samedi 31 décembre 2011

BONNE ANNÉE!

*** EDIT DU 2 JANVIER ***
MERCI À TOUS POUR VOS VOEUX! SI JE NE SUIS PAS PASSÉE PAR CHEZ VOUS, C'EST PAR MANQUE DE TEMPS.  JE VOUS SOUHAITE À CHACUN UNE SUPERBE NOUVELLE ANNÉE EN ESPÉRANT BEAUCOUP D'ÉCHANGES ICI ET AILLEURS!


Plusieurs d'entre vous êtes déjà passés de l'autre côté...
Ici, il reste encore quelques heures, mais je vous souhaite à tous une excellente année!
Quelle soit 100 fois meilleure que la précédente!

BONNE ANNÉE!

vendredi 30 décembre 2011

Silence en octobre, Jens Christian Grondahl.

Un historien de l'art parvient à un tournant de son existence quand Astrid, son épouse, part soudain, après dix-huit ans de vie commune. Cet événement déclenche alors un flot de souvenirs et de réflexions, prenant la forme d'un « récit complexe où le temps et les lieux se déplacent en méandres indociles ».Un amour de jeunesse sans issue, la rencontre d'Astrid, le mariage et les enfants, la vie mondaine dans la bourgeoisie intellectuelle de Copenhague, les voyages à Paris, Lisbonne et New York. Comment cette vie s'est-elle dessinée ?« Je dois tout réinventer, tout en sachant bien que je risque ainsi de recouvrir le peu que j'aurais peut-être mis à jour pendant ce temps. Tout en brodant mon histoire, je me rends compte à quel point une vie reste pleine d'ombres et de silences. Comment prend-elle forme ? Pourquoi a-t-elle pris cette direction-là, cette direction décisive ? »

Au départ de sa femme Astrid, un homme revient sur sa vie, son enfance, ses amours, sa carrière et son bonheur.  Est-il heureux?  Non, je ne crois pas!  En tout cas, moi, j'étais malheureuse de lire son histoire!

 Lorsque la libraire m'a rassurée sur ce livre en me disant que sa collègue était une fan finie de Grondahl, qu'elle était le genre à apprécier Anna Gavalda, Katherine Pancol et Laurie Colwin, je n'ai pas hésité une seconde!  Oh! malheur... je me suis peut-être trompée de titre puisque j'ai souvent lu que cet auteur avait un succès mérité... certainement pas avec celui-ci.  Les introspections profondes m'ennuient et puisque je ne connais rien de l'art new-yorkais, certains passages ont été lus en diagonale.  Pourqui n'ai-je pas abandonné?  Parce que je repensais à la libraire et je me disais que quelque chose d'extraordinaire allait se produire!  Et bien, non.  Je n'ai rien contre apprendre sur un sujet au travers de mes lectures.  L'auteure québécoise Dominique Fortier sait comment rendre la leçon intéressante, Grondahl, lui, étale ses connaissances, sans plus. 

Voilà, ce sera ma dernière déception de l'année.  Je ne dis pas que je ne relirai pas Grondahl, mais il faudra me convaincre avec un avis musclé!

jeudi 29 décembre 2011

Death comes to Pemberley, P.D. James

The year is 1803, and Darcy and Elizabeth have been married for six years. There are now two handsome, healthy sons in the Pemberley nursery, Elizabeth's beloved sister Jane and her husband, Bingley, live within seventeen miles, the ordered and secure life of Pemberley seems unassailable, and Elizabeth's happiness in her marriage is complete. But their peace is threatened and old sins and misunderstandings are rekindled on the eve of the annual autumn ball. The Darcys and their guests are preparing to retire for the night when a chaise appears, rocking down the path from Pemberley's wild woodland, and as it pulls up, Lydia Wickham, an uninvited guest, tumbles out, screaming that her husband has been murdered.

Death Comes to Pemberley is a powerful work of fiction, as rich in its compelling story, in its evocation of place, and its gripping psychological and emotional insight, as the very best of P. D. James. She brings us back masterfully and with delight to much-loved characters, illuminating the happy but threatened marriage of the Darcys with the excitement and suspense of a brilliantly crafted mystery.

J'ai choisi ce livre pour deux raisons: découvrir P.D. James et lire encore sur Mr.Darcy et cette chère Elizabeth!  Si je n'ai pas été impressionnée par le talent de l'auteur pour mener à terme une enquête, je suis dans un autre état en ce qui concerne son style d'écriture.  Elle a si bien reproduit le style de Jane Austen que j'avais l'impression de lire l'originale!  Ce roman aurait pu être une suite, sans gêne.  C'est vrai qu'on imagine mal Austen parler d'un meurtre sur les terres de Pemberley, mais pour le reste tout y est.  Les dialogues, la retenue des dames, les préparations de grande soirée, le personnel de la maison, les Bennet, les Bingley, le thé et les promenades dans la campagne anglaise.  C'est cet aspect du livre qui m'a plu.  L'enquête est plutôt brève et le procès assez expéditif sans compter qu'il se termine presque sur un vingt-cinq cents lancer en l'air...  Comme dans certains polars, le coupable semble sortir du garde-robe où il attendait sa scène en regardant par la fente de la porte (je pense à certains Agatha Christie!).

Sinon, ce fût très agréable de retrouver les Darcy qui ont maintenant deux garçons, les Bingley qui eux ont trois enfants et la délicate Georgiana, la soeur de Mr.Darcy, pour qui l'avenir se dessine.  George Wichkam et sa femme Lydia, la soeur de Jane et Elizabeth, sont toujours aussi turbulents et l'histoire se déroule principalement autour d'eux, il faut s'y faire... 

Ce n'est donc pas un livre à lire si vous êtes en quête d'une belle intrigue mais plutôt pour retrouver une imitation réussie de la plume d'Austen et ses personnages attachants que nous ne voulons pas oublier!  Je ne crois pas qu'une traduction en français soit disponible pour l'instant.

mardi 27 décembre 2011

Un petit bilan...

2011...

c'est 46 47 livres lus (j'ai aussi terminé Silence en octobre de Grondahl)

c'est 6 abandons (très peu!)

c'est aussi ne pas avoir terminé les challenges visibles dans la colonne de gauche!  J'ai fait quelques efforts pour le challenge d'Agatha Christie que j'aime beaucoup, mais je dois toutes mes excuses aux organisateurs des autres challenges... Le 1er janvier, j'effacerai tout cela et je ne recommencerai plus!

c'est quelques belles découvertes, beaucoup de québécois (une bonne douzaine!) et peu de grandes déceptions (pas de noms!)

c'est terminer l'année avec 195 livres dans la PAL (et je compte pour un livre les recueils d'auteur qui compte plusieurs livres dans le même: Proust, Mankell, Austen, etc. Sinon, je pourrais facilement parler de 230!)

c'est regarder en arrière et constater que je ne peux plus être la lectrice que j'ai été!
2010: 65 livres lus
2009: 98 livres lus
2008: 107 livres lus
2007: 103 livres

c'est finalement se dire qu'une nouvelle année commence dans quelques jours et que j'aurai encore l'occasion de découvrir des écrivains fantastiques qui auront le don de me divertir et m'éblouir!

BONNE ANNÉE LECTURE À TOUS!

lundi 26 décembre 2011

Jeannette veut savoir #49...

Pensiez-vous que Jeannette ne voulait pas savoir?!

Combien de livres avez-vous reçus pour Noël?


Un seul pour moi!  En format Pointsdeux pour en faire l'expérience...

vendredi 23 décembre 2011

Parce qu'il est minuit moins deux...

Kiyan Émil, Antonio et moi aimerions vous souhaiter de Joyeuses Fêtes!
Que ce moment de l'année soit rempli de bonheur et de petites douceurs!
À bientôt...

jeudi 22 décembre 2011

501...


C'est le nombre de personnes qui ont réservé ce livre avant moi à la bibliothèque... Je devrais pouvoir le lire en 2013!

mercredi 21 décembre 2011

Gâterie de la journée...

Un thé chaï pur biologique latte de chez David's tea! Hum, hum, good!
4.50$... mais si bien investi personne ne peut s'en plaindre!!!

lundi 19 décembre 2011

Room, Emma Donoghue.

Sur le point de fêter ses cinq ans, Jack a les préoccupations des petits garçons de son âge. Ou presque.
Il ne pense qu’à jouer et à essayer de comprendre le monde qui l’entoure, comptant sur sa mère pour répondre à toutes ses questions. Cette mère occupe dans sa vie une place immense, d’autant plus qu’il habite seul avec elle dans une pièce unique, depuis sa naissance.
Il y a bien les visites du Grand Méchant Nick, mais Ma fait tout pour éviter à Jack le moindre contact avec ce personnage. Jusqu’au jour où elle réalise que l’enfant grandit, et qu’elle ne va pouvoir continuer longtemps à entretenir l’illusion d’une vie ordinaire. Elle va alors tout risquer pour permettre à Jack de s’enfuir.
Mais l’enfant va-t-il réussir à trouver des repères loin de leur univers ? Quel accueil lui réservera le monde extérieur, lui l’enfant né de la captivité d’une femme ?
Room interroge la capacité de survie qui existe en chacun de nous, tout en célébrant les pouvoir du récit et du langage. Mais l’auteur résume magnifiquement son principal objet de réflexion : « Le drame essentiel de la parentalité : comment l’on passe d’un instant à l’autre du rôle de celui qui console à celui qui persécute, tout comme les enfants passent leur temps à illuminer notre vie et à nous rendre fous. J’ai essayé de saisir cette étrangeté et ce paradoxe. Devenir parent suscite les émotions les plus folles qu’on puisse ressentir. »

S'il y a un livre dont tout le monde parle, c'est bien celui-ci et je comprends pourquoi!  Je suis presque certaine qu'il se retrouvera en lecture obligée de certains cours de psychologie ou qu'il sera un sujet d'études... Il faut reconnaître le talent de la maman de Jack pour lui avoir créé un univers presque normal dans une chambre minuscule.  Elle avait pensé à tout, même à lui faire faire du sport, fantastique! Un livre lu en deux jours en un bon indice de sa qualité chez moi.  Je ne m'attarderai pas plus longtemps parce qu'il a été décrit de long en large un peu partout, mais je terminerais en disant que si je m'attendais à lui accorder une notre presque parfaite, je dois malheureusement en faire un peu moins. Si je faisais un top 10 de l'année, il y figurerait sans faute, mais pas dans les 5 premiers... Les Madame et Monsieur chose m'ont vite agacée.

Quoi de neuf dans la PAL?

They are on their way! Yep!  À moi, à moi! Quelqu'un m'a dit que c'est Noël bientôt et comme on oublie souvent de m'offrir des livres, I take care of myself!


C'est lundi! Que lisez-vous?










Tous les participants chez Galléane...
Je ne participe pas à toutes les semaines, mais voici ce que je suis en train de lire cette semaine!

vendredi 16 décembre 2011

Bonne nouvelle!

J'ai des tâches à accomplir aujourd'hui!  La superviseure est passée hier et je lui ai fait part de mon désarroi... Elle m'a équipée pour que je m'ennuie plus pour 1 jour ou 2!  Hourra! Hourra!

jeudi 15 décembre 2011

L'art de se créer des besoins...

In a marvellous, thrilling re-creation of the world of Pride and Prejudice, P.D. James fuses her lifelong passion for the work of Jane Austen with her own great talent for writing crime fiction.
The year is 1803, and Darcy and Elizabeth have been married for six years. There are now two handsome, healthy sons in the Pemberley nursery, Elizabeth's beloved sister Jane and her husband, Bingley, live within seventeen miles, the ordered and secure life of Pemberley seems unassailable, and Elizabeth's happiness in her marriage is complete. But their peace is threatened and old sins and misunderstandings are rekindled on the eve of the annual autumn ball. The Darcys and their guests are preparing to retire for the night when a chaise appears, rocking down the path from Pemberley's wild woodland, and as it pulls up, Lydia Wickham, an uninvited guest, tumbles out, screaming that her husband has been murdered.


Death Comes to Pemberley is a powerful work of fiction, as rich in its compelling story, in its evocation of place, and its gripping psychological and emotional insight, as the very best of P. D. James. She brings us back masterfully and with delight to much-loved characters, illuminating the happy but threatened marriage of the Darcys with the excitement and suspense of a brilliantly crafted mystery. 
 
Voyons voir combien de temps je vais résister avant de l'acheter (parce que je ne pense pas que la bilbio l'achètera à ma place... ou peut-être dans 6 mois!).  Mr.Darcy...hum, il faut que je lise ça!

mercredi 14 décembre 2011

Jeannette veut savoir #48

Ce qu'elle peut être fatikante cette Jeannette!!!  Je suis sur les sites à chercher une énième bibliothèque à placer je ne sais où chez moi quand je me dis que le plus simple serait de donner des livres lus... Mais en suis-je capable?  Je crois que non!  Pourtant, il y a bien plusieurs livres qui ne pèsent pas dans la balance que je n'ai pas nécessairement envie de léguer à ma progéniture...

Et vous? 
Êtes-vous capable de vous débarasser de vos livres?  Les donnez-vous systhématiquement une fois lus?  Les accumulez-vous jusqu'à les mettre dans des boîtes au sous-sol? 

Je suis motivée.  Je vais rentrer et faire le tri... Il me faut de la place... surtout si Père Noël est généreux cette année!

J'ai écrit au Père Noël!

Je vous explique... Depuis la fin octobre, j'occupe un nouveau poste qui n'existait pas dans l'organisation pour laquelle je travaille.  Ce qui veut dire que les tâches sont à peu près définies.  Ce qui veut aussi dire que je n'ai pas la broue dans le toupette!  Ma directrice est débordée dans ses nouvelles fonctions et sa secrétaire aussi.  Bref, personne n'a vraiment le temps de s'asseoir pour penser à comment je pourrais les aider en ce moment.  Je sais qu'il y aura des périodes plus occupées comme la fin de l'année finançière, la remise des bilans, etc.  Mais en attendant, je me tourne un peu les pouces, c'est ennuyant et je n'ai pas l'habitude de tourner en rond.  Alors, ce matin, m'est venu l'idée d'écrire au Père Noël.  Pas pour mon cas, mais pour fiston qui recevra une réponse par la poste!  Je ne savais pas que Père Noël était maintenant branché et que je pouvais lui écrire par courriel!!! Voilà, j'ai pris 3 minnutes de mon temps, il me reste donc 5h35 à tuer au bureau...

mardi 13 décembre 2011

Où avais-je la tête?

Félicitations à mon Antonio!
(Même si je sais qu'il ne passe que quelques fois par année par ici! :op)

Il n'avait pas remarqué, mais hier après-midi, j'ai repassé toutes ses chemises!!! On parle de plus d'une quinzaine... pour ceux qui aiment le repassage, ce n'est pas vraiment un cadeau, mais pour ceux qui n'aiment pas, qu'est-ce que vous en pensez?

Dire que j'allais l'oublier!  Voilà, il y a 8 ans, mon chéri et moi nous nous sommes dit oui après presque 9 ans de fréquentations...  Ouille, ça nous vieillit ce calcul...

Jeannette veut savoir #47

Je crois bien que Jeannette s'ennuie royalement au bureau ces temps-ci...  Elle a le temps de se demander si vous avez demandé des livres au Père Noël!!

Alors, officiellement, avez-vous demandé des livres au Père Noël cette année?

Jeannette aussi!  Des vieux titres en poche...

Petit déjeûner chez Tiffany de Truman Capote (en version de luxe scintillante!)
Mort à la Fenice de Donna Leon (en PointsDeux pour tenter l'expérience!)
Baisers de cinéma d'Éric Fottorino (vu sur un blog il a peu...)

Deux beaux livres parce qu'un jour elle aura une belle table à café et que bébé ne barbouillera plus tout ce qui ressemble à une surface!

Les femmes qui lisent sont dangereuses de Laure Adler Tome 1 et Tome 2 (déjà lu le premier, pas grave!)

Jeannette compte aussi s'offrir quelques livres, elle y pense, mais elle a déjà sur sa liste:

Confusion des sentiments de Stefan Zweig (l'édition de Noël)
et peut-être bien Le monde d'hier aussi (si elle ne l'a pas déjà dans la PAL de 200 livres! Elle ne fait plus le compte...)

Puis il reste encore plusieurs jours pour trouver surtout lorsqu'un seul billet sur Google Reader peut faire allonger la liste en une fraction de seconde...

Désolée, Jeannette a voulu mettre des photos, mais ça ne passe pas ce matin au bureau...

dimanche 11 décembre 2011

Un chant de Noël, Charles Dickens.

Ecrit à la suite d'un voyage à Manchester, où Charles Dickens, visionnaire au grand coeur, avait défendu l'éducation comme moyen de lutte contre la pauvreté, Un chant de Noël préfigure les premières réformes pour humaniser le travail dans l'Angleterre industrielle de la reine Victoria.
L'histoire de Scrooge, vieil avare grincheux et solitaire que trois fantômes vont convertir, la nuit de Noël, à la gentillesse et à la bonne humeur, continue de séduire petits et grands depuis sa parution en 1843. Drôle et émouvant à la fois, ce conte renoue pour notre plus grand plaisir avec le mythe du paradis terrestre.


Pour ceux qui sont branchés sur FB savent que fiston a eu un petit incident samedi matin.  On lui a fait 6 points de suture sur la lèvre inférieure, mais vous comprendrez que ma concentration est depuis hier au plus bas niveau!  Si j'ajoute à cela que le livre contient une introduction presque aussi longue que le roman et que quasiment chacune des pages du livre affiche une note de bas de page, vous aurez compris que les éléments se sont cumulés pour que je n'apprécie pas le roman à sa juste valeur.  Néanmoins, j'ai saisi la leçon offerte au vieux Scrooge en cette nuit de Noël.  C'est propablement mon premier Dickens (je ne me rappelle plus!) et je n'ai pas détesté.  Je ne sais pas si le roman se présente facilement aux enfants comme semble dire le quatrième de couverture.  J'ai trouvé l'histoire touchante, un brin moraliste, mais agréable à lire.  Si je fouille bien, je crois que je possède un autre Dickens dans la PAL, je le lirai avec plaisir.  
Heureusement que M.Dickens n'est plus en vie, car il pourrait bien me reprocher ce billet à l'image de mon état actuel: à faible pourcentage de ma capacité de charge!  Je me reprendrai à Noël l'an prochain...

vendredi 9 décembre 2011

Jeannette veut savoir #46

Et oui, je ne suis pas trop occupée au bureau en ce moment (ça se voit, non?) et comme ce blog a souvent dormi pendant des jours et des jours, une dose de vitalité ne lui fera pas de mal!

Alors Jeannette, que veux-tu savoir (encore!)?

Quelle est votre barrière psychologique pour le prix d'un roman?  Je ne parle pas de beaux livres de table à café où je me laisse moi-même un peu plus de corde, mais bien de ces romans qu'on peut lire en quelques jours...

Pour nos amis européens 1$ canadien = 0.73 euro (pour vous donner une idée, le dernier Emmanuel Carrère, Limonov coûte ici 29.95$ plus taxe)

Ma propre barrière tourne autour de 22.95$.  Au delà de cela, je trouve que c'est trop.  Un, parce que j'en achète plusieurs par mois et deux, parce que je les lis rapidement.  Si j'étais une lectrice occasionnelle qui lit 4 livres par année, j'envisagerais peut-être un peu plus les grands formats qui peuvent coûter jusqu'à 40$. En attendant, disons que je suis plutôt Mme.Poche...

Et vous, que dîtes-vous? 
(Allez, améliorez mon vendredi après-midi au bureau!)

jeudi 8 décembre 2011

Jeannette veut savoir #45

Je suis en train de lire "Un chant de Noël" de Charles Dickens.  C'est une bonne occasion de se mettre dans l'ambiance des Fêtes!  Avez-vous des suggestions de livres de Noël à me faire? Soit pour adultes, soit pour fiston qui aura bientôt 2 ans...

Hélié, fils des bois, Marie Le Franc.

Jamais réédité depuis sa parution dans les années 1930, ce grand roman de Marie Le Franc – par ailleurs récipiendaire du prix Femina en 1927 – apparaît au lecteur d’aujourd’hui comme la première incursion littéraire féminine dans la forêt nordique. Cette oeuvre déploie un fascinant imaginaire de la forêt, ici celui du lac Tremblant dans les Laurentides, qui se nourrit des paysages découverts lors des nombreux séjours de la romancière et des sensations vécues au contact d’une nature qui, sans être totalement hostile à l’être humain, n’en demeure pas moins extrêmement difficile à habiter. La radicale altérité de la forêt, qui se joue de rapports intimes et intérieurs, renforce l’intérêt contemporain pour cette oeuvre.


Voici un autre livre que j'ai découvert à travers mon nouveau cercle littéraire.  Si la tendance ce maintien, ce cercle m'apportera beaucoup car je puis dire que ce livre là est un petit bijou!  Si il y a une chose dont je suis certaine, c'est que moi qui regarde beaucoup les couvertures, je n'aurais jamais acheté ce livre.  Elle est tout simplement hideuse!  Malheureusement, je serais passée à côté d'un texte riche et d'une finesse comme j'en vois rarement. Je ne crois pas avoir lu autant de belles descriptions en ce qui concerne la forêt canadienne ou toute autre forêt à dire vrai.  L'histoire de Julienne, cette jeune française qui compte sur le calme de la forêt pour se retrouver est magnifique.  Pour son exil, Julienne elle a choisi le Tremblant. À l'époque où a été écrit le livre (1930), cette région n'était pas encore la méga station de ski touristique pour bien nantis qu'elle est aujourd'hui. Quelle merveille de découvrir un terrain vierge et ses "habitants" tel que le cher Hélié qui par son assurance en pleine forêt aura de quoi séduire la belle Julienne. Par contre, ne cherchez pas trop les bisous, car je crois que les écrivaines étaient encore pudiques à cette époque. Avec cette institutrice, nous parcourons les bois, rencontrons des gens de campagne et nous vivons avec elle ce que peut être habiter toute seule avec des arbres (ça fait peur parfois!!!).  Un endroit où dès le matin, tu peux être toi-même, sans sourire forcé, sans vêtements, sans obligations (sauf de chauffer le poêle!) et personne ne peut te le reprocher.  Les phrases sont magnifiques, dans certains chapitres Marie Le Franc aborde des thèmes et en fait le tour en 3-4 pages, c'est merveilleux.  

"À présent, c'était le Tremblant qui ouvrait devant elle son énorme livre à la page illisible et qui ne se souciait pas d'être lue, dans l'épaisse reliure de la forêt." (p.76)

J'ai rarement le goût de relire un livre, je pourrais faire une exception pour celui-ci, juste pour prendre le temps de savourer la prose maintenant que je connais la fin...

mercredi 7 décembre 2011

Jeannette veut savoir #44

Avez-vous déjà eu tellement envie de poursuivre la lecture d'un livre qu'une fois arrivé au bureau, vous avez vraiment, mais vraiment eu envie de tricher, de ne rien faire de vos tâches quotidiennes et d'ouvrir votre livre?

L'envie me gratte très fort ce matin... Rassurez-moi, je ne suis pas une mauvaise personne hein?!  Je suis juste sous le charme de la plume de Marie Le Franc et son mausus d'Hélié, fils des bois!!!!  Disons que je voudrais moi aussi être dans les bois en paix (pas avec Hélié!) mais avec mes livres!!!!!
 

mardi 6 décembre 2011

Mon enfant de Berlin, Anne Wiazemsky.

En septembre 1944, Claire Mauriac se trouve à Béziers où elle est ambulancière à la Croix-Rouge française. François Mauriac, son père, l'autorise à partir pour Berlin afin de porter assistance aux milliers de blessés. Elle rencontre Yvan Wiazemsky en 1945, un Russe émigré en France. Aux yeux de Claire, c'est l'homme idéal. A. Wiazemsky s'est servie ici du journal intime de sa mère.

Sur fond de deuxième guerre mondiale, nous suivons les tribulations intérieures d’une jeune fille qui est dans sa deuxième moitié de la vingtaine. Elle est ambulancière pour la Croix Rouge, tient à sa liberté, mais ne peut s’empêcher de tomber amoureuse! À travers un échange épistolaire régulier entre ses parents et elle, nous découvrons son quotidien, ses nombreuses migraines et crises de foie ainsi que ce que représente son travail à cette époque. C’est une jeune fille courageuse qui veut se prouver (et aux autres!) que malgré ses lacunes scolaires, elle peut réussir à faire quelque chose de sa vie. Quand son papa s’appelle François Mauriac, ne pas réussir ses études peut être fatal pour l’estime de soi, mais Claire a choisi de se donner corps et âme aux blessés de la guerre. Elle semble aimer l’instabilité et finira par adopter Berlin où elle donnera naissance à son permier enfant : Anne.

Je ne peux pas dire que ce livre est passionnant parce que déjà qu’il traite de la guerre, il a de quoi m’éloigner! Mais quel bel hommage à sa maman que l’auteure nous fait ici. Petit à petit, je me suis laissé transporter par ces lettres en temps de guerre (malgré moi!). La vie difficile, le manque de premières nécessités, les villes détruites et la souffrance humaine ne peuvent laisser un lecteur de glace même si le sujet a été recopié depuis des décennies… En parlant de sa mère, Anne Wiazemsky donne une autre dimension à cette guerre, une version féminine qu’on oublie souvent. Des femmes qui ont aussi travaillé à sauver les Hommes et je pense qu’on ne le mentionne pas assez souvent. Au sacrifice de leur vie personnelle et du confort qu’affectionnent tant les femmes, celles-ci ont travaillé d’arrache-pied sans fusils et souvent sans protection.

J'ai découvert ce livre à travers les coups de coeur d'une participante au cercle littéraire à lequel je participe maintenant une fois par mois.

dimanche 4 décembre 2011

Irma Voth, Miriam Toews.

Fuyant le monde moderne, une petite communauté mennonite s’est installée, il y a plus d’un siècle, au nord du Mexique, en plein désert.

Est-il vraiment possible de vivre protégé du bruit et de la fureur, dans ce coin de pays où la lumière est si violente et qui est le théâtre des plus sombres trafics? Surtout quand débarque de la capitale une équipe de cinéma venue construire un projet artistique d’avant-garde à partir du silence qui baigne la vie de ces gens paisibles – en apparence.

Pour la jeune Irma Voth, âgée de dix-neuf ans, c’est l’occasion tant attendue de larguer les amarres. Mais le monde extérieur regorge également d’énigmes et de barrières apparemment infranchissables. Et, surtout, il s’avère qu’Irma n’est pas la seule à vouloir quitter le troupeau des enfants de Menno.

Renouant avec le ton de son premier roman, Drôle de tendresse, qui lui a valu une renommée internationale, Miriam Toews confirme ici son exceptionnel talent de conteuse, mêlant à un degré inouï le comique et le tragique. Il n’y a pas une phrase de cet extraordinaire road novel qui ne vienne nous nouer la gorge ou nous faire éclater de rire

Irma et Jorge se sont mariés trop jeune. Elle est d'origine allemande et lui mexicaine. Elle est ménnonite, il est libre... Forcés d'habiter près de la ferme familiale et d'y travailler gratuitement, la situation tourne facilement au vignaire et Jorge n'y reste pas très longtemps! Lorsqu'une équipe de tournage s'installe à côté de chez elle, Irma y voit l'occasion de tranformer le monotone de sa vie en expérience unique. Puisqu'elle est déjà en froid avec son père dictateur pour avoir marié un non-mennonite, elle ne perd rien à essayer même si elle est consciente de donner le mauvais exemple à sa jeune soeur Aggie.

J'aime les personnages féminins de cette écrivaine canadienne.  Elles ont des dicours particuliers et comme dans les Troutman volants, ses personnages en fuite sont tout simplement fabuleux. Ici, ce sont Irma et Aggie qui sont forcées de fuir et je vous laisse la surprise de découvrir qui s'ajoutera à leur périple.  L'une est naïve et l'autre devient responsable, puisque les liens du sang obligent.  Je ne vous cacherai que je me suis un peu ennuyée au centre du roman, mais Toews qui emprunte de longues routes sombres a aussi le don de vous ramener au pas en quelques phrases plus douces et touchantes.  L'amour fraternelle, l'humour, la prise de conscience de soi et du monde sont des thèmes souvent exploités par Toews et c'est ce qui me donne le goût de lire Drôle de tendresse paru en 2009 chez Boréal Compact.  Le thème mennonite y est aussi présent, mais je crois que l'auteure ayant elle-même fait partie de cette communauté, aime beaucoup parler de ce sujet un peu tabou...   

Merci aux Éditions Boréal et à Babelio pour cet envoi.

vendredi 2 décembre 2011

Les petits papiers

Mercredi dernier, je me suis rendue pour la première fois à un nouveau cercle littéraire organisé par le réseau des bibliothèques de la ville de Québec. Animé par une journaliste littéraire connue, la rencontre de deux heures m’a paru durer deux minutes. Que c’est bon de se retrouver avec des gens qui aiment parler de livres, de leurs coups de cœur et de leurs belles découvertes sans prétention. Quelques anecdotes se mêlant à tout cela, nous avons beaucoup rit. Contrairement à un club de lecture, aucune lecture n’est imposée et c’est une excellente idée. Nous n’avons pas tous les mêmes goûts et je dois vous avouer qu’en voyant les dames (et oui, aucun homme n’a osé se présenter!) déjà arrivées par la fenêtre, j’ai failli retourner chez moi. Pourquoi? La moyenne d’âge dépasse largement les 60 ans! Finalement, l’animatrice a environ mon âge et ces charmantes dames sont très intéressantes à écouter! Un peu comme si elles étaient déjà de l’autre côté de la piscine olympique alors que moi j’étais encore sur le podium à me préparer pour sauter à l’eau. C’est qu’elles ont de bonnes longueurs d’avance. À la retraite depuis plusieurs années pour la plupart, elles ont tout le loisir de lire à gogo... les chanceuses! J’ai déjà hâte à la prochaine rencontre à la fin janvier (trop loin!). En attendant, voici ce qui risque de chambouler mon plan lecture de décembre. J’ai retenu trois livres présentés (avec tant de conviction!) et je les ai ajoutés à ma PAL… Heureusement qu’il n’y a qu’une seule rencontre par mois, parce que je me ruinerais facilement!

En septembre 1944, Claire Mauriac se trouve à Béziers où elle est ambulancière à la Croix-Rouge française. François Mauriac, son père, l'autorise à partir pour Berlin afin de porter assistance aux milliers de blessés. Elle rencontre Yvan Wiazemsky en 1945, un Russe émigré en France. Aux yeux de Claire, c'est l'homme idéal. A. Wiazemsky s'est servie ici du journal intime de sa mère.


Jamais réédité depuis sa parution dans les années 1930, ce grand roman de Marie Le Franc - par ailleurs récipiendaire du prix Femina en 1927 - apparaît au lecteur d'aujourd'hui comme la première incursion littéraire féminine dans la forêt nordique. Cette oeuvre déploie un fascinant imaginaire de la forêt, ici celui du lac Tremblant dans les Laurentides, qui se nourrit des paysages découverts lors des nombreux séjours de la romancière et des sensations vécues au contact d'une nature qui, sans être totalement hostile à l'être humain, n'en demeure pas moins extrêmement difficile à habiter. La radicale altérité de la forêt, qui se joue de rapports intimes et intérieurs, renforce l'intérêt contemporain pour cette oeuvre.


Une histoire de la maison, de la ferme paysanne avec son unique pièce chauffée par la cheminée, aux appartements modernes. Elle éclaire les coutumes et les sensibilités de ses usagers et de ses propriétaires.