lundi 30 avril 2007

Bilan lecture avril 2007.

+ = j'ai aimé
- = j'ai plus ou moins aimé


1) Courir avec des ciseaux, Augusten Burroughs / + / 1er avril
2) Tsubaki, Aki Shimazaki / + / 4 avril
3) Hamaguri, Aki Shimazaki / + / 6 avril
4) Tsubame, Aki Shimazaki / + / 6 avril
5) Wasurenagusa, Aki Shimazaki / + / 7 avril
6) Highwater, Olga Duhamel-Noyer / - / 7 avril
7) Hotaru, Aki Shimazaki / + / 8 avril
8) Le Palais du désir, Naguib Mahfouz / + / 14 avril
Le Dieu des Petits Riens, Arundhati Roy / arrêt de lecture p.52
9) Une situation légèrement délicate, Mark Haddon / -/ 22 avril
10) Le livre de Joe, Jonathan Tropper / + / 29 avril
Le phare d’un monde flottant, David Payne / arrêt de lecture p. 118




Top 3:


Impossible de faire un top 3! J'y mets les 5 livres d'Aki Shimazaki; de la tartinade pour le cerveau!




Aucune lecture pour le Challenge 2007, quoique j'ai ouvert "L'histoire de Chicago May" pour le refermer dès la première page... plusieurs livres se sont retrouvés disponibles à la biblio, j'ai sauté sur l'occasion... Comme j'ai toujours les yeux plus grands que la panse, j'en ai pris un peu trop! Les vacances approchent et la liste de choses à faire s'allonge. Demain, je les retournerai tous après avoir pris soin de les noter bien entendu. Je vois venir les tomates!!!




J'en profite pour vous dire que je viens tout juste d'abandonner "Le phare d'un monde flottant" de David Payne que j'avais piqué chez Patch... Je n'embarque pas dans la problématique de la communauté de pêcheurs et le côté romantique de l'histoire me rappelle un peu trop Danielle Steel... sans sa délicatesse féminine. Après 118 pages, je peux affirmer que c'est un livre "de gars"! Peut-être que Patch pourra vous convaincre du contraire, c'est à suivre.




Alors, je disais que les vacances approchent et comme à chaque année je me demande bien ce que je pourrais emmener dans mes valises!! J'ai déjà mis trois livres en attente, dont je ne vous ferai point part, parce que je sais que je changerai d'idée au moins 10 fois d'ici le départ... Je termine mon bilan en vous mentionnant qu'un petit nouveau (Zorro, Isabel Allende) vient de joindre les rangs de ma "collection tablette" et que j'ai enfin pris la ferme résolution de lire ce que je possède avant tout autre chose... Hum, hum, hum... on s'en reparle le mois prochain les amis(es)!

Le grand décompte...

11 dodos avant les vacances! "Spot check" sur www.accuweather.com entre 30 et 38 degrés prévus à la mi-mai à Tozeur... C'est réglé: que des babouches et des robes soleil dans la valise! I feel like dancing... ouououou...

dimanche 29 avril 2007

Je n'aime pas les coiffeuses... la suite!

Une seule chose à dire: "Je ne bouge plus d'ici, juré-craché! C'est top confort."

Le livre de Joe, Jonathan Tropper.

A priori, Joe Goffman a tout pour lui : un quatre pièces dans les quartiers chics de Manhattan, des aventures sentimentales en série, une décapotable dernier cri et des dollars comme s'il en pleuvait. Une vie de rêve née deux ans plus tôt, avec la parution de son premier roman Bush Falls, un best-seller corrosif rapidement adapté à l'écran. Dans ce livre, il évoquait une adolescence passée entre un père et un frère moins préoccupé à l'aimer qu'à marquer des paniers au basket, ses deux meilleurs amis ne trouvant rien de mieux à faire que d'afficher leur relation homosexuelle dans une petite ville de province très conservatrice ! Seulement voilà, ce passé riche en névroses irrécupérables refait surface lorsque le père de Joe plonge brutalement dans le coma. Contraint de courir à son chevet, le romancier, qui n'a pas remis les pieds à Bush Falls depuis dix-sept ans, va se frotter à l'hostilité des résidents locaux, bien décidés à lui faire payer ses écarts autobiographiques... Petit bijou d'humour et de sensibilité, Le livre de Joe a été accueilli avec enthousiasme par la presse américaine.

Bourré de clichés... Un homo mourant du sida qui a une mère trop pieuse; la solidarité et la nécessité d'une équipe sportive américaine; un couple en chute libre qui avait pourtant toutes les bonnes conditions pour réussir; le "big shot" esseulé qui revient se pavaner dans le bled natal; l'adolescent en quête d'identité; la mère sexy d'un copain qu'on rêve de mettre dans son lit... Je vous donne l'impression de ne pas avoir aimé ce bouquin ou de vous décrire le dernier "soap" en vogue de la chaîne américaine ABC? Pas du tout! Tropper a su ajouter une plus-value à tous ces sujets maintes fois traités en littérature. Drôle, très touchant et si bien enchâiné qu'on en vient à tout pardonner à ce Joe qui avait pourtant bien craché sur cette vie de village à Bush Falls pendant 17 ans! Un seul bémol, ma difficulté à imaginer ce Joe en écrivain: jet-set, Mercedes, penthouse à New York... Dans mon imagination, les écrivains sont un peu plus "cottage en campagne" avec des chiens. Tour de force de l'auteur: on a envie de lire le livre que Joe, le personnage, écrit! Inusité, non? Bush Falls, est-ce un jeu de mot politique pour l'auteur? Parce que si on change le "s" de place, cela ressemble drôlement à un message Bush's fall (la chute de Bush... le président!).

"La solitude - c'est le grand thème que je décline en d'infinies variations, comme une symphonie. J'ai déjà vécu plus d'un tiers de mon existence et je ne me suis jamais senti aussi seul. Plus on avance dans la vie, plus on est censé gagner en substance, nucléon de son propre petit univers, orbite croissant d'autres orbites. Au lieu de quoi je me suis délesté de tous les êtres qui m'aimaient comme un serpent se dépouille de sa peau et part ramper heureux, hargneux, jusqu'à son trou solitaire et misérable." (p.241)

L'avis de Patch, Agapanthe, Florinette, Clochette, Bellesahi. Vous l'avez peut-être lu aussi?!


samedi 28 avril 2007

Je n'aime pas les coiffeuses!

De quoi j'ai l'air? Une lionne? Ouais, dans les rêves de ma maîtresse...! Vous avez-vu ce qu'ils m'ont fait sous prétexte que je foutais mes poils partout? Peut-être bien même qu'ils ont fait de l'argent "sur mon dos". Vous savez si les perruques pour chat existent? Il se pourrait bien qu'ils en fabriquent pour les chats sans poils qu'on voit à la télé... je vais surveiller, peut-être que je croiserai un chat avec ma crinière rousse dans la rue... Depuis que je suis rentrée de l'hôpital vétérinaire ce matin, Madame Jules s'amuse à me prendre en photo...


C'est hors de question, elle n'aura aucun sourire de ma part! Non mais, on me déplume et je devrais être heureuse?!? Ridicule ce plumeau! Elle s'imagine peut-être bien que je prendrai la place de la femme de ménage en vacances? Oh! ça va pas à la tête?! Je suis retraitée, je suis vieille moi. J'aspire à un peu de respect et tranquilité dans ce cirque...

Ah! Et puis, j'ai froid et je veux dormir... Je sais, je sais, je ne fais pas mes 11 lbs. Pfff, le vet n'a même pas dit que j'étais grosse cette année, je suis flattée!!!

vendredi 27 avril 2007

Jeannette veut encore savoir...

Connaissez-vous des gens qui ne lisent aucun livre par année?
Je n'ai pu m'empêcher de penser à cette question hier, lorsqu'un collègue m'a avoué qu'il ne supportait plus que son beau-père lui offre un livre à Noël ou à son anniversaire... même si ce livre traite de hockey; son passe-temps préféré! Aucun livre??!! Pas possible, ce serait comme me priver d'une bonne douche!

jeudi 26 avril 2007

Jour de paye: tous les chemins mènent... à une librairie!



"La petite gitane" de Cervantès et "Les liaisons dangereuses" de Laclos. Avouez que la couverture est irrésistible! Antonio, lui, a reçu sa livraison spéciale directement d'Égypte (avec quelques semaines de retard la valise a été égarée!). Un ami égyptien de retour de vacances lui a ramené quelques livres en arabe. Ceux-ci, juste pour les couvertures, j'amerais pouvoir les lire!! Mais, savez-vous de quels livres il s'agît? Suspense... Donnez-vous votre langue au chat?





"La trilogie" de Naguib Mahfouz. Bah! Je sais que vous aviez deviné!

Jeannette veut savoir # 10

Un livre, c'est bon avec:
un café?
un thé?
un verre de lait?
une bière?
un verre de vin?
seul?
toutes ces réponses?

Puls que jamais, j'ai envie de ceci...


Una cerveza por favor...

mercredi 25 avril 2007

Jeannette veut savoir # 9.

Est-ce que comme moi, avec la venue des beaux jours, vos heures consacrées à la lecture et à l'ordi se font de plus en plus rares?

Et ça continue...


Voilà Flo, ils sont arrivés! Ta maman avait bien fait les choses, tu peux la remercier de ma part! Merci à toi également. Je me suis aussi mise à la fabrication maison, mais j'ai beaucoup moins de talent que toi. Les tiens sont colorés et joyeux, les miens... bah je vais attendre un peu avec de faire une exposition publique!! Je veux bien t'envoyer quelques trucs en retour, mais j'étais tellement contente de recevoir un cadeau que j'ai déchiré l'enveloppe comme... une femme des cavernes et l'adresse au dos est en miette! Si tu peux m'envoyer ton adresse par courriel s.v.p.

Hein? Cossé tu dis?

Je patauge dans l’international depuis ma période universitaire. Les accents de tous les coins du monde ne me font pas peur, j’arrive à comprendre tout le monde… Tous les jours je dois communiquer avec des gens des Etats-Unis, des provinces anglophones, des Maritimes, de l’Amérique du Sud et centrale… Ce matin au téléphone, trois fois, j’ai été dans l’obligation de faire répéter un monsieur du Lac St-Jean !!! Un village à 2 heures de route de chez moi !! Pouquoi sé fère ké tu fas simpe demêgme ?!?

lundi 23 avril 2007

Encore et encore, je suis innondée de cadeaux!

Comment une journée peut-elle être plus belle? Il fait 24 degrés et on a mangé de la pizza au balcon! Je rentre du boulot sans traffic pour trouver dans ma boîte aux lettres ceci:




et ceci...

Un livre qui a plutôt l'air bien et un brin de nostalgie de l'Alsace que j'aime tant! Qui a dit que les blogs n'apportaient rien? Il faut dire un gros merci aux Patch qui s'ajoutent aux personnes que je garde au chaud dans mon coeur... Bien visé pour Bucay, j'ai vu qu'ils avaient envoyé un livre de Philippe Claudel à Anjelica...!! OUF! OUF! OUF!

dimanche 22 avril 2007

Une situation légèrement délicate, Mark Haddon

Quand l’annonce d’un mariage fait perdre la tête à toute une famille… Un roman irrésistible sur la vie domestique britannique, par l’auteur du Bizarre Incident du chien pendant la nuit.George, le père, est hypocondriaque ; Jean, la mère, couche avec l’ancien collègue de George ; Jamie, leur fils gay, est incapable d’officialiser sa liaison avec son amant en l’invitant au mariage de sa sœur ; et Katie, la future mariée, se demande si elle aime vraiment Ray, l’homme qu’elle doit épouser. Et ce dernier a tout de la brute épaisse avec une cervelle de la taille d’un pois chiche…Quand Katie décide d’annuler le mariage, l’équilibre familial, patiemment construit au fil des années, implose. Disputes, règlements de comptes, insultes – George, Jean, Katie et Jamie ne s’épargnent rien… Mais, aussi cinglé soit-il, chacun des personnages saura, à sa manière, s’arrêter à temps pour revenir à l’essentiel : le bonheur de la famille. Avec ce deuxième roman très attendu, Mark Haddon confirme son talent, et sa grande sensibilité dans sa façon d’aborder les rapports humains. Une situation légèrement délicate est une comédie de mœurs hilarante, farfelue et tendre. Un mariage mouvementé, où la jubilation du lecteur est sans limite !

"la jubilation du lecteur est sans limite" voilà le bout le plus hilarant concernant ce roman! La mère triche son mari, celui-ci pense qu'il est en train de mourir d'un cancer, leur fille ne sait plus si elle doit épouser Ray et leur fils est gay, mais a peur d'affronter la famille. Quoi d'autre? Malheuresement, rien! Si "L'incident bizarre du chien pendant la nuit" était orignal dans le sujet et la façon de le traiter, son deuxième roman ne vaut certainement pas autant d'attentions. Uen grande déception pour moi...


Il était une fois deux blogueuses...

Mais oui, mais oui, c'est fait! J'ai rencontré Virge ce matin! Nous avons pris place sur la terrasse du Tim, bien chauffée par les rayons de soleil qui persistent (attention, on commence à s'habituer). Nous avons fait nos deux pies pendant au moins 2 bonnes heures, on a partagé quelques détails de nos "vraie vie" autour d'un bon gobelet de café... attention le sucre effet secondaire rigolo!!! ;p
Pas déçue pantoute, Virge est bien comme je l'imaginais: sympa, drôle, enjouée, on ne s'ennuie pas en sa compagnie... détail à lequel on pense lorsqu'on part rencontrer quelqu'un qu'on ne connait pas du tout!! Seul malaise pour moi à la fin pour faire la bise avant de partir, je n'avais pas compris qu'elle voulait me montrer son homard dans son auto, je pensais qu'on se quittait sur la terrasse... j'ai eu l'air weird a little bit et comme le bécottage me met souvent mal à l'aise... Virge, j'imagine que tu ne t'en souviendras plus le jour de tes noces avec &?%*$"!!!!
Elle a pris quelques photos, je suis certaine qu'elle en mettra au moins une. Alors les curieux, allez-y, faites un saut chez elle et ça vous donnera certainement la chance de découvrir une fille extra... bon je beurre, mais je beurre égal, elle est vraiment bien!

Pour en savoir un peu plus...

Un questionnaire chinois piqué chez Sophie:

Un livre:juste un?! Les filles de Caleb qui ont déclenché mon envie de lire!
Une couleur:le rouge
Un animal: un chatUn métier: architecteUn vêtement: un pyjama. Une fleur: une rose lilas
Un point faible: impatiente
Un point fort: sens de l’organisation
Un siècle: celui des année folles
Une voiture: Jaguar
Une boisson: un bon vin rouge
Un objet: un sac à main en cuirUne paire de chaussures: des tongs
Un pays: celui où il y a une plage de sable blanc, la mer, pas trop de petites bibittes et plein de bons fruits juteux...
Une pierre précieuse: le diamant
Un bijou: une bague (je les collectionne !)
Un grigri: une petite médaille dorée que je conserve dans mon porte-monnaie
Un acteur: Colin Firth (miam, miam)
Une actrice: Julianne Moore (quelle classe !)
Une chanson: toutes celles de Françis Cabrel
Un film: Officer and Gentleman avec Richard Gere, Flashdance et Dirty Dancing.
Un dessin animé: Candy, le seul que j’ai aimé jusqu’à maintenant !
Un prénom masculin: Ismaël-Émile
Un prénom féminin: Mélikah-Rose
Un bonbon: sucette caramel et beurre de Laura Secord
Un aliment:du fromage !
Un chocolat: fourré à quelque chose…
Un tatouage: prénom de quelqu’un que j’aime en calligraphie arabe
Une arme: je suis anti-arme !
Un oiseau: le geai bleu

C'est à votre tour de parler maintenant...

samedi 21 avril 2007

Quand tout le monde s'en mêle...

Il y a eu les cocktails de bureau, le souper d'anniversaire de papa, le soleil qui s'est pointé le nez, les terrasses qui se sont ouvertes, le ménage du printemps qu'il faut faire, les vêtements d'été qui font tourner de l'oeil dans les centres d'achat et finalement, les réservations de la bibliothèque qui se sont accumulées... OUF! Mes lectures? Pratiquement nulles cette semaine, je dois m'y remettre I know, I know! Voici ce que je suis passée prendre à ma chère bibliothèque:







Le livre de Joe, Jonathan Tropper. Une siutation délicate, Mark Haddon. Un jardin de papier, Thomas WHarton. Le treizième conte, Diane Shetterfield. Dans la foule, Laurent Mauvignier.

Et ce petit dernier qui m'a été prêté par le copain de la cousine de l'auteur... Les racines invisibles, Marie-Josée Paquet.

Ne me reste qu'à faire un petit effort de concentration et mettre les priorités à la bonne place!!

vendredi 20 avril 2007

Le MEEB pour moi!

Quelqu'un peut m'expliquer comment faire une bannière dans blogpsot? C'est assez fade chez moi, je voudrais bien y ajouter une touche personnelle...
Il fera beau demain, je me porte volontaire pour faire des travaux à l'extérieur, quelqu'un a besoin d'aide? Une fois que j'aurai laver mon balcon et la fenêtre du salon, j'aurai déjà fait le tour de tout ce que je peux faire à l'extérieur de mon appart!! Je veux profiter au max du beau temps et comme les parcs seront encore bien humides et vaseux...

Unbelievable!

J'ai mis la clim dans la voiture, j'ai pris un bain de soleil en manches courtes! C'est le printemps!! Je pense même enlever mes pneus d'hiver... !

AH! C'est vendredi, j'ai un regain d'énergie!

mercredi 18 avril 2007

On se dévoile...

Après le salon du livre de samedi dernier où j'ai rencontré lui.
C'est au Tim sur le coin de la rue que dimanche prochain je rencontrerai elle.
Et le 4 mai prochain, il se pourrait bien que je sois !
Quand j'ai commencé ce blog, je pensais que ça me mènerait nulle part ou du moins pas aussi loin, mais finalement je me rends compte qu'il y a des gens dynamiques et dignes d'intérêt qui vagabondent ici... Beaucoup d'entre-vous êtes très loin, mais n'empêche que le désir de vous faire un petit coucou est bien présent! En attendant, je profite de ceux autour! ;p

Jeannette veut savoir # 8.

Quel est le dernier livre que vous avez acheté?
Inspirez-moi...

mardi 17 avril 2007

Journée casse-pieds...

Quelqu'un se porte volontaire pour me remonter le moral?

Quand la vie peut s’arrêter devant soi…

Ce matin, sur la route, j’ai vu une vanne dans le champs entre les deux autoroutes… le chauffeur ne doit pas être blessé, probablement ébranlé…


Plus loin, une voiture prise en dessous d’une vanne. L’accident venait tout juste de se produire. Comme dans les films, vous savez quand la voiture réussit à passer sous la remorque… sauf que là elle n’est pas passée… Ça donne le frisson rien qu’à penser qu’un accident bête peut vous arriver tous les jours sur la route empruntée ! Je n’aime pas les films d’horreur et violents parce que je trouve que la vie comporte bien assez d’événements stressants et tristes. Je ne supporte pas les images difficiles des journaux ou du télé-journal non plus… Je suis certainement trop sensible… Pourquoi je vous parle de cela ? Parce qu’à 11h30 je suis encore sous le choc de ce que j’ai vu à 7h45 ce matin... J’espère que la personne qui conduisait s’en est sortie...

Jeannette veut savoir # 7.

Aimez-vous vous asseoir dans un café pour lire?
Le mien s'appelle Le temps perdu, pour la carte des bière importées et une ambiance qui prête à la lecture. D'ailleurs, beaucoup d'étudiants y viennent travailler...

lundi 16 avril 2007

Coup de foudre musical...

Il y a deux ans, j'ai eu le coup de foudre pour un chanteur iraquien: Ilham Al-Madfai. Je ne comprend absoulment rien de ce qu'il chante, mais le rythme, la voix et tout l'ensemble ne me laisse jamais indifférente! On peut entendre ses chansons sur son site... Vous m'en redonnerez des nouvelles? Ma favorite Bint Al Shabia...
C'est un petit clin d'oeil pour Anjelica qui aime découvrir les musiciens qui sortent des palmarès!

16 avril ou décembre?

Ce matin, sur mon balcon! On est bien le 16 avril? Ça ne se voit pas tellement...
De la neige, de la pluie, du verglas, des vents de 90 km/hr et bien des inconvénients sur les routes.
Imaginez-moi sur le Pont Pierre Laporte avec ces grands vents et sur un viaduc au-dessus de la 20 coincée derrière un paquet de vannes!! Quand on connait l'état de nos routes et nos viaducs, il y a de quoi avoir toute une frousse!
Finalement arrivée au bureau, j'ai dû rebrousser chemin par manque d'électricité! Yes! C'est bien le seul avantage de travailler sur la rive Sud, nous sommes toujours les premiers à manquer d'électricité!
Au moment où je vous écris ces lignes, le téléphone sonne... pour m'annoncer que l'électricité est de retour! :-( Je n'aurai porté mon pyjama que 20 minutes de plus ce matin... Adieu journée lecture! Je dois reprendre la route... et j'ai bien envie de dire des gros mots!!!

dimanche 15 avril 2007

Le Dieu des Petits Riens, Arundhati Roy

Page 52, j'arrête! Booker Prize 1997, mais trop d'effort de concentration pour moi! Des jumeaux Rahel et Estha, qui est qui déjà, la fille ou le gars? Avant, arrière, avant, arrière... Je donnerai une chance à son prochain!

Jeannette veut savoir # 6.

Si un film est tiré d'un livre, lisez-vous le livre avant avoir vu le film, après ou pas du tout?

samedi 14 avril 2007

Le palais du désir, Naguib Mahfouz

Était-il en train de lui arriver ce qui arrivait aux autres pères en cette drôle d'époque ? Il entendait des choses abracadabrantes sur la « jeunesse d'aujourd'hui » : des élèves de collège prenaient l'habitude de fumer, d'autres bafouaient la dignité de leurs maîtres, d'autres encore se rebellaient contre leurs pères! Oh! bien sûr, son prestige à lui restait intact, mais... quel bilan tirer de cette longue vie de rigueur et de fermeté ? D'un côté Yasine qui sombrait dans la déchéance et de l'autre Kamal qui discutait, contestait et essayait de lui filer entre les mains!... Naguib Mahfouz Nous retrouvons ici les personnages inoubliables de l'Impasse des deux palais. Yasine et Kamal ont grandi. Autour d'Abd el-Gawwad, le monde vacille. Peu à peu la société égyptienne traditionnelle cède le pas devant les moeurs et les valeurs modernes. Comme le Nil, le roman de Mahfouz suit son cours, imposant, monumental, fascinant... Naguib Mahfouz est le premier écrivain de langue arabe à avoir reçu, en 1988, le prix Nobel de Littérature.
La femme selon Mahfouz: dépendante, fidèle, soumise, mère avant tout, esclave de son mari, sans droits, obéissante... ou prostituée.
L'homme selon Mahfouz: homme respectable et maître de sa maison le jour... tout autre la nuit venue et en cachette; alcool, femmes, soirées interminables, cocaïne, musique, danse... tous les plaisirs de la vie et même plus.
Les chemins d'Ahmed et ses deux fils Yasine et Kamal se croiseront sans cesse sur cette route des plaisirs, où souvent les mêmes femmes assouvieront leurs besoins. L'amour, le sexe et la religion prennent toujours autant de place dans cette Trilogie familliale qu'au premier tome. Mahfouz a le don d'envoûter le lecteur par un texte riche et passionnant. Il n'est pas rare de voir des dialogues se prolonger sur plusieurs pages ensemensés du charme oriental où rien n'est simple et tout est digne des plus belles paraboles! Il jongle entre les doubles vies de ses personnages aussi bien qu'il jongle avec notre niveau de tolérance et d'empathie...
"...puisque l'amour est une déficience qui ne se comble que dans la possession de l'être aimé." p.249
"Il suffit simplement que la passion de boire s'exerce sans remords et que l'attrait des femmes ne subisse pas l'entrâve du dégoût. Quant à ce désir de pureté et d'abstinence qui te saisit parfois, ce n'est peut-être qu'un résidu de ta foi éteinte..." p.556
Naguib Mahfouz est comme le chocolat, il faut en prendre avec modération, c'est très riche et ça vous met de travers!


I've got sunshine...

- Le bonheur au soleil, je suis seule, j'enfonce les coussins du divan-lecture de ma maîtresse, j'adore ma vie de chat...


- Felfel grouille, enlève-toi de là! Je veux lire! Mais pousse-toi!
- Archi-déplaisante la madame... elle déjà rentrée de son Salon du livre celle-là!

- Tant pis pour toi grosse poulette, c'est moi qui vais te déplacer!
- Elle m'énerve, elle ne veut jamais me laisser faire ce que je veux!! Pas moyen de relaxer dans cette maison... j'ai besoin de 16 heures de sommeil moi, moi, moi!

le Salon du livre de Québec, c'est l'occasion...

-De voir une foule d'auteurs: une Maman Dion (Céline Dion ressemble à sa mère!!) en rose pétant, Gilles Gougeon, Stéphane Bourgignon et bien d'autres... Des émissions de radio en direct...
-De rencontrer les voisines d'en-haut qui m'ont réveillée très tôt ce matin, parce qu'elles aussi voulaient probablement éviter la foule du samedi après-midi! Quoique déjà à 9h45, on ne trouvait plus de stationnement...
-De rencontrer plusieurs personnes que tu connais et qui finalement ont la même passion que toi sans le savoir!
-De mettre un visage sur mon libraire virtuel préféré; Éric Simard. (Non! Il ne m'a pas payée pour dire cela! Mais à bien y penser, il aura pu me donner un livre ou deux... ah! que je ne suis pas "business"!! ;p). Il a beaucoup influencé mes choix lectures dernièrement et même si la rencontre fût brève, je suis contente d'avoir vaincu ma timidité et d'être sortie de l'ombre... Il est le seul de vous tous à avoir une image "live" de ma stature!
-De faire de belles découvertes. Cette année, ma favorite: Le Sabord. Un magazine et une maison d'édition de création littéraire et visuelle. Imaginez une map-monde géante fabriquée qu'à partir d'étiquettes de vêtements! De la poésie, des romans, des images, des essais, des oeuvres visuelles, etc. Tout à fait impressionnant et intéressant...
-De prendre en note une quantité phénoménale de titres à lire... Pas tellement d'achats finalement...
-De profiter du fait que je sois en pleine ville un jour de soleil pour aller marcher sur le rue St-Jean et prendre le temps de savourer une bonne pizza à La Pointe des Amériques.
Bref, d'avoir eu un samedi très agréable et mouvementé! Là, une petite sieste s'impose...

vendredi 13 avril 2007

Vendredi matin

Bribes de conversation…

-Chez Pantoute (il travaille au centre-ville le chanceux !), j’ai vu deux coffrets de Marc Lévy…
-Oui, j’ai vu ça moi aussi.
-As-tu déjà lu Lévy ?
-Non !
-Pourquoi ? C’est pas bon ?
-Non, non, il fait beaucoup de bestsellers, mais je ne sais pas pourquoi, je le garde pour plus tard ! Un peu comme Stephen King… Une valeur sûre lorsque je serai en panne de lecture…
-Je vais voir si c’est au Salon du livre.
-Bonne idée !

Mon Antonio s’intéresse à Lévy alors que l’idée de lire un de ses livres ne m’est pas encore passée par la tête… Chéri, aurais-tu un côté féminin très développé ?!

____________________________

La question du vendredi au bureau… en bon français…

-Qu’est-ce tu fais en fin de semaine ?
-Je vais faire un tour au Salon du livre…
-Qu’ossé tu vas faire là ? (Avec le gros point d’interrogation en pleine face)
-Voir des livres !!
-Y’en a plein les magasins des livres ! (librairie : terme inconnu ici !)
-Oui, mais je vais voir les nouveautés des maisons d’édition, il y a des auteurs sur place, des émissions de radio en direct, j’aime ça…
- (visage de dégoût ou d’étonnement… je ne peux pas vraiment dire…)
-Je pense qu’il y aura Sophie Chiasson avec son livre (comment piquer la curiosité de l’interlocuteur !!)
-Hein ! C’tu vrai ? Ben j’vas y aller ! Je vas voir de quoi à l’air !

Comme quoi un salon du magazine à potins aurait certainement plus de succès àuprès de mon entourage quotidien !

jeudi 12 avril 2007

Jeannette veut savoir # 5

Avez-vous déjà offert un livre à quelqu'un qui le possédait déjà?


Oui! "Ma vie en 3 actes" de Janette Bertrand. C'était pour ma grand-mère, il y a 2 ans... nous étions trois à lui offrir le même livre pour Noël!!



Puis Janette, c'est elle:

Elle animait "Janette veut savoir" dans les années 80 à Télé-Québec, une émission innovatrice qui parlait de sujets controversés: émancipation de la femme, l'homosexualité, l'inceste, la violence conjugale, etc. Des gens bavardaient autour d'un dîner servi par Violette, le tout était entrecoupé de scènes dramatiques évoquant les faits vécus... je me souviens parce que c'était le vendredi soir et je regardais cette émission sur notre divan à grosses fleurs orangées en attendant que mes parents rentrent de leur match de quilles! Vive les années 80! De là mon titre de billet "Jeannette veut savoir"... à quelques lettres près.

mercredi 11 avril 2007

Mangez-moi, sentez-moi, touchez-moi...

Tsut! Tsut! Bande d'esprits mal tournés! C'est un cadeau de fleurs que j'ai reçu aujourd'hui! Regardez-moi tout ça! Je suis très émue...



Des petites pochettes qui sentent bons les fleurs (mais je ne sais pas lesquelles, on est encore sous la neige le souvenir de fleurs est très loin!!), un catalogue Picquier (dommage que cette maison d'éditions ne soit pas présente au Salon du livre qui se déroule en ce moment à Québec! - edit 15 minutes plus tard: il sont diffusés chez Dimedia qui est présent au Salon du livre -), je vais en France bientôt; il pourra certainement être utile! Il y a quelques marques-pages et même un qui est personnalisé avec la définition de mon titre de blog Jules se livre... fallait avoir la délicatesse d'y penser, surtout qu'il y a déjà un p'tit bout de temps que j'ai publié cette définition! Qui est cette généreuse donnatrice très originale? C'est elle! N-Talo Ses mosaïques donnent envie de se lécher les doigts, d'ouvrir un magasin de fleurs ou encore de tout abandonner pour cultiver un jardin! Elle ne laisse jamais l'oeil et les sens indifférents quoi qu'elle fasse! Alors ma chère, un gros merci pour cette belle surprise qui met un peu de soleil dans la grisaille d'un quotidien!

mardi 10 avril 2007

lundi 9 avril 2007

Jeannette veut savoir # 4.

Lorsque vous partez en vacances, combien de livres mettez-vous dans vos valises?

Quelqu'un a osé...

Je vous ai déjà parlé des bibliothèques de ma grand-mère paternelle qui contiennent une quantité impressionnante de volumes qui datent des années 40 et 50... Hier, quelqu'un a décidé qu'ils fallaient faire de la place sur les tablettes et en mettre quelques uns au rancart! Lorsque je suis arrivée, mes cousins et cousines avaient déjà commencé à récolter les Gabrielle Roy et quelques autres volumes intéressants, mais voici ce que j'ai pu récupérer:
Pas grand chose... sauf que le Jules Vernes date de 1928! Malheureusement, je n'ai pas la deuxième partie, mais à ma prochaine visite j'éplucherai le reste des livres pour essayer de la retrouver. Celui de Bing Cosby a encore les pages reliées entre elles, personne ne l'a lu... c'est difficile à croire puisque tant de monde ont fouillé dans cette bibliothèque! Je n'ai pas connu mon grand-père Jos (décédé juste avant ma naissance) et je n'aime pas les vieux livres, mais hier, c'était comme célébrer Pâques en sa compagnie... Avoir été vivant, je suis convaincue qu'il nous aurait transmis sa passion dès notre jeune âge. La collection est si variée, on y a retrouvé des livres religieux, des manuels d'éducation sexuelle très vétustes (attention la malpropreté mène à la masturbation, quelqu'un veut savoir pourquoi?!), des livres politiques et des romans assez pour occuper une famille de 11 enfants pendant des années...
Bref, cette année, ce n'était pas que le chocolat, les oeufs dans le sirop d'érable et le jambon! Quoique... on a fait bien des excès!

dimanche 8 avril 2007

Cure Aki Shimazaki # 5: Hotaru.

Tsubaki, la petite fille de Mariko Takahashi, rend visite à sa grand-mère malade, victime d’hallucinations depuis qu’une commotion cérébrale l’a terrassée il y a quelques mois. A travers les confidences qu’elle fait à sa petite-fille durant la saison des lucioles, on apprend le secret qui l’a oppressée durant toute sa vie, incapable qu’elle fut de le révéler à son mari, monsieur Takahashi. Ce secret terrible, c’est l’empoisonnement de son voisin, monsieur Horibe, par sa propre fille, dont Mariko fut témoin le jour de l’explosion de la bombe atomique, le 9 août 1945. Tsubaki, étudiante en archéologie, apprend à travers cette confession fébrile les lois cruelles de la vie : l’innocence et la naïveté des jeunes filles sont souvent abusées par des hommes de pouvoir et d’expérience, et leur destinée s’en trouve à jamais bouleversée. Après avoir écouté la confession de sa grand-mère, cinquante ans après les événements dramatiques, Tsubaki laisse s’envoler les deux lucioles (Hotaru) qu’elle avait capturées, afin que l’âme de sa grand-mère s’apaise en rejoignant enfin celle de son époux Monsieur Takahashi, ce grand-père adoré dont le destin a été marqué par les dures lois des nobles familles japonaises.Avec ce cinquième volume, Aki Shimazaki clôt en force le cycle des secrets des familles Horibe et Takahashi.
Hotaru = luciole.
La boucle est bouclée! Ce dernier tome est toujours aussi fort en symbolique japonaise, où les fleurs et les êtres vivants tiennent une place très importante dans la vie quotidienne et dans la mémoire des gens. C'est avec regret que je quitte maintenant cette auteure très habile qui aurait pu faire un seul roman de cette histoire, mais qui a choisi de faire durer le plaisir en prenant soin de consacrer un volume par personnage clef... Une très belle découverte sur la culture japonaise!

Joyeuses Pâques!


JOYEUSES PÂQUES!

samedi 7 avril 2007

Highwater, Olga Duhamel-Noyer.

Vers Highwater, dans le silence des sentinelles intérieures qui serpentaient autour du domaine la nuit, se décidait chaque chose. Les actions se mettaient en marche sans parole, sans ouvrir la bouche, sans remuer les lèvres. Maintenant, je grelottais. Je me lavais deux fois par jour depuis une semaine pour me réchauffer. Et c'était une telle souffrance parfois quand passaient derrière mes yeux les côtes douces et bleues de la Méditerranée, dans le souvenir, avec des images fugaces, sans texture, qu'il était impossible de retenir.



Prix Grafika, catégorie couverture de livre, je m'aventure à la bilbiothèque pour voir cette belle couverture, je lis le quatrième de couverture, le tout me semble poétique, j'emprunte le livre... J'ai lu 153 pages sans rien comprendre, sauf les passages évidents de sexe bestial et pas très appétissants... Qui est Venise? Ah! d'accord la narratrice est une femme et elle est amoureuse d'elle... Il y a beaucoup de moustiques, de "rôdeurs" et de forêts denses... Il y a bel et bien un plan, mais je suis complétement égarée... J'ai cherché de l'aide sur le web et ce magazine d'actualité littéraire gaie et lesbienne est venu m'éclaicir les ombrages...

Le cadre de cette histoire est une ville frontière nommée Highwater, lieu imaginaire plein d’insectes et de végétation luxuriante, où l’on trouve une mine abandonnée qui structure le récit. L'auteure commence par nous présenter une carte de la mine, puis elle donne à chaque chapitre un titre correspondant à un emplacement différent. Au niveau de l'histoire, la narratrice part à la recherche de Venise, une femme qui a été son amante et dont elle est très amoureuse. Il s'agit d'une véritable course folle. Venise est simultanément partout et nulle part, et tout comme Highwater, elle se révèle insaisissable et fuyante. Le labyrinthe du lieu et celui de la mémoire finissent par se rejoindre à travers cette quête de la femme aimée et perdue.Olga Duhamel-Noyer écrit en prose poétique, un style qui n’est pas sans rappeler Julien Gracq. Ainsi, Highwater s'avère un roman à la fois déroutant et attirant, inquiétant et sensuel, qui oscille en permanence entre passé et présent. Dans cet univers, le dépaysement est non seulement géographique mais également littéraire, notamment grâce à une écriture très imagée. Le fil conducteur du roman suit une métaphore filée qui associe les sentiments aux multiples recoins de la mine.Highwater fait penser à l’un des premiers polars lesbiens, After Dolores (1988), écrit par la new-yorkaise Sarah Schulman, dans lequel la narratrice évoquait elle aussi le souvenir obsessionnel de son amante. Au final, Highwater s'avère un livre très original qui sort des sentiers battus et qui vous fera découvrir Olga Duhamel-Noyer, une jeune et nouvelle écrivaine de talent.

Si le sujet vous intéresse... moi, je le classe dans le département des oubliettes... Comme quoi l'emballage n'est pas toujours significatif du contenu!



Cure Aki Shimazaki # 4: Wasurenagusa.

Je réfléchis à l'histoire de mes parents, que le bonze m'a racontée. Au début, j'ai été choqué, mais, à mesure que j'y pense, j'ai le sentiment qu'ils étaient simplement les victimes d'une tradition familiale. Pour mon père, ce fut une humiliation de se savoir stérile. Et pour ma mère, ce fut une catastrophe de ne pas pouvoir tomber enceinte et d'être jugée stérile à la place de mon père. - A.S.


Depuis le début que je soupçonnais M.Takahashi d'être tendre et sensible, j'en ai eu la preuve! Je pense que ce tome 4 de la série "Le Poids des secrets" est mon favori. On a un peu oublié la guerre et les bombes pour nous ouvrir le coeur d'un homme frappé par la malchance et pris dans le tourbillon des traditions... Un parcours difficile pour ce personnage qui ne méritait pas "tout cela". C'est avec regret que j'entâmerai le dernier volet (Hotaru) de cette saga multi-familliale!
Lemeac/Actes Sud, 2003. 123 p.

SILENCE! On... lit!

Exigez-vous le silence total pour lire ou si comme moi vous préférez la musique classique comme ambiance de fond?

vendredi 6 avril 2007

Cure Aki Shimazaki # 3: Tsubame.

En 1923, à la suite du tremblement de terre qui a ravagé Tokyo et ses alentours, les Japonais cherchent des boucs émissaires et trouvent les réfugiés coréens. Obligée de se cacher, la jeune Coréenne Yonhi Kim, dont le Japon est le pays adoptif, est rebaptisée du nom japonais de Mariko Kanozawa et confiée par sa mère au prêtre Tsubame.
Témoignage vibrant, réflexion sur l’identité perdue, Tsubame poursuit, après Tsubaki et Hamaguri, un cycle de cinq livres consacrés à la même tragédie, chaque fois racontée d’un point de vue différent.


Tsubame = hirondelle.


C'est maintenant le parcours de la mère de Yukio que nous poursuivons dans ce troisième roman de Shimazaki. C'est aussi toute la problèmatique d'être Coréenne au Japon en temps de guerre et surtout celle d'être mère-fille à cette même époque... Je ne saurais quoi vous dire de plus pour vous convaincre d'y jeter un coup d'oeil. Je serais tentée de vous dire que le texte est simple parce que l'auteur japonaise arrivée au Canada en 1991 écrit en français et que c'est probablement sa deuxième ou sa troisième langue, mais ce serait vous induire en erreur. Le style épuré et l'économie des mots vous mettent dans le feu de l'action sans détour inutile. Les sujets sont délicats et dans chaque tome nous retrouvons un peu du précédent.
"Chez les hamaguri, il n'y a que deux parties qui vont exactement ensemble, même si en apparence elles semblent pareilles. On souhaite que les filles puissent rencontrer l'homme idéal pour le reste de leur vie." p.49
Lemeac/Acted Sud, 2001. 123 p.

L'effet d'entraînement...

Antonio se place devant moi en position “Monsieur Bodybuilding” et me dit : « Flatte-moi l’ego un petit peu ».


Je caresse ses deux biceps pendant une fraction de seconde…


C’est dont vrai que c’est facile de faire plaisir à un homme !!!

Ich verstehe nicht! Moi, pas parler français...

Lisez-vous dans une autre langue que le français?

Cure Aki Shimazaki # 2: Hamaguri.

Deux petits enfants de Tokyo, Yukio et Yukiko, scellent un pacte de fidélité en inscrivant leurs noms à l'intérieur d'une palourde, comme un serment d'amour éternel. Devenus adolescents, ils se retrouvent à Nagasaki sans se reconnaître ; les sentiments qui les habitent désormais, qui les troublent profondément, leur seraient-ils interdits ? Aux dernières heures de sa vie, la mère de Yukio cherchera à ouvrir les yeux de son fils en lui remettant ce coquillage sorti du tiroir de l'oubli.

Hamaguri = palourde japonaise.

"Chez les hamaguri, il n'y a que deux parties qui vont bien ensemble." p.23

"Hamaguri" est la suite de "Tsubaki", ce qui nous permet de suivre l'histoire de Yukio en parallèle avec celle de Yukiko abordée dans Tsubaki. Il y a énormément de similitudes entre les deux romans; des situations identiques vues sous l'angle de Yukio et sa famille, ce qui permet au lecteur de mieux comprendre certains détails de cette dynamique familliale entremêlée et peu commune... On retrouve encore ici cette légèreté d'écriture, mais pertinente. Cet étalage de culture japonaise qui vous fait apparaître l'apprentissage de la langue et de la cuisine japonaise très accessible. C'est très romantique dans l'ensemble, sans sombrer dans le "fleur bleue". Si j'avais un cadeau à offrir à une adolescente, ce serait certainement les livres de Shimazaki, des romans Harlequins version plus qu'améliorée!


Lemeac/Actes Sud, 2000. 109 p.


jeudi 5 avril 2007

AH! comme la neige a neigé...

Hey! Ho! en haut?! C'est assez là! Encore 10 cm de neige et on est débordé par les sorties de route!! On est en avril... lâche-nous les baskets!
Il faut oublier le nouveau manteau de printemps pour Pâques et la collection printemps-été 2007 de notre garde-robe... Rebelotte sur les chandails de laine, les mitaines et le foulard... une tuque avec ça?

mercredi 4 avril 2007

Cure Aki Shimazaki # 1: Tsubaki.

Dans une lettre laissée à sa fille après sa mort, Yukiko, une survivante de la bombe atomique, évoque les épisodes de son enfance et de son adolescence auprès de ses parents, d'abord à Tokyo puis à Nagasaki. Elle reconstitue le puzzle d'une vie familiale marquée par les mensonges d'un père qui l'ont poussée à commettre un meurtre.Obéissant à une mécanique implacable qui mêle vie et Histoire, ce court premier roman marie le lourd parfum des camélias (tsubaki) à celui du cyanure. Sans céder au cynisme et avec un soupçon de bouddhisme, il rappelle douloureusement que nul n'échappe à son destin.

Tsubaki = Camélia en japonais.

Les sujets abordés dans ce récit sont totalement en contradiction avec la signification de cette fleur: excellence et solidité des sentiments. Bombe atomique, trahison du père, secret de la mère, amours interdits et meurtre. Le talent de Shimazaki est de limiter les mots pour ne s'en tenir qu'à l'essentiel, sans rien négliger. Ce que j'apprécie par dessus tout, ce sont les notions d'histoire japonaise et les parcelles de coutumes qui ajoutent grandement à la compréhension des faits et gestes des personnages. Namiko découvre le passé de ses parents par l'entremise d'une longue lettre laissée par sa mère qui vient de mourrir. Étonnement et frustration seront du lot en cette période de deuil. Heureusement, tout se termine bien...

Laurent Laplante écrit dans Le Libraire No.40 mai-juin 2007: "Mais qu'on sache ceci: accepter un livre, c'est accepter l'auteur et quelque chose de sa culture." À cela, j'ajouterais que c'est aussi avoir la chance de découvrir "l'autre" et ouvrir nos horizons...

"On dit qu'être fait prisonnier, c'est assez honteux; mais être tué par eux, c'est le pire affront pour un soldat... On dit que mon frère aurait dû se suicider avant sa capture." p. 63

Leméac/ Actes Sud, 1999. 121 p.


mardi 3 avril 2007

Qu'est-ce donc?

Tsubaki.
Hamaguri.
Tsubame.
Wasurenagusa.
Hotaru.

Une première leçon de Japonais? Non!
Une tentative ratée de Haiku? Non!
Vous avez deviné?
Une cure Aki Shimazaki? Oui!
Je me laisse tenter (indirectement!) par le diable (Un libraire... j'espère qu'il ne m'en voudra pas trop pour ce qualificatif!?) qui affirme, chez une adepte d'écrivains québécois, qu'en lisant Mitsuba (Aki Shimazaki, 2006) nous n'étions pas au bout de notre plaisir! Alors, dans les prochains jours, je vais prendre la "route du plaisir" et ingurgiter l'oeuvre en entier. En espérant que le tout soit à mon goût, sinon je sais où retrouver ses petites cornes fourchues!

Ils sont arrivés!

En direct de France, fait main et personnalisés pour quelques uns par notre chère Anjelica au grand coeur, mes nouveaux marques-pages! Roulement de tambours SVP...
Voilà!




Dommage que mes talents de photographe ne soient pas à la hauteur des talents créatifs d'Anjelica parce que vous verriez que sur celui avec le chat figure également "Jules se livre". C'est vraiment sympathique et trop beau! Surtout le rose, il est très joli. Tu le fabriques comment?
Je suis gâtée! Merci!

En avril, ne te découvre point d'un fil...

Ce matin, il neige encore sur Québec! J'en ai raz-le-bol!

lundi 2 avril 2007

Étonnant!

Lis sans t‘arrêter, même si ça te paraît bizarre !

Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dnas un mot n'a pas d'ipmrotncae, ce qui cmptoe, c‘est que la pmeirère et la drenèire soeint à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et tu puex tujoruos lrie snas porblème. C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot.


Bnone nvoeulle puor les nlus en otroharpghe...

Encore une!

Est-ce que votre conjoint(e) et vous lisez les mêmes livres pour en discuter par la suite? Un genre de club de lecture intrafamillial...
De mon côté, il arrive que nous lisions les même livres, mais la période entre nos deux lectures est parfois très longue.. Il arrive souvent que l'un des deux (surtout moi!) oublie un peu les détails!! En passant, j'apprécie vos réponses. C'est intéressant de lire vos habitudes " lecture" et comme je ne fais pas tellement de lecture ces temps-ci, j'essaie de rester en vie sur le web et de conserver une certaine interaction avec vous.

dimanche 1 avril 2007

Jeannette veut savoir # 3.

Avant ou après avoir lu un livre, cherchez-vous systématiquement à avoir plus d'infos sur l'auteur? Ou si, comme moi, vous ne le faites que lorsqu'un livre vous a profondément marqué?

Courir avec des ciseaux, Augusten Burroughs.

Augusten a toujours su qu'il était différent. Mais différent de qui, de quoi ? De l'Amérique des années 70 ? De sa mère, complètement psychotique, qui se fait tripoter par la femme du pasteur en déclamant des poèmes ? De son père, alcoolique, qui testerait bien le couteau à pain sur la gorge de sa femme ? De son psy et tuteur légal, encore plus déjanté, qui lit l'avenir dans ses étrons, une Bible à la main ? Augusten verra bien. En attendant, il vit, tout simplement. pense à l'avenir. Il sera star, ou docteur, ou coiffeur. Il arrêtera de manger des croquettes pour chats. Ou pas. Récit d'une adolescence pas comme les autres dans une époque pas comme les autres.



Histoire de science-fiction? Drame psychologique? Biographie romancée ou exagérée? INVRAISEMBLABLE ET INIMAGINABLE. J'aimerais que quelqu'un me dise ce qui est vrai ou faux dans tout ce récit... J'ai refermé ce livre en me disant que le bon dicton qui dit qu'on se sait pas ce qui se passe derrière les rideaux collait très bien à cette histoire. Tout le monde sait que les familles dysfonctionnelles existent, mais à quel point l'étendue du "invivable" se situe, ça c'est beaucoup moins clair. Ce que vivent la famille du Dr.Finch et celle d'Augusten m'a plus d'une fois révoltée! Abus de pouvoir et abus sexuel. Liberté totale d'action et de parole. Je suis catégorique, certains parents ne sont pas dignes d'avoir des enfants... Si le quatrième de couverture vous choque, ne lisez pas ce livre, parce que ce qui se trouve à l'intérieur est au moins dix fois pire! Je trouve que l'extrait ci-bas résume assez bien le livre dans son ensemble. À noter, les curiosités divertissantes ne sont pas toujours de bon goût.



"Notre vie est une infinie étendue de misère, ponctuée de nourriture industrielles, de crises passagères ou de curiosités divertissantes." p.288



Contrairement à mon habitude où je ne cherche pas à en savoir plus long sur l'auteur (un peu comme le réalisateur d'un film, je m'intéresse toujours plus aux personnages...), dans le cas de Burroughs, j'ai voulu voir et savoir le résultat d'une telle enfance! Son site où il tient également un blog.