dimanche 31 janvier 2010
Bilan lecture janvier 2010...
2) Ouest, François Vallejo / - / 5 janv.
3) The Guernsey literary and potato peel pie society, Mary Ann Shaffer / ++ / 6 janv.
4) Les murs, Olivia Tapiero / + / 7 janv. Québécois
5) Un bonheur parfait, James Salter / - / 8 janv.
6) Le souffle de l’Harmattan, Sylvain Trudel / + / 12 janv. Québecois
7) Un week-end dans le Michigan, Richard Ford / + / - / 13 janv.
8) Ne le dis à personne, Harlan Coben / ++ / 16 janv.
9) La perte en héritage, Kiran Desai / - / 18 janv.
10) 33, chemin de la Baleine, Myriam Beaudoin / ++ / 18 janv. Québécois
11) Les belles choses que porte le ciel, Dinaw Mengestu / ++ / 19 janv.
12) HKPQ, Michèle Plomer / ++ / 22 janv. Québécois
13) Les révolutions de Marina, Bïa Krieger / +/- / 24 janv. Québécois
14) La tache, Philip Roth / + / 27 janv.
Abandon p164 : In the air, Walter Kirn / 28 janv.
Janvier aura été le mois des extrêmes et des livres québécois! Quelques livres presque détestés et d'autres presque trop aimés!!! Il y a une Recrue dont je ne vous parlerai qu'en février, je peux vous dire tout de suite qu'elle m'a laissée assez froide... À travers ces livres, j'ai aussi beaucoup voyagé: la Chine, les États-Unis, Guernsey et la France.
Maintenant, je dois me rendre à l'évidence, si j'arrive à lire un seul livre en février, je crois que j'aurai de la chance...
Pour la première fois (il me semble!), j'ai un top 5, car je ne peux me décider à réduire le tout à 3! Les univers sont tellement différents et chacun a su me tenir accrochée!
TOP 5 DU MOIS:
The Guernsey literary and potato peel pie society, Mary Ann Shaffer
Ne le dis à personne, Harlan Coben
33, chemin de la Baleine, Myriam Beaudoin
Les belles choses que porte le ciel, Dinaw Mengestu
HKPQ, Michèle Plomer
samedi 30 janvier 2010
Whipet et Cannelle...
jeudi 28 janvier 2010
In the air, Walter Kirn.
Depuis des années Ryan Bingham ne touche plus terre : son boulot de consultant en management – il est chargé d’organiser des licenciements – le conduit d’entreprise en entreprise, de ville en ville, d’avion en aéroport, de chambre d’hôtel en chambre d’hôtel. Il n’a plus de maison, plus d’épouse, plus d’attaches familiales : il ne se sent chez lui que dans le cocon d’une cabine pressurisée, face au sourire d’une hôtesse de l’air ou à un plateau-repas mal réchauffé. Son but dans la vie ? Accumuler un million de miles du programme de fidélité d’une compagnie aérienne. Il y est presque, mais brûle d’envie de démissionner…D’une plume décapante qui excelle à dénoncer l’inhumanité croissante du monde du travail et ses effets délétères, Walter Kirn décrit avec le talent d’un Douglas Kennedy ou d’un Don DeLillo l’implacable descente aux enfers d’un homme qui a la tête dans les nuages.
Dans la mesure où j'ai obtenu ce livre dans un partenariat BOB - Michel Lafon, j'ai voulu faire un effort pour le terminer. À la page 164, je déclare forfait! Les états d'âme de Ryan entre deux avions, deux aéroports, deux hôtesses de l'air, deux clients, deux frangines ou encore deux jobs m'ont sincèrement peu intéressée... Ses comparaisons de chaînes d'hôtels, de compagnies aériennes et son accumulation de points sur sa carte de crédit sont plutôt dignes d'une pub de chaîne de télé à infopubs en boucle que d'un film hollywoodien... Les liens sociaux sont superficiels et les quelques discussions entre passagers peu passionnantes. Malheureusement, à mes yeux, ce livre est un échec total.
Objectif PAL #44
mercredi 27 janvier 2010
La tache, Philip Roth.
À la veille de la retraite, un professeur de lettres classiques, accusé d'avoir tenu des propos racistes envers ses étudiants, préfère démissionner plutôt que de livrer le secret qui pourrait l'innocenter. Tandis que l'affaire Lewinski défraie les chroniques bien-pensantes, Nathan Zuckerman ouvre le dossier de son voisin Coleman Silk et découvre derrière la vie très rangée de l'ancien doyen un passé inouï, celui d'un homme qui s'est littéralement réinventé, et un présent non moins ravageur : sa liaison avec la sensuelle Faunia, femme de ménage et vachère de trente-quatre ans, prétendument illettrée, et talonnée par un ex-mari vétéran du Vietnam, obsédé par la vengeance et le meurtre.
Après Pastorale américaine et J'ai épousé un communiste, La tache, roman brutal et subtil, complète la trilogie de Philip Roth sur l'identité de l'individu dans les grands bouleversements de l'Amérique de l'après-guerre, où tout est équivoque et rien n'est sans mélange, car la tache « est en chacun, inhérente, à demeure, constitutive, elle qui préexiste à la désobéissance, qui englobe la désobéisssance, défie toute explication, toute compréhension. C'est pourquoi laver cette souillure n'est qu'une plaisanterie de barbare et le fantasme de pureté terrifiant. »
Un roman à contenu, lourd de sens, une critique sociale des États-Unis et une belle histoire d'amitié entre deux hommes. Nous sommes en 1998, c'est l'heure du Viagra, du scandale Clinton et de l'ascension d'internet et des courriels. Les personnages sont complexes, Roth ne donne pas dans la description simple! Il y a le vieil écrivain incontinent reclus dans la montagne, le doyen accusé de racisme qui cache un grand secret, le rescapé de la guerre du Vietnam qui souffre de troubles post-traumatiques, la trentenaire au lourd passé sans avenir stimulant, la jeune Parisienne machiaviélique à la recherche d'un partenaire et toute une famille noire-américaine reniée par leur fils! Les conflits sont multiples, chacun essaie d'analyser l'autre et tous essaient de comprendre ce Coleman Silk qui entretient une relation avec une femme deux fois plus jeune que lui et qui a démissionné de l'université suite aux accusations de racisme.
"Il était Coleman, le plus grand des grands pionniers du moi." (p.151)
Ce n'est définitivement pas le genre de roman à lire pour se relaxer le cerveau, la psychologie sociale y joue un grand rôle et même si parfois j'ai trouvé certaines phrases très lourdes et les liens à faire entre tous ces personnages, leur histoire et leur perception de la vie très difficiles à digérer, je ne me suis pas ennuyée! C'est une oeuvre magistrale... sans être un coup de coeur dans mon cas.
Objectif PAL #43.
mardi 26 janvier 2010
Défi La Plume Québécoise...
Les défis se multiplient sur cette planète BLOG et il ne manquait peut-être que celui-ci: Défi La Plume Québécoise. Suzanne en a eu l'idée, elle n'est pas très exigeante puisqu'elle suggère de lire 4 livres seulement dans aucune limite de temps!
Si vous désirez élargir vos horizons québécois (en dehors des sentiers battus tels que Laberge, Tremblay, Laferriere et Proulx!), je vous suggère une visite chez Livres Québécois, La Recrue, Pantoute, Venise, Vaugeois, Le libraire et ici-même pour de plus en plus de billets sur ma littérature locale que j'ai trop longtemps négligée!
Bonnes lectures!
lundi 25 janvier 2010
Berceuses pour petits rêveurs...
Tombée par hasard sur cet ensemble de disques dans une section où je ne vais jamais chez Costco, je me transforme en future-maman-vous-conseille pour vous dire que c'est un excellent achat! Trois disques, dont le deux et le trois uniquement composés de pièces musicales, je m'en sers moi-même pour faire mes dodos d'après-midi! Je ne sais pas s'il est disponible ailleurs, mais tous les détails sont ici. (Item # 154532 parce que le lien n'est pas très efficace!)dimanche 24 janvier 2010
Attendre...
vendredi 22 janvier 2010
HKPQ, Michèle Plomer.
Une jeune femme quitte subitement le Québec après la noyade d'un proche pour se retrouver à Hong Kong.Dans les rues pavées à l'époque de dynasties anciennes avec un composé de sable, de coquillages et d'eau salée, surviennent des rencontres décisives : celle de Wang Xia, une jeune voleuse trempée de pluie qui confie à la narratrice une lettre destinée à sa mère introuvable. Puis celle de la chance, si chère aux Hongkongais qu'elle guide plusieurs de leurs décisions quotidiennes. Celle enfin d'un poisson d'un rose tendre et translucide comme un camée qui deviendra le centre d'une enquête. Dans la chaleur humide, l'esprit s'ouvre et se calme, et navigue bientôt vers le bonheur. HKPQ est un roman brodé d'espoir et de délicatesse, qui laisse une marque indélébile sur l'esprit.Michèle Plomer est née à Montréal. Elle est l'auteure du Jardin sablier (mention spéciale au prix Anne-Hébert 2007, lauréate du prix Alfred-Desrochers 2007, finaliste au prix Radio-Canada 2007, finaliste au prix Archambault 2007) publié chez Marchand de feuilles. Elle partage son temps entre le Québec et la Chine, deux géographies qui nourrissent son quotidien et son écriture.
À travers une jeune femme partie travailler en Chine, Michèle Plomer nous fait voyager dans les rues de Canton et de Hong Kong. On y découvre les particularités de ce pays bien loin de notre culture et ce qui est encore plus intéressant, c'est qu'elle ne se contente pas de nous faire visiter les marchés aux poissons, les restaurant à grands aquariums où le client choisit son repas et les recoins pollués de la ville, mais elle agrémente également son texte de quelques insertions au niveau de la langue qui peuvent nous sembler étranges comme dans ces deux exemples:
"-Grande soeur, quelle est la ville natale de ton père?
"-Petite soeur, as-tu mangé?
Outre le fait que le personnage principal discute avec son poisson (aussi spécial que puisse être un Sperm Fish, je suis sceptique face à ce genre de relation!), j'ai pris plaisir à suivre cette Canadienne au fur et à mesure qu'elle nous révèle les charmes de sa terre d'adoption... surtout lorsque s'en est une que je me promets de ne jamais visiter! L'Asie ne m'attire pas vraiment et je ne m'en cache pas, mais rien n'empêche que lire sur une autre culture et ses gens est toujours enrichissant surtout quand l'auteure prend la peine de ne pas tomber dans les clichés et qu'elle s'arrange pour nous offrir un récit coloré et riche d'informations pertinentes sur le sujet!
Ce roman n'est pas seulement une belle histoire d'une femme qui se remplume suite à des événements malheureux survenus en terre natale, mais c'est aussi un beau livre sur l'exil en terre inconnue et toute ces merveilleuses rencontres possibles à l'autre bout de la terre...
Voilà un autre bouquin qui me fait apprécier la littérature québécoise de plus en plus!
Objectif PAL# 42.
Les dernières nouvelles de bébé...
bébé grandit et bouge bien...
poids estimé ce matin 3,2 kgs...
liquide amiotique en bonne quantité...
petits pieds et petites mains sont bien là! (Première fois que nous les voyons depuis le début!!!)
toujours pas vu son visage, il regarde le plancher depuis toujours! Un bout de nez, un bout de lèvre par ici ou par là, mais monsieur préfère nous garder la surprise...
maman n'a pris que 11 kgs (yé!)
accouchement prévu par césarienne le 3 février à 9h00... si bébé ne fait pas à sa tête avant!
Tout est sous contrôle! Papa et maman n'en peuvent plus d'attendre... pour mordre dans une petite cuisse rose et bien dodue! :o)
mercredi 20 janvier 2010
La PAL prend du volume... ou des volumes!
Il est partout sur les blogs depuis un bon bout de temps, pas lu de mauvais commentaire... il est arrivé la semaine dernière en poche... il me le fallait. Je n'ai rien de mieux à dire pour ma défense!
C'est La Recrue de février, je dois me dépêcher de le lire avant que fiston ne pointe sa petite tête!! Encore deux semaines... c'est long attendre son petit miracle!!! Et je ne crois pas que lui attendra jusqu'au 15 du mois...

mardi 19 janvier 2010
Les belles choses que porte le ciel, Dinaw Mengestu.
Le jeune Sépha a quitté l'Ethiopie dans des circonstances dramatiques.Des années plus tard, dans la banlieue de Washington où il tient une petite épicerie, il tente tant bien que mal de se reconstruire, partageant avec ses deux amis, Africains comme lui, une nostalgie teintée d'amertume qui leur tient lieu d'univers et de repères. Mais l'arrivée dans le quartier d'une jeune femme blanche et de sa petite fille métisse va bouleverser cet équilibre précaire... Un premier roman brillant et sensible par un jeune écrivain américain d'origine éthiopienne.
Ce que j'ai apprécié par-dessus tout de cet auteur, c'est qu'il est arrivé à nous faire voir que l'immigration comporte ses difficultés et qu'il y a un juste milieu entre le success story et le fait de devoir dormir avec les rats sur le sol d'un restaurant miteux... élément sur lequel Kiran Desai a trop insisté.
Donc, un auteur d'origine éthiopienne à découvrir sans tarder. De mon côté, pour éviter la déception suite à la lecture de deux bons romans et pour faire changement, je vais passer du côté de ma réserve de DVD's!
Objectif PAL #41
33, chemin de la Baleine, Myriam Beaudoin.
Une vieille dame charmante, qui n'a plus tout à fait sa tête, reçoit la visite d'un jeune homme porteur d'un paquet de lettres anciennes dont il lui fera la lecture. Or ces lettres d'amour et d'abandon, écrites par une jeune femme à son mari écrivain, comportent d'étranges ressemblances avec le passé confus de la vieille dame.La jeune femme sera trahie, mais la qualité de son amour, sa candeur, sa force nous pousse à prendre parti pour elle, et à souhaiter de tout coeur un dénouement heureux.
Dénouement heureux il y aura, mais pas exactement là ou le lecteur l'attendait...»
Je ne pourrai pas vous en parler comme Venise l'a fait ici et ici, mais puisqu'elle a spécifié dans l'un de ses billets qu'elle se levait la nuit pour lire le roman, je n'ai pris aucun risque d'insomnie supplémentaire et j'ai attendu d'avoir tout mon temps devant moi avant de m'y mettre. À 8 mois et 1/2 de grossesse, lorsque les nuits commencent à être courtes et qu'on préfère essayer de récupérer en tenue de yoga dans la journée, ce ne sont pas les occasions qui manquent!!!
Donc, c'est fait, je me suis laisser emporter d'un seul souffle par l'écriture de cette jeune auteure québécoise. Ce roman épistolaire (mon deuxième cette année!) parle de l'amour, vous savez celui qui est trop fort, qui renie toute réalité, qui ne veut pas croire que... Éva persiste, ne désespère pas, ne juge pas, ne se plaint pas... À travers ses lettres, elle écrit son quotidien, les événements familiaux, son attente, ses quelques sorties, mais surtout sa passion pour ce mari Onil, son grand Nil, parti au loin écrire son livre (!!!).
Jacques, le fils de cet écrivain qui a retrouvé les lettres écrites par Éva vient lui les lire, tel un livre, à la résidence où elle est placée. Une complicité inattendue se dresse entre ces deux êtres ayant connu cet homme mystérieux. Solène, la préposée, se joindra à eux pour écouter cette histoire d'amour. Chacun des trois a ses raisons de relire ces lettres: Éva a vécu un drame et n'a plus que des bribes de souvenirs; Jacques désire en connaître un peu plus sur ce géniteur; Solène a développé un attachement solide pour ces deux personnages! Vous dire que ce livre a été un page-turner pour moi est une nouveauté, rarement il en a été ainsi pour un livre québécois (je suis franche, même si certains me lanceront des pierres!). Il y a toujours quelque chose qui me dérange: une proximité commune? un sentiment de déjà vu? les rues de Montréal citées tout le temps? Mais, ici, on dirait que tout a été balayé par l'amour, par l'intrigue et par cette Éva qui porte le même prénom que ma grand-mère... déjà là, il me semble que je me doutais qu'elle ne pouvait pas être ennuyante celle-là!
Objectif PAL #40.
lundi 18 janvier 2010
La perte en héritage, Kiran Desai.
Orpheline recueillie par les religieuses, Sai frappe un jour à la porte de son grand-père, obscur juge de district à la retraite. À 16 ans, la jeune fille n’a plus d’endroit où aller. Et c’est là, dans ce domaine en ruine, qu’elle vivra son premier amour, tout en découvrant peu à peu les contours d’une identité indienne qui ne va pas de soi. Chant d’adieu à l’enfance au seuil de la vie adulte, ce roman est aussi un miroir tendu à l’Inde contemporaine qui se débat avec ses conflits intercommunautaires et les legs croisés de la colonisation anglaise et de la mondialisation.
Sai est une jeune femme de 16 ans devenue orpheline et qui est recueillie par son grand-père, un juge aigre à la retraite. Elle le qualifie de "créature des Galapagos, l'oeil rivé sur l'horizon au-delà de l'océan" . Elle tombe amoureuse de son percepteur de mathématiques, elle est déçue par la suite. Seul le cuisinier lui démontre, assez subtilement, de la compassion au quotidien. On se retrouve très rapidement coincé dans le panneau à plaindre cette fille qui n'a pas de chance... Pour le reste, tous les éléments communs à la littérature indienne s'y retrouvent: la misère, la pauvreté, la violence, le non respect des hommes, la situation inférieure de la femme, les plats traditionnels, la mousson, les graves problèmes politiques, la saleté et les saris colorés. Pour toutes ces raisons, je modère ma consommation de ce type de littérature, car tout cela tourne toujours en rond. S'étant mérité le Man Booker Prize 2006, je m'attendais à un peu de variété de la part de Kiran Desai... Comme si toute la littérature américaine ne parlait que de burgers graisseux, gangs de rue violentes, saleté dans les métros new yorkais et d'un système de santé défaillant... Il doit bien y avoir autre chose?
En résumé, une lecture en survol sur plusieurs pages pour éviter l'abandon!
Objectif PAL # 39
dimanche 17 janvier 2010
Le tag de l'amitié...

Mon google reader contient 428 abonnements, je ne lis pas tout, mais je dois admettre que je lis certains blogs systématiquement parce qu'au fil des ans, j'ai développé un attachement envers ces personnes: Anjelica, Anne, Karine, Gambadou, Sylire, Caroline, Venise, Phil, Lucie, Grominou, Sérialecteur et tant d'autres... Je serais bien mal placée de faire des choix! Mais dîtes-vous que si vous êtes dans mon listing, c'est que j'aime bien faire une visite chez vous...
Alors, ce matin, vous ne retrouverez pas de nouveaux certificats décernés ici, mais un gros bisou pour ma chère Anjie au grand coeur!!!
MERCI!!!!!!!
samedi 16 janvier 2010
Ne le dis à personne, Harlan Coben.
Imaginez...Votre femme a été tuée par un serial killer. Huit ans plus tard, vous recevez un e-mail anonyme. Vous cliquez : une image... C'est son visage, au milieu d'une foule, filmé en temps réel. Impossible, pensez-vous ? Et si vous lisiez "Ne le dis à personne..." ?
Finalement, qui a tué Elizabeth? Vous retracer l'intrigue depuis le début serait, pour moi, l'équivalent de vous expliquer comment tricoter une paire de bas!!! Il y aurait certainement beaucoup trop de mailles pour en arriver à un résultat présentable... Donc, je me contenterai de vous dire que c'est un livre que je ne pouvais plus lâcher, dans lequel je pensais plus d'une fois être sur la piste du meurtrier et que pour finir j'étais totalement à côté de la solution. Petit à petit, depuis Indridason, je me découvre un goût prononcé pour le thriller pas trop violent (un peu moins que Millénium), pas trop compliqué (quoique!!!) et qui comporte une histoire d'amour pour adoucir les coins... Coben a une nouvelle fan!
Pour terminer, comme tout n'est pas parfait dans ce monde, je vais encore me plaindre de la traduction en raison des phrases comme celles-ci qui viennent sans traduction en sous-titres et pour lesquelles je n'ai pu que déduire à peu près:
"Quand on est un keuf..." Une police?
Et que dire des traductions de niveaux scolaires... CE 1 C'est quoi ça?
Une dernière chose, cette fois-ci sur le contenant, l'impression Pocket laisse à désirer... l'encre manque à l'appel sur plusieurs pages!
Objectif PAL #38.
vendredi 15 janvier 2010
La Recrue du 15 janvier: Les murs, Olivia Tapiero.
- Dr G m'a déjà parlé de toi, mais j'aimerais entendreton point de vue sur les choses.
- Mon point de vue sur quoi ?
- Sur la situation. Pourquoi penses-tu que tu es ici ?
- J'ai essayé de me suicider en faisant une overdose de somnifères.
- Et est-ce que tu veux t'en sortir ?
- Non merci, ça ira
C'est un livre parfait pour vous entraîner dans une montagne russe étouffante d'un point vue d'un esprit sain; ou encore dans un tourbillon d'autodestruction volontaire et bien orchestré d'un point de vue d'un suicidaire! Blouse blanche après blouse blanche, cette jeune fille ne se laissera pas intimider dans son plan de fin de vie. Elle fera tout pour ne pas pleurer, démontrer sa faiblesse, car elle ne veut pas qu'on l'aide à s'en sortir, surtout pas! Si son anorexie semble être le malaise principal, détrompez-vous, il ne fait que servir à atteindre le but ultime, soit de disparaître complètement...
Je ne peux dire le contraire, cette jeune auteure a beaucoup de talent! Elle maîtrise l'écriture sans coupure, le rythme a du souffle et vous ne trouverez probablement rien d'incongru dans ce texte. Là où moi je m'arrête, c'est au niveau de la variation autour d'un même thème et de certains mots de vocabulaire qui se répètent infiniment, tel que le verbe foutre. L'atmosphère devient trop lourde, car il y a peut-être quelques phrases en extra qui, me semble-t-il, sont inutiles pour nous faire comprendre le tragique destin de cette jeune fille perturbée. L'insistance n'apporte pas vraiment de nouvelles informations à son cas, puisqu'on comprend assez tôt dans les premières pages qu'elle se dirige tout droit dans le mur... Si le sujet abordé ne suscite aucun intérêt chez vous, c'est quand même un livre à lire pour en apprécier les débuts d'une écrivaine qui promet!
Tous les avis de La Recrue ici.
Objectif PAL # 37.
jeudi 14 janvier 2010
Ne le dis à personne...
mercredi 13 janvier 2010
Un week-end dans le Michigan, Richard Ford.
Journaliste sportif accompli mais écrivain raté, Franck Bascombe vivote en solitaire dans une banlieue chic du New Jersey, d’où il observe son voisinage avec une ironie débonnaire. Ce matin, comme chaque année, il se rend avec son ex-femme sur la tombe de leur fils. Regagnant sa banlieue, par cette journée presque ordinaire, Bascombe se prend à réfléchir, à rêver d’un destin différent…Un livre rugueux, barbu où les hommes se traitent de connard, de con et s'envoient se faire foutre plus souvent qu'à leur tour... On baigne dans le domaine du sport, mais pas trop. Frank est journaliste sportif, mais avec une conscience qui dépasse les pages de sport. Il est amoureux d'une Vicki, de son ex-femme, de Selma, de ses autres ex... il approche la quarantaine et veut se recaser avant le son de la cloche... C'est mon troisième tortionnaire de la semaine dernière, malgré qu'il ait été plus clément dans la deuxième moitié du livre. Plus une rétrospective de sa vie qu'un week-end dans le Michigan, Frank est un personnage qui attire les confidences (même que parfois ça semble un peu too much!) et les femmes (juste assez!). Le rythme n'est pas mauvais, ce sont les dialogues qui sont parfois inconvenants dans le sens qu'ils partent sur une dérappe pas rapport comme on le dit en si bon québécois! Je ne pense pas poursuivre avec les deux volumes suivants celui-ci, car je constate que je suis saturée en crise existentielle masculine pour l'instant et que je ne suis pas tant impressionnée par cette icône de l'écriture américaine!
Objectif PAL #36
mardi 12 janvier 2010
Le souffle de l'harmattan, Sylvain Trudel.
Pour être animé par l'utopie et les élans d'une jeunesse idéaliste et généreuse à qui aucune vision d'horreur n'a été épargnée, Le souffle de l'harmattan n'en est pas moins un roman ambigu sur les illusions de l'enfance et sur une fin de l'innocence ; sur l'éternel abîme entre le rêve et la réalité.Habéké est un jeune africain adopté au Québec sur le tard puisqu'il se souvient trop bien de ses traditions et de sa culture d'origine! Il partagera son savoir avec son ami Hugues, un autre enfant adopté par des parents qui ne se doutent pas qu'il le sait. À deux, ils ont des plans déments et des projets d'Exil. Ce roman est une longue fable sur l'adoption et ses désirs de retourner au point de départ, là où on a été abandonné... Ces deux garçons sont définitivement à la recherche de quelque chose, de réponses et c'est en se vouant une fidélité sans faille qu'ils partent en cavale plus d'une fois. Le texte est puissant et la force de Trudel réside dans les images qu'il arrive à reproduire de façon parfois fracassante. Par contre, j'ai un petit bémol à apporter, car il m'est arrivé de trouver cela lourd et peu propable dans la bouche de deux jeunes adolescents. Sinon, pour l'écriture pleine de souffle de Trudel, je conseille ce classique québécois (écrit en langue universelle) à tous ceux qui ne le connaissent pas encore.
Objectif PAL #35
lundi 11 janvier 2010
dimanche 10 janvier 2010
La pensée...
vendredi 8 janvier 2010
Un bonheur parfait, James Salter.
Viri pose les yeux sur sa femme, Nedra.Une mèche de cheveux lui balaie délicatement la nuque, elle s'affaire en cuisine dans sa jolie robe rouge. Leurs deux adorables petites filles dînent devant le feu de cheminée. Sont-ils réellement heureux ? Ils forment un couple envié de tous, elle si belle, lui si élégant. Leur bonheur semble parfait. Mais la perfection est-elle vraiment de ce monde ?.
Un couple vit sa crise de la quarantaine. Elle, avec un ami de la famille; lui, avec une employée de la firme. Elle rêve de liberté; lui rêve au meilleur des deux mondes. Elle se détache du mariage et cherche la porte de sortie; lui s'y accroche, un peu naïf... Ils ont deux enfants qui grandissent sous nos yeux. Ils aiment les apéros, le champagne et les soupers intellos. Ils aiment l'art, les artistes et rêvent d'Europe... Et après? C'est trop long, on y rencontre des gens dont on se serait bien passé et les scènes d'introspection profondes sont peu invitantes et stimulantes.
Bien heureuse de mettre ce deuxième tortionnaire de la semaine derrière moi! Pourquoi n'ai-je pas abandonné? Lorsque la couverture dit que l'auteur est un maître et qu'il atteint la perfection avec ce roman, j'ai tendance à pousser plus loin juste pour être certaine de ne rien manquer... ça n'a rien donné dans le cas présent. Dommage, jolie couverture!
Objectif PAL # 34
jeudi 7 janvier 2010
Ce qu'il y avait dans la boîte livrée par Crocodile Dundee...
Les Livres:



Les DVD romantiques:


J'espère que fiston aimera et ne m'en voudra pas de lui avoir fait regarder toute cette guimauve dans son jeune âge!!!
mercredi 6 janvier 2010
The Guernsey literary and potato peel pie society, Mary ann Shaffer et Annie Barrows.
" I wonder how the book got to Guernsey? Perhaps there is some sort of secret homing instinct in books that brings them to their perfect readers." January 1946: London is emerging from the shadow of the Second World War, and writer Juliet Ashton is looking for her next book subject. Who could imagine that she would find it in a letter from a man she's never met, a native of the island of Guernsey, who has come across her name written inside a book by Charles Lamb..As Juliet and her new correspondent exchange letters, Juliet is drawn into the world of this man and his friends-and what a wonderfully eccentric world it is. The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society-born as a spur-of-the-moment alibi when its members were discovered breaking curfew by the Germans occupying their island-boasts a charming, funny, deeply human cast of characters, from pig farmers to phrenologists, literature lovers all.
Juliet begins a remarkable correspondence with the society's members, learning about their island, their taste in books, and the impact the recent German occupation has had on their lives. Captivated by their stories, she sets sail for Guernsey, and what she finds will change her forever.
Written with warmth and humor as a series of letters, this novel is a celebration of the written word in all its guises, and of finding connection in the most surprising ways.
En me plongeant dans ce livre, j'étais déjà pas mal assurée de sa valeur. Ce roman épistolaire ne fait que récolter les louanges de ses lecteurs et c'est tout à fait justifié! Les échanges entre Juliet, son éditeur Sidney, son amie Sophie, les habitants de Guernsey et quelques autres ne sont jamais monotones et on y apprend énormément de choses au sujet de ce que pouvait être l'Occupation par les Allemands durant la guerre. D'ailleurs, l'auteur ne se gêne pas pour leur assener bien des reproches à travers ces pages... Tous les personnages y sont attachants et l'ambiance de Guernsey y est si friendly qu'on a réellement envie d'y déménager! Une autre époque, d'autres moeurs me direz-vous, mais quand même! N'est-ce pas à faire rêver que servent tous ces fameux bouquins qu'on empile partout? Les histoires y sont variées et chaque personnage réussit à se démarquer en racontant ses propres expériences autour d'un même thème: cette fameuse deuxième guerre mondiale.
La postface est des plus intéressante dans cette édition (Dial Press) puisqu'elle raconte comment Annie Barrows a pris la relève au niveau de l'écriture de ce livre au moment où sa tante, devenue trop malade, ne pouvait plus en assurer la livraison.
Je ne persisterai pas à vous louanger ce livre car des dizaines de blogueurs l'ont déjà fait, mais j'aimerais juste ajouter qu'après mes quelques déboires littéraires de la semaine, ça m'a fait un grand bien de "tomber" sur un bon cru! Amen! Il est maintenant temps de piocher à nouveau dans cette fameuse PAL et je pense bien guider ma main vers une autre valeur sûre selon la blogosphère... mais laquelle?
Objectif PAL # 33
mardi 5 janvier 2010
Ouest, François Vallejo.
Aux tréfonds des terres de l'Ouest, le garde-chasse Lambert découvre son nouveau maître: le jeune l'Aubépine.Il ne parle que de révolution. Lambert bougonne et se ronge les sangs: les dettes s'accumulent, les fermiers et les terres deviennent sauvages. Et puis, il y a toutes ces femmes que le baron ramène. et qui repartent terrorisées. Dans la région, on prétend qu'il est dérangé.
J'ai enfin éliminé un de mes trois "tortionnaires"! La libraire m'avait avertie en me disant: "Au début on ne sait pas trop où il s'en va, mais à la fin on finit par comprendre". Je me suis accrochée (péniblement) à cette lueur d'espoir et au final, je suis vraiment déçue car c'est bel et bien le genre de livre que j'aurais abandonné pour passer à quelque chose de plus génial... C'est assez sombre, presque ludique (dans le genre Folco, mais en moins bien joué!), pas vraiment psychologique et surtout pathétique.
L'Aubépine est un drôle de coco soupçonné d'assassiner son entourage lorsqu'il dérange un peu trop. Il semble avoir des jeux particuliers avec les dames qu'il invite au château et il fabule sur Victor Hugo et Napoléon... Lambert, le garde-chasse, est tout aussi dément puisqu'il est franchement obsédé par ces chiens! Bref, ce genre de texte n'est pas pour moi malgré les bons commentaires que j'ai pu lire à son sujet. Bien heureuse de le mettre derrière celui-là...
Objectif PAL #32.
lundi 4 janvier 2010
dimanche 3 janvier 2010
Harry revu et corrigé, Mark Sarvas.
Beverly Hills, Californie. En route pour le funérarium où doit avoir lieu la crémation de sa femme décédée brutalement, Harry, loser pétri de culpabilité, s’arrête dans un café improbable…Là, il est saisi d’un béguin irrésistible pour Molly, la serveuse. Conquérir le cœur de sa belle va le mener très loin : notamment à s’employer par tous les moyens au bonheur Lucille, la collègue revêche de Molly ; à lire Le Comte de Monte-Cristo ; à prendre un cours de boxe auprès de Max le podologue ; à casser la figure à un type pour la première fois de sa vie… Dans une tentative échevelée pour reprendre les rênes de son existence, il cherche à accomplir de bonnes actions mais sème la confusion et le chaos tout autour de lui.
En plus d’être hilarante, l’histoire d’Harry explore des thèmes plus durs, plus denses, comme le deuil et l’estime de soi. Harry revu et corrigé est le premier roman de Mark Sarvas, bloggeur américain à succès, qui a fait une entrée remarquée sur la scène littéraire.
Anne, la femme de ce Harry un peu salaud, vient de mourrir suite à une chirurgie plastique. Persuadé qu'il peut changer et se transformer en Emond Dantès, il se met à l'oeuvre en semant le bien autour de lui afin d'obtenir les faveurs d'une serveuse de café prénommée Molly. Lucille, la collègue de Molly, sera la personne choisie qui verra sa vie être chamboulée (pour le meilleur et le pire!) grâce aux bonnes oeuvres de cet homme en pleine période de remise en question...
Le contenu est simple, il n'y a pas d'efforts de recherche d'informations, de faits historiques, de grands mystères et les événements se succèdent sans grande surprise. C'est un premier roman qui se tient, mais qui ne fera pas de grands fracas... la banalité étant présente de la première à la dernière page. Malheureusement, j'ai été dans l'impossibilité de sympathiser avec ce personnage malgré le fait qu'il éprouve une grande tristesse face aux événements qui se présentent à lui.
Et que dire de la traduction qui laisse à désirer, en voici un vilain exemple:
Merci à BOB et aux Éditions Robert Laffont pour ce partenariat!
Objectif PAL #31







