mardi 31 mars 2009

Bilan lecture mars 2009...

1) Noblesse déchirée : parfum de courtisane. Jennifer Ahern / + / 1er mars
2) Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, Stefan Zweig / + / 2 mars
3) Quelques adieux, Marie Laberge / +/- / 6 mars
4) La reine des lectrices, Alan Bennet / + / 7 mars
5) Être, Éric Simard / + / 7 mars
6) Teacher Man, Frank McCourt / - / 9 mars
7) Rouge presque noire, July Giguère / +/- / 10 mars
Abandon de lecture p.68 : Michel Faber, Contes de la rose pourpre.
8) Le voyage dans le passé, Stefan Zweig / + / 15 mars
9) Le festin de roses, Indu Sundaresan / +/- / 22 mars
10) Les mots pour les amoureux des livres, Valérie Dupuy / + / 28 mars
11) La femme du V, Douglas Kennedy / + / 29 mars
12) L’instinct d’Inez, Carlos Fuentes / - / 29 mars (critique à paraître le 1er mai)

Top 3 du mois:

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, Stefan Zweig
La reine des lectrices, Alan Bennet
Les mots pour les amoureux des livres, Valérie Dupuy

Trois lectures de plus qu'en 2007 et une de plus qu'en 2008, je m'améliore! Un mois qui se mérite la mention plus ou moins intéressant, car j'y compte plusieurs déceptions... Quelques valeurs sûres ont ramené le bateau à la surface: Zweig et Kennedy. De la poésie à laquelle je n'ai rien pigé et quelques ennuis mortels m'ont carrément déçue... J'ai quatre livres en route pour débuter avril et seulement deux sont à la hauteur de mes attentes, je ne vous dis pas lesquels!!

dimanche 29 mars 2009

La femme du V, Douglas Kennedy.

Harry Ricks a dû quitter précipitamment les Etats-Unis pour Paris suite à une série de désastres personnels. Il est logé dans une chambre de bonne du faubourg Saint-Martin et a du mal à joindre les deux bouts. C'est alors qu'il fait la connaissance de Margit, une belle et mystérieuse Hongroise. Il succombe à une passion pour cette femme sensuelle et plus âgée. Sa vie prend une tournure inattendue.


Je ne me trompe pas en choisisant Douglas Kennedy lorsque j'ai le goût d'une valeur sûre pour me redonner de l'espoir en la littérature. À certains moments, j'ai l'impression d'enchaîner les livres (pas mauvais!) mais juste "OK"... Son mélange de policier du dimanche, d'aventures amoureuses light et son écriture entraînante met un baume sur mon cerveau endolori par les trop philosophiques, les sans rythme ou les "pas mon genre".

C'est vrai que dans le cas présent, la tournure des événements des derniers chapitres m'a laissée perplexe et un peu déçue, mais ce n'est qu'une infime portion du roman et ceci ne changera rien au fait que l'auteur a su me tenir en haleine pendant quelques heures avec les multiples mésaventures de ce pauvre Harry. Il n'a pas de chance et tout converge vers lui, c'est à se demander s'il réussira une sortie sans dégâts et avec tous ses membres!

Douglas Kennedy sera au prochain Salon du livre de Québec.

samedi 28 mars 2009

Les mots pour les amoureux des livres, Valérie Dupuy.

80 citations, pensées, maximes nées sous la plume de philosophes, de poètes, d'écrivains, d'artistes. Autant de mots pour les amoureux des livres.

Un cadeau à offrir pour les vrais amoureux des livres! Des éloges, des vérités, que des mots pour aimer les livres...



"Je me félicite toujours du hasard qui nous a portés à aimer la lecture... C'est un MAGASIN DE BONHEUR toujours sûr et que les hommes ne peuvent nous ravir."
Stendhal (1783-1842), (p.80).

Tranquillement...

Source: Cuteoverload

Je pense bien avoir le courage de sortir prendre l'air aujourd'hui... Le décor est à peu près semblable ici... J'envie les villes sans neige!!!

Bon samedi à tous!

vendredi 27 mars 2009

La convalescence en images...

Les fleurs de grand-mère...


Le toutou rose de papa (parce qu'à 35 ans, je suis toujours sa petite fille!)

La brique impossible à lire lorsqu'on a mal au dos!



Le vagabondage entre trois romans: une Recrue, le Blogoclub et un Jardin de papier...

Je ne vous présente pas l'infirmière en chef qui ne me quitte pas d'une semelle, car vous aurez deviné de qui je parle!

mercredi 25 mars 2009

De retour...

*** Edit jeudi matin: Cholangio Pancréatographie Rétrograde Endoscopique. Merci à Doriane pour les précisions! Et merci à tous les autres pour le support chaleureux en temps de crise! Comme si ce n'était pas assez, je me suis fait un tour de rein sur le lit d'hôpital hier!! Je suis bonne pour la feraille à mon âge!! Ah! Seigneur!

Grâce à la magie des billets programmés, mon séjour à l'hôpital est presque passé inaperçu! Rentrée en urgence aux urgences dimanche soir avec une pancréatite aigüe, je ne suis resortie que ce soir... L'endo-échographie fait il y a deux semaines avait laissé quelques séquelles très déplaisantes et je n'ai pas eu le temps d'attendre le retour des fameuses prises de sang avant qu'une autre crise se pointe! On m'a opérée par la bouche hier pour déloger deux pierres dans le canal cystique. Ne me demandez pas le nom de cette opération, car j'étais sous sédatif puissant pour le cerveau, mais pas assez pour le corps puisque j'ai souffert le martyr et pour finir, en sortant de la salle d'opération, la pancréatite avait repris de plus belle!! Aujourd'hui, je vais sommairement mieux et sous prétexte que j'habite tout près de l'hôpital, on m'a autorisée à retourner à la maison. J'ai pris une douche, ça remet les idées en place et ça déloge la fameuse odeur d'hôpital que je n'apprécie pas du tout! À demain... j'espère!

lundi 23 mars 2009

Le festin de roses, Indu Sundaresan.

Nur Jahan, l’impératrice dont la beauté éclipse l’éclat du soleil, fascine ses sujets… Un jeune audacieux se risque enfin à contempler sa souveraine, un privilège réservé à son époux, le Grand Moghol Jahangir. Pour restaurer l’honneur bafoué de Nur Jahan, l’empereur dépouillera tous les rosiers d’Ispahan et déposera aux pieds de la femme qu’il adore des myriades de pétales chatoyants en gage d’amour éternel.Forte de cette passion, Nur Jahan ne craint plus personne. Mais le pouvoir de l’impératrice vacille lorsque son mari meurt... Afin de conserver son influence au sein du palais, elle va mettre en avant sa nièce, pour qui un nouvel empereur, fou d’amour, érigera le légendaireTaj Mahal.

-C'est la fin, Mehrunnisa, murmura-t-il. T'en sortiras-tu?

- Oui, dit-elle, après un long silence. Mais tu me manqueras tellement, Seigneur!

- Allons chasser.

À l'image de cet extrait (p.510), le texte manque de chaleur sur toute la ligne! On nous vend le roman comme étant la plus romantique des histoires d'amour, c'est décevant... Le quatrième de couverture ne représente que la fin du livre et les faiblesses se comptent à la douzaine. Pas de réel plaisir à la lecture, car les noms multiples pour chacun des personnages chargent le texte inutilement...

D'un autre coté, le luxe, les tissus, les joyaux de l'Empire et la beauté des femmes du harem y sont très bien mis en lumière. De quoi faire rêver à une vie de château et ses plateaux d'argent...

Un avis ambigu, rien de moins.

dimanche 22 mars 2009

Le M.E.E.B pour une acheteuse compulsive...

Le Seigneur de Bombay, Vikram Chandra.

Une police liliputienne sur plus de 1200 pages...
Est-ce que ce livre vaut son "pesant" d'or?

samedi 21 mars 2009

Quoi de neuf?

Les soucis de santé sont toujours de source indéterminée puisque les résultats de tests sanguins prennent entre 7 et 10 jours pour être acheminés au médecin... Disons qu'il faut prendre son mal en patience ici!! Une petite marche de santé m'a amenée tout droit dans une librairie et question de me changer les idées, j'y ai fait quelques emplettes!

Bon samedi à tous!

jeudi 19 mars 2009

Pas de billet depuis dimanche?!

Je ne suis pas très présente cette semaine, je peine à terminer deux livres! Je suis dépassée par les événements et surtout par des petits soucis de santé qui me fatiguent depuis jeudi dernier. Ensuite, la voisine a accouché d'un petit garçon tout mignon qui est beaucoup plus tentant que mon portable! Bref, je ne suis pas très dans le mood blog cette semaine...

À bientôt...

dimanche 15 mars 2009

Le voyage dans le passé, Stefan Zweig.

Le voyage dans le passé est l'histoire des retrouvailles au goût amer entre un homme et une femme qui se sont aimés et qui croient s'aimer encore.Louis, jeune homme pauvre mû par une " volonté fanatique " tombe amoureux de la femme de son riche bienfaiteur, mais il est envoyé quelques mois au Mexique pour une mission de confiance. La Grande Guerre éclate. Ils ne se reverront que neuf ans plus tard. L'amour résiste t-il à tout ? A l'usure du temps, à la trahison, à une tragédie ? Dans ce texte bouleversant, jamais traduit en français jusqu'à ce jour, on retrouve le savoir-faire unique de Zweig, son génie de la psychologie, son art de suggérer par un geste, un regard, les tourments intérieurs, les arrières-pensées.les abîmes de l'inconscient.

Seul Stefan Zweig peut réduire le feu sacré de l'amour en une centaine de pages sans rien négliger! On s'y brûle dès le premier paragraphe lu. Son intensité est fulgurante, pas besoin de signet pour lire ce livre... À travers Louis, nous apprendrons qu'il est impossible de taire un amour même après 9 ans d'efforts. Celui-ce peut se modifier au fil du temps, mais il ne s'éteint jamais tout à fait. Zweig sait retransmettre le émotions et il est si intense ici, qu'on oublie tout le reste et le temps file aisément... Un grand coup de coeur (encore) pour cet écrivain à l'écriture très féminine, très sensible.

Un peu plus d'effort svp!

Le festin de roses, Indu Sundaresan


Une vie de choix, Tahmima Anam.


La recrue du 15 mars: Patrice Martin, Le chapeau de Kafka.

Trois récits principaux, mais aussi plusieurs autres, s’emboîtent à la façon de poupées gigognes et s’interpellent. Dans le premier chapitre du roman, P., un employé chargé de récupérer le chapeau de Kafka, se voit confronté à de nombreuses embûches: un ascenseur déréglé, des fonctionnaires rigides, des écriteaux aux messages ambigus, voire mensongers, un cadavre aussi imprévu qu’encombrant. Dans le deuxième chapitre, un écrivain rêve de croiser Paul Auster dans Brooklyn. Dans le troisième, Kafka, Borges et Calvino se racontent des histoires durant le trajet en auto qui les mène à un colloque portant sur l’écrivain comme personnage. Un roman intelligent et drôle.

C'est un rendez-vous manqué pour Patrice Martin et moi. Après une cinquantaine de pages lues, j'ai abandonné parce que ça ne cliquait pas du tout entre P., le personnage principal et moi. Je suis trop pragmatique, je n'ai pu m'élever au-dessus de cela pour l'occasion. Le calepin, le chapeau, rien ne m'a accrochée et (presque) tout m'a énervée. Ce n'est pas une belle pub pour La Recrue qui m'est chère, mais nos avis sont tellement diversifiés que je suis convaincue que ce livre a été très apprécié par d'autres... À lire ici.

jeudi 12 mars 2009

Jeannette veut savoir #38...

Est-ce qu'il vous arrive d'acheter un livre cité dans un de vos livres?

Saveurs vagabondes de Frances Mayes a provoqué bien des envies chez moi. L'une d'elles a été de lire George Sand. J'ai fait mon premier achat:

Un hiver à Majorque... pour fuir l'hiver au Québec (surtout!!).

Vendredi - Friday - Freitag - Viernes

Demain la dernière... Yippee!

Source: Cuteoverload

mercredi 11 mars 2009

Contes de la rose pourpre, Michel Faber.

Il neige sur Londres en cette journée de décembre 1872.La ville s'anime, des salons chic aux rues les plus sordides. Le regard s'attarde sur quelques passants : une prostituée, un homme défiguré, un riche parfumeur... Michel Faber nous dévoile en quelques pages le destin des héros de La Rose pourpre et le Lys et nous livre, par petites touches, un portrait fascinant de l'Angleterre victorienne.

Abandon de lecture p.68. C'est que j'ai complétement oublié les deux premiers tomes!! Je ne me souviens plus des personnages et je crois que le destin de Sugar ne me préoccupe plus vraiment...

mardi 10 mars 2009

Rouge presque noire, July Giguère.

July Giguère nous offre, dans ce premier recueil, une écriture
poignante qui, par ce qu’elle soulève du monde et des sentiments, parfois dérange.
D’une extrême lucidité, les personnages, souvent féminins, explorent le sentiment
amoureux, passant par une profonde solitude : hantés par leur passé, ils affrontent leurs
peurs, sondent leurs désirs.

Très physique, la poésie de July Giguère donne corps non seulement aux angoisses des
êtres, mais à tout ce qui les entoure :

c’est au mouvement soyeux de la marche que tu la reconnais, cette femme étendue à
même le sol, oubliée… à qui parfois tu parles dans ton sommeil
la clarté fade de l’ampoule électrique
mais tu n’entres pas malgré mon silence qui t’implore
dans cette chambre où tout se défait
jusqu’à la peau des murs.

Au fil des pages, on trouve également de courts poèmes dont la mise en page suggère
qu’ils ont été écrits sur le vif, comme pour capter l’émotion, dans l’hésitation de l’instant.
Parlant d’une intense douleur et de sentiments torturés, les textes de cette auteure
sherbrookoise présentent des univers refoulés dont les fragments épars résonnent en nous.


Un grand défi qu'est celui de parler de quelque chose que je ne connais presque pas ou très peu: la poésie. Ce n'est pas sans appréhension que j'ai plongé dans ce court recueil sorti aujourd'hui en librairie. Si certains textes nécessitent un effort intellectuel soutenu et une concentration accrue, d'autres offrent un vrai répis en toute beauté:

le soir dans son deux-pièces

ne lui parviennent que

la pulsation du silence

le bruit des portes qui

claquent

sans pour autant ébranler

la forteresse de sa solitude


En vrac, j'ai noté quelques thèmes abordés - le femme, les corps, les sexes, le frère, les chiens, les chats, la tristesse, le sang, la solitude, Mara - mais surtout la noirceur et la peur. Ce ne sont pas des textes faciles et légers, mais fragiles et chargés de sens en même temps... Je suis convaincue qu'il ne faut jamais forcer pour tout comprendre et que la poésie attrape son lecteur par ce qu'il a lui-même vécu, les émotions montent avec les mots choisis et créent un lien. Je ne puis dire dans mon cas, que cette liaison était au rendez-vous...

Une lecture "repêchage" chez La Recrue.

Quand la réalité rejoint les mots!!

Il y a peu de temps, une collègue de travail me demandait si les livres que je lis sont parfois portés à l'écran. Je lui ai répondu que bien sûr! Je pense au Liseur, The Notebook et bien d'autres... C'est merveilleux de voir comment un texte peut être traduit en images! On est souvent surpris, parfois déçu, etc.

Ce qui est encore plus étonnant, c'est de tomber sur le dossier d'un employé et de constater que cette personne a déjà travaillé au Motel Adams!! Oui, oui, le motel Adams de Stéfani Meunier!

Hallucinant! Devrais-je lui suggérer le titre?

lundi 9 mars 2009

Teacher Man, Frank McCourt.

Après avoir enchaîné les petits métiers, Frank McCourt se décide enfin à utiliser son diplôme d'enseignant.Premier poste : un lycée technique de Staten Island ; premiers élèves : des fauves. Quelle attitude adopter ?. Au risque de fâcher sa hiérarchie, Frank choisit la ruse. Les élèves font des batailles de sandwichs? Il les attrape au vol et les mange. Ils sont régulièrement en retard ? Il y voit une occasion de leur enseigner l'écriture en leur faisant rédiger les excuses d'Eve ou de Judas. Ils n'écoutent pas en cours ? Il les intrigue, les étonne, les subjugue grâce à des anecdotes sur son enfance irlandaise, histoires qui vont captiver les élèves les plus rétifs et bouleverser des générations de lecteurs du monde entier.

C'est l'histoire d'un professeur d'anglais partagé entre sa culture irlandaise et américaine. Il raconte aux étudiants quelques anecdotes, ses craintes et ses souvenirs. Ses méthodes d'enseignement sont farfelues et pas toujours très professionnelles, mais les étudiants aiment ses cours! C'est tout... un flop total pour moi. J'ai abandonné 30 pages avant la fin.

dimanche 8 mars 2009

Être, Éric Simard.

«Boris ne veut plus avancer. Il a la chienne. Il ne comprend plus ce qui lui arrive. Avant, il se foutait des autres et de leur stupidité. Maintenant, il est tout à l'envers à la seule idée de mettre le gros orteil dans la cour de récréation. En même temps, c'est tellement clair dans sa tête qu'il n'a plus envie qu'on le traite comme on l'a toujours fait. Pour une fois dans sa vie, il aimerait pouvoir faire une entrée discrète et se fondre dans le décor sans qu'on se rende compte de sa présence. Être là, tout en ayant l'air de ne pas y être. Comme la plupart des autres enfants.»

L'existence est au coeur de ce recueil de nouvelles qui s'intéresse aux actions importantes de la vie d'un être humain. Qu'ils vivent en marge de la société ou non, de Vivre à Mourir, on découvre des facettes complexes de personnages qui se battent pour exister pleinement. À la fois dérangeant, dur, tendre et émouvant, jamais désespéré ni complaisant, l'auteur reste fidèle au style qui le caractérise.

Si un livre vous fait rire aux éclats ou pleurer en silence;
Si un livre vous dérange ou vous interpelle;
Si un livre vous chavire le coeur ou vous donne la chair de poule;
Si un livre vous fait réfléchir ou ne vous laisse pas l'oublier;
C'est que l'auteur a bien fait son travail!

Juliette, Eugénie, Jonathan, Christophe ou encore Rachel et Roméo, à travers tous ces personnages (et les autres), je suis passée par une panoplie d'émotions... Chaque nouvelle se termine par une fin "punchée" et c'est à cela que je m'attends lorsque je lis un recueil de nouvelles! De petites histoires qui ne sont pas insignifiantes et souvent très intenses. J'ai refermé le livre après chaque nouvelle (pour faire durer le plaisir, certes!) afin de digérer le texte.

La sensibilité d'Éric se retrouve d'un bout à l'autre du recueil et cela, même dans la dédicace! Il n'y a vraiment rien d'artificiel là-dedans, tout est bien senti...

D'autres ont aimé: Virge, Venise.

samedi 7 mars 2009

La reine des lectrices, Alan Bennett.

Que se passerait-il outre-Manche si, par le plus grand des hasards, Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d'un coup, plus rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne à négliger ses engagements royaux ? C'est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais.Henry James, les sours Brontë, le sulfureux Jean Genet et bien d'autres défilent sous l'oil implacable d'Elizabeth, cependant que le monde empesé et so british de Buckingham Palace s'inquiète : du valet de chambre au prince Philip, d'aucuns grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l'implacable protocole de la maison Windsor. C'est en maître de l'humour décalé qu'Alain Bennett a concocté cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture.

J'ai succombé au pouvoir des blogs! Tout le monde le lit et bien, moi aussi! Le bon avis général est justifié, c'est drôle et bien écrit. Lady Di et Charles se sont mariés le jour de mes 8 ans et j'étais devant le téléviseur parce qu'à l'époque, j'étais déjà fascinée par la famille royale! Pas besoin d'ajouter que ce livre devait faire partie de mes lectures. J'ai tellement fantasmé sur l'intimité de ces "intouchables" que de découvrir la reine en lectrice compulsive a stimulé mon imaginaire et m'a rassurée dans ma dépendance...

La lectrice compulsive s'y retrouve parfaitement. Celle qui sacrifie ses activités, sa famille, son porte-feuille, son chat au grand bonheur de lire rencontre une reine tout à fait identique... ou presque! Celle-ci porte la même broche deux jours de suite, ne respecte plus le calendrier de ses tenues, embête tout le monde avec ses lectures, préfère lire plutôt que gérer l'Angleterre, prend des notes, veut écrire, suggère, discute et finalement, devient plus sensible aux sentiments des autres et aux siens. Elle devient de moins en moins distante face à ses sujets et la confusion règne à un tel point que tout est mis en oeuvre pour faire cesser ce nouveau dada de la reine...

Un petit bijou qui me fait découvrir un auteur au sens de l'humour tout à fait indiqué les jours gris de pluie!

Antonio a mis des mots (de quelqu'un d'autre!) sur mon impression suite à cette lecture:

Aujourd'hui je vois la vie
Avec les yeux du coeur
Je suis plus sensible à l'invisible
À tout ce qu'il y a à l'intérieur
Aujourd'hui je vois la vie
Avec les yeux du coeur
Les yeux du coeur

Extrait de Les yeux du coeur, Gerry Boulet.

vendredi 6 mars 2009

Quelques adieux, Marie Laberge.

Dans un monde qui veut encadrer l'amour dans des règles bien précises, la passion s'inscrit toujours comme une transgression, un éclatement, une rupture. Un roman où M. Laberge rend un hommage à sa ville natale, Québec.

Une première partie avec un dénouement très, très lent où l'auteure met en place le partage de François entre sa femme et sa maîtresse qu'il finira par avoir. Même si son ami et collègue Jacques se permet des aventures avec les étudiantes, François a su résister jusqu'à l'arrivée de Anne. Il lutte bien longtemps avant de céder et Marie Laberge étire un peu ce freinage vers la passion... La deuxième partie est beaucoup plus intéressante et palpitante parce qu'Élisabeth, la femme de François, découvre son mari sous un autre angle. L'homme qu'elle a aimé lui a caché bien des choses et on sent bien la férocité des émotions lorsqu'elle prend connaissance de cette trahison. Dommage que le "bon Marie Laberge" n'arrive qu'à plus de deux cents pages, ce qui en fait un roman sur l'infidélité et ses tiraillements... juste correct!

Le M.E.E.B pour un rêve...

Est-ce que quelqu'un sait ce que les rêves signifient?

J'ai rêvé toute la nuit que j'essayais de donner un bain à une lionne dans la machine à laver...

C'est clair que je manque de sommeil!

mercredi 4 mars 2009

Mon amie S. et le résultat de son défoulement...

Parfum d’homme

Chaque homme à une odeur particulière
Tantôt cette odeur nous envoute
Tantôt cette odeur nous dégoûte
Mais chaque homme à une odeur qui lui est chère


Ton parfum m’a envoûtée
Tant que je m’en suis laissé bercer
Ton parfum m’a charmée
Tant que je me suis laissé t’aimer


Ton parfum m’a fait du mal
Tant que j’ai trouvé cela banal
Ton parfum m’a marquée
Tant que je ne pouvais plus te quitter


Ton odeur si intense
Tant que notre histoire n’avait plus aucun sens
Ton odeur si forte
Tant qu’il n’était plus question que je la supporte


Chaque homme à une odeur particulière
Ton parfum d’amour
Que tu ne portais pas tous les jours
Pourtant l’odeur, qui m’était la plus sincère


Chaque homme à une odeur qui lui est chère
Ton parfum de haine
Que tu portais sans craintes
Pourtant l’odeur qui m’était la plus grossière


Chaque homme à une odeur singulière
Ton parfum de trahison
Que tu portais aux occasions
Pourtant l’odeur qui m’était la plus vulgaire

Ton odeur d’homme aimant
Ton parfum d’un seul moment
Ton odeur d’homme enragé
Ton parfum de chaque journée


Mon parfum de femme désespérée
Le flacon je l’ai vidé
Mon parfum de femme blessée
Le flacon je l’ai jeté


Mon parfum de femme déterminée
Le flacon je viens de commencer
Mon parfum de femme enjouée
Le flacon je vais me l’acheter


Jamais plus ton odeur je ne sentirai
Ton parfum est discontinué
Une autre odeur d’homme j’arrive à percevoir
Et son parfum c’est l’espoir

lundi 2 mars 2009

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, Stefan Zweig.

Scandale dans une pension de famille " comme il faut ", sur la Côte d'Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d'un des clients, s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée...

Seul le narrateur tente de comprendre cette " créature sans moralité ", avec l'aide inattendue d'une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive.

Ce récit d'une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs, est une de ses plus incontestables réussites.


Écrit en 1927, ce livre percute le lecteur par ses thèmes abordés toujours d'actualité: les aventures fortuites entre une femme plus âgée et un jeune homme (aventures qui dérangent encore!), l'attrait du jeu et le suicide. Cette chère Henriette n'est qu'un prétexte pour engager le discussion entre le narrateur et une certaine Mrs.C... qui a bien des choses à dévoiler.

Il ne m'est pas nécessaire de chanter sur les toits tous les mérites de cet auteur qui a fait ses preuves plus d'une fois, mais de le retrouver à l'époque des années folles donne une autre dimension à cet écrivain que j'ai adoré lire dans Amok, Marie-Antoinette et Le joueur d'échecs.

Ce roman traite de coups de coeur, d'impulsions et des opportunités auxquels chaque individu ne peut pas toujours résister malgré l'enjeu...

dimanche 1 mars 2009

Noblesse déchirée: Parfum de courtisane, Jennifer Ahern.

Pour Marguerite de Collibret, la fin de l'été 1661 représente le début d'une nouvelle vie. Elle a dix-sept ans et s'apprête à rejoindre son père, un riche financier, à Paris où l'attendent salons, bals et promenades.

La France est à l'aube d'un procès qui va ébranler la noblesse et la royauté, alors que le très puissant surintendant des finances Fouquet est arrêté au nom du roi Louis XIV. Cette affaire plonge Marguerite en plein drame quand son père est arrêté et conduit à la Bastille. La défaveur frappe la famille de la jeune femme, qui perd à la fois son rang et son nom. Dès lors, Margot se range dans le camp des fidèles de Fouquet pour lutter contre l'injustice, et ce, au prix de sa réputation et en dépit des conventions sociales de l'époque. Sa rencontre avec Ninon de Lenclos, la célèbre courtisane, changera à jamais le cours de son destin. Rivalités, complots, désirs, rien ne sera épargné à Margot avant que la chance de parvenir à libérer son père ne se présente à elle.


Des scènes séduisantes dans un Paris ébranlé par l'Histoire où souvenirs, déchéances et émotions se multiplient. Le désir et le danger coupent le souffle. Parfum de courtisane, un roman fort et somptueux, témoigne du talent de la nouvelle venue Jennifer Ahern.

Je m'attendais à une plus grande enquête sur l'emprisonnement du père de Marguerite, mais l'auteure a préféré laisser plus de place à l'univers des courtisanes... Bon, c'est plus fleur-bleue que prévu et alors? C'est certainement moins violent que je ne l'aurais cru et la politique française du 17ième siècle y a été un peu oubliée finalement. Et puis? J'ai passé de bons moments dans la maison close de Ninon de Lenclos et je me suis presque surprise à envier les protagonistes qui junglent entre culture générale et charmants messieurs! Certaines scènes provoquent de bons coups de chaleur, elle maîtrise son art dans ce sens. C'est vrai que Jennifer Ahern semble avoir embellit tout ce beau monde sous une plume qui grince et sonne faux à certains passages, mais je suis confiante qu'elle ne sera que meilleure dans la suite maintenant disponible en librairie. En tout cas, moi j'ai très envie de savoir ce que Marguerite mijote pour son entourage! Au fond, je suis peut-être juste romantique et voyeuse... je joue le jeu jusqu'au bout!

L'avis de Frisette.

Bilan lecture février 2009...

1) Le train pour Samarcande, Danielle Trussart / + / 1er fév.
2) Elle s’appelait Sarah, Tatiana de Rosnay / + / 3 fév.
Abandon de lecture p.65 : Aravind Adiga : Le tigre blanc
3) La petite fille qui aimait trop les allumettes, Gaétan Soucy / + / 6 fév.
4) Un pour toutes, Frances Pye / +/- / 9 fév.
5) Saveurs vagabondes. Une année dans le monde. Frances Mayes / + / 15 fév.
6) Scrapbook, Nadine Bismuth / + / 17 fév.
Abandon de lecture p. 50 : Patrice Martin : Le chapeau de Kafka
7) Nikolski, Nicolas Dickner / + / 19 fév.
8) Les aurores montréales, Monique Proulx / - / 24 fév.
9) Je te demanderai la mer, Stéfani Meunier / +/- / 26 fév.
10) Est-ce ainsi que les femmes meurent ? Didier Decoin / + / 27 fév.

Top 3 du mois:
La petite fille qui aimait trop les allumettes, Gaétan Soucy
Saveurs vagabondes. Une année dans le monde. Frances Mayes
Est-ce ainsi que les femmes meurent ? Didier Decoin

Pas de Le Clézio? Pas de Doris Lessing en remplacement pour le Blogoclub? Il semble que non, je me suis laissée embarquer dans mes lectures québécoises (pas toujours formidables), mais je suis engagée à 100% pour le thème du Mexique avec Carlos Fuentes pour le 1er mai... En mars, je poursuis ma lecture locale et je ferai quelques exceptions pour certaines couvertures à lesquelles je ne résisterai plus pour bien longtemps!!

Bon dimanche!