dimanche 30 septembre 2007

Bilan lecture septembre 2007.

+ = j'ai aimé
- = j'ai plus ou moins aimé ou pas du tout!

1) Lélégance du hérisson, Muriel Barbery / + / 1er sept.
2) Essences et parfums : une anthologie poétique, Anny Duperey / + / 3 sept.
3) L’amant de lady Chatterley, D.H. Lawrence / - / 6 sept.
4) Vendredi soir, Emmanuèle Bernheim / + / 6 sept.
5) J’ai renvoyé Martha, Nathalie Kuperman / + / 7 sept.
6) La grammaire est une chanson douce, Erik Orsenna / + / 8 sept.
7) On Chesil Beach, Ian McEwan / + / 10 sept.
8) American Darling, Russel Banks / ? / 14 sept.
9) Mercredi soir au Bout du monde, Hélène Rioux / + / 16 sept.
- Le Bestial Serviteur du pasteur Huuskonen, Arto Paasalinna / 21 sept. / abandon de lecture p.160
10) Tours et détours de la vilaine fille, Mario Vargas Llosa / + / 22 sept.
- Arlington Park, Rachel Cusk / 28 sept. / arrête de lecture p.182
11) Poils de Cairote, Paul Fournel / + / 30 sept

Top 3... ou 4!

Lélégance du hérisson, Muriel Barbery
Vendredi soir, Emmanuèle Bernheim
Tours et détours de la vilaine fille, Mario Vargas Llosa
Poils de Cairote, Paul Fournel

Un mois très riche en belles lectures, de bonnes découvertes encore une fois et c'est avec joie que j'embarque dans "octobre" non pas pour les nappes en couleurs de Cabrel, mais pour les club de lecture dont je fait partie:La Recrue avec "Le sang des colombes " et Sylire avec "Compartiment pour dames". Joignez-vous à nous, c'est gratuit!!

Poils de Cairote, Paul Fournel.

Quelle aventure que la vie d'un attaché culturel français au Caire ! Par touches impressionnistes, Paul Fournel décrit son quotidien dans les mails qu'il envoie à ses amis : embouteillages, muezzin, cireurs de chaussures, chats errants, débrouilles et embrouilles, douceurs et fureurs... Des billets spirituels, précis, nonchalants, qui croquent sur le vif une mégalopole débordante de vie, déconcertante, fascinante.

Jubilatoire! Si je ne pouvais utiliser ce qualificatif que pour les grands crus, c'est maintenant que j'en ferais usage! Pouvez-vous imaginez un attaché culturel débarquant au Caire avoir un si grand choc culturel? Il faut avoir mis les pieds dans un pays de l'Afrique du Nord pour constater de grandes similitudes et le ridicule de la situation pour éviter de dire ce n'est pas possible bien des fois. Plusieurs se demanderont s'il exagère, je ne crois pas. Ces pays vivent sous des gouvernements incompétents devant cette pauvreté, cette croissance démographique rapide (en 2002, un enfant naît à toutes les 23,6 secondes p.180), cette mentalité récalcitrante et ce système climatique qui ne laisse aucune place au bien-être des citoyens: chaleur, sable, poussière, saleté, pollution, etc. (Lorsque l'on a poussé la porte de l'avion pour nous laisser descendre, je l'ai reconnue immédiatement: elle a fait ouvrir un large sourire sur les visage des Égyptiens qui voyageaient avec moi, elle m'a saisi à la nuque, elle m'a appuyé sur la poitrine. La chaleur du Caire p.114). Ils survivent (19,7% des Égyptiens n'ont pas deux dollars pas jour pour vivre p.240), un point c'est tout. C'est en observateur externe que Paul Fournel nous dresse un portrait réaliste de cette société sans mettre l'emphase sur les Pyramides. Il a choisit l'humour pour le faire et il réussit à nous transmettre l'ambiance des situations inimaginables de l'Occident avec un talent fou. Le Ramadan, les femmes voilées, les chats errants, les taxis délabrés, la Censure, le marchandage, les ordures, les bâtons dans les roues pour tous les événements culturels, les pauvres, l'humiliation du peuple, tout y passe (Je ne connais pas gens plus susceptibles que les Égyptiens... Dire ce qui crève les yeux est pécher p.173). La critique n'est pas que négative, il partage aussi sa poésie et la beauté de l'Égypte à bien des moments:

"La mer rouge est de tous les bleus possibles: le pâlichon, le doré, le presque-noir, le quasi-vert, et puis, soudain, vers six heures vingt, elle absorbe tout le rose alentour - le rose du ciel, le rose du Sinaï, le rose du sable, le rose de l'Arabie saoudite, juste en face - et elle vire au rouge. Elle reste ainsi une demi-heure puis devient l'encre de la nuit. Ce moment de pudeur quotidien lui vaut son nom et sa gloire" p.90)

Ce livre a détrôné les autres, c'est mon meilleur de septembre!

samedi 29 septembre 2007

The Big Read... et moi.

L'idée de vient de chez Virginie, qu'avez-vous lu de la liste "The Big Read"? Je constate que mon éducation littéraire est à refaire! Bon nombre d'auteurs me sont inconnus et même si certains me disent quelque chose, je suis dans le brouillard en lisant le titre de leurs oeuvres! Je n'ai lu que 22 titres au total et seulement sept sont présents dans ma liste à lire. Je me ferai un devoir de piocher dans les iconnus et si quelqu'un veut me conseiller une lecture parmi cette liste, allez-y, de grâce éduquez-moi! (Les chiffres qui apparaissent sont l'ordre dans laquelle ils se situent dans la liste The Big Read.)

EN ROSE : LIVRES LUS

2. Orgueil et préjugés de Jane Austen
6. Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur de Harper Lee
10. Jane Eyre de Charlotte Brontë
12. Les Hauts-de-Hurlevent d'Emily Brontë
15. L'Attrape-Coeurs de J.D. Salinger
26. Tess d'Uberville de Thomas Hardy
28. Une prière pour Owen de John Irving
32. Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez
33. Les piliers de la Terre de Ken Follett
38. Persuasion de Jane Austen
40. Emma de Jane Austen
43. Gatsby le Magnifique de F. Scott Fitzgerald
44. Le Comte de Monte Cristo d'Alexandre Dumas
52. Des souris et des hommes de John Steinbeck
62. Geisha d'Arthur Golden
64. Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen McCollough
71. Le parfum de Patrick Süskind
75. Le journal de Bridget Jones de Helen Fielding
85. Le dieu des petits riens de Arundhati Roy
90. Sur la route de Jack Kerouac
94. L'Alchimiste de Paulo Coelho
97. L'amour au temps du choléra de Gabriel Garcia Marquez


EN ROUGE : JE N’Y PENSE MÊME PAS

1. Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien
5. Harry Potter et la coupe de feu de J.K. Rowling
18. Les quatre filles du docteur March de Louisa May Alcott
20. Guerre et paix de Leon Tolstoï
22. Harry Potter à l'école des sorciers de J.K. Rowling
23. Harry Potter et la chambre des secrets de J.K. Rowling
24. Harry Potter et le prisonnier d'Askaban de J.K. Rowling
25. Bilbo le Hobbit de J.R.R. Tolkien
29. Les raisins de la colère de John Steinbeck
30. Les aventures d'Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll
34. David Copperfield de Charles Dickens
46. La ferme des animaux de George Orwell
47. Un chant de Noël de Charles Dickens
53. Le fléau de Stephen King
60. Crime et châtiment de Fiodor Dostoïevski
63. Le conte des deux villes de Charles Dickens
76. Le maître des illusions de Donna Tartt
78. Ulysse de James Joyce
79. Bleak House de Charles Dickens
91. Le parrain de Mario Puzo
92. Les enfants de la Terre de Jean M. Auel
100. Les enfants de minuit de Salman Rushdie

EN BLEU : INTENTION DE LIRE

8. 1984 de George Orwell
9. Le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique (Les Chroniques de Narnia) de C.S. Lewis
17. Les grandes espérances de Charles Dickens
19. La Mandoline du Capitaine Corelli de Louis de Bernières
21. Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell
41. La maison aux pignons verts (la saga d'Anne) de Lucy Maud Montgomery
54. Anna Karénine de Léon Tolstoï


EN VERT : JAMAIS ENTENDU PARLER

3. A la croisée des mondes de Philip Pullman
4. Le Guide du voyageur galactique de Douglas Adams
7. Winnie l'Ourson de A.A. Milne
11. Catch-22 de Joseph Heller
13. Les chemins de feu de Sebastian Faulks
14. Rebecca de Daphne du Maurier
16. Le vent dans les saules de Kenneth Grahame
27. Middlemarch de George Eliot
31. La fabuleuse histoire de Tracy Beaker de Jacqueline Wilson
35. Charlie et la chocolaterie de Roald Dahl
36. L'île au trésor de Robert Louis Stevenson
37. Le testament de Nevil Shute
39. Dune de Frank Herbert
42. Les garennes de Watership Down de Richard Adams
45. Retour à Brideshead d'Evelyn Waugh
48. Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy
49. Bonne nuit, Monsieur Tom de Michelle Magorian
50. Les pêcheurs de coquillages de Rosamunde Pilcher
51. Le jardin secret de Frances Hodgson Burnett
55. Un garçon convenable de Vikram Seth
56. Le bon gros géant de Roald Dahl
57. Swallows and Amazons d'Arthur Ransome
58. Les aventures du prince noir de Anna Sewell
59. Artemis Fowl d'Eoin Colfer
61. Entre chiens et loups de Malorie Blackman
65. Mort de Terry Pratchett
66. L'arbre qui batifole d'Enid Blyton
67. Le Mage de John Fowles
68. De bons présages de Terry Pratchett
69. Au guêt de Terry Pratchett
70. Sa Majesté des Mouches de William Golding
72. The ragged trousered Philanthropists de Robert Tressell
73. Ronde de nuit de Terry Pratchett
74. Matilda de Roald Dahl
77. La femme en blanc de Wilkie Collins
80. A nous deux de Jacqueline Wilson
81. The Twits de Roald Dahl
82. Le Château de Cassandra de Dodie Smith
83. Le passage de Louis Sachar
84. Gormenghast de Mervyn Peake
86. Mon amie pour la vie de Jacqueline Wilson
87. Le meilleur des mondes d'Adous Huxley
88. La ferme de froid accueil de Stella Gibbons
89. Magicien de Raymond E. Feist
93. La huitième couleur de Terry Pratchett
95. Katherine d'Anya Seton
96. Kane et Abel de Jeffrey Arche
98. 3 filles et 9 bonnes résolutions de Jacqueline Wilson
99. Journal d'une princesse de Meg Cabot

vendredi 28 septembre 2007

Arlington Park, Rachel Cusk.

Rachel Cusk raconte vingtquatre heures de la vie de ces femmes : on entre dans leur cuisine, on les suit au supermarché, dans des cabines d’essayage ; on pénètre aussi dans leur conscience et leurs pensées. Ce roman lyrique, drôle et sensible, dynamite les clichés sur la famille, le couple, la maternité, avec une lucidité dévastatrice. C’est un champ de bataille que Rachel Cusk nous montre, un monde « barbare jusqu’à la moelle ». La découverte d’un talent exceptionnel de la jeune littérature britannique. Des « housewives » proches de Virginia Woolf et de Katherine Mansfield. Les femmes d’Arlington Park - une banlieue résidentielle en Angleterre - ont tout pour être heureuses : mari, enfants, maison, ami(e)s. Une existence confortable. Mais il n’en est rien. Derrière cette façade complètement artificielle, frustrations, jalousies, déceptions règnent sans partage. Juliet Randall, Maisie Carrington, Amanda Clapp, Solly KeirLeigh : chacune a le sentiment d’être passée à côté de sa vie. Chacune tente de se révolter, de résister à la banalité, au passage du temps qui émousse le désir, fane la beauté et affaiblit les êtres.

Définitivement, une grande déception de la rentrée littéraire pour moi! Des femmes qui se plaignent de leur mari, de leur enfants, de leur personne, de Dieu ou encore de la voisine qui a l'air mieux dans sa peau et qui a une plus belle maison qu'elles, je n'en peux plus! Je m'arrête à la page 182, sinon je deviendrai aussi amère qu'elles et je commencerai à me plaindre de la littérature anglaise en 2007! Sous des apparences de grands questionnements existentiels, que du beau blabla superficiel... Aux oubliettes les Mécontentes, presto!

Comment savoir que la journée ira très mal...

Vous avez un mouton frisé sur la tête, parce qu'il fait 100% d'humidité!

Vous écrasez une mouffette bien juteuse!

Pas de café, parce que le comptoir du service au volant McDo est fermé pour panne de courant!

Vous devez sortir au guichet sous la pluie, parce que le prochain comptoir café ne prend que les billets!

La personne que vous contactez pour un nouveau boulot ne se rappelle pas avoir parlé à la personne (piston) qui tente de vous donner un coup de pouce pour entrer dans cette organisation!

Après tout cela, est-ce que ça peut aller plus mal?

** Edit 10h22: j'ai trouvé! Je pourrais avoir deux têtes!!

jeudi 27 septembre 2007

Extrait de discussion...

Antonio lit La Trilogie de Naguib Mahfouz dans sa version originale arabe…

- J’ai très envie de lire la version française.

- Pourquoi ?

- Pour voir si la traduction réussit à transmettre l’ambiance.

- C’est vrai que certaines phrases, certains mots ne doivent pas la recréer exactement. Cependant, je crois que ce sont les références culturelles qui créent vraiment une ambiance. Toi, tu as vécu ce dont parle Mahfouz, les longues après-midi assis au salon à boire du thé et à manger des amandes en écoutant les chants de Oum Khalsoum. En français ou en arabe, ce sera toujours plus facile pour toi d’imaginer les scènes même si la traduction n’est pas à la hauteur…

- C'est tout à fait vrai!


A ce sujet, pour ceux qui ne l’aurait pas encore lu, je conseille « La traduction est une histoire d’amour » de Jacques Poulin. Pour moi, ce livre combine le sujet délicat de la traduction et quelques références culturelles bien à moi : le paysage québécois de l’Île d’Orléans et de Québec!


Un vieil écrivain, monsieur Waterman, vit à Québec dans une tour. Sa traductrice, la jeune Marine, est une Irlandaise aux cheveux roux et aux yeux verts; elle habite un chalet à l'île d'Orléans, parmi les chats, les ratons laveurs, les hérons bleus et les chevaux de course à la retraite. Entre ces deux personnages se tisse une relation amoureuse peu ordinaire: elle naît sur la Piste de l'Oregon, grandit avec leur passion commune pour la musique des mots et atteint sa maturité dans une enquête sur une mystérieuse adolescente qui leur met le coeur à l'envers.

L'écriture de Jacques Poulin est toujours une rencontre heureuse. Ce nouveau roman, tout félin, est porté par la chaleur d'une émotion contenue, la douceur d'une amitié silencieuse.

Lauréat de nombreux prix littéraires, Jacques Poulin est l'auteur de romans qui sont devenus des classiques de la littérature québécoise: Les grandes Marées (Babel, 1995), Le Vieux Chagrin (Babel, 1995), Volkswagen Blues (Babel, 1998).

Source: Librairie pantoute

mercredi 26 septembre 2007

Les Éditions Alto...

Alto ?

D'abord une division des Éditions Nota bene , Alto est depuis le printemps 2006 une maison d'édition indépendante et entièrement consacrée à la publication de romans et de nouvelles du Québec et d'ailleurs. Établie à Québec, Alto a connu une première naissance en février 2005 avec la publication de Nikolski de Nicolas Dickner (Prix des libraires, Prix Anne-Hébert, Prix des collégiens). Cette jeune et dynamique maison qui désire ramener au goût du jour le plaisir de lire avant tout des récits où les frontières des genres s'entremêlent et où l'imaginaire est roi est placée sous la direction d'Antoine Tanguay. La diffusion est assurée par Gallimard ltée et la distribution par Socadis.À l'automne 2005, une première collection, « Voce », a été lancée avec Le Procès de Kafka de Serge Lamothe. « Voce » est quant à elle vouée à la publication de textes théâtraux de tous les horizons. Plusieurs titres sont en préparation et devraient voir le jour en 2007.Plusieurs personnes ont aidé au développement d'Alto, un projet un peu fou qui n'aurait pu voir le jour (et survivre aujourd'hui) sans leur précieux appui : Guy Champagne (éditeur de la première heure), Robert Tanguay (VP et grand argentier), Hélène Simard, Rémy Charest , Sophie Voillot, Yann Rousset, Marie Wright, Bernard Wright-Laflamme, Caroline Chabot Isabelle Tousignant et Julie Champoux, Daniel Grenier et, bien entendu, Patricia Lamy, notre précieuse attachée de presse. Merci à tous.



Pourquoi est-ce que je vous en parle? Parce que "Les carnets de Douglas" de Christine Eddie, paru chez Alto en septembre, vient tout juste de rejoindre les rangs de ma Pile à lire qui ne finit plus de s'allonger! D'une pierre, deux coups, j'en profite pour faire une pub gratuite pour cette jeune maison d'éditions québécoise! Maintenant, un seul souhait, c'est qu'il soit sélectioné chez La Recrue comme lecture de novembre... Est-ce que les grands esprits de ce Blogue-Club de lecture ont bien lu?! À suivre... En attendant, allez consulter le catalogue qui n'est pas piqué des vers.

mardi 25 septembre 2007

Jeannette veut savoir # 29.

Il est impossible de lire un magazine littéraire ou un témoignage sur l'adoration de la lecture d'un comédien, journaliste, écrivain ou d'une autre personalité connue sans avoir affaire à quelqu'un qui affirme que "L'attrape-coeurs" de J.D Salinger a changé sa vie pour toujours! Lu en 2003, ce livre n'a été, pour moi, qu'un bon moment de divertissement... Suis-je à côté de la plaque, je me le demande!


Est-ce que "L'attrape-coeurs" a aussi changé votre vie?

(P.S. Frédéric Beigbeder, si tu atteris ici, pourrais-tu aussi m'expliquer ta fascination pour cet auteur?!?)

lundi 24 septembre 2007

Le Québec vu d'ailleurs...

Le Québec vu du plateau de "On est pas couché" en différé, ce soir, sur la chaîne de St-Pierre-et-Miquelon:


1) Le sport national du weekend est la bataille médiévale. Oui, oui, tout le monde fait cela!! On met les casques et on porte l'épée du vendredi 17h00 au dimanche 22h00! Le sport national, c'est le hockey!


2) Il y a une patrouille anti-tabac qui surveille les employés qui ne doivent pas fumer à moins d'un kilomètre de leur lieu de travail. Oui et bien si c'était vrai, nous devrions établir des pauses de 40 minutes pour faire l'aller-retour! Nous aurions des fumeurs avec un cardio d'enfer!


3) Nous n'avons pas de sécurité sociale. Aux dernières nouvelles, on peut encore se faire soigner gratuitement dans nos hôpitaux!


La comédienne Emma de Caunes a un tout petit rôle dans le dernier film de Denis Arcand (qui semble-t-il est très fâché contre son gouvernement... tellement fâché que je me demande s'il a refusé la subvention qu'on lui a probablement accordé pour ce film?!) L'âge des ténèbres. Je présume que sa visite de très courte durée au Québec lui a permis de faire une analyse en profondeur du peuple... Je suis encore sous le choc, elle n'a pas parlé de nos ceintures fléchées et de nos motos-neige! Quoique... elle est peut-être passée en été?! On a eu l'air d'un bande de tarés profonds, merci Emma!

dimanche 23 septembre 2007

Pascale Picard Gate 22

Mon nouveau coup de coeur musical... une Québécoise de Québec! Elle chante en anglais she wants to "pogne"!!

Jeannette veut savoir # 28.

Combien de librairies visitez-vous sur une base régulière?
(les succursales d'une même bannière comptent pour une seule librairie)

samedi 22 septembre 2007

Tours et détours de la vilaine fille, Mario Vargas Llosa.

Que de tours et de malices chez cette " vilaine fille ", toujours et tant aimée par son ami Ricardo, le " bon garçon ". Ils se rencontrent pour la première fois au début des années cinquante, en pleine adolescence, dans l'un des quartiers les plus huppés de Lima, Miraflores. Joyeux, inconscients, ils font partie d'une jeunesse dorée qui se passionne pour les rythmes du mambo et ne connaît d'autre souci que les chagrins d'amour. Rien ne laissait alors deviner que celle qu'on appelait à Miraflores " la petite Chilienne " allait devenir, quelques années plus tard, une farouche guérillera dans la Cuba de Castro, puis l'épouse d'un diplomate dans le Paris des existentialistes, ou encore une richissime aristocrate dans le swinging London. D'une époque, d'un pays à l'autre, Ricardo la suit et la poursuit, comme le plus obscur objet de son désir. Et chaque fois, il ne la retrouve que pour la perdre. Et, bien entendu, ne la perd que pour mieux la rechercher. Il n'est jamais facile d'écrire l'histoire d'une obsession. Mais la difficulté est encore plus grande quand il s'agit d'une obsession amoureuse et quand l'histoire que l'on raconte est celle d'une passion. Mario Vargas Llosa avait déjà affronté ce défi par le passé dans La tante Julia et le scribouillard (1980), l'un de ses romans les plus populaires. Et voici qu'il le relève encore vingt-cinq ans plus tard et nous offre ce cadeau inattendu : une superbe tragi-comédie où éros et thanatos finissent par dessiner une autre Carte de Tendre entre Lima, Paris, Londres et Madrid. Car Tours et détours de la vilaine fille est bien cela : la géographie moderne d'un amour fou.



"Et dans un élan de confidences, je venais de lui raconter, sans donner de détails ni de noms, que depuis de nombreuses années j'étais amoureux d'une femme qui apparaissait et disparaissait de ma vie comme un feu follet, l'incendiant de bonheur pour de courtes périodes, puis la laissant sèche, stérile, vaccinée contre tout autre enthousiasme ou amour." (p.165)

"Je ne suis ni ne serai jamais ton ami. Tu ne t'en es pas encore aperçue? Je suis ton amant, ton amoureux, quelqu'un qui depuis tout gosse est fou de sa petite Chilienne, de sa guérillera, de l'épouse du fonctionnaire, de celle de l'éleveur de chevaux, de la maîtresse du gangster. Ton pitchounet qui ne vit que pour te désirer et penser à toi. À Tokyo je ne veux pas vivre de nos souvenirs. Je veux te tenir dans mes bras, t'embrasser, respirer ton odeur, te mordre, te faire l'amour" (p.182)

Si ces deux extraits n'arrivent pas à vous convaincre de la fougue et du feu amoureux qui habitent ce bon garçon Ricardo pour cette vilaine fille Lily, c'est peut-être que le romantisme est passé lorsque vous étiez sortis... Une écriture fluide et une histoire d'amour cahoteuse font de ce roman ce que les anglophones appellent un "page-turner". Quatre cent cinq pages d'acceptation-déception, bonheur-malheur, aller-retour qui donnent souvent envie de balancer le bouquin au bout de ses bras tant on aurait envie de brasser tous les personnages une fois pour toute! Réveillez-vous crétins (et crétines!), regardez ce que vous avez devant vous, ce n'est peut-être pas pour vous... Je découvre cet auteur avec beaucoup de plaisir et je dois dire que si sa liste de livres publiés n'était pas aussi riche, je tenterais certainement une cure Llosa! Définitivement un coup de coeur en septembre, probablement au même niveau que "L'élégance du hérisson".

vendredi 21 septembre 2007

Le Bestial Serviteur du pasteur Huuskonen, Arto Paasilinna.

A l'approche de la cinquantaine, le pasteur Oskar Huuskonen traverse une mauvaise passe. Son mariage bat de l'aile, sa foi vacille, ses prêches peu conformes aux canons de l'Eglise lui attirent les foudres de ses supérieurs et ses paroissiens le désolent. Comme si cela ne suffisait pas, ses ouailles décident de lui offrir pour son anniversaire un cadeau empoisonné : un ourson qui vient de perdre sa mère, spectaculairement morte par électrocution au sommet d'un pylône à haute tension du village. Mais le pasteur s'attache peu à peu à l'animal et pousse la sollicitude jusqu'à lui construire pour l'hiver une tanière tans laquelle il finit par le rejoindre, en compagnie d'une charmante biologiste venue étudier les mœurs de la bête. Il n'en fallait pas moins pour que la vie d'Oskar Huuskonen bascule : la pastoresse demande le divorce, la biologiste prend la tangente et l'évêque, lassé des bizarreries du pasteur, le met d'office en congé. Ruiné et l'esprit chagrin, Huuskonen décide de partir à l'aventure avec son ours. Un long périple qui les mènera de la mer Blanche à Odessa, Haïfa, Malte ou Southampton, en quête d'un sens à leur existence.

Arrêt de lecture à la page 160... Je suis presqu'à la fin, j'en prends note... Je suis lasse de l'ourson savant et je ne suis plus curieuse de connaître leur destinée. Le rythme, le sujet, rien ne m'y accroche vraiment. Pourtant, Paasilinna a un humour particulier et drôle... Il délire un peu, il exagère, ça ne me réussit pas!

jeudi 20 septembre 2007

Ristorante il Matto.


« Pour découvrir une cuisine simple, goûteuse et pleine de sens en hommage aux recettes de ma mère » Rocco Cortina, propriétaire.

Jamais vu le Rocco en question, mais une chose est certaine, on a toutes envie d'avoir sa mère comme belle-mère... même si elle est italienne!!!




Calmars frits, minestrone, linguine frutti di mare, papardelle aux champignons sauvages et son huile de truffe (photo de mon assiette ci-contre), Bomba (beignets frits avec sauce au Nutella) ou encore canellonni au ricotta, tout était sublime et authentique. Basta les pâtes molles à la sauce commune et la salade au filet d'huile d'olive! Fiston fait des merveilles et la mama doit être au septième ciel... la place grouille de chefs d'entreprise et de gens de la "high society" (J'ai d'ailleurs vu une famille prospère de mon village que je n'avais pas vu depuis au moins 15 ans! Ils sont toujours aussi prospères, sinon plus!). Pas trop notre truc, mais comme Antonio voulait m'y inviter depuis l'ouverture en octobre dernier, je me suis laissée tenter par les 24 degrés d'un 20 septembre pour expérimenter l'aventure italienne de haute voltige! Une facture légèrement salée, mais pour un "vrai" restau italien, je pense qu'il n'y a pas mieux à Québec! N'oubliez pas de mettre autre chose qu'un jeans, parce que vous serez la vedette de la soirée... Mais je ne pouvais quand même pas attendre que tout "le gratin" soit sorti du restau pour me lever!!?!!
Ristorante il Matto, 850 rue Myrand, Ste-Foy, QC

Le MEEB* pour une nouvelle venue...

Elle laisse ses commentaires ici, elle collectionne les marque-pages, elle adore les chats et elle est passionnée de livres... Ma foi, que quelques points en commun avec moi!! Faites-lui un coucou de bienvenue ici: La Muse des livres.

Bravo et bon vent! (je regarde trop Thalassa moi!!)


* MEEB = Mouvement d'Entraide Entre Bloggeurs

C'est quoi ça?!

Le magazine Le Point fait des tests: Les home cinémas tout en un au banc d'essai.


J
e me pose une question, sans rancune... Est-ce que le Québec est seul à tenter de préserver la langue française? (Parce qu'ici nous parlons de cinéma-maison...).


Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres.

mercredi 19 septembre 2007

Quand la sagesse vous fait défaut...

Même pas "juste passée devant une librairie", j'y suis allée de mon propre gré! J'étais parfaitement consciente de ce que j'étais en train de faire. Une faute avouée, à demi pardonnée. Non? Oui? Quelqu'un peut me rendre un peu de ma dignité?!
Le sang des colombes, Dany Leclair
Un petit rappel: nous vous invitons à le lire en même temps que nous chez La Recrue
et à nous dire ce que vous en avez pensé lors de la publication de nos critiques le 15 octobre prochain!
Le lièvre de Vatanen, Arto Paasilinna.
Parce qu'il est partout, partout, partout...

Avec vue sur la mer, Didier Decoin.
Parce que Bellesahi m'a convaincue, j'ai aussi envie de sourire! En commande spéciale à ma librairie locale, 6 semaines d'attente... J'avais beaucoup aimé "Henri ou Henry le roman de mon père" du même auteur.


Cane River, Lalita Tademy.
Parce que ce livre m'attire depuis sa sortie en 2002. Quatre générations de femmes noires racontent la fin de l'exclavage aux États-Unis. Il n'est pas disponible en format poche, il m'a été livré par la poste par la plus grande compagnie qui vend les livres en ligne... Vous savez de qui je parle, pas besoin de pub!?


Rebelotte...

Un nouveau représentant, un autre joueur d'hockey qui épluche les pages sportives le midi et traîne son bâton de hockey, été comme hiver, dans le coffre de son gros 4x4! Toujours le même type d'homme, on ne s'en sort pas! Soupirs...

lundi 17 septembre 2007

Jeannette veut savoir # 27.

Si quelqu'un vous proposait deux certificats cadeaux et que vous ne deviez en choisir qu'un seul, lequel utiliseriez-vous? 1500$ (ou en euros c'est encore plus!) pour un voyage au soleil ou 1500$ à dépenser dans la librairie de votre choix...

Une nouvelle bannière...

Une nouvelle saison qui approche, un nouveau look. C’est Bulles et Fabule qui a eu la gentillesse de combiner mes deux passions dans cette bannière: la lecture et les chats ! C’est simple, c’est doux, mais en même temps tellement moi… Merci!

dimanche 16 septembre 2007

Mercredi soir au Bout du monde, Hélène Rioux.

Le Bout du monde est ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre, tous les jours de l'année, même le jour de Noël. On entend le nom, on le répète dans sa tête, on ferme un instant les yeux. S'il neige aujourd'hui, s'il pleut des cordes, qu'importe ? Le bout du monde existe ailleurs avec d'autres climats. Défilent alors derrière les paupières plage de sable fin, palmiers bercés devant une mer émeraude, île paresseuse au large, hameau dans la savane, parsemé de huttes étiques. Des souvenirs de cartes postales surgissent, des tableaux de Gauguin, de Matisse chatoient dans la mémoire. Bruissements d'ailes, de flamboyants oiseaux prennent leur envol, planent au-dessus d'un lac, Victoria, disons.

Du vécu en parallèle, de petits ilôts qui ne s'entrechoquent jamais, mais qui partage l'eau, l'air et la vie au fil des saisons. Chacun a son histoire sans savoir que quelqu'un d'autre, quelque part dans le monde, réalise ses rêves à lui; une vie ce qu'il aurait voulu vivre un jour. Tel un village, on garde en mémoire le visage de ses habitants un Mercredi soir au Bout du monde.

Des livres, de l'art, des voyages, des cultures et de l'exotisme, on y passe du bon temps...

L'avis de celui qui ne l'a recommandé: Éric

samedi 15 septembre 2007

La Recrue du mois...

C'est quoi? Un blog. Encore! Oui! Les écrivains québécois (Carole) m'ont invitée, j'ai accepté! Bien d'autres ont emboîté le pas...

C'est quand? Chaque 15 du mois nous ferons la promotion du premier bouquin d'un auteur québécois. Revue de presse, infos sur l'auteur ou même entrevues dans la mesure du possible...

C'est où? C'est ici: La Recrue du mois Ce logo et le lien seront affichés sur mon blog pour un accès plus facile.



C'est qui? Le premier pour le 15 octobre, Dany Leclair: Le sang des Colombes. Un mois pour le lire, c'est bien.

C'est officiel? Oui, le lancement du blog se fait dans la journée d'aujourd'hui.
Bonne lecture!

vendredi 14 septembre 2007

American Darling, Russel Banks.

A cinquante-neuf ans, Hannah Musgrave revient sur sa vie de jeune bourgeoise américaine contrainte par son engagement révolutionnaire à prendre la fuite vers l'Afrique au début des années 1970. Ayant tenté sa chance au Liberia, elle s'y est mariée à un bureaucrate local appartenant à une tribu puissante et promis à une brillante carrière politique. Quelques années plus tard, elle a, en catastrophe, repris le chemin de l'Amérique, laissant là leurs trois enfants, fuyant la guerre civile qui enflammait le pays. Au moment où commence ce livre, Hannah quitte sa ferme "écologique" des Adirondacks, car ce passé sans épilogue la pousse à retourner en Afrique... Evocation passionnante d'une turbulente période de l'histoire des Etats-Unis comme du destin d'un pays méconnu, le Liberia, le roman de Russell Banks tire sa force exceptionnelle de la complexité de son héroïne, et d'un bouleversant affrontement entre histoire et fiction.

Tel un caméléon, Hannah sait se fondre dans le paysage. Toujours en fuite pour une raison ou pour une autre et parfois même pour rien, c'est un personnage qui m'a effrayée par moment, par sa froideur, son stoïcisme et ses actes répressibles. C'est une militante d'un océan à l'autre, des États-Unis au Libéria; pour la liberté des hommes et des êtres vivants, c'est une femme courageuse aux moeurs légères capable de vivre tant dans l'insécurité que sous la protection d'un chef. Certains passages m'ont sérieusement agacée, ils n'avaient pas leur place dans cette crise politique africaine. Tout donne l'impression que l'auteur fantasme beaucoup sur l'amour entre deux femmes et entre le noir et le blanc! La période "hippie" des années 70 y jouant peut-être un grand rôle avec ses drogues et son libertinage... On a voulu donner l'impression que cette double personne a accompli beaucoup pendant ces décennies, mais au final elle n'a voulu que se fuir elle-même en voulant emprunter les causes des autres! C'est ce que j'ai ressenti, n'étant jamais été convaincue de ses actes...

jeudi 13 septembre 2007

N'ajustez pas votre appareil...

Ce blog est en transformation... Une nouvelle bannière devrait voir le jour bientôt et les couleurs s'ajusteront selon celle-ci... Un relook d'automne à venir!

Notre cher ministre de la santé...

Dans le cadre de la nouvelle émission "Ça pourrait nous arriver" diffusée hier soir sur les ondes de TVA, nous avons pu voir notre Ministre de la Santé M.Philippe Couillard nous dire froidement qu'avoir un enfant n'était malheureusement pas un "droit fondamental"! Oui, vous avez bien lu. Sans le moindre indice de compassion dans sa voix pour les couples infertiles, c'est ce qu'il a affirmé...

Au Québec, la vasectomie, la ligature des trompes et l'avortement sont des opérations gratuites et prises en charge par le gouvernement et à répétition si nous le désirons. Une femme peut se faire avorter le nombre de fois qu'elle le veut et un homme peut renverser sa vasectomie autant de fois qu'il en a le courage... Faut-il rappeler à ce ministre que le taux de natalité au Québec est un des plus faibles en Occident (1,6)?

Pour les centaines de couples en procédure de FIV (Fécondation In Vitro) scotchés sur leur écran hier soir, la déception était très grande. Le gouvernement ne prévoit toujours pas une part de budget supplémentaire pour eux qui veulent un enfant à tout prix. Seul le crédit d'impôts de 30% continuera à être accordé. Ce crédit a d'abord été mis en place par le Ministre Landry (25%) suivi de la Ministre Marois qui avait ajouté 5%.

Ce que nous pouvons conclure de cette émission, c'est qu'au Québec, se débarasser d'un bébé ou éviter d'en avoir est un droit fondamental, mais espérer en avoir un enfant n'en est pas un. Est-ce une futilité, des enfantillages de couple, un désir commun comme on aurait envie d'une nouvelle voiture?! Le sujet est encore très tabou ici, comme s'il fallait avoir honte de notre condition d'infertile... Dans bien d'autres pays la situation est vue sous un autre angle, les FIV sont gratuites jusqu'à quatre essais. Notre ministre de la Santé aurait intérêt à faire un stage dans ces pays où bien des dirigeants ont compris le désespoir de ces couples!

mercredi 12 septembre 2007

Prix Goncourt 2007.

La première liste du Goncourt 2007

Les quinze finalistes du prestigieux Prix Goncourt 2007, parmi lesquels sept femmes, viennent d'être annoncés. Le nom du gagnant qui succèdera à Jonathan Littel sera annoncé lundi 5 novembre par les membres de l'Académie. Les heureux choisis pour cette première sélection:

Olivier Adam: À l'abri de rien (Éditions de l'Olivier)
Pierre Assouline: Le portrait (Gallimard)
Philippe Claudel: Le Rapport de Brodeck (Stock)
Marie Darrieussecq: Tom est mort (P.O.L)
Vincent Delecroix: La Chaussure sur le toit (Gallimard)
Delphine de Vigan: No et moi (Lattès)
Michèle Lesbre: Le Canapé rouge (S. Wespieser éditeur)
Clara Dupont-Monod: La Passion selon Juette (Grasset)
Yannick Haenel: Cercle (Gallimard)
Gilles Leroy: Alabama song (Mercure de France)
Amélie Nothomb: Ni d'Ève ni d'Adam (Albin Michel)
Olivier Poivre d'Arvor, Patrick Poivre d'Arvor: J'ai tant rêvé de toi (Albin Michel)
Grégoire Polet: Leurs vies éclatantes (Gallimard)
Lydie Salvayre: Portrait de l'écrivain en animal domestique (Seuil)
Olivia Rosenthal: On n'est pas là pour disparaître (Verticales)

www.academie-goncourt.fr

Source: Le Libraire


**** Je me trompe où ce ne sont que des livres de la rentrée 2007?! Il ne s'est rien publié le reste de l'année?!

mardi 11 septembre 2007

Jeannette veut savoir # 26.

Pourquoi les amateurs de lecture préfèrent les chats aux chiens et le thé au café?

Il faut faire une tournée des blogs pour voir, une fois sur deux (ou presque!), des chats dans les bannières ou des billets sur eux (connaissez-vous Felfel?!). Et le thé me direz-vous? Des livres sur le sujet, des swaps "livres et thé" , des photos d'accessoires, etc. Pas vu beaucoup de chiens en entête, ni de billets consacrés au café...


N.B. Ce billet a été commandité par Snoopy, Scoubidou et Juan Valdez! "Hoy te he visto con tus libros caminando" lalalalalalala...

Quelqu'un l'a vu dans une librairie au Québec?


Cahier de gribouillages pour les adultes qui s'ennuient au bureau, Claire Faÿ



C'est ce qu'il me faut!!! J'ai l'impression qu'il n'est pas encore sorti... Alors, il est là ou non?

Jeannette veut savoir # 25.

Êtes-vous de ceux qui se jètent sur tous les nouveaux livres de la rentrée 2007 ou êtes-vous de ceux pour qui ces nouveautés ne changent rien à leur "planification lecture"?

Ou êtes-vous comme moi qui ne lira que quelques unes de ces nouveautés et qui attendra la sortie en poche pour la plupart... un de ces jours?

lundi 10 septembre 2007

On Chesil Beach

**Edit du 12 septembre** Ce livre est en ligne (voir Short List) pour le MAN BOOKER PRIZE! Site officiel ici

The year is 1962. Florence, the daughter of a successful businessman and an aloof Oxford academic, is a talented violinist. She dreams of a career on the concert stage and of the perfect life she will create with Edward, the earnest young history student she met by chance and who unexpectedly wooed her and won her heart. Edward grew up in the country on the outskirts of Oxford where his father, the headmaster of the local school, struggled to keep the household together and his mother, brain-damaged from an accident, drifted in a world of her own. Edward’s native intelligence, coupled with a longing to experience the excitement and intellectual fervour of the city, had taken him to University College in London. Falling in love with the accomplished, shy and sensitive Florence – and having his affections returned with equal intensity – has utterly changed his life.
Their marriage, they believe, will bring them happiness, the confidence and the freedom to fulfill their true destinies. The glowing promise of the future, however, cannot totally mask their worries about the wedding night. Edward, who has had little experience with women, frets about his sexual prowess. Florence’s anxieties run deeper: she is overcome by conflicting emotions and a fear of the moment she will surrender herself.
From the precise and intimate depiction of two young lovers eager to rise above the hurts and confusion of the past, to the touching story of how their unexpressed misunderstandings and fears shape the rest of their lives, On Chesil Beach is an extraordinary novel that brilliantly, movingly shows us how the entire course of a life can be changed – by a gesture not made or a word not spoken.

Site officiel Ian McEwan


Edward et Florence sont jeunes, talentueux, instruits et ce sont mariés en 1962, à l'âge de 22 ans. La nuit de leur mariage est remplie de craintes, de souvenirs et de découvertes. Ils se rappellent ce qu'ils étaient avant et après leur rencontre et ce qu'ils sont maintenant, mariés, face à face, en route pour perdre leur virginité. Chacun nous transporte dans son passé et nous donne sa perception de l'être aimé. Chacun décrit comment il imaginait cette nuit intime et ni un, ni l'autre n'avait imaginé ce qui se passerait "on Chesil Beach"... Une écriture tendre, nette, mémorable. Le livre, avec ses pages à l'ancienne comme si nous les avions découpées une à une pour les lire, est le récit d'une nuit, celle de deux jeunes que la vie n'avaient pas vraiment préparés à la vie de couple.

Encore quelques uns...


Vendredi dernier, c'est Charlie Bobine (à gauche) que j'ai retrouvée dans ma boîte aux lettres. Ce soir, c'est La biblio du Dolmen (à droite)!
Que dire encore une fois, qu'ils sont jolis?! Oui, bien sûr! Que Charlie fabrique de beaux signets, oui! Qu'elle sait que j'adore les chats, oui! Que Joelle m'a offert de jolies fleurs, oui! Que j'adore celui de la rentrée 2007 avec une bonne liste à lire derrière, oui!









Que je n'ai plus de place où les ranger et que je dois sérieusement penser à acheter une boîte pour les conserver, oui! Ou un album photo peut-être, oui!
Que je veux que ça s'arrête maintenant, NON!
Merci les filles! Des gars jaloux de tout cela dans la salle?! Ils ne nous le diront pas... C'est sûr!

Migraine...

Migraine Haiku

Pain in my poor head
Trying to kill me today
Big bottle of pills

dimanche 9 septembre 2007

Sortie théâtre: Le dîner de cons de Francis Veber.

Depuis la première le 18 juillet dernier, la comédie à succès Le Dîner de Cons affiche COMPLET soir après soir! Cinq ans après avoir relevé le pari de ramener du théâtre en été au centre-ville, le Théâtre Voix d’Accès remporte celui de revisiter ce classique « de classe mondiale ». Devant une demande aussi forte, le Théâtre Petit Champlain repousse le début de sa saison régulière en chanson afin d’ajouter 11 supplémentaires et ainsi prolonger la présentation de la pièce jusqu’au 15 septembre.







Quel con ce Pignon! Nicolas Létourneau campe très bien le personnage de cet "invité de marque" François Pignon. On en oublie presque Villeret dans un de ses rôle les plus marquants... Le duo Bédard (Emmanuel, dans la rôle de Brochant) et Létourneau est complice et c'est sans anicroche que leur performance nous a été délivrée. Une bonne soirée et quelques bons moments hilarants. Un bémol pour la performance de Marie-Frédérique Auger qui, dans les rôles de Christine Brochant et Marlène Sasseur, force un peu trop et n'a pas le naturel du reste de la troupe. Une réussite à guichet fermé! Bravo!



Comble du hasard, je suis tombée nez à nez avec une cousine que je n'avais pas vu depuis 2 ans et nous avons prolongé la soirée au Bistro Pape Georges où un chanteur de Blues et sa guitare nous ont permis de terminer la soirée sur une note humoristique malgré tout. Il fallait voir le personnage sorti tout droit d'un film de comboy... Un vrai "saloon"!

samedi 8 septembre 2007

La grammaire est une chanson douce, Erik Orsenna.

« Elle était là, immobile sur son lit, la petite phrase bien connue, trop connue : Je t'aime. Trois mots maigres et pâles, si pâles. Les sept lettres ressortaient à peine sur la blancheur des draps. Il me sembla qu'elle nous souriait, la petite phrase. Il me sembla qu'elle nous parlait : - Je suis un peu fatiguée. Il paraît que j'ai trop travaillé. Il faut que je me repose. - Allons, allons, Je t'aime, lui répondit Monsieur Henri, je te connais. Depuis le temps que tu existes. Tu es solide. Quelques jours de repos et tu seras sur pied. Monsieur Henri était aussi bouleversé que moi. Tout le monde dit et répète « Je t'aime ». Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s'usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver. »

Un conte pour adultes sur les mots avec des images, original. À lire avec un sourire en coin. Quelle imagination ce M.Orsenna! Thomas et Jeanne se retrouvent sur une île après un naufrage; une île où les mots sont rois. Ils peuvent s'y reposer ou s'y marier (s'accorder). L'ambiance y est sympathique et très riche en ... règles de grammaire française! Décidément, un clin d'oeil de la part d'un des membres de l'Académie française pour tous les amoureux de la langue française...

vendredi 7 septembre 2007

J'ai renvoyé Marta, Nathalie Kuperman.

Voilà, j'avais une femme de ménage. L'idée d'une femme de ménage m'était venue soudainement, brutalement est un terme plus juste, c'était brutal : il manquait quelqu'un d'essentiel dans ma vie. Marta, ma grand-mère, n'avait jamais eu de femme de ménage, c'était de famille, pas de femme de ménage. On évitait les soucis. La vie facile, ce n'était pas très bien vu chez nous. " Sandra engage une femme de ménage. Marta entre dans sa maison et le désordre s'installe.

Ah! ça oui, une femme de ménage peut chambouler une vie! Vous rentrez du travail, la maison sent le Monsieur Net, les coussins sont en place, la cuisinière est étincellante et la baignoire brille comme un miroir... Vous êtes heureuse, vous pensez à tout le temps que vous passerez à faire autre chose... Votre mari est d'autant plus heureux parce que vous ne lui cassez plus les pieds le samedi matin pour qu'il passe l'aspirateur...

Pour Sandra, c'est une toute autre histoire! La "gaffe" de la première femme de ménage ne la quitte plus: faire le ménage avant son arrivée, déposer quelques objets compromettants sous les divans, laisser traîner quelques objets de valeur pour tester la voleuse potentielle ou encore demeurer à la maison pour surveiller l'intruse dans son foyer. Bref, pour Sandra, Marta (la femme de ménage) est devenue un vrai casse-tête. Sandra s'épuise à traquer la saleté et à analyser cette personne qui possède maintenant la clé de sa forteresse... Ce n'est pas de tout repos et le stress que procure cette nouvelle venue n'est pas nécessairement bénéfique pour cette famille qui pensait, au départ, avoir trouvé la perle rare manquante au bonheur quotidien!

"Elle s'est endormie, ses journées à la crèche l'épuisent, toi aussi, tu sembles épuisée, je ne sais pas ce qui te fatigue à ce point, d'autant que maintenant nous avons une femme de ménage."
(p.126)

En tout cas, moi, j'ai l'esprit tranquille et ça dure depuis bientôt 4 ans! Elle s'appelle Jasminka et elle est "Fantastic"! Merci à Katell qui m'a offert ce court roman très drôle que j'ai vraiment apprécié.

Vendredi soir, Emmanuèle Bernheim.

"Laure alluma l'autoradio. Elle respira profondément. Les portières étaient verrouillées. Elle ne risquait rien. Il faisait bien chaud. Elle écoutait de la musique. C'était vendredi et elle allait dîner chez des amis. Et demain, pour la première fois de sa vie, elle vivrait avec quelqu'un."


Cinq premières pages terminées. Accélération de mon pouls. Souffle court. Est-ce que la porte de mon appartement est bien verrouillée?

Un homme, inconnu, une femme, amoureuse, une voiture, une ville, la nuit. Qu'arrive-t-il? En dire plus long serait divulguer l'intrigue qui m'a tenue en exaltation pendant 110 pages!

Il y a le "Samedi soir" de Cabrel, il y a le "Vendredi soir" de Bernheim. Choisir entre les deux... difficile. Quelqu'un a un "Dimanche soir" à proposer?

jeudi 6 septembre 2007

L'Amant de lady Chatterley, D.H. Lawrence.

Chez Wikipedia:


L'Amant de lady Chatterley (titre original : Lady Chatterley's Lover) est un
roman de David Herbert Lawrence, écrit en 1928.
Publié à
Florence à 1928, il n’a pas pu être imprimé au Royaume-Uni avant 1960, longtemps après la mort de l’auteur (1930). D.H. Lawrence avait envisagé d’intituler son livre « Tenderness » (Tendresse) et il a fait d’importants changements au manuscrit original afin de le rendre plus accessible aux lecteurs.

La publication du livre a provoqué un scandale en raison des scènes explicites de relations sexuelles, de son vocabulaire considéré comme grossier et du fait que les amants étaient un homme de la classe ouvrière et une femme de la bourgeoisie.

L’histoire est celle d’une jeune femme mariée, Constance, Lady Chatterley, dont le mari, propriétaire terrien, est devenu paralysé et impuissant. La frustration sexuelle pousse Constance à entamer une liaison avec le garde-chasse, Oliver Mellors. Quand le roman se termine, Constance attend un enfant de Mellors. Ils sont provisoirement séparés en attendant d’obtenir le divorce de leurs conjoints respectifs.

Lors de la première publication en Angleterre en 1960, le procès des éditeurs, Penguin Books, sous le coup de la loi sur les publications obscènes (Obscene Publications Act) de 1959, fut un événement public et un test pour cette nouvelle loi qui venait d’être promulguée à l’initiative de Roy Jenkins. Cette loi permettait aux éditeurs de textes « obscènes » d’échapper à la condamnation s’ils pouvaient démontrer que l’œuvre en question avait une valeur littéraire. Dans le cas de Lady Chatterley, un des arguments de l’accusation était le fréquent usage du verbe « fuck » (baiser) et de ses dérivés.

Divers critiques universitaires, y compris
E. M. Forster, Helen Gardner et Raymond Williams, furent convoqués comme témoins, et le procès se termina sur un verdict d’acquittement. Le procès fit jurisprudence pour ouvrir la voie à une plus grande liberté d’expression dans le pays.


Je possède ce livre depuis déjà 5 ans. Le film sorti la semaine dernière, je me suis empressée de le lire... Enfin! Vulgaire, froide, mécanique, loin d'être romantique et touchante que cette union entre Constance et Mellors, je suis dégoûtée... rien de moins. J'en conviens qu'à l'époque de sa publication, une oeuvre obscène mettant en vedette une "lady" et un garde-chasse, devait choquer la populasse. En 2007, c'est devenu un récit lent, aux discours sur la vie interminables, sans compter je n'ai point réussit à me transporter à cette époque pour en savourer l'audace. Le résultat en est que le film ne m'intéresse même plus... Je soupçonne quelques longueurs entrecoupées de scènes érotiques banales de nos jours. Si quelqu'un peut me convaincre qu'il en vaut la chandelle... Bof!

C'est Noël, c'est Noël, it's Christmas time in Quebec city...

De la lavande pour sentir, cuisiner, parfumer. De la frâiche et de la séchée. Une huile essentielle de lavande, un baluchon pour le bain. C'est la lavande-mania! Ça sent bon la Provence, c'est à se demander si je ne devrais pas acheter toute la collection de l'auteur Peter Mayle! N-Talo tu es toujours aussi touchante et généreuse, je te salue! Ça fait chaud au coeur... et ça pique dans le nez au dire de Madame Felfel qui plisse les yeux en s'approchant!


Ce ne serait pas Noël avec un seul cadeau dans la boîte aux lettres, alors autant vous dire que l'enveloppe de Elfe contenait des marque-pages bien colorés pour l'occasion! Et la plume... j'adore ces plumes 10/18, si délicates et fragiles... Merci!


En terminant, ce livre d'Anita Nair n'est pas arrivé par la boîte aux lettres, mais en commande spéciale chez une librairie près de chez moi. Le dernier de la province, il m'est venu de Montréal. Je peux maintenant me joindre à Sylire et les autres pour en faire la lecture pour le 1er novembre. La madame est très très contente! C'est tout pour aujourd'hui. Voyons voir ce que me réserve mon facteur pour demain... tout ça prend des allures de festival n'est-ce-pas?!

Maman disait...

Un jour, ton tour viendra... à la bibliothèque du quartier!

On Chesil Beach: next!
Neige: next!
American Darling: next!
Journal d'une femme adultère: No. 98
La fin de l'alphabet: No. 100
La fille du pasteur Cullen: No. 148
Le magasin des suicides: même pas disponible dans ma région éloignée... Québec!!


mardi 4 septembre 2007

Jeannette veut savoir # 24.



Il y a 50 ans parraissait "Sur le route" de Jack Kerouac...

Combien d'entre-vous ont lu ce livre jusqu'au bout?!

lundi 3 septembre 2007

Essences et parfums: Une anthologie poétique, Anny Duperey.

S'il est un sens puissamment évocateur, c'est bien l'odorat ! Page après page, l'anthologie d'Anny Duperey nous transporte dans le temps et l'espace : arômes d'enfance, fragrances florales, fumets gourmands, senteurs boisées, brises marines, effluves exotiques... sans oublier les pestilences ! Un magnifique recueil d'émotions olfactives qui réunit les plus grands auteurs, de Ronsard à Apollinaire en passant par Zola, Gide ou Baudelaire. Envoûtant !

Parfums d'enfance, culinaires, dégoûtants, envoûtants, floraux, fruités, interdits, inédits, de la terre, de la mer, de ses habitants, Helen Keller (p.133) résume parfaitement l'anthologie de Duperey:

"Les parfums sont de puissants magiciens pouvant vous transporter au travers des années que vous avez vécues."

Un ouvrage sympathique pour relire les meilleurs moments olfactiques de la littérature. Car n'est-ce pas son but de nous faire "sentir" quelque chose?

samedi 1 septembre 2007

Un long weekend et en pause pour quelques jours...


L'élégance du hérisson, Muriel Barbery.

"Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. "


Savez-vous quelles sont mes plus grandes frustrations en ce moment? Celle de ne pas posséder le talent d'écrivain pour mettre en page ce que je ressens, maintenant, cinq minutes après avoir terminé ce livre bouleversant. Celle de ne pas posséder ce bouquin et celle de ne pas l'avoir lu avec un marqueur pour surligner toutes les belles phrases, les belles pensées philosophes, les leçons de vie qu'il contient... Renée, Paloma, deux univers, mais le même oppression de leur milieu respectif. La certitude d'une destinée tracée et incontournable qui petit à petit se transforme en prise de conscience de leur pouvoir sur leur raison d'être là parmi les autres. Je pourrais vous transcrire dix, quinze, vingt citations que je n'aurais pas fait état de tout ce qui m'a atteinte dans ce récit... Le parallèle entre les riches et les pauvre y est constant. L'ironie, c'est que tout le monde boit du thé, mais chacun de son côté...


"Le rituel du thé, cette reconduction précise des mêmes gestes et de la même dégustation, cette acession à des sensations simples, authentiques et raffinées, cette licence donnée à chacun, à peu de frais, de devenir un aristocrate du goût parce que le thé est la boisson des riches comme elle est celle des pauvres, le rituel du thé, donc, a cette vertu extraordinaire d'introduire dans l'absurdité de nos vies une brèche d'harmonie sereine. Oui, l'univers conspire à la vacuité, les âmes perdues pleurent la beauté, l'insignifiance nous encercle. Alors, buvons une tasse de thé. Le silence se fait, on entend le vent qui souffle au-dehors, les feuilles d'automne bruissent et s'envolent, le chat dort dans une chaude lumière. Et, dans chaque gorgée, se sublime le temps." (p.94)



Muriel Barbery est très impressionnante dans sa vaste connaissance dans plusieurs domaines: littérature, philosophie, musique, relations sociales, cultures, etc. Voilà un livre que j'aimerais offrir à tous mes amis(es). Un livre qui m'a ait du bien et qui m'a fait pleurer, un livre à lire si vous n'aviez qu'un seul livre à lire...

Bilan lecture août 2007.

+ = j'ai aimé
- = j'ai plus ou moins aimé ou pas du tout!


1) L’écume des jours, Boris Vian / - / 3 août
2) Au fil de la vie, Rainer Maria Rilke / + / 4 août
3) Le jardin du passé, Naguib Mahfouz / + / 9 août
4) Mangez-moi, Agnès Desarthe / + / 11 août
5) La nuit des calligraphes, Yasmne Ghata / - / 12 août
6) Farrago, Yann Apperry / + / 19 août
7) La mer, John Banville / + / 21 août
- Malacarne, Giosuè Calaciura / 26 août / arrête de lecture p.32
- Un amour de jeunesse, Ann Packer / 26 août / arrêt de lecture p.70…déjà lu !
- Luz ou le temps sauvage, Elsa Osorio / 28 août / arrête de lecture p.80
8) Un roman russe, Emmanuel Carrère / + / 29 août


Top 3

Un roman russe, Emmanuel Carrère
Mangez-moi, Agnès Desarthe
Le jardin du passé, Naguib Mahfouz

Quelques déceptions et quelques abandons, août n'aura pas été le mois du siècle côté lecture... Cependant, j'ai découvert 3 auteurs que j'ai envie de relire: Banville, Desarthe et Carrère. J'ai pu terminer la Trilogie de Mahfouz et j'aimerais retrouver une série télévisée ou un film tiré de cette saga familliale égyptienne assez grandiose... Ce matin, je termine L'élégance du hérisson pour ensuite me lancer dans L'amant de lady Chatterly. Hier, le film est sorti sur nos écrans et j'aime toujours lire le livre avant le film!

Luz ou le temps sauvage, Elsa Osorio.

A vingt ans, à la naissance de son enfant, Luz commence à avoir des doutes sur ses origines, elle suit son intuition dans une recherche qui lui révélera l'histoire de son pays, l'Argentine. En 1975, sa mère, détenue politique, a accouché en prison. La petite fille a été donnée à la famille d'un des responsables de la répression. Personne n'a su d'où venait Luz, à l'exception de Myriam, la compagne d'un des tortionnaires, qui s'est liée d'amitié avec la prisonnière et a juré de protéger l'enfant. Luz mène son enquête depuis sa situation troublante d'enfant que personne n'a jamais recherchée. Un thriller loin des clichés dans lequel l'amour cherche la vérité.


Livre lu dans le cadre du Club de lecture de bloggeuses organisé par Sylire, je dois malheureusement vous avouer que je n'ai pu le terminer (arrêt à la page 80). Je n'ai pas été captivée par l'intrigue des origines de Luz, les changements de narrateurs m'ont embêtée et le rythme ainsi que le style d'écriture ne m'ont pas emballée non plus... Dommage, parce que j'attendais le moment de lire ce livre depuis son annonce chez Sylire et beaucoup de bonnes critiques circulent sur le web à son sujet...
Tous les autres avis à partir de chez Sylire!