Ah! oui, vous vous demandez qui est la troisième enveloppe et bien c'est un mystère, je la garde pour moi! Elle contient de très belles choses et surtout deux êtres fantastiques... il y avait un photo dans l'enveloppe...
vendredi 31 août 2007
Encore...
Ah! oui, vous vous demandez qui est la troisième enveloppe et bien c'est un mystère, je la garde pour moi! Elle contient de très belles choses et surtout deux êtres fantastiques... il y avait un photo dans l'enveloppe...
jeudi 30 août 2007
Bora Bora... non connais pas!!??!!!
mercredi 29 août 2007
Un roman russe, Emmanuel Carrère.
« La folie et l’horreur ont obsédé ma vie. Les livres que j’ai écrits ne parlent de rien d’autre. Après L’Adversaire, je n’en pouvais plus. J’ai voulu y échapper. J’ai cru y échapper en aimant une femme et en menant une enquête. L’enquête portait sur mon grand-père maternel, qui après une vie tragique a disparu à l’automne 1944 et, très probablement, été exécuté pour faits de collaboration. C’est le secret de ma mère, le fantôme qui hante notre famille. Pour exorciser ce fantôme, j’ai suivi des chemins hasardeux. Ils m’ont entraîné jusqu’à une petite ville perdue de la province russe où je suis resté longtemps, aux aguets, à attendre qu’il arrive quelque chose. Et quelque chose est arrivé : un crime atroce. La folie et l’horreur me rattrapaient. Elles m’ont rattrapé, en même temps, dans ma vie amoureuse. J’ai écrit pour la femme que j’aimais une histoire érotique qui devait faire effraction dans le réel, et le réel a déjoué mes plans. Il nous a précipités dans un cauchemar qui ressemblait aux pires de mes livres et qui a dévasté nos vies et notre amour. C’est de cela qu’il est question ici : des scénarios que nous élaborons pour maîtriser le réel et de la façon terrible dont le réel s’y prend pour nous répondre. »Après un weekend pauvre en lecture captivante, j'ai manifesté à vive voix mon désir ardent de lire un "bon livre"! Depuis longtemps, je rêvais d'un récit qui me donnerait envie de ne pas dormir le soir, de rentrer tôt du boulot pour m'y replonger ou encore de ne pas sortir dîner au restaurant pour continuer à lire sur le coin de mon bureau... J'ai trouvé mon homme! J'aurais pu m'en douter car à bien me souvenir, il y a quelques années et sous le conseil de mon amie Mrs.Pillsbury, j'avais dévoré l'Adversaire.
Carrère est égoïste! D'autres diront qu'il est déterminé, indépendant, naïf ou encore insouciant, moi je dis qu'il est égoïste. Il part à la poursuite d'un Hongrois interné depuis plus de 50 ans en Russie, de son grand-père russe disparu subitement, de l'amour avec Sophie, du village de Kotelnitch, de la langue russe sans jamais regarder les dégâts que peuvent produire ce genre de "fouillage" intense. Il lutte contre ses démons sans même voir à quel point il cause des dommages chez les gens impliqués: sa mère, la femme qui partage sa vie ou encore les habitants du village de Kotelnitch. On l'aime, on le déteste, ce récit est d'une grande puissance émotive qui caresse parfois les sens un peut trop violemment... Au final, je constate que j'ai envie de me faire une "cure Carrère" pour en connaître un peu plus sur cet homme qui a eu le culot de se mettre à nu coûte que coûte.
"J'ai compris que si l'histoire du Hongrois m'a tellement boulversé, c'est parce
qu'elle donne corps à ce rêve. Lui aussi a disparu à l'automne 1944, lui
aussi s'est rangé du côté des Allemands. Mais lui, cinquante-six ans plus
tard, il est revenu. Il est revenu d'un endroit qui s'appelle kotelnitch,
où je suis allé et où je devine qu'il me faudra revenir. car kotelnitch,
pour moi, c'est là où on séjourne quand on a disparu." (p.63»)"Je voudrais te mériter, même si je sais que c'est trop tard. Je voudrais
dans l'absence et le manque écrire un livre qui raconte notre histoire, notre
amour, la folie qui s'est emparée de nous cet été, et que ce livre te fasse
revenir. Je voudrais qu'il y ait une seconde première fois." (p.303)
Objet de désir...
American Darling, Russell Banks A cinquante-neuf ans, Hannah Musgrave revient sur sa vie de jeune bourgeoise américaine contrainte par son engagement révolutionnaire à prendre la fuite vers l'Afrique au début des années 1970. Ayant tenté sa chance au Liberia, elle s'y est mariée à un bureaucrate local appartenant à une tribu puissante et promis à une brillante carrière politique. Quelques années plus tard, elle a, en catastrophe, repris le chemin de l'Amérique, laissant là leurs trois enfants, fuyant la guerre civile qui enflammait le pays. Au moment où commence ce livre, Hannah quitte sa ferme "écologique" des Adirondacks, car ce passé sans épilogue la pousse à retourner en Afrique... Evocation passionnante d'une turbulente période de l'histoire des Etats-Unis comme du destin d'un pays méconnu, le Liberia, le roman de Russell Banks tire sa force exceptionnelle de la complexité de son héroïne, et d'un bouleversant affrontement entre histoire et fiction.
mardi 28 août 2007
3 enveloppes SWAP... rien de moins!
Ceux de Emjy... Encore une fois bien joué pour les fleurs et la peinture, c'est très beau et très apprécié! Un seul doublé, celui de Douai. Il m'en manquait un sur les six, mais ce n'était pas celui-là... dommage! Merci! Merci!
Et puis ceux de ALaure... qui s'est donné la peine de me fabriquer un MP aimanté! Tu sais qu'on en trouve facilement ici? Mais tu pourrais faire la compétition sans problème! Merci pour cette délicate pensée et la magnifique carte de Toulouse que j'ai oublié de prendre en photo!! Zut!
De mon côté, toute la liste a été expédiée... Soyez patients, votre tour viendra!
lundi 27 août 2007
New me!
On parle encore de lui...
Un artiste de chez nous au Festival international de la chanson de GranbyLes organisateurs du Festival international de la chanson de Granby ont dévoilé récemment le nom des 24 demi-finalistes qui prendront part à la 39e édition du plus important concours de chanson francophone au pays. Un des finalistes est Guillaume Gagnon, jeune auteur-compositeur-interprète de talents, connu dans la région pour avoir lancé son premier album à l’Église anglicane Springbrook de Frampton le samedi 9 juin dernier et pour avoir offert quelques spectacles durant l’été notamment aux Fêtes du 150e de Saint-Malachie et au TamTam café de Québec.
Tout au long du festival, lequel aura lieu du 5 au 15 septembre, Guillaume participera à des ateliers de formation dirigés, entre autres, par Luc Senay et Marie-Claire Séguin. « Je suis très heureux et très fier de participer à ce festival, et bien que cette participation m'apparaisse en soi comme une belle victoire, j'espère bien épater le jury et remporter la grande finale » a mentionné Guillaume.
Durant les 5, 6, 7 et 8 septembre, les demi-finalistes seront amenés à présenter trois de leurs compositions au jury. Ainsi, lors de la « Soirée la voix de l’est », le 7 septembre prochain, Guillaume aura la chance d’impressionner les juges. Ceux-ci auront par la suite la lourde tâche de sélectionner quatre candidats qui passeront à la grande finale Desjardins du concours qui aura lieu le 15 septembre prochain à 20h au Théâtre Palace de Granby.
Il faut rappeler également que seulement 16 candidats québécois ont été retenus parmi les 300 candidatures présentées aux membres du jury. De plus, les enjeux sont très importants puisque le lauréat du festival remportera des prix totalisant près de 65 000 $.
Enregistré et mixé au Studio Pierre Grenier de Frampton à l’hiver 2006-2007, l’album de Guillaume est composé de douze chansons folk/pop francophones. Les paroles et les mélodies acoustiques ont été créées entièrement par l’artiste, ce qui leur donne un côté authentique et original selon ce dernier. Par ailleurs, il faut souligner la collaboration des musiciens Pierre Grenier et de Richard Tavarès et la participation de Natacha Turmel qui, le temps d’une chanson, forme un duo avec Guillaume.
Pour composer ses chansons, Guillaume s’inspire surtout des moments de sa vie. « J’aborde le plus souvent le thème de l’amour, mais aussi les amitiés et les nombreux passages que l’on emprunte en cherchant à être heureux », souligne l’artiste. Par ailleurs, l’album de Guillaume est en vente à plusieurs endroits dont chez Sillons le disquaire, sur l’avenue Cartier à Québec, ainsi qu’à Sainte-Marie, chez Twist laser.
Pour plus de détails concernant la programmation du Festival international de Granby, il est possible de visiter le site Internet suivant : www.ficg.qc.ca. Vous pouvez également visiter le site Internet de Guillaume où vous retrouverez des chansons, des photos et des vidéos à l’adresse suivante : www.myspace.com/guillaumegagnon.
Source: http://www.enbeauce.com/detail-actualite.asp?ID=5829
dimanche 26 août 2007
Un amour de jeunesse, Ann Packer.
Avons-nous une dette envers les gens qui nous aiment ? Est-ce un signe de faiblesse ou de force que de quitter quelqu’un qui a besoin de nous ? Voilà les questions qui sont au coeur de ce premier roman d’Ann Packer. Carrie Bell a vingt-trois ans. Elle n’a jamais quitté sa ville natale, au Wisconsin. Elle n’a toujours eu qu’une seule meilleure amie et qu’un seul petit ami, un garçon sérieux, sympathique, qu’elle a connu à l’école secondaire. Mais, un jour, à son grand désarroi, sa vie commence à lui paraître étriquée, suffocante même, et elle songe à tout quitter. Tout… ce qui veut aussi dire Mike, son fiancé. Mais le jour où Mike est victime d’un accident, le quitter semble impossible, quoique plus urgent que jamais. Voilà le dilemme dont se nourrit ce roman. Et la façon dont Carrie réussit à le résoudre. Grâce à l’élégance de l’écriture, à sa construction implacable, à la subtilité des émotions qu’il traduit, à la complexité morale qui s’y déploie, ce roman marque l’émergence d’une romancière prodigieusement douée. « Un premier roman captivant. Packer incarne ses personnages avec un souci du détail digne d’un naturaliste, ce qui fait qu’on a l’impression qu’elle les observe plus qu’elle ne les invente, les rendant capables de faire des erreurs que l’auteur n’aurait jamais pu prévoir. Cela se traduit par un véritable suspense. » The New Yorker Décidément, c'est un weekend pourri en lecture! Je viens tout juste de m'arrêter à la page 70 parce que je viens de réaliser que j'ai déjà lu ce livre il y a un peu plus d'un an! Bravo championne, une mémoire d'éléphant moi? NON! De souvenirs (parce que je suis allée voir plus loin pour m'assurer de ma gaffe), c'est un livre très émouvant et touchant! Je me rappelle même avoir versé quelques larmes... une belle histoire d'amour et d'amitié que je n'ai pas regretté d'avoir lu!
Jules achète...
Les noces barbares, Yann Queffélec. Parce qu'après "L'Amante", je lui donne une seconde chance!
Le liseur, Bernhard Schlink. Parce que j'en entends beaucoup de bien depuis très longtemps!
Tarquimpol, Serge Lamothe.
Hanté par la possibilité que Franz Kafka ait pu, en 1911, séjourner au château du célèbre occultiste Stanislas de Guaïta, un chercheur décide de se rendre en Lorraine, dans le minuscule village de Tarquimpol, nid de mystères éternellement recouvert d’un épais brouillard. Mais la vérité ne se laissera pas facilement débusquer et, à l’instar des personnages du célèbre romancier, il sera confronté à des énigmes qui le
dépassent. Kafka n’est jamais bien loin. Du Québec à la France, sur les chemins du cœur innombrable, Serge Lamothe tisse le récit d’une quête amoureuse et littéraire d’une grande finesse et s’interroge avec humour : « Peut-on vraiment, sans avoir à mentir, aimer plusieurs personnes à la fois, avec une affection et une tendresse égales ? » Alya, Laurie, René et Li Wei n’ont pas de réponse toute faite, ni de mode d’emploi pour vivre cette passion monstre, ce polyamour ; mais tous sont prêts à tenter l’aventure de la tribu. Ces nuits de folles caresses, leurs corps soudés dans une étreinte sulfureuse, les laisseront criblés de plaisir, ravagés de bonheur et dévastés d’amour. Drapé dans le brouillard, le mystère de Tarquimpol demeure entier.Malacarne, Giosuè Calaciura.
Matacarne est un roman sur la mafia qui ne ressemble à aucun livre sur la mafia : c'est le monologue incantatoire d'un petit truand, une fantasmagorie sanglante où bourreaux et victimes se poursuivent inlassablement face à un juge muet et pourtant lui aussi acteur de cette danse macabre dont Palerme est le décor transfiguré. Glaçante, effroyable, l'histoire de la mafia et de ses Luttes fratricides est retracée ici, mais l'écriture de Giosuè Calaciura ne cherche pas la minutie du compte rendu journalistique, elle brasse au contraire te réel et l'imaginaire, le sordide et le grandiose dans une langue poétique aux accents d'un baroque moderne. Sous-entendus, paraboles et phrases complexes très imagées. Pour les esprits forts qui aiment analyser un texte plutôt qu'être divertis... Pour ma part, j'abandonne à la page 32. J'ai perdu mon sang-froid...
samedi 25 août 2007
Mariage sous la pluie!
Il pleut à boire debout (carrément!) et il y de l'humidité dans l'air (je frise!), mais à 15h30 P. et J. uniront leur destinée pour la vie... vendredi 24 août 2007
Quel livre suis-je?

You're Cry, the Beloved Country!
by Alan Paton
Life is exceedingly difficult right now, especially when you put more
miles between yourself and your hometown. But with all sorts of personal and profound
convictions, you are able to keep a level head and still try to help folks, no matter
how much they harm you. You walk through a land of natural beauty and daily horror. In
the end, far too much is a matter of black and white.
Take the Book Quiz
at the Blue Pyramid.
C'est Grominou qui m'a permis de me découvrir un peu plus... très éloquent ce test!!
Over and over and over again!
Quelqu’un qui veut vous faire plaisir…*
- J’ai eu le temps de lire ton blog aujourd’hui
- Ah ! oui, merci ! Et puis ?
- J’ai aimé ton billet !
- Lequel ?
- Celui avec une phrase à la fin…
* Ceci n’est pas de la fiction !
jeudi 23 août 2007
SWAPPÉE en gros!
Marie, aurais-tu oublié de nous spécifier que tu as une fabrique de marque-pages chez toi?! C'est Kalistina qui m'a appris que vous aviez des géants dans votre région! Voilà un autre arrêt intéressant dans ma tournée de la France (après avoir gagné à la loto!) Les plumes sont très originales! Beaucoup de bons moments à venir à regarder vos deux envois chères swappeuses! Muchas gracias muchachas!
Encore mon cousin Guillaume!

www.myspace.com/guillaumegagnon
mercredi 22 août 2007
La mer... euh... le fleuve!
Après la mer de Banville, c'est sur le fleuve St-Laurent que je naviguerai ce soir... Départ du Vieux-Port de Québec à 19h00 sur le Marie-Clarisse pour trois heures de voile accompagnée de champagne et petites bouchées... Le patron a peut-être quelque chose à nous annoncer... En espérant qu'il ne fera pas couler la baraque!! La comprenez-vous?mardi 21 août 2007
La mer, John Banville.
Peu de temps après la mort de sa femme Anna, Max revient dans le village où enfant, il a passé l’été qui a façonné sa vie. Ce retour dans la petite station balnéaire de Ballyless, c’est une retraite contre le chagrin, la colère et la douleur de la vie sans Anna. Mais c’est aussi un retour sur les lieux où, cinquante ans plus tôt, Max rencontra la famille Grace : cette riche famille bourgeoise qui, cet été-là, avait loué la villa des Cèdres qui subjuguait le garçon pauvre qu’il était alors ; cette riche famille bourgeoise dont il se rapprocha et avec laquelle il expérimenta, pour la première fois, l’étrange soudaineté de l’amour et de la mort mêlés… Constance, la mère séductrice ; Carlo, le père autocrate ; Rose, la gouvernante ; et puis les mystérieux jumeaux, Chloé et Myles, le garçon muet… Chacun d’eux est l’un des acteurs des souvenirs d’enfance de Max. Et tandis qu’il revient, parce qu’il a perdu son dernier amour, sur les traces du premier (Chloé), ces souvenirs remontent à vif, à peine supportables. Car cet été-là s’est terminé sur une tragédie... Entremêlés à l’histoire de cet été dont il va peu à peu comprendre, un demi-siècle après ce qui s’y est passé, l’influence déterminante qu’il a eu sur son existence d’homme, il y a ses souvenirs de sa femme, de leur vie ensemble, de sa maladie et de la longue année de souffrance qui a fini par l’emporter. Il y a aussi les liens de sa vie présente : avec sa fille Claire, âgée de vingt ans, qui s’inquiète pour lui ; avec les autres locataires des Cèdres qui ont eux aussi leurs secrets. De même que le mouvement de la mer sans cesse se renouvelle, ce flux et ce reflux de souvenirs mêlés au présent du narrateur ouvrent chez le lecteur des échos infinis… Magistralement composé et écrit, La Mer est un roman d’une beauté envoûtante, mélancolique et sensuelle, sur l’amour, la perte et le pouvoir de la mémoire. Très habile, John Banville nous transporte d'une époque à une autre sans cassure. D'une écriture douce et envoûtante, il fait le parallèle entre les événements de sa jeunesse et la mort d'Anna, sa femme. Si, comme moi, vous pensiez revoir l'historique de Max et Anna, l'auteur a plus choisi de relater en détails son premier amour de Max. À mon avis, c'est ce qui diminue légèrement toute la puissance de ce récit, il aurait pu être la plus belle histoire d'amour d'un couple face à la mort... La déchirure, l'éloignement, les souvenirs, l'acceptation, l'incompréhension, tant d'émotions en si peu de pages. On ne peine pas à capter les odeurs et les sentiments que Banville cherche à nous transmettre, il n'oublie aucun détail sans être lourd... Ce livre m'a aussi permit de revivre plusieurs scènes vécues avec ma maman pendant sa maladie... Pour un bien ou pour un mal, il ne m'a pas laissé de glace!
La rentrée...
Source: Le Figaro
En deux mois, 727 livres seront publiés. C’est un nouveau record dans la production éditoriale. «Le Figaro» vous présente ceux dont on va parler.
« À l’abri de rien », d’Olivier Adam
Voilà un postulant aux meilleurs prix littéraires. Dans « À l’abri de rien » (Éditions de l’Olivier), Olivier Adam se met dans la peau d’une femme à la dérive, qui abandonne son mari et ses deux enfants pour aider des réfugiés clandestins. Nous sommes dans une ville du nord de la France qui pourrait bien être Sangatte.
« L’Aube le Soir ou la Nuit », de Yasmina Reza
C’est le livre dont tout le monde parle mais que peu ont lu. L’éditeur Flammarion a bien voulu en lâcher le thème : Yasmina Reza « a suivi Nicolas Sarkozy pendant plusieurs mois et dessine le portrait d’un homme parti à la conquête du pouvoir ». On connaît le talent de l’auteur d’«Art», son sens de l’observation inégalé. En quel objet littéraire a-t-elle transformé son sujet ? Réponse à la fin de la semaine.
« J’ai tant rêvé de toi », d’Olivier et Patrick Poivre d’Arvor
« J’ai tant rêvé de toi » (Albin Michel) des frères Poivre est dédié à Solenn. L’héroïne s’appelle Youki Roussel, c’est une jeune femme qui se rend à Prague en quête de son père biologique devenu un poète nobélisé. Elle ne rencontrera que des apparences. Le roman constitue surtout une recherche désespérée de ses origines.
« Fin de l’histoire », de François Bégaudeau
Dans « Fin de l’histoire » (Verticales), l’auteur d’ « Entre les murs » commente la conférence de presse de Florence Aubenas donnée après sa libération (elle fut prise en otage en Irak durant cinq mois). L’auteur fait de la prestation de la journaliste un spectacle comique. Pour lui, c’est « la preuve irréfutable » de l’émancipation des femmes. Le sujet fera débat.
« Dans le café de la jeunesse perdue », de Patrick Modiano
Un nouveau Modiano est toujours un événement. Et «Dans le café de la jeunesse perdue» (Gallimard) traite des thèmes chers à l’écrivain. En effet, le personnage principal est une jeune femme, mariée, qui a disparu. Elle est évoquée par différents narrateurs qui l’ont plus ou moins connue. Il est question d’un détective qui enquête sur sa disparition. Et toujours Paris en toile de fond (sortie le 11 octobre).
« Tom est mort », de Marie Darrieussecq
Dix ans après la disparition de Tom, alors âgé de quatre ans et demi, sa mère se souvient. Elle se remémore la vie avec Tom, la mort de Tom, puis sa vie avec Tom mort. Ses émotions ressurgissent, intactes. La romancière, qui s’était fait connaître avec « Truismes », livre cette fois un texte réaliste (P.O.L).
« Le Cimetière des poupées », de Mazarine Pingeot
Une mère tente d’expliquer dans une longue lettre adressée à son mari les raisons pour lesquelles elle a tué et congelé, à sa naissance, l’enfant qu’elle avait porté en secret. Avant même sa mise en vente, le roman (Julliard) a déjà fait parler de lui. En effet, Véronique Courjault, qui a avoué un double infanticide après la découverte de bébés dans son congélateur, s’est reconnue dans l’héroïne. Elle s’est étonnée publiquement qu’une romancière, ayant de surcroît personnellement souffert d’atteinte à la vie privée, s’empare de la sienne, alors même que l’instruction n’est pas close.
« Ni d’Ève ni d’Adam », d’Amélie Nothomb
La romancière renoue avec l’autofiction. Comme « Stupeurs et tremblements », (1999), « Ni d’Ève ni d’Adam » (Albin Michel) met en scène Amélie au Japon, à l’âge adulte. Mais, cette fois-ci, il est question de son idylle avec un surprenant Tokyoïte, étudiant en français.
« Le Rapport de Brodeck » de Philippe Claudel
L’intrigue des «Âmes grises» se déroulait dans un village à quelques kilomètres des champs de bataille de la Première Guerre mondiale. Dans «Le Rapport de Brodeck» (Stock), c’est la Seconde Guerre mondiale qui est en toile de fond, tandis qu’au premier plan se déroule un fait divers dans une bourgade d’Alsace.
« Belle-sœur » de Patrick Besson
« Belle-sœur » (Fayard), un homme sans qualité déclare son amour à la fiancée de son frère, un acteur beau comme un dieu. Annabel est versatile : lequel choisira-t-elle, entre le gentil loser et l’odieux célèbre ? En attendant qu’elle se décide, son soupirant se met avec Sophie, une fromagère arriviste. S’ensuit un chassé-croisé d’amants et d’enfants…
« Cendrillon », d’Éric Reinhardt
L’auteur pince-sans-rire du remarqué « Moral des ménages » revient, dans ce roman foisonnant de près de six cents pages au titre énigmatique, sur cette classe moyenne qu’il ne se lasse pas de brocarder (Stock).
« Un vrai roman : mémoires », de Philippe Sollers
Il sera (encore) omniprésent. Cette fois, Philippe Sollers nous livre ses Mémoires, avec un titre malicieux « Un vrai roman » (Plon). En octobre, on pourra lui décerner le prix de l’homme du mois : l’écrivain aux multiples casquettes devrait publier également « Guerres secrètes » (Éditions Carnets Nord) et « De Kooning, vite » (La Différence), sans compter quelques livres en édition de poche. Il sera même l’objet d’un essai biographique, « Philippe Sollers ou la volonté de bonheur » (Folio) écrit par Gérard de Cortanze.
« La Baie d’Alger », de Louis Gardel
Avec une langue simple mais si touchante, l’auteur de « Fort Saganne » évoque dans « La Baie d’Alger » (Seuil) un jeune homme pris entre deux rives : entre l’enfance et l’âge adulte, entre l’Algérie et la France, entre l’insouciance et la lucidité. On comprend tout quand, dès les premières pages, l’histoire de ce garçon démarre quelques mois avant ce qu’on allait appeler «les événements ».
« Un roi sans lendemain », de Christophe Donner
À travers le narrateur chargé d’écrire un scénario sur Louis XVII, l’auteur de « L’Empire de la morale » mène une enquête sur le triste destin du fils de Marie-Antoinette et de Louis XVI. Un prétexte pour mettre en lumière sur les heures les plus sombres de notre histoire, et ce qui s’en suivit (Grasset).
« Un château en forêt : le fantôme d’Hitler », de Norman Mailer
En interrogeant ses origines, son éducation, son milieu familial, Norman Mailer a cherché une réponse à cette question : comment un homme devient-il le plus grand bourreau du XXe siècle ? Par l’entremise d’un « député du Diable », Dieter, un SS, l’auteur brosse le portrait du jeune Adolf, rejeton d’amours incestueuses, fils d’un rond-de-cuir arrogant et violent, adolescent obsédé par la place que lui laissera la postérité (Plon, sortie fin octobre).
« Talk Talk », de T. C. Boyle
William Peck Wilson déteste tant son identité qu’il s’est mis à voler celle des autres. En un tournemain, il subtilise les cartes bleues, les permis de conduire, les réputations. Sa dernière victime est Dana Halter, une jeune femme sourde. Pour se débarrasser de son agresseur parasite, elle le traque dans une course-poursuite furieuse et haletante à travers les États-Unis (Grasset).
« Pelures d’oignon », de Günter Grass
Ces Mémoires, ou les aveux tardifs de Günter Grass sur son engagement volontaire à dix-sept ans dans la Waffen SS, avaient déclenché un débat passionné et houleux à leur parution en août dernier en Allemagne. Après un silence de soixante ans, à « porter sa culpabilité comme une honte », le Prix Nobel a levé un voile de sa vie, et, partant, semé l’inquiétude chez ses lecteurs (Seuil).
« La Physique des catastrophes », de Marisha Pessl
Ce premier roman charma les États-Unis. Marisha Pessl, vingt-huit ans, raconte les tribulations de Bleue, une petite fille précoce orpheline de mère. Ballottée de campus en campus par son père, un universitaire charismatique, elle grandit dans un bouillonnement intellectuel joyeux. Jusqu’au jour où elle tombe nez à nez avec le cadavre de son professeur préféré (Gallimard).
« L’Histoire de Lisey », de Stephen King
Certaines rumeurs avaient mis Stephen King à la retraite, c’était sans compter ce nouveau roman, le plus personnel de son œuvre. Deux ans après la mort de son mari, un écrivain à succès, Lisey décide de pousser la porte de son univers romanesque. Stephen King, qui a toujours dit être hanté par cette question : « Qui je suis quand j’écris ? », explore la création dans ce qu’elle a de plus angoissant (Albin Michel).
Le Soleil Noir de la Puissance de Dominique de Villepin
Dans son essai, l'ancien premier ministre explore dix années fastes de la carrière de Bonaparte : de la brillante campagne d'Italie aux premières complications provoquées par le Blocus continental. Entre-temps, Dominique de Villepin aura étudié l'exceptionnelle ascension d'un homme que rien ne paraît arrêter et qui pourtant ne peut pas ne pas aller à la chute. En dépit du sacre, la victoire de Lodi porte selon Villepin les prémices de la Berezina.
Some exposure...
Une maman solo qui en a long à dire et qui s'est enfin décidée à l'écrire: Mrs.Pillsbury
Un archiviste pas banal du tout chez qui on puisse des idées lecture peu banales: Bob August
J'espère que vous ne m'en voudrez pas pour ce coup de pub...
lundi 20 août 2007
Farrago, Yann Apperry.
Soudain, une étoile filante a traversé le ciel de Farrago : " Je souhaite avoir un destin, j'ai murmuré. Je souhaite vivre une histoire qui fasse de ma vie un destin. " L'homme qui chuchote ainsi dans la nuit se nomme Homer Idlewilde. Nous sommes en 1973, dans une bourgade perdue de la Californie. Tandis que les B52 pilonnent Hanoi et que les astronautes sont sur la Lune, Farrago rumine encore le refrain de ses pionniers : Far away, long ago, Farrago. Depuis qu'il s'y est établi comme vagabond, Homer traîne ses attentes et ses questions d'un bout à l'autre du comté. Il a pour compagnons Elijah, Duke, Fausto et Ophelia, membres comme lui de la confrérie des errants de l'Amérique profonde. Chacun à sa manière poursuit sans le savoir la même folie devenir le héros de sa propre vie. Farrago est un roman, un conte, une allégorie, une histoire à dormir debout, un feuilleton, une odyssée. Patrick Grainville, Le Figaro. Magnifique roman, aussi puissant que généreux. Philippe-Jean Catinchi, Le Monde. Un chef-d'œuvre. François Busnel, L'Express. Farrago a obtenu le prix Goncourt des Lycéens 2003.Homer franc, réaliste, presque charmant, propet et respectueux:
Aller au bordel, c'était pour moi toute une histoire. Pour la plupart des hommes, aller au bordel ne pose aucun problème, sinon qu'ils doivent mentir à leur femme et prétendre qu'ils vont jouer aux cartes chez un ami ou qu'ils ont une course à faire. Moi, je devais m'y prendre des jours à l'avance afin de réunir la somme nécessaire. Puis, je devais me laver, passer chez Abigail Hatchett et lui demander poliment la permission d'utiliser sa machine à laver, attendre que mes vêtements soient secs, me raser, me peigner, et recompter mes sous pour être sûr d'avoir la somme nécessaire. (p.97-98)
Homer philosophe:
La parole de Nand - c'est ainsi que je l'appelais, sans considération pour ses airs de prince intouchable - ressemblait pour moi à un train roulant au ralenti. Il était toujours possible de sauter d'une voiture en marche, de cheminer un moment le long du convoi et de remonter à bord dans un autre wagon. ( p.242)
Attachant ce Homer!
dimanche 19 août 2007
La vie, la vie... et Jeannette veut savoir # 23...
Dans l'achat d'une maison ou d'un appartement, seriez-vous prêts à vous débarrasser de vos livres pour gagner un peu plus d'espace?
Il y a toujours l'option de les entreposer dans les cartons, mais à quoi servirait d'avoir autant de livres si on ne peut y avoir accès sans manoeuvres périlleuses...
vendredi 17 août 2007
Générosité...
Alors Valdebaz, t'aurais pas un peu exagéré un tout petit peu? Quand tu fais quelque chose toi, tu ne le fais pas à moitié, n'est-ce pas?! Seulement trois que je possède déjà, j'en profiterai pour envoyer les doubles à mes compatriotes québécoises! Mon favori? T'as misé juste avec le chat devant le "No parking"! Un gros merci pour tant d'originalité... depuis le temps que je rêvais d'avoir un Beigbeder dans ma chambr... euh biblio!! gnagnagna...
Ceux-ci proviennent de Grimoire et c'est mon premier colis-swap de chez Emjy. Grimoire, toi aussi t'as fait des folies! Ce sont des trucs pas gratuits ça! À ce rythme, tu vas être ruinée... Des chats et des chats, vous êtes bonnes les filles parce que j'adore les chats! "Anemone", c'est un coup de coeur. Merci, merci, merci! Suis-je toujours à la page... un débat dans lequel je n'embarquerai pas pour l'instant... demain j'essaie de renouveller ma garde-robe... talalala
Une autre "plogue"... *** Edit ***
jeudi 16 août 2007
Jeannette veut savoir # 22.

mardi 14 août 2007
SWAP marque-pages...
Kat Deluna feat. Elephant Man - Whine Up [Video Premiere]
Parce que l'été tire à sa fin et que le bronzage s'estompe...
Parce que je n'ai jamais porté de jupe aussi courte et que je voudrais retourner à mes 20 ans...
Parce que le chat dort toujours au même endroit et que la marmotte gruge toujours le même bout de gazon...
Parce que le livre que je lis en ce moment ne me fait pas pousser de grandes exclamations et que la télé est des plus ennuyante...
Parce que la vie parfois ne nous donne pas envie...
Enjoy!
dimanche 12 août 2007
La nuit des calligraphes, Yasmine Ghata.
" Ma mort me fut aussi douce que la pointe du roseau trempant ses fibres dans l'encrier, plus rapide que l'encre bue par le papier. " Ainsi parle Rikkat, la calligraphe ottomane, alors qu'elle entreprend le récit de sa vie. En 1923, adolescente, elle sait déjà que rien ne pourra la détourner de la calligraphie. La même année, rompant avec l'islam, la république d'Atatürk abolit l'alphabet arabe au profit du latin. Du jour au lendemain, des centaines d'" ouvriers de l'écriture " sont mis au rebut. Le suicide de Selim, l'ancêtre virtuose, va sceller un pacte inviolable entre sa jeune élève Rikkat et l'art des calligraphes. Avant de mourir, l'homme lui lègue son écritoire et son encre d'or, et la charge de perpétuer l'art de la calligraphie. Mêlant le monde des pratiques scripturales - royaume de l'étrange et du mysticisme - et la Turquie contemporaine, Yasmine Ghata signe d'une plume alerte et raffinée un premier roman classique et inspiré. Si Yasmine Ghata a réussi à éveiller quelque chose en moi avec ce récit, ce n'est que de la compassion pour une femme mal mariée deux fois et séparée de l'un de ses fils... Malheureusement, je ne crois pas que notre culture occidentale nous permet d'apprécier la calligraphie à partir d'un roman. Plusieurs passages évoquent les sourates du Coran ou des images connus en Orient, mais sans le visuel nous ne pouvons en estimer la puissance. Une oeuvre de calligraphie sous forme d'images est certainement plus appropriée pour nous. À cet effet, je vous conseille l'ABCdaire de la calligraphie arabe par Hassan Massoudy chez Flammarion. En quelques secondes ce livre nous transporte dans un autre monde et nous fait découvrir un type d'art majestueux...
Touriste improvisée dans... mon village natal!
Une promenade du dimanche en voiture pour profiter de l'air climatisée, bonne idée! Direction Château-Richer, mon "bled" natal... Un arrêt chez mère-grand pour un bisou maternel, contemplation du feuillage vert en abondance (j'habite en ville maintenant, ça me manque!) et un arrêt au Musée de l'Abeille. Attention diabétiques, fermez vos yeux... Dégustations de miel de fleurs, caramels de miel, crème glacée au miel, chocolats au miel, miel crémeux, miel de bleuets, miel vierge, bonbons au miel, ne manquait que l'hydromel... fallait éviter la nausée! Un écono-musée sympathique pour en connaître un peu plus sur ces demoiselles abeilles grâce à qui nous pouvons nous régaler comme de petits oursons... Une boutique bien garnie où il est impossible d'en sortir les mains vides! Un ruche est en exposition et la reine-mère est si grosse qu'il ne m'a fallu que quelques secondes pour la repérer.
Un dimanche agréable à revisiter les coins qu'on oublie souvent en chemin chez la parenté...
samedi 11 août 2007
Mangez-moi, Agnès Desarthe.
Ouvrir un restaurant ? Quelle idée... C'est pourtant celle qui vient à l'esprit de Myriam, et qu'elle s'empresse de mettre à exécution. Les ennuis commencent car ce restaurant est aussi sa maison. Eviter la faillite, vivre en clandestine et garder le secret sur un itinéraire trop chaotique constituent l'exercice de jonglage auquel elle se livre chaque jour. Qui est Myriam ? Une collectionneuse de contradictions. Un oxymore ambulant. Bannie de chez elle pour une faute inavouable, c'est une âme errante qui n'aspire qu'à la stabilité ; une téméraire qui déteste qu'on la surprenne. Son problème, c'est le temps. Comment faire pour que l'avant et l'après coïncident à nouveau ? Que le passé cesse d'être douloureux et que l'avenir s'éclaire ? Ce livre dont le titre évoque l'Alice de Lewis Carroll est un roman d'aventures spirituelles, en même temps qu'une chronique d'un genre très particulier. Car on se bouscule dans le restaurant de Myriam. Fleuriste amoureux, jeunes filles philosophes, enfants du quartier, et jusqu'à ce cultivateur dont la science des plantes semble infinie, tous participent de la même comédie humaine, lumineuse, mystérieuse : le monde d'Agnès Desarthe. Un monde où le rêve et le réel s'entrelacent, où les disparus reviennent, où le désir voyage. Bien des fois j'ai vu ce livre sur les blogs et bien souvent j'ai eu l'eau à la bouche en lisant le titre: Mangez-moi! C'est Chez moi que Myriam mettra fin à ses années de cavale et donnera le meilleur d'elle-même. Un restau sans affiche, un menu au jour le jour, un peu effacé comme sa propriétaire qui tente de se sortir la tête de l'eau après cette grave erreur commise il y a maintenant six ans... Le voisin Vincent, le serveur prodige Ben et son frère Charles qui tenteront, chacun à leur façon, de redonner vie à cette femme qui a tant subit et culpabilisé. Avec eux, elle apprendra - tranquillement - à refaire confiance à la vie et à redevenir un peu plus que l'ombre d'elle-même. Un récit drôle et un brin philosophique, une écriture tout en douceur qui se lit bien et qui donne envie d'aller s'asseoir Chez moi prendre un café à un euro tout un lisant un livre tiré de la tablette personnelle de Myriam. Vous connaissez Rainer?
"Mon frère est un voilier, moi, je suis un paquebot, mais dont la quille est trop courte et le gouvernail trop long. Le moindre mouvement de barre m'entraîne à des milliers de milles de la destination prévue. J'ai l'inertie d'un grand navire. En vue du port, inutlie de m'orienter vers la rade, je fonce droit dans la digue. Mon existence, bien que lente et peu spectaculaire, a causé d'énormes dégâts. J'ai pourtant aperçu au loin, le signal angoissé du phare. J'ai reçu son message d'avertissement et je disais oui, oui, je sais, je vais tout casser; mais il était trop tard." (p.56)
Le jardin botanique Roger Van den Hende.
Historique« Le 11 janvier 1963, j’avais soumis un rapport préliminaire sur la possibilité d’établir sur le campus une parcelle expérimentale où l’on aurait rassemblé : les espèces ornementales indigènes, les espèces rustiques ou semi-rustiques communes ou peu communes et ceci en vue d’hybridation possible. (...) nos étudiants (...) devraient me semble-t-il être en mesure de voir sur place les différentes plantes potagères ; les petits fruits, les principales plantes ornementales. » 1 Roger Van den Hende
1 Extrait d’une lettre datée du 3 juillet 1964 et adressée au premier doyen de l’Université Laval, le Dr Rolland Poirier.
Un peu d’Histoire
Le signataire de cet extrait, monsieur Roger Van den Hende, était professeur à la toute nouvelle faculté d’agriculture qui venait d’emménager sur le campus de l’Université Laval à l’automne 1962. Dès le début du semestre suivant, le 11 janvier 1963, le professeur Van den Hende adresse un court mémoire au doyen de l’époque le Dr Rolland Poirier, lui faisant part de ses projets au sujet de la création d’un jardin à la fois pédagogique et de recherche situé près du campus. De ce projet naîtra le « jardin pédagogique de l’Université Laval » en 1966.
Roger Van den Hende est né à Gand, en Belgique, le 25 avril 1909 et obtient en 1927, après trois années d’étude, un diplôme de l’École d’horticulture de l’État de Vilvorde. Il occupe ensuite quelques emplois en Belgique et en France.
En 1937, on lui offre un poste au Canada pour l’Institut agricole belge à Oka sous la direction du baron Louis Empain, un compatriote. En 1953, le père Louis-Marie, botaniste à l’institut agricole d’Oka, engage Roger Van den Hende comme assistant du laboratoire de botanique et de génétique. Dès 1957, il devient chargé d’enseignement du cours de botanique. En 1962, l’Université Laval crée sa Faculté d’agriculture pour prendre la relève de l’Institut d’Oka qui ferme ses portes. Recommandé par le père Louis-Marie, il devient assistant du professeur de botanique Lionel Cinq-Mars et chargé du cours d’horticulture, puis des cours de botanique et de systématique des plantes ornementales. Le doyen Rolland Poirier demande à ses nouveaux professeurs de lui soumettre des projets de recherche. En janvier 1963 le professeur Van den Hende lui remet un mémoire dans lequel il propose la création d’un jardin pédagogique.
L’emplacement choisi, une ancienne terre agricole au sol pauvre, achetée en 1949 par l’Université, est un plateau balayé par les vents. En 1963 et 1964, Roger Van den Hende établit un jardin d’annuelles ainsi qu’une petite pépinière. En 1965, il effectuera lui-même les premiers semis de plantes ligneuses parmi lesquelles se trouvaient des rhododendrons, des mahonias, des aubépines, des maakies et plusieurs autres espèces. Le budget étant limité, il privilégie l’achat de sachets de semences provenant de partout dans le monde, ainsi que la multiplication par bouturage et greffage de plusieurs espèces et cultivars. On prélève également des spécimens de plantes indigènes dans la nature. Des échanges de plants avec d’autres institutions, tels les Jardins botaniques de Montréal et de New-York et les jardins universitaires de Neuchâtel en Suisse et de Massart en Belgique viennent également enrichir la collection. Il reporte les grandes lignes de son plan de jardin sur le terrain au début de la saison 1966, consacrant ainsi l’amorce de son œuvre. On procède aussi à la plantation d’une haie de conifères qui servira de brise-vent au nord du Jardin.

Au moment de sa retraite en 1975, l’Université, consciente de la qualité et de la grandeur de l’œuvre du professeur Van den Hende, donne au Jardin le nom de son fondateur, cette distinction étant habituellement accordée à titre posthume. À cette occasion, on dévoile la plaque que vous pouvez apercevoir à l’entrée du Jardin.
En réponse aux demandes de la Société Linnéenne du Québec qui y avait opéré un kiosque d’information dès 1974, le Jardin est ouvert officiellement au public en 1978. Une journée d’activités est alors organisée où visites guidées et kiosques d’information sont disponibles pour les visiteurs. C’est une tradition qui s’est poursuivie jusqu’à nos jours. En 2006, le comité de toponymie de l’Université Laval accorde le titre de Jardin botanique au site, confirmant officiellement sa vocation auprès du grand public.
Après une vie bien remplie, monsieur Roger Van den Hende s’est éteint à Oka le 16 avril 2002, à l’âge de 92 ans. À tous les jardiniers, amateurs ou professionnels, il laisse un héritage hors du commun.
Site officiel du jardin botanique Roger Van den Hende, ici.
vendredi 10 août 2007
Les 3 p'tits cochons. Québec 2007.
Au chevet de leur mère plongée dans un profond coma, trois frères veillent en échangeant sur les «pour» et les «contre» de l'adultère. Rémi, l'aîné nanti, prévient ses cadets des dangers qui les guettent, mais en vain. Mathieu, qui étouffe dans sa banlieue, est déjà sur le point de tromper sa femme avec une collègue. Christian, le benjamin adepte de cybersexe, s'éprend d'une de ses étudiantes de Tae Kwon Do, sans se douter que sa conjointe policière et frigide le surveille de près. Seul Rémi, chez qui ses frères en déroute conjugale finiront par échouer, semble au-dessus de tout soupçon. Quoique son épouse ne semble pas convaincue de sa vertu.Synopsis par Médiafilm.ca
Site officiel
Tirage au sort?!
jeudi 9 août 2007
Le jardin du passé, Naguib Mahfouz.
D'un autre point de vue, l'amour lui paraissait une « dictature », chose que la vie égyptienne lui avait appris à haïr, et du plus profond du coeur ! Dans la maison de « sa tante » Galila, il offrait son corps à Atiyya, puis le reprenait aussitôt, comme si rien ne s'était passé. Quant à cette jeune fille rangée dans sa pudeur, elle ne se contenterait de rien de moins que de son corps et de son âme en même temps... et pour l'éternité ! Dès lors, il ne lui resterait plus qu'une ligne à poursuivre : la lutte pour la subsistance en vue d'assurer la survie de la famille et des enfants !Naguib Mahfouz.Troisième et dernier volet de la grande fresque romanesque qui relate les transformations de l'Egypte basculant dans la modernité, après Impasse des deux palais et Le Palais du désir, Le Jardin du passé amplifie l'histoire de la famille d'Abd el-Gawwad. Une nouvelle génération, désormais, incarne les contradictions et les blessures du pays : ce sont les petits- enfants d'Abd el-Gawwad, Ahmed, le communiste, et Abd el-Monem, le frère musulman. Conflits entre les idéologies, opposition entre les valeurs trditionnelles et celles de la société nouvelle... Un immense roman pour approcher l'Egypte d'aujourd'hui.Naguib Mahfouz est le premier écrivain de langue arabe à avoir reçu, en 1988, le prix Nobel de littérature. Bravo Blogspot... et Jules! À la dernière ligne de mon commentaire, un bug est survenu (juré-craché!) et toute ma critique est partie en fumée! s-a-u-v-e-g-a-r-d-e-r ... non pas fait! Malheureusement, je n'ai pas le courage de tout recommencer... Allons-y pour la version écourtée:
Une nouvelle venue...
http://hautsetbasmamansolo.blogspot.com/
Longue vie à toi Mrs. Pillsbury!
mercredi 8 août 2007
Jeannette veut savoir # 21
La majorité du temps, oui!
Un musée virtuel...
SWAP de marque-pages...
avez-vous des préférences en matière de marque-pages? -Oui, pas trop long et pas très large. Mince de préférence sans pompom au bout! J'aime beaucoup avec des fleurs, paysages, représentant une région. Reposant, pas trop voyant...
êtes-vous intéressé par les marque-pages publicitaires? -Oui, si c'est joli et que c'est un bon livre!
les marque-pages autres qu'en papier? -Oui, mais toujours mince. Je n'aime pas les signets qui laisse le livre entrouvert...
y a -t-il des marque-pages ou un marque page que vous adoreriez pouvoir ajouter à votre collection? (mais que nous n'avez pas encore trouvé) - Pas particulièrement, mais j'aime les chats, les livres, la musique, la nature, la bouffe... tout ce qui touche ces sujets me fait plaisir!
combien de marque-pages aimeriez vous recevoir/envoyer (environ)? (si vous n'êtes pas exigent du point de vue du nombre, pas de problème ;o) on ne va pas de plaindre de votre générosité! ) - Entre 5 et 10 selon la qualité!
Soirée d'été
par les marmelades exquises... Puisque nous étions qu'à quelques pas des Bouquinistes du St-Laurent, nous y avons aussi fait un saut. J'ai été très déçue cette année. Il aurait peut-être fallu que je m'y présente dès les débuts parce qu'il me semble que la sélection était pauvre en bons titres... Je ne suis pas repartie les mains vides, mais avec La grammaire est une chanson douce d'Érik Orsenna à 8$ quand la version "poche" est à 9.95$ en magasin. Pas une "grosse affaire"... Somme toute, une soirée agréable pour profiter des beaux jours qui s'en vont!
lundi 6 août 2007
Chatperlipopette, mon facteur fait encore des siennes...
Je me pète les bretelles...
La ferme Africaine, de Karen Blixen
Je pourrais vous défiler tous les classiques du commentaire typique : personnages attachants, voyager dans le confort de son salon, écriture fluide, l'auteure est venue me chercher au plus profond de moi-même, etc. Ce serait trop peu dire. Ce que l'auteure a réussit à faire, c'est éveiller en moi le goût de l'aventure, du récit historique, du conte pittoresque, du safari africain, de la découverte du monde, de la contemplation des créatures sauvages, de la compréhension des tribus rivales durement apprivoisées et tant encore. Rarement j'ai eu envie de rencontrer un auteur, et pourtant, je pourrais masseoir et écouter cette femme courageuse et passionnante pendant des heures et des heures ! Un des meilleurs livres qui m'a été donné de lire. Un voyage au bout du monde qu'on voudrait éternel...
Jeannette veut savoir # 20
dimanche 5 août 2007
Un nouveau lien...
N.B. ne cherchez pas ma propre biblio, petit à petit j'essaie de rassembler le courage... En attendant, j'ajoute ce lien dans ma liste.
You don't sound like sh*t!
http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.showvids&friendID=183843456&n=183843456&MyToken=c85656ea-e823-46a9-8a42-b3c9877fc397
Titre de la vidéo: Guillaume Gagnon - You sound like sh*t!
samedi 4 août 2007
Au fil de la vie, Rainer Maria Rilke.
Une messe d'enterrement, un hospice de vieillards, deux soeurs liées par la haine, des malades et des personnages médiocres... Tout cela n'est guère réjouissant. Et pourtant, Rilke, avec un talent inégalé, nous fait rire de chacune de ces scènes. Il révèle le grotesque et la drôlerie des moments et des caractères les plus pathétiques. A travers onze courtes nouvelles, découvrez la richesse de l'univers et l'humour de l'auteur des Carnets de Malte Laurids Brigge. Quelques favorites: L'Enfant Jésus, Toutes en une, Unis. À mon avis, une seule où la situation est cocasse et donne envie de rire: La fête de famille. Ce sont des histoires du quotidien des uns et des autres, où s'oppose la veillesse à la jeunesse, l'amour à la haine, mais personnellement j'ai été incapable de capturer l'humour de cet auteur dans chacune de ses histoires... J'ai plutôt ressenti une grande tristesse pour plusieurs de ses personnages: Elizabeth, Gerhard, Werner et bien d'autres. Un recueil sympathique qui, malheureusement, n'a pas suscité mon envie de lire les autres oeuvres de Monsieur Rilke.
vendredi 3 août 2007
La vengeance dans la peau, 2007.
Jason Bourne est un homme en fuite. La CIA, dont il a été une des machines à tuer les plus efficaces qui soit, veut l’éliminer pour de bon. Si bien que, de Tanger à Madrid, l'assassin amnésique essuie les balles des tueurs lancés à ses trousses, tout en essayant de percer le mystère de sa propre identité. Laquelle, secrètement gardée par ses adversaires, serait liée à Treadstone, l’organisation qui l’a formé, et dont il risque d’éventer le secret, advenant que la lumière soit faite sur son passé. L’agent Pam Landy, qui fut autrefois son alliée, supervise sa traque. Pour bientôt s'apercevoir que sa cible se rapproche des quartiers généraux de la CIA à New York.Synopsis par Médiafilm.ca
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