vendredi 27 février 2009

Est-ce ainsi que les femmes meurent? Didier Decoin.

" D'après le rapport des flics, ils étaient trente-huit. Trente-huit témoins, hommes et femmes, à assister pendant plus d'une demi-heure au martyre de Kitty Genovese. Bien au chaud derrière leurs fenêtres. Certains entortillés dans une couverture, d'autres qui avaient pris le temps d'enfiler une robe de chambre. Aucun n'a tenté quoi que ce soit pour porter secours à la pauvre petite. "

Didier Decoin s'est inspiré de ce fait divers, qui fit d'abord l'objet d'un entrefilet, " une habitante du quartier meurt poignardée devant chez elle ", avant de passer à la Une de tous les journaux, une fois que la lâcheté des témoins devint le vrai sujet d'enquête pour la presse.

New York, une nuit de mars 1964 dans le Queens, une ville encore insalubre et dangereuse, un trottoir mal éclairé, et c'est aussitôt pour l'auteur de John l'Enfer le prétexte à un saisissant roman où sous un tapis de neige, nous découvrons les atrocités que commit un tueur en série. Se détachent en personnages de chair la coquette Kitty, poignardée, le tueur Winston Moseley, monstre froid et père de famille qui ne jouissait pleinement que de victimes mortes, le narrateur Nathan Koschel, les journalistes en filature, les habitants planqués derrière leurs fenêtres ouvertes sur le crime. Qui est le plus coupable ? Le criminel ? Ou l'indifférent qui entend la plainte de la victime sans réagir ?


Le quatrième de couverture se termine en disant: "le roman de Didier Decoin se lit dans un frisson." Objectif réalisé dans mon cas. L'aventure a débuté mardi après-midi lorsque le service de presse Web de Grasset ma contactée pour me convier à un déjeuner en compagnie de l'auteur. Super! Je suis hyper excitée, j'adore cet écrivain: ici et . Malheureusement, l'invitation ne comprenait pas le billet d'avion, alors j'ai été contrainte de refuser cette chance... Hourra! Je n'ai pas tout perdu, car mercredi on m'a vite fait parvenir un prix de consolation par la poste, c'est arrivé aujourd'hui et c'est déjà consommé!

Qu'il parle de son père, de sa maison à la mer ou d'un fait divers, Didier Decoin ne lésine pas sur l'ardeur de ses descriptions pour nous faire tout voir en 3D, comme si nous y étions nous aussi, avec eux, là, tout près. Il a le don de transférer la réalité en une imitation de la fiction, laissant une ligne très mince entre les deux. On ne sait pas trop si l'imaginaire déborde sur le réel ou encore le contraire, et c'est ce qui me plaît chez lui. Dans le cas présent, dès les premiers chapitres, il met la table, il n'y a pas de cachette sur l'identité du meurtrier. Ce serait difficile de faire autrement, l'histoire étant écrite à partir d'un fait vécu. Malgré tout, l'alarme se déclenche dans nos têtes et on se dit que ce ne sera pas aussi facile, mais en fait, ce n'est pas avec ce genre de détails que l'auteur cherche à nous conquérir... Il ira plus en profondeur en nous plongeant dans la psychologie du criminel et dans le phénomène sociologique entourant les témoins de ses actes. J'ai dévoré en quelques heures, sincèrement!

Un vrai coup de coeur et je remercie chaleureusement S. du service de presse de m'avoir permis de lire ce livre en même temps que ses compatriotes, car le bateau met souvent un peu plus de temps à livrer de ce côté de l'Atlantique les petits derniers nés de la littérature française.

À lire également: la critique de Frédéric Ferney.

jeudi 26 février 2009

Et je te demanderai la mer, Stéfani Meunier.

Depuis Au bout du chemin (Boréal, 1999), Stéfani Meunier construit une ouvre dont chaque livre marque un approfondissement de son art. En 2007, Ce n'est pas une façon de dire adieu, retenu parmi les finalistes du Prix des collégiens, est venu confirmer non seulement son talent, mais aussi le fait qu'elle se gagnait peu à peu un lectorat fidèle.

Après avoir quitté sa femme et son fils, Dan fait l'acquisition d'un motel. Il voit arriver un jour deux êtres étonnants : une femme marquée par la vie et manifestement sous l'emprise de l'alcool, et son fils, à peine un adolescent, pour qui Dan se prend d'une soudaine affection. Entre l'homme et le garçon se tisse une profonde complicité au fil d'étonnantes conversations sur les monstres marins : mégalodons, requins pèlerins et autres créatures étranges qui hantent la zone crépusculaire de nos océans. Bientôt, toutefois, ces nouveaux clients apporteront beaucoup plus à Dan que le lot de malheur qu'il avait d'abord pris pour leur seul bagage.

Avec ce nouveau roman, Stéfani Meunier franchit une étape majeure dans sa carrière d'écrivain. Jamais encore n'avait-elle été si à l'aise dans le développement d'un récit. Jamais n'avait-elle réussi, avec l'économie de moyens qui caractérise son écriture, à donner vie à des personnages si nuancés, si vrais. Des personnages qu'elle ne juge jamais, mais qui déploient tranquillement sous nos yeux toute leur humanité. Malgré la retenue de son style, on ne peut véritablement parler de minimalisme au sujet de Stéfani Meunier, car elle n'a jamais peur de faire appel à l'émotion. Mais il s'agit d'une émotion qui n'est jamais facile, toujours dosée avec une extraordinaire maîtrise.

Dans Et je te demanderai la mer, elle se permet même quelques digressions, luxe suprême du romancier. Si elle semble parfois s'éloigner du fil de son récit, nous la suivons quand même, enchantés par le pur art de la narration, par le charme irrésistible de ses
personnages.

Rien d'exotique (sauf quelques poissons et Aruba), pas de grande intrigue (est-ce que Dan reverra Marco?) et pas beaucoup de profondeur (sauf pour l'Abysse), je commence à être saturée de ces histoires pauvres en âmes... Au menu: des humains écorchés, des enfants frustrés, des mères névrosées et des pères absents. Ce n'est pas nécessairement mauvais, mais ce n'est pas extraordinaire non plus. On connaît déjà la recette du "gratte-bobo" et une consommation excessive mène à cette déception inévitable!

Il y a bien quelques idées que j'ai appréciées, telles que l'utilisation de MSN pour rétablir le contact, la narration à tour de rôle et l'idée qu'un Motel soit le point central des retrouvailles, mais ce n'est pas assez pour me faire dire que c'est un excellent roman. C'est sympathique et léger... malgré la tentative évidente de vouloir nous entretenir sur les relations familliales complexes. L'évolution de la dynamique entre Dan et Leo est intéressante à un certain niveau, mais le reste m'a semblé assez faible...

Malgré tout, un coup de coeur, l'extrait de la chanson Volcano de Damien Rice au tout début. C'est un peu dire du spag que ce sont les pâtes qui sont bonnes... est-ce que ça compte vraiment?!


Les aurores montréales, Monique Proulx.

À la fois émouvante réflexion sur l'identité et fine satire de nos mœurs locales, ces nouvelles sont écrites avec une efficacité redoutable. Si parfois vous doutez que Montréal ait une âme, la lecture des Aurores montréales vous rassurera.

Monique Proulx est peut-être arrivée à un mauvais moment dans ma vie, ce qui pourrait peut-être expliquer mon indifférence presque totale face à son recueil de nouvelles… Est-ce que j’étais distraite et peu concentrée par la fatigue accumulée ou est-ce l’écriture de cette auteure qui n’a pas réussi à venir me chercher?! En tout cas, je ne garde aucun souvenir impérissable pour aucune des nouvelles, c’est dire que notre relation lectrice-auteure n’ira pas plus loin. Ses histoires pas très transcendantes sur la ville de Montréal et ses habitants m’ont bien ennuyée pour être très franche. C’est un rendez-vous manqué…

mercredi 25 février 2009

Madame se "splitera" en deux ce soir...

...parce que c'est la fête de son Antonio et parce que c'est le lancement du dernier livre d'Éric Simard au Babylone!



... et le party d'Antonio?! Ça c'est un secret (surtout que je n'ai pas encore décidé!!).



En attendant, ta Mie te souhaite bonne fête chéri!
xxxoxxx

mardi 24 février 2009

Lis Jules lis...

Elle s'appelle Julie, elle fait partie de l'équipe de Club Social, une émission sur TV5 qui me fait lever les yeux d'un bouquin... lorsque je pense à regarder la télé! J'aime ses chroniques littéraires dans les décors toujours en lien avec les livres et nous avons plusieurs lectures en commun. Un concept qui me plaît finalement...

lundi 23 février 2009

dimanche 22 février 2009

It's Sunday!

Leave me alone Mom!

Une douche, un pyjama propre, pas de maquillage, pas de coiffage, rien! Une vraie relâche pour moi aujourd'hui où j'en profite pour me lancer sur le tome 1 de Noblesse déchirée écrit par Jennifer Ahern. Le deuxième tome sort mercredi, il faut que je sois prête à le "consommer" just in time! Je fais même relâche sur les règles de la maison... Felfel sur la couette!! Bon, j'y vais avant qu'Antonio me réclame aussi un passe-droit!



BON DIMANCHE!

jeudi 19 février 2009

Nikolski, Nicolas Dickner.

Printemps 1989.

À l’aube de la vingtaine, Noah, Joyce et un narrateur non identifié quittent leur lieu de naissance pour entamer une longue migration. Fraîchement débarqués à Montréal, ils tentent de prendre leur vie en main, malgré les erreurs de parcours, les amours défectueuses et leurs arbres généalogiques tordus. Ils se croient seuls; pourtant, leurs trajectoires ne cessent de se croiser, laissant entrevoir une incontrôlable symétrie au sein de leurs existences.

Nicolas Dickner aime enchevêtrer les récits et les images avec une minutie qui frôle parfois celle d’un zoologue fêlé. Dans Nikolski, il prend un malin plaisir à rassembler des archéologues vidangeurs, des flibustiers de tous poils, des serpents de mer, plusieurs grands thons rouges, des victimes du mal de terre, un scaphandrier analphabète, un Commodore 64, d’innombrables bureaux de poste et un mystérieux livre sans couverture.

Un récit pluvieux, où l’on boit beaucoup de thé et de rhum bon marché.

- Prix des libraires du Québec 2006
- Prix des libraires - 15e anniversaire (2008)
- Prix littéraire des collégiens
- Prix Anne-Hébert
- Prix Printemps des lecteurs-Lavinal
- Finaliste au Prix littéraire du Gouverneur général
- Finaliste au Grand prix littéraire Archambault
- En cours de traduction en huit langues

Il y a plusieurs mois, le billet de Caro[line] m'avait donné le goût de remettre ce titre en priorité sur la pile... puis comme toujours je passe à un autre livre, j'oublie, je me dis que ce sera bientôt son tour et (finalement) je me surprends à avoir peur de lire LE livre que tout le monde a aimé!

J'étais en droit, je pouvais mettre mes attentes sur la plus haute tablette puisque ce livre s'est mérité plus d'un prix... Dernièrement, Bob August lui accordait 10/10 ("Premier contact avec votre Macintosh", ça t'a plu n'est-ce pas?!) dans un commentaire laissé ici, tout en me jetant la "Montréalitude" du récit dans la phrase suivante...

"À la table voisine, un clochard coiffé d'une tuque des Maple Leafs parle tout seul. Noah ne s'en étonne plus. Il a l'impression qu'à Montréal, tout le monde parle tout seul."
(p.87)

Noah et moi étions faits pour nous entendre et Bob n'avait pas tout à fait tort! Néanmoins, je ne puis dire que Montréal prenne plus de place que l'Ouest canadien ou encore le Nord du Québec dans ces destins croisés que ceux de Noah, Joyce et du libraire sans nom. Nicolas Dickner a écrit une grande fresque sur plusieurs continents, il nous fait voyager, mais je me suis parfois égarée dans les quelques détails de logistique... ou d'histoire. Ses personnages voyagent "léger" mais ont tout un bagage culturel et d'expérience de vie à faire envier la sédentaire que je suis devenue.

Donc, est-ce que l'étudiant perpétuel, le libraire mystère et la pirate des temps moderne ont fait vibrer mes papilles gustatives littéraires pendant ces quelques heures de lecture? Peut-être pas au point de lui accorder la mention coup de coeur... malheureusement. J'ai l'habitude d'être contre le vent et la réalité que tous ces prix démontrent, c'est que l'éditeur n'était pas dans le champs en le prenant sous son aile... contrairement à ce que suggère une certaine photo sur piliers apperçue ailleurs!! :op

mercredi 18 février 2009

Scrapbook, Nadine Bismuth.

Aux éditions Duffroy, qui publient son premier roman, Annie Brière fait la connaissance de Laurent Viau, correcteur d’épreuves de son métier. Laurent Viau n’est pas insensible au charme d’Annie Brière, et une idylle se noue. Mais, après une nuit de passion, Annie apprend que Laurent Viau, s’il ne porte pas d’anneau à la main gauche, n’est pas pour autant célibataire. Elle devra donc trouver de façon urgente ce que signifie, pour elle, l’engagement amoureux. Devenue joueuse compulsive de Tetris, convertie aux vertus curatives de Leonard Cohen, du lac Champlain jusqu’à Paris, en passant par les cocktails littéraires de la maison Duffroy au Ritz-Carlton, y arrivera-t-elle ?

La couverture n'est pas rose et je n'y avais pas vraiment porté une attention particulière. Cependant, lorsque je la regarde, j'ai un petit sourire en quoi parce qu'elle représente bien cette Annie Brière... détail que je n'ai pas réalisé avant la fin (moi et les satanées couvertures!) Je dois dire que le style Chick lit de qualité sied à Nadine Bismuth et si le genre ne me stimule pas en général, elle confirme la règle par son exception. À bien y penser, la matière première du livre a beaucoup apporté à l'intérêt que j'ai eu envers lui. Annie Brière est une jeune auteure et nous la suivons dans ses tribulations reliées à son premier roman. Les embûches, sa vie personnelle... elle rame la pauvre petite!

Nadine Bismuth est drôle, mais pas trop forcé. Elle étire peut-être certains passages, mais dans l'ensemble elle permet de passer de bons moments en compagnie d'Annie et ses amours...

C'est une auteure que je prendrai plaisir à relire et de ce pas, je m'empresse de noté son dernier titre dans la liste d'achats du salon du livre (ça y est, c'est parti!).

mardi 17 février 2009

Un défi pour un salon...

Non, je ne suis pas sur le point de vous parler de la déco de ma future maison que je n'arrive pas à trouver de toute façon, mais d'un petit défi que je me lance en ce beau mardi d'hiver-printanesque! D'ici le prochain Salon du livre de Québec, je suis décidée à faire dimunuer la PAL de livres québécois ou de maison d'éditions québécoise qui sèche ici depuis un bon moment. J'ai donc jusqu'au 15 avril prochain pour faire honneur à nos auteurs. Voici les titres au menu:

1) Parfum de courtisane, Jennifer Ahern
2) Scrapbook, Nadine Bismuth
3) Ce qui s’endigue, Annie Cloutier
4) La bar-mitsva de Samuel, David Fitoussi
5) Nikolski, Nicolas Dickner
6) Miles et Isabel, Tom Gilling
7) Maria Chapdelaine, Louis Hémon
8) Annabelle, Marie Laberge
9) Le poids des ombres, Marie Laberge
10) Quelques adieux, Marie Laberge
11) La fille du pasteur Cullen, Sonia Marmen
12) Le chapeau de Kafka, Patrice Martin
13) Et je te demanderai la mer, Stéfani Meunier
14) La kermesse, Daniel Poliquin
15) Les aurores montréales, Monique Proulx
16) Être, Éric Simard (je triche, il n'est pas encore là mais il le sera mercredi prochain grâce au lancement!)
17) Chroniques du Plateau Mont-Royal, Michel Tremblay
18) Le souffle de l’harmattan, Sylvain Trudel
19) Un jardin de papier, Thomas Wharton

Deux mois pour lire tout ça, c'est impossible. Cependant, je m'engage à en lire le maximum d'ici cet événement, c'est déjà ça!

lundi 16 février 2009

Tag 6 choses quotidiennes...

**** Edit 18h45: du piquant pour aujourd'hui, je viens de me casser une molaire en mangeant mon super bon Osso-Bucco!

Je suis taguée! Karine a osé! Je ne suis pas si intéressante au quotidien... ni mensuellement si j'y pense bien! Mais allons-y pour 6 "événements" de mon quotidien.

1) Je me lève sans cadran tous les matins de la semaine à 6h00 (et même le weekend!). Ma chère maman qui aurait eu 62 ans aujourd'hui m'a refilé le gêne de l'insomnie!

2) J'ai un horaire précis réglé au quart de tour: une douche, le maquillage, le p'tit déj, le séchage de cheveux, brossage de dents, habillage, sortie à 7h10. Quelques caresses à Felfel qui demande beaucoup le matin et un bisou pour Antonio qui est généralement plongé dans un livre... Qui se ressemble s'assemble!

3) Je prends 2 autobus le matin pour me rendre à mon travail (que j'ai hâte de quitter pour cette raison!!). J'ai toujours un livre juste au cas où je pourrais m'asseoir (c'est l'heure de pointe!).

4) Au boulot, je bois au moins 2 cafés dans ma journée, je lis le midi, je regarde mes courriels quelques fois dans la journée, je "placote" avec mes collègues et je sors à 16h00 avec un grand smile!

5) Je rentre à la maison, je me branche sur mon Google reader et je vous lis avec un certain décallage pour la plupart!

6) Ensuite, je prépare le souper en attendant qu'Antonio rentre du boulot vers 18h00-19h00. Pendant la soirée, je lis, (je ne regarde pas la télé), je mets la table pour le p'tit déj du lendemain (un autre héritage de ma maman qui me manque, alors je suis ravie de ces manies!!).

Tout ceci semble bien ennuyant, mais il m'arrive d'aller au cinéma en semaine, de prendre un appéro en vous lisant (comme en ce moment un Jacob's Creek Chardonnay australien), d'assister à des spectacles, d'accomplir quelques tâches ménagères, de faire du scrapbooking (des signets...). La vie est calme sans enfants (même si je voudrais le contraire, maudit bordel!! comme dirait Marie-Chantal Toupin dontjeconnaispasvraimentleschansons!!!), mais on a beaucoup de temps devant soi le soir et c'est très agréable!!

Voilà, je suis ennuyante n'est-ce pas?!

dimanche 15 février 2009

Saveurs vagabondes. Une année dans le monde. Frances Mayes.

« De la fenêtre de mon bureau, je vois la baie de San Francisco - terrain bleu encadré de tribunes d'eucalyptus. J'imagine que le vent a traversé l'Asie, survolé Hawaii, apportant avec lui - si j'avais l'odorat assez puissant- le parfum des frangipaniers. Le soleil fait une sortie grandiose à l'ouest, dans un ciel marbré de lavande et de rosé. La baie engloutit l'océan ! Avec l'élan d'un tremblement de terre, une certitude sauvage point entre mes tempes. Il est temps. De partir. Temps. De partir. Et c'est tout. »

Frances Mayes s'accorde une année de vagabondages pour découvrir le métissage des cultures en Andalousie, la cuisine du Portugal, les jardins à l'anglaise, effectuer un pèlerinage littéraire dans le pays de Colette en Bourgogne, errer au hasard des ruelles de Fez. Partout elle s'immerge, se mêle, flâne au marché, pousse les portes des cuisines de restaurants, entraînant le lecteur avec elle. Elle met ses pas dans ceux d'Homère, se repose de la mer Égée à l'ombre des oliviers en Crète, mais c'est à Mantoue qu'elle rêve de s'installer, en attendant que l'appel de la route la reprenne. Le livre savoureux d'une épicurienne.

Voyager en lisant prend tout son sens dans la plume de Mayes. Ce bouquin en est un qu'il faut lire avec papier, crayons, guides touristiques et encyclopédie générale. C'est une mine d'or pour le voyageur en Andalousie, à Capri, en Écosse, au Portugal et dans quelques autres destinations que je vous laisse le plaisir de découvrir. Toutes les formes d'arts y sont mis en valeur et vous ne pourrez, comme moi, vous empêchez de noter et noter les endroits, les titres, les plats, les peintres, etc.

Pour être franche, j'ai eu très faim en lisant ce livre, j'ai fait plusieurs sauts sur internet pour découvrir les musées et j'ai placé une commande pour quelques livres cités. Pour la première fois de ma vie, j'ai totalement noirci les pages libres à la fin du livre et je dois dire que l'Espagne n'a jamais autant mijoté dans ma tête!

Outre les dialogues un peu secs entre l'auteure et son mari voyageur, rien dans ce livre ne m'a ennuyée. C'est délicieux, c'est succulent et je remercie Caro[line] de m'avoir offert ce livre dans nos débuts d'échange entre bloggeuses. Son post-it à l'intérieur mentionne que le quatrième de couverture est une invitation au voyage, elle ne se trompait pas en écrivant ce petit mot!

Pour ceux qui ne le savent peut-être pas, Frances Mayes est l'auteure de Sous le soleil de Toscane dont un film a été produit en 2003 avec Diane Lane.

La Recrue de février: Danielle Trussart, Le train pour Samarcande.

« J'attends mon train en captant les clameurs du monde qui me parviennent déformées, en écho, comme le fœtus doit les percevoir à travers les pores de sa coquille. Je te rejoindrai bientôt, Florent, dans la blancheur de l'absence. » Blanche a longtemps rêvé de marcher jusqu'au bout de toutes les routes. Pourtant, elle n'a pas souvent franchi les montagnes qui bordent sa petite ville natale de Baie-Saint-Paul. Aujourd'hui, à la veille du grand départ, elle vit comme sur un quai de gare. En attendant le train qui la mènera à Samarcande, elle range ses affaires et ses souvenirs, tout en parlant à Florent, son mari décédé, à qui elle donne des nouvelles du monde. Le fil de ses pensées n'est interrompu que par de rares visites : sa vieille amie, Jeanne d'Arc, la travailleuse sociale qui la verrait bien dans un centre d'hébergement, et sa nouvelle voisine, la femme aux pinceaux.Roman intimiste d'une grande profondeur, Le train pour Samarcande nous fait partager les derniers jours d'une vieille femme extraordinairement vivante, malgré l'imminence de sa mort. Blanche est drôle, curieuse, amère aussi parfois, mais toujours et surtout d'une grande humanité. Les lecteurs n'oublieront pas de sitôt le regard étonné et plein de compassion que Blanche pose sur le monde qui l'entoure, avant de le quitter.

J’ai refermé ce livre et j’ai été incapable d’écrire mon commentaire. C’est plus de deux semaines après que je m’essaie enfin à écrire quelque chose. Danielle Trussart a touché un point sensible : la vieillesse et sa solitude. Elle a certainement éveillé (ou renforcé!) quelques craintes chez ses lecteurs : vieillir seul, sans enfant, sans l’être aimé, sans personne pour occuper tout ce temps libre devant soi.

Blanche est coincée dans ses souvenirs et elle n’aspire qu’à rejoindre le train de la fin vers les « autres » déjà embarqués. L’auteure nous démontre au fil des pages que même si on habite un village rempli de personnages colorés et attachants, une fois les portes refermées, on est seul, vraiment seul. Blanche espionne ses voisins, regarde la télévision, chéri ses nombreux livres, mais quand le sommeil se fait rare, le temps à meubler devient une tâche fastidieuse.
Blanche finira par se lier d’amitié avec sa jeune voisine peintre. Même si cette relation basée sur l’art n’est que temporaire avant le grand voyage, elle apporte un certain réconfort à cette vieille dame usée.

"Non, c'est l'avenir qui fait la différence, pense Blanche, l'avenir qui change tout. Tu ne peux le comprendre qu'une fois arrivé au bout, au bout de l'avenir, quand le contrôleur vérifie ton billet et te montre la sortie. Et que ta vie apparaît tout entière dans le rétroviseur."
(p.126-127)

Comme une bonne vieille grand-mère, je me suis attachée à cette Blanche et elle a laissé un souvenir impérissable dans mon esprit...

Tous les commentaires de La Recrue: ici.

vendredi 13 février 2009

Je veux le Louis-José Houde!!!

Le meilleur remède pour la déprime, c'est lui! Debout sur la scène, sans rien dire, il réussirait à me faire rire... Je suis conquise depuis très longtemps, c'est le seul humoriste que j'ai envie de revoir et revoir. Même mon petit frère (hyper-actif!) s'est bien callé dans sa chaise pendant plus de 2h30 sans se tortiller et sans soupirs d'ennui! Merci LJ, tu es mon champion!!!

Louis-José est le cadeau de Noël que nous avons déballé en famille le soir du 24 décembre. Antonio et moi avons eu l'idée d'offrir un billet à mon frère, mon père et leurs conjointes. C'est un succès, je suis soulagée! J'ai été ravie de voir des sourires sur les visages pendant toute la soirée. Il faut dire que notre LJ national est une valeur sûre! J'aime son humour sur le quotidien, j'aime ses voix empruntées, j'aime son énergie sur scène, j'aime ses constatations, j'aime son ridule, j'aime tout!! Cet homme est une petite bombe de bonheur, j'en voudrais une en stock pour les mauvais jours...

Il a du talent à revendre et un petit conseil si vous allez le voir, à l'entracte, ne partez pas trop longtemps... parce qu'il nous réserve une surprise bien avant le son de la cloche de retour!

U rock sexy Norman! :O)

mercredi 11 février 2009

Jules revient sur terre en mars!

Parce que j'ai obtenu un poste permanent à temps complet dans un hôpital où le voisinage est peuplé de boutiques, de librairies, de restaurants, d'amis, d'un port, d'un château, d'un parc, du fleuve, de touristes... un voisinage vivant enfin!!! Après 5 mois d'exil sur la 1ère Avenue à Limoi-dort(!), je serai enfin de retour à mes anciennes habitudes. Il n'aura fallu qu'un an et demi pour obtenir ma permanence... c'est pas si mal dans le contexte économique actuel. Plus qu'un seul autobus à prendre yabadoubadou! Je retrouverai 3 mousquetaires laissés derrière, des gens que je connais déjà sur l'étage, une cafétéria plus rapide et surtout une nouvelle job! Antonio sera enfin tout près et je nous vois déjà en train de profiter du beau temps à venir sur la terrasse d'une pizzéria fabuleuse... Soupiiiiiiiiiiiiiiiirrrrrrrrrrrrssssssss...

lundi 9 février 2009

Un pour toutes, Frances Pye.

Depuis leurs années de colocation, Lily, Sam, Mara et Terry sont amies à la vie à la mort. Indépendantes et volontaires, ces trentenaires ne rêvent que d’une chose : un homme, mais à temps partiel. Lily cherche l’amant idéal, qui lui offrirait des nuits passionnées et sans lendemain. Sam n’a qu’une idée en tête : donner la vie. Mara aurait bien besoin d’un coup de main pour retaper sa maison qui tombe en ruine. Et Terry, veuve, découvre la difficulté d’élever un adolescent sans autorité paternelle. Se présente alors le candidat parfait : Sean est beau, riche, célibataire et adore les enfants. Aussitôt, une idée lumineuse s’impose aux jeunes femmes : et si on partageait ? De déconvenues en quiproquos, leur plan ingénieux pourrait bien tourner au désastre…

Une couverture rose pour un livre vraiment chick lit où presque tout y est prévisible, du début à la fin. De la calorie vide qui peut faire du bien quand on ne pense pas trop à ce qu'on est en train de consommer... C'est ce que nous offre Frances Pye dans ce roman que j'avais noté il y a déjà quelques années. Le genre plaît, car il a fallu que je réserve ce livre à ma bibliothèque. Pourquoi ne pas l'acheter? Parce que ce serait déroger à ma règle: pas de rose sur mes tablettes. Soyons constants dans nos choix, si Mrs. Steel est disparue il y a belle lurette, ce n'est pas le moment de repeupler avec ses jeunes rivales!

Quoi dire d'autre? Ça peut être amusant de partager un homme en quatre selon ses besoins. Surtout s'il a la machoire carrée, les yeux gris, qu'il a fait ses preuves de paternité, qu'il est bon amant et qu'il est bricoleur. Qu'il soit très naïf pour les besoins de la cause, c'est définitivement le mec idéal! Je ne saurais vous le conseiller si ce type de bouquin n'est pas votre style, car je suis certaine que vous aurez mieux à lire de toute façon. Pour moi, c'est juste un de livre de moins sur ma LAL...

dimanche 8 février 2009

Call me "pitoune" if you wish...

...mais j'adore les cosmétiques!! Cet après-midi, j'ai renoué avec ma tradition d'adolescente où je partais chez Jean Coutu tous les dimanches avec une cousine pour acheter des babioles de fille... J'ai découvert Ze nouvelle pharmacie en provenance de Mourrial: Pharmaprix! Que des nouveautés à me mettre sous les yeux. Des parfums, des marques de cosmétiques et du bio à gogo!!! Un gloss et une ombre à paupière Gosh du Danemark, un shampoing organique Kiss my face, un traceur transparent pour les lèvres (qui tient bon!) Benefit, mais j'ai surtout craqué pour ça!

Italic

Lil'Angel est un parfum de la collection Harajuku Lovers de la chanteuse Gwen Stefani. Plusieurs versions sont disponibles chez Sephora, celle au coconut fait rêver de plages et soleil...

Désolée pour le texte en anglais, de toute façon ce n'est pas vraiment moi qu'on retrouve dans la description. Me voyez-vous vraiment en tenue de fillette?! Pour celles qui se demandent ce que ça sent, Par amour toujours (le rose) de Clarins lui ressemble énormément.

Lil' Angel Lil' Angel is a woman who is compassionate and caring towards others, but is no saint. She sports a classy, yet sexy, schoolgirl outfit complete with a plaid pleated miniskirt, white knee-highs, and shiny black Mary Janes.

Her scent is a citrus floral with notes of pineapple, candied violet, and lollipop accord.

Notes:Raspberry, Cranberry, Blackberry, Pineapple, Pear Blossom, Violet, Rose, Lollipop Accord, Hinoki Wood, and Crystal Amber.

Style:Colorful. Sassy. Sweet.

Franchement désolée pour tous les mecs passés par ici...


Le M.E.E.B pour une impatiente...

Est-ce que quelqu'un sait quand sortent les formats poche au Québec après être sortis en France?

Par exemple, en février sort chez Babel Chicago, d'Alaa El Aswany et chez Folio Tom est mort de Marie Darrieussecq. Quand les verrons-nous arriver ici?

vendredi 6 février 2009

La petite fille qui aimait trop les allumettes, Gaétan Soucy.

On se demande où Gaétan Soucy va chercher tout ça! Et puis on ne se le demande plus, prêt à entrer dans le jeu d’un romancier exceptionnel et extraordinaire […]. En quatre ans seulement, depuis L’Immaculée Conception jusqu’à La petite fille qui aimait trop les allumettes, sans oublier L’Acquittement, un jeune homme qui aura bientôt quarante ans a pu produire une œuvre qui le situe naturellement parmi les plus grands écrivains québécois.

Chez Soucy, l’espoir ne fait pas vivre, seulement souffrir. C’est sa manière à lui d’entrer dans le sempiternel débat québécois sur l’indépendance. À reculons, en tournant le dos. Plus positivement: en s’imposant aujourd’hui parmi les meilleurs romanciers d’expression française et, sans doute, la plus incontestable révélation de ces dernières années.

Le quatrième de couverture ne dit rien d'explicite en ce qui concerne le contenu du livre... C'est un peu une surprise qu'on déballe en l'ouvrant. Je ne vous en dirai pas beaucoup plus, mais ce qui est dommage avec ce livre, c'est qu'il comporte une fin! Parce qu'un récit aussi savamment bien ficelé, c'est plutôt rare... Comment expliquer? Pendant les trois quarts du livre, vous pensez être sur une route, puis tout à coup (disons vers la page 149), l'histoire prend une toute autre tangente sans vrais avertissements. C'est comme ça que je me suis retrouvée ce matin dans l'autobus à dire bien haut "Ben voyons donc" parce que j'étais... disons... horrifiée par ce que je venais de lire! L'écriture est plus littéraire que la moyenne des livres que je lis et j'ai eu l'occasion de réfléchir et relire les phrases très souvent pour bien saisir ce que l'auteur voulait nous signifier. Franchement, pourquoi n'ai-je pas lu bien avant ce prodigieux M.Soucy? C'est le livre parfait pour obtenir une lecture consistante, mais pas trop...

"J'ai omis de le mentionner, mais je suis le plus intelligent des deux. Mes raisonnements frappent comme des coups de gourdin. Si c'était mon frère qui rédigeait ces lignes, la pauvreté de la pensée sauterait à la figure, personne ne comprendrait plus rien."
(p.24)

En lisant cet extrait, j'étais loin de penser qu'à la fin j'aurais juste envie de dire pauvre petite crotte à ce personnage!! C'est loin d'être drôle et pourtant, le texte l'est à bien des endroits. Depuis que j'ai refermé le livre, j'ai développé le besoin de lire sur l'identification de l'individu. Est-ce la génétique ou la culture qui fait d'un être une femme ou un homme? Ne vous inquiétez pas sur le contenu du livre après cette affirmation, le seul conseil que je peux vous donner, c'est de le lire. C'est innoubliable, c'est fort, c'est prenant pas juste un peu!

Anne l'a lu et a beaucoup aimé. À partir de chez elle, vous retrouverez d'autres avis...

Le tigre blanc, Aravind Adiga.

Dans une lettre au Premier ministre chinois en visite en Inde, Balram Halwai raconte son histoire, celle d'un laissé-pour-compte du miracle économique indien. Enfant intelligent mais d'une extraction si misérable qu'il ne peut terminer ses études secondaires, il devient le chauffeur d'un nouveau riche de Delhi. Il découvre une Inde prospère et rutilante dont il sera toujours exclu. Premier roman.

Abandon de lecture p. 64... Encore un livre pour lequel je ne m'explique pas mon dédain! Je ne supporte plus la misère de l'Inde? Peut-être, je ne sais pas. Pourtant, il semble avoir du succès pour un premier roman...

mercredi 4 février 2009

Quoi de neuf alors dans cette PAL depuis la dernière photo?

Beaucoup de Québécois! Je suis en retard sur mes pairs à ce niveau, c'est devenu indispensable... J'ai presque honte de n'avoir jamais lu Maria Chapdelaine et la prochaine fois que je rencontrerai Marie Laberge dans un salon du livre, je veux pouvoir lui dire que j'ai lu autre chose d'elle depuis Juillet!
Le voyage dans le passé, Stefan Zweig.

La saison des adieux, Karel Schoeman.

Le souffle de l'harmattan, Sylvain Trudel.

Maria Chapdelaine, Louis Hémon.


La kermesse, Daniel Poliquin.


Annabelle, Marie Laberge.


Les aurores montréales, Monique Proulx.


La petite fille qui aimait trop les allumettes, Gaétan Soucy.


Le poids des ombres, Marie Laberge.


Northanger Abbey, Jane Austen. (Le seul que je n'ai pas lu!)


Scrapbook, Nadine Bismuth.

La femme du V, Douglas Kennedy.

Je suis complétement dingue... je vous donne le droit de me le dire!!!

mardi 3 février 2009

Elle s'appelait Sarah, Tatiana de Rosnay.

Paris. 2002. Julia Jarmons, journaliste américaine, est chargée de couvrir la commémoration du Vel d'Hiv. Découvrant avec horreur le calvaires de ces familles juives qui furent déportées à Auschwitz, elle s'attache en particulier au destin de Sarah et mène l'enquête jusqu'au bout, au péril de ce qu'elle a de plus cher. Paris. 16 juillet 1942. A l'aube, la police française fait irruption dans un appartement du Marais.Paniqué, le petit Michel se cache dans un placard. Pour le protéger, sa grande soeur l'enferme et emporte la clef, en lui promettant de revenir. Mais elle fait partie des quatre mille enfants raflés ce jour-là. Tatiana de Rosnay ne craint pas d'attaquer de front une page sombre de l'histoire française.

Premier livre lu pour le défi de Grominou: Blog-o-trésor. Ce roman a déjà été commenté plusieurs fois sur les blogs et je n'ajouterai rien de nouveau ce soir. C'est l'exemple parfait du livre que j'ai aimé mais qui ne m'inspire pas nécessairement un commentaire passionné. L'auteur marie bien l'historique et le moderne en alternant d'un à l'autre à chaque chapitre. L'intrigue se construit tranquillement entre les recherches de Julia, une journaliste et la déportation de la petite Sarah, pour finalement se rejoindre à un point culminant où les cartes tombent et laisse s'échapper le secret bien gardé.

Si le contenu avait été purement historique, je n'aurais pas aimé et si la portion moderne n'avait pas été teintée d'histoire, mon plaisir aurait été bien moins grand. Alors, je peux dire que l'auteure a su équilibrer son texte pour plaire à un plus vaste public. En gros, c'est un bon moment de lecture...

lundi 2 février 2009

Les PAL sont à la mode...

Ce n'est pas la première fois que je vous montre mes PAL, mais puisque la mode est revenue sur les blogs, je le refais! Parce que moi j'aime bien voir comment les gens traitent leurs bouquins et je veux surtout savoir si la majorité de vous tous les préférés bien classés ou pas... Ouaip, je suis un peu maniaque et, Dieu merci, je ne travaille pas en librairie, car je passerais le plus clair de mon temps à replacer au lieu de servir la clientèle!! Le livre est un objet de valeur à mes yeux et je n'aime pas les voir tous croches dans un coin les uns par dessus les autres. Je ne fais pas exprès de les placer avant la photo, ils vivent comme ça depuis toujours.





Mon talent de photographe donne l'impression qu'Ikea vend du "fait penché", mais ce n'est pas le cas!






Ici, les magazines lus. Les magazines, les journaux et les livres à lire. C'est là que je dépose le cabaret de thé lorsque je m'installe dans ma chaise à carreaux. Antonio et moi passons beaucoup de temps dans cette petite chambre bien éclairée. Felfel y retrouve son lit, Antonio NOTRE ordi (inside joke!) et moi mes livres.



Finalement, la table de nuit où se retrouvent surtout les lectures pour La Recrue et le Blogoclub... Une fois dans mon lit, je m'endors après 2-3 pages. Ce n'est pas ici que je suis le plus efficace, alors ce sont des lectures que je commence très longtemps d'avance.

Vous pouvez me remercier de ne pas prendre de photos de ce qui traîne dans le fond du sac à main... oui, il y en a là aussi! Certains doivent nous trouver bien ennuyants de lire tout le temps, mais moi j'ai trouvé chaussure à mon pied en la personne d'Antonio qui se passionne aussi pour la lecture! Amen!

P.S. le jour où vous verrez ces images, elles ne seront déjà plus à jour... Au moment où je vous écris, nous sommes samedi et j'ai un certificat cadeau de 100$ dans mon sac à main pour une grande librairie... Ciao everyone!

dimanche 1 février 2009

Bilan lecture janvier 2009...

1) Toute la nuit devant nous, Marcus Malte / + / 2 janv.
2) La foire aux vanités. Thackeray / + / 18 janv.
3) Syngué sabour, Atiq Rahimi / + / 20 janv.
4) Le dernier frère, Nathacha Appanah / + / 23 janv.
5) Monsieur Ho, Max Férandon / + / 27 janv.
6) Replay, Ken Grimwood / + / 30 janv.
7) La grosse, Françoise Lefèvre / + / 31 janv.

Le Top 3 du mois:

Syngué sabour, Atiq Rahimi
Le dernier frère, Nathacha Appanah
Replay, Ken Grimwood

J'aurais pu faire un top 5 en y ajoutant Monsieur Ho, un premier roman pas ennuyant et La grosse, si touchant! Le nombre n'est pas impressionnant, mais la qualité, elle, l'est tout à fait... Si toute l'année pouvait ressembler à janvier, je serais une lectrice ravie. La maladie m'a ralentie plus qu'à mon tour, mais je me promets un mois record en février! Pour cela, j'éviterai les briques à la Thackeray, sauf pour Le carnet d'or de Lessing, lecture pour le Blogoclub du 1er mars.