrai en version poche pour compléter la collection... avec beaucoup d'impatience sans aucun doute!

Objectif PAL #12

Je lis, donc je me soigne...

Sylvie St-Jacques publie dans La Presse un article intéressant sur la guérison par les livres. Détrompez-vous, il ne s'agît pas nécessairement de livres dans le genre croissance personnelle, mais bien de romans!

«Toute ma vie, j'ai pensé que la littérature était la meilleure thérapie pour traverser les écueils. Il n'y a rien pour vous sortir de votre torpeur comme un bon roman. Même si c'est une activité solitaire, la lecture nous connecte aux autres. On se sent moins seul en compagnie d'un grand auteur qui sait exprimer ce que l'on ressent.»

Une philosophie à laquelle j'adhère totalement!

jeudi 22 octobre 2009

Rappel des lectures communes...

** Edit du 24 oct.: À moi pour toujours confirmé pour le 10 décembre!

Pour ceux qui voudraient se joindre à nous, le billet original est ici . Il y a déjà de bonnes lectures envolées, mais il en reste encore!! J'attends la confirmation de Sylire pour À moi pour toujours pour décembre...


25 octobre: Arthur et George avec Restling, Theoma et George

31 octobre: Jane Eyre avec Abeille, Hermione, Mango, Bookworm, AustenGirl, Marie et Celsmoon (déja lu en 2002 et pas envie de recommencer, je m'excuse auprès des participantes!!)

1er novembre: Boris Vian chez le Blogoclub

Remis au 12 novembre: Les sirènes de Bagdad avec Orchidée et Stephie

15 novembre: Une Recrue!

30 novembre: Du bout des doigts avec Theoma , Abeille et George (Theoma à confirmer)

5 décembre: Agnes Grey avec Pimpi

10 décembre: À moi pour toujours avec Sylire

15 décembre: Une Recrue

20 décembre: Zorro, Isabel Allende avec Meria

mercredi 21 octobre 2009

Je n'aurais jamais deviné...

Je viens d'entendre une pub à la télé sur La Rotonde et je me suis rappelé que j'ai fait tout mon école primaire avec son directeur général et artistique Steve Huot. Quand je le revois dans ma tête, je n'arrive pas à l'imaginer dans le domaine des arts, il faut croire qu'on peut se tromper, car il a l'air de bien réussir!

J'aurais dû garder le contact... j'aurais de bonnes places aujourd'hui pour de bons spectacles de danse!! ;o)

mardi 20 octobre 2009

La Recrue du 15 novembre...

Mylène Durand - L'immense abandon des plages.
Ah! non, pas de détails ici, mais là-bas! Rien ne vous empêche de le lire en parallèle... et dîtes-nous ce que vous en avez pensé!

Avis aux lecteurs européens, ce livre s'est mérité ce prix:
PRIX FICTION 2009 DU SALON INTERNATIONA DU LIVRE INSULAIRE D'OUESSANT (France).

lundi 19 octobre 2009

Nostalgie des années 70...

Aujourd'hui Michel Louvain a 72 ans, il chante encore et son film est sorti le 16 octobre (mais pas à Québec!). Lorsque j'étais jeune, c'était le plus hot! Pour nos mères, il était le Michael Jackson de ma génération et le Justin Timberlake des jeunes d'aujourd'hui... Si maman était encore là, je serais bien forcée de lui admettre qu'il a du charme ce crooner!


dimanche 18 octobre 2009

Miam miam fléau, Marsi.

Taraboum 1er, roi des Gôls, est dévasté car Borbo, son goûteur, s'est enfui. «Rappelez-vous, Majesté, il n'avait droit qu'à une seule bouchée par plat. Et qu'à une seule gorgée. Et qu'à un tout petit rot !»

Ramener Borbo au bercail ne sera pas chose facile pour Coco Météor et son cavalier indomptable !

Le premier livre de Marsi, illustrateur issu du dessin animé et doté d'un sens narratif hors du commun.

Pouette, pouette, pouette, j'ai lu une BD! Pas mal, tout d'un bout à part cela! Vous m'en croyiez incapable, n'est-ce pas? Moi qui ne dévore que du roman, pas vraiment de polars et surtout pas de fantasy et science-fiction... Le plus étonnant est certainement le fait que je me suis amusée en le faisant! Pas sans efforts car dans mon cas, il a fallu que je conditionne mon cerveau et que je le mette en mode parc d'attraction, parce que la BD ce n'est pas mon truc (oui, je sais que vous le savez! Mais il faut bien que je justifie encore et encore mon manque d'expérience pour en parler!!).

D'abord le titre, Miam miam fléau, je me vois déjà en train de repéter cela en ouvrant la première couche cadeau de mon poupon! Ensuite, la dédicace personnalisée où c'est plutôt Miam miam dodo qui joue la vedette, voilà les mots que je prononcerai à coup sûr après quelques nuits blanches! Merci Marsi pour l'inspiration! Bon, au centre il y a bien les dessins et le texte qui intéresseront la majorité d'entre vous, les bouilles sont réussies et l'histoire aussi. Petit bémol, je ne saurais vous dire à quelle tranche d'âge s'adresse cette BD, mais je la vois bien chez un public plus jeune parce que franchement du potage gousse-gousse et du vin de melon rose, on en consomme pas beaucoup nous! :o)

Pour terminer, je ne sais pas pourquoi j'ai souvent le réflexe de regarder où a été imprimé un livre, dans le cas présent, avouez que Singapour ça donne une étrange sensation... Voilà un livre qui a fait du chemin entre là-bas, l'Estrie et ici et je lui souhaite encore une longue route quitte à retourner à la case (oh! le jeu de mot!!) départ pour une autre impression!

L'avis de Karine.

samedi 17 octobre 2009

Les Troutman volants, Miriam Toews.

L’impétueuse Hattie vient de se faire plaquer par son petit ami à Paris. Sa sœur, Min, connaît un épisode dépressif encore pire que les précédents. Quand Hattie reçoit l’appel sa nièce Thebes, qui n’a que onze ans, elle saute dans le premier avion pour Winnipeg . Elle trouve Min en route pour l’hôpital psychiatrique et prend ses neveu et nièce sous son aile. Des deux enfants de Min, Logan et Thebes, l’un ne parle pas, tandis que l’autre parle trop, beaucoup trop… Hattie est bien sûr dépourvue de toute aptitude parentale et décide de faire la première chose qui lui passe par la tête : entasser les enfants dans la fourgonnette Ford avec une glacière pleine de sandwichs, et foncer vers le sud des États-Unis à la recherche de leur père, qui vit quelque part là-bas.

Dans le périple fantasque qui s’ensuit, Hattie tente de se réconcilier avec le passé piégé qu’elle partage avec sa sœur, Logan grave à la pointe du couteau d’étonnantes maximes sur le tableau de bord, tandis que Thebes dessine des chèques gigantesques qu’elle distribue aux gens dans le besoin. Le trio découvre bientôt que, si la liberté a un prix, elle comporte aussi d’indéniables avantages.

Un road trip avec un adolescent frustré de 15 ans et une jeune fille de 11 ans à l'hygiène douteuse, ce n'est pas de tout repos. J'ai quelques fois refermé le livre épuisée par toute cette énergie contenue dans ces deux êtres particuliers engendrés par une femme tout aussi... particulière! Lorsque deux enfants sont élevés par une mère qui ne fonctionne pas toujours à 100% entre les deux oreilles, on peut dire qu'ils développent des aptitudes peu communes pour leur génération. Logan et Thebes s'expriment de bien des manières, artistiques ou pas, pour faire passer leur message d'enfants un peu délaissés au fil du temps. Même si leur tante Hattie tente de leur redonner une certaine confiance en l'adulte, tout au long du récit, on sent bien leur manque de sécurité flagrant. Si on bascule entre les souvenirs de Hattie et de sa soeur Min et entre le réel à lequel Hattie doit faire face aujourd'hui, l'auteure le fait sans jamais perdre de vue que ce qui se vit maintenant a un lien certain avec le passé. Cette jeune tante de 28 ans se garde bien de dévoiler les raisons pour lesquelles elle prend si soin de ses neveux, mais ce n'est pas un secret, elle essaie encore de récolter l'amour de sa soeur très bizarre! Je ne dévoile pas le punch en disant cela!

Une belle découverte que cette écrivaine canadienne qui a déjà remporté le Prix du Gouverneur général pour Drôle de tendresse. Le livre sera débattu au prochain épisode de Bazzo.tv le 23 octobre prochain.

Objectif PAL # 11

vendredi 16 octobre 2009

Les pieds sales, Edem Awumey.

Askia erre dans les rues de Paris au volant de son taxi. Une nuit, il cueille une jeune femme, Olia, qui croit reconnaître sur son visage les traits d'un homme qu'elle a photographié autrefois. Et si c'était Sidi Ben Sylla, son père ?Ce père qui a précédé Askia dans le Nord, il y a si longtemps. Ce père à qui il rêvait toutes les nuits, enfant, et dont il voudrait tant faire la connaissance.Askia continue, même à Paris, de subir la malédiction, celle qui a toujours plané sur sa famille condamnée à l'errance. De Nioro, au Sahel, chassés par la sécheresse, par la faim, parcourant les routes sous l'oeil méfiant de villageois qui ne voulaient surtout pas voir ces pieds sales s'arrêter trop longtemps.Le voyage trouvera un terme pour Askia, mais pas avant de l'avoir ramené au dépotoir des Trois-Collines, dans la ville tropicale où il s'était arrêté avec sa mère, et où il s'amusait à torturer, avec ses compagnons enfants, ces chiens qu'il n'aimait pas, surtout celui du père Lem, nommé Pontos.

Certains ont les épaules mouillées, à peine échappés de la mer, d'autres ont les pieds sales parce qu'ils courent, fuient, espèrent une terre d'asile, un lieu oùse reconstruire. Edem a su recréer un univers où au-delà du fait lui-même,au-delà de l'histoire récente de son pays, le Togo, nous retrouvons des personnages appartenant à la douleur du monde. Que ce soit en Afriqueou en Europe, des damnés de la terre errent sous l'oeil complice du romancier.Ce roman nous concerne tous parce qu'il a une portée universelle.

" C'était la raison pour laquelle il venait sur le parvis, dans l'espoir de croiser Sidi dans l'infini de sa fuite, avec ou sans le turban qui s'était sûrement usé au contact de tous les vents affrontés..."
(p.37)

Et si je commençais par vous dire ce qui m'a déçue dans ce livre? Les dialogues à sens unique, les chapitres qui sont trop entre le rêve et la réalité à mon goût, le chapitre 20: parce que jusque là j'étais bien accrochée et l'état de mélancolie trop pesante qui règne sur chaque ligne...

Mais, mais, mais, Askia, Olia, Petite-Guinée et Monsieur Ali sont ce qu'il y a de plus beau! Tous ces inconnus que l'on croisent sans jamais savoir ce qu'ils ont vécu, sans jamais se demander ce qu'ils ont bien pu traverser, c'est ce qui est le plus touchant dans ces quelques 157 pages. L'auteur a bien fait d'écrire sur Paris, la ville Lumière où les coeurs sont sombres et délaissés dans la noirceur des rues... Avoir écrit sur Montréal ou Québec aurait été bien moins crédible, car nous sommes bien loin de l'axe central que peut être la France pour ces migrants de tous les coins. N'est-ce pas à Paris où pour la première fois une Roms me tirait par la manche pour me réclamer des sous? N'est-ce pas sur le trottoir menant à Versailles que j'ai vu la plus grande concentration de Sénégalais vendant de petits objets, toujours les mêmes? N'est-ce pas à la gare de Mulhouse où deux jours de suite j'ai vu un jeune Arabe traîner dans un coin, sale et visiblement "perdu"?

Ce livre, c'est toute cette souffrance qu'on ne croise pas nécessairement en si grand nombre dans nos petites villes, mais qui font partie du décor de ces grandes villes qui font rêver... pour rien finalement. Juste pour cette prise de conscience, Awumey vaut la peine d'être lu et pour ceux qui aime les textes à double sens vous serez également servis. Finalement, c'est un livre sur la fuite qui n'a pas de bout...
Objectif PAL # 10

jeudi 15 octobre 2009

La Recrue du 15 octobre: Françoise Bouffière, La louée.

« L'image du petit être cyanosé et suffocant s'impose à chaque pas que fait le charretier. Pas moyen de l'ôter de son cerveau où le sang afflue et cogne à grands coups de marteau. » « La honte de soi est plus meurtrière que la crainte du regard de l'autre. La honte de soi vient du dedans. C'est du dedans qu'elle attaque.» Au tournant du XIXe siècle dans le Morvan en France, au temps où les femmes se louaient comme domestique ou nourrice, Marie tente de fuir un environnement qui lui est hostile. Malgré toute sa volonté et la force de son espérance, elle ne parvient pas à réparer le passé et encore moins à se défaire de son image de putain qui se donne des allures de Vierge. A la fois classique et moderne, La louée, grâce au style dépouillé et précis de Françoise Bouffière, est une véritable tragédie humaine hors du temps.

Un roman du terroir, un peu comme Maria Chapdelaine, Les accoucheuses ou encore tous ces romans qui relèvent les caractéristiques d'une époque particulière, d'un village, d'une grande ville et de ses familles riches ou pauvres, instruites ou pas. Un temps où les femmes (pauvres surtout!) ne sont que des corps sans cervelle; des corps dont on peut abuser sans pitié aux champs, au lit, aux fourneaux... Sauf Marie, qui malgré les obstacles, fait tout son possible pour sortir de ce moule, faire dévier les chemins tracés d'avance pour le sexe féminin à l'époque... Elle sort de l'ordinaire avec sa beauté, ses grands airs et son caractère. Malheureusement, elle ne pourra échapper à tout, je n'en dis pas plus.

Dans mon cas, les premières pages ont été inquiétantes, j'ai éprouvé quelques difficultés avec le langage utilisé, mais les choses se sont vite remises en ordre pour laisser place à une plus grande fluidité. Certains passages avaient un petit quelque chose de déjà vu ou de prévisible, mais dans l'ensemble le texte tient la route et assure au niveau du divertissement que je recherche tant dans mes lectures.

Je dois dire que le format, le papier et l'odeur de ce livre ont grandement ajouté au plaisir de lecture (ne riez pas!). Je ne pense pas être prête pour le Livrel, car je constate que contrairement à Marie, être "traditionnelle" ne me déplaît pas du tout!

Tous les avis de La Recrue ici.

Objectif PAL #9

mercredi 14 octobre 2009

Crise de jalousie...


Encore une fois, ce n'est pas ouvert aux Québécois... mais si vous êtes Belges, Suisses ou Français, c'est ici! Veinards va!

mardi 13 octobre 2009

Saperlipopette que je suis...!!

Pour les mardis qu'on aime pas, rien de mieux qu'une visite en librairie pour remettre les pendules à l'heure! L'avantage de l'Objectif PAL et des lectures communes est de faire descendre la fameuse pile plus vite, celle-ci étant vue par tous. Le désavantage, c'est que je me dois de vous avouer tous mes péchés à chaque occasion qui se présente... Voilà-là-là!

Les pieds sales, Edem Awumey. Pour sa nomination au Goncourt des lycéens à lequel j'accorde plus de valeur qu'à l'autre!


Du côté de Castle Rock, Alice Munro. Après avoir lu Fugitives, j'ai envie de retomber dans son univers calme, mais intéressant. J'espère que celui-ci sera à la hauteur de mes attentes.

Celui-là, comment vous dire à quel point j'ai perdu le contrôle de mon monde livresque... Je l'ai en version originale... et traduit en français!!! En plus d'avoir la télésérie produite par la BBC en DVD, je viens d'acheter une Xième version! Comble du malheur, je l'ai lu en 2002!!! J'ai 7 jours pour le retourner, me voilà bien soulagée. Pas plus tard qu'hier, Antonio qui cherchait un livre pour le voyage, me disait qu'il faudrait que je trouve un meilleur système de classement entre les miens, les siens, les pas-lus, les lus, les siens lus, les miens lus, etc. La bonne nouvelle, c'est que je pourrai en choisir un autre et ce n'est pas le choix qui manque, j'avais des idées pour faire sauter une banque... Voici quelques échantillons désirés, avez-vous une préférence?
Almanach des exils, Stéphanie Filion et Isabelle Décarie
Rhadamante, Maya Ombasic

Chez Boréal:
Les Troutman volants, Miriam Toews
La veuve, Gil Adamson

Chez Tryptique:
Peaux de chagrins, Diane Vincent

Chez XYZ:
Âmes en peine au paradis perdu, Hélène Rioux (site de l'éditeur en panne!)

Bien du québécois, je fais un pas dans la bonne direction... Venise, je te vois, tu applaudis devant ton écran!! :oP

lundi 12 octobre 2009

Harlequin...

Il me semble avoir vu fleurir sur les blogs une frénésie Harlequin... Je n'ai pas participé cet été parce que j'étais en pause, mais aujourd'hui j'ai constaté que Yann Martel (L'histoire de Pi) s'est prêté au jeu à sa façon (certainement sans le savoir!) en suggérant The virgin secretary's impossible boss à Stephen Harper. Pour ceux qui ne connaissent pas le site What is Stephen Harper reading?, il a été initié par Yann Martel en 2007 afin de suggérer certains livres à notre cher Premier Ministre canadien qui n'est pas très généreux lorsqu'il est question de culture... L'article est en anglais, mais en gros ce qu'il dit c'est qu'en offrant ce livre, il a voulu faire voir à M.Harper ce que des millions de personnes recherchent dans ces livres, soit le rêve à travers une structure qui ne change pas, mais qui est gagnante à la vue des statistiques de vente!


Ça me donne presque le goût d'en relire un... dangereux... c'est une drogue et comme j'ai réussi à m'en sortir a 19 ans, je ne voudrais pas retomber dedans!

samedi 10 octobre 2009

Toutes sortes d'envies!

En tête de liste!!! Pour toute femme enceinte qui se respecte! Pour accompagner quelques livres de chez Boréal... que je n'ai pas... encore!







Magnifique de Lancôme, pas trop capiteux comme plusieurs de leurs parfums. J'ai essayé et l'effet sexy est présent... même avec un ventre proéminent...



La collection pour le bain de bébé chez Dans un Jardin. Papa a aimé, cadeau approuvé à mettre sur la liste à recevoir!

Grisaille...

mercredi 7 octobre 2009

La double vie d'Irina, Lionel Shriver.

Irina, la quarantaine, illustratrice de livres pour enfants, habite depuis neuf ans avec Lawrence analyste politique. Ils vivent dans une complicité et une routine rassurantes jusqu'au jour où elle va dîner avec l'ami de Lawrence, Ramsey Acton célèbre joueur de snooker. La corvée devient une agréable soirée et elle hésite à l'embrasser. Suivent deux histoires parallèles, deux relations amoureuses.

Abandon de lecture p.84. L'histoire a un début très banal, je ne poursuiverai pas pour voir si elle s'améliorera au fil des pages. On est loin de l'intensité de Il faut qu'on parle de Kevin et les tentatives de dialogues en russe du couple sont des plus assommantes! Un bon somnifère sans danger pour la santé...
Val l'a terminé et Papyrus a aimé!

mardi 6 octobre 2009

Il a beaucoup performé depuis...

...et ce soir je serai dans la salle! Le voici dans son premier numéro présenté par MON comique chouchou jusqu'à maintenant, voyons si 2 heures de spectacle changeront ma vie!!

lundi 5 octobre 2009

La jeune fille à la perle, Tracy Chevalier.

La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Nous sommes à Delft, au dix-septième siècle, l'âge d'or de la peinture hollandaise. Griet s'occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s'efforçant d'amadouer l'épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune très jalouse de ses prérogatives. Au fil du temps, la douceur, la sensibilité et la vivacité de la jeune fille émeuvent le maître qui l'introduit dans son univers. À mesure que s'affirme leur intimité, le scandale se propage dans la ville...


C'est avec une grande appréhension que j'ai ouvert ce livre. Lorsqu'on a vu le film au moins deux fois et qu'on le classe dans la section chef-d'oeuvre, on se demande si le livre ne sera pas une des pires déception de l'année... Niet! Ce roman est resté trop lontemps sur les tablettes pour rien du tout! Il est si fidèle au film que je n'ai pu m'empêcher de coller le visage de Scarlett et Colin aux personnages du livre, et cela à mon grand plaisir. L'émotion y est certainement encore plus forte sur papier qu'à l'écran, mais pour le reste, vous ne serez pas dépaysés. Pour une fois je peux dire que peut importe l'ordre à laquelle vous vous attaquerez à ce magnifique récit, vous ne serez pas déçus. Les couleurs, les rues, le boucher, la femme du peintre, tout y est tel quel. Un excellent moment de lecture d'une durée vraiment trop courte!


Ces bloggeuses en lecture commune doivent normalement publier leur billet aujourd'hui: Joey7lindleu09, Hermione, Boorworm et Grominou. D'Autres avis à partir de chez Sylire.


Objectif PAL # 8

dimanche 4 octobre 2009

Je ne pense pas avoir fait le tour...

...de Jane Austen!


C'est que je ne me rappelle pas l'avoir lu! Hier soir, il a rejoint les 120 autres!!

samedi 3 octobre 2009

Mon voisin, Milena Agus.

Une jeune femme solitaire imagine le suicide parfait qui la délivrerait de la pesanteur de la vie. Mais le jour où elle se lie d’amitié avec son beau voisin qui, comme elle, a un petit garçon, son regard sur le monde change. Dans un Cagliari écrasé de soleil, Milena Agus met à nouveau en scène des personnages hors normes pour lesquels priment avant tout la rêverie, la sensibilité et l’amour.

Quel étrange petit livre... tout au long de ma lecture, j'ai senti une montée d'espoir m'envahir sans me méfier que le dernier paragraphe viendrait tout détruire! Ne le prenez pas dans le mauvais sens, car ce court roman a provoqué chez moi l'envie de mettre mon pantalon pour sortir acheter le reste de son oeuvre!!! Je me rappelle avoir lu plusieurs billets sur Mal de pierres et je ne pense pas me tromper en l'ajoutant à ma PAL qui, en passant, balance toujours à 120 livres malgré quelques (peu? pas assez?) efforts...

jeudi 1 octobre 2009

Bilan lecture septembre 2009.

Voilà un bilan moins gênant que ceux de cet été que j'ai tout simplement omis de présenter par leur faible teneur en kilos littéraires!! Une BD, deux grandes déceptions et deux "so-so", c'est pas si mal pour se remettre dans le bain après les quatre premiers mois de grossesse où la fatigue mempêchait d'être moi-même! J'ai repris un rythme de lecture qui j'espère ne me fera pas fausse route dans les semaines à venir...

1) Paul à Québec, Michel Rabagliati / +/-/ 1er sept.
2) Le voyage d’Anna Blume, Paul Auster / + / 5 sept.-09
Abandon de lecture p. 129 : Voyez comme on danse, Jean d’Ormesson
3)Un hiver à Majorque, George Sand / +/- / 7 sept.
4)Des bibliothèques pleines de fantômes, Jacques Bonnet / + / 14 sept.
5)Ce que je sais de Vera Candida, Véronique Ovaldé / + / 17 sept.
6)La princesse de Clèves, Madame de La Fayette / - / 19 sept.
7)L’homme qui m’aimait tout bas, Éric Fottorino / + / 19 sept.
8)La jeune fille à la perle, Tracy Chevalier / + / 21 sept.
9) Le jeu de l’ange, Carlos Ruiz Zafon / - / 26 sept.
10)Un temps fou, Laurence Tardieu / + / 27 sept.
11)D’autres vies que la mienne, Emmanuel Carrère / + / 30 sept.


Top 3 du mois:

Des bibliothèques pleines de fantômes, Jacques Bonnet
La jeune fille à la perle, Tracy Chevalier
L’homme qui m’aimait tout bas, Éric Fottorino